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 Red Stars [Tara]

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MessageSujet: Red Stars [Tara]   Jeu 2 Sep 2010 - 3:33

{ Red Stars *
the birthday massacre



    La nuit était tombée. L’air ambiant était… étouffant. Sec. Humide. Désagréable. Bref, on était à la fin de la saison la plus chaude d’AutreMonde, soit Plucho et… tout le monde l’avait bien remarqué. Depuis quelques jours, s’endormir était devenu une tâche colossale tellement la chaleur était présente. Même au nord de la planète magique, maints royaumes, dont celui du Lancovit, s’étaient plaints de cette canicule en apparence éternelle à Omois. Comme si ce dernier pouvait y changer quelque chose ! L’Impératrice d’Omois avait donc fait une apparition éclair dans tous les Jourstaux d’AutreMonde la veille, précisant que si le peuple voulait râler, eh bien, qu’il le fasse silencieusement. On se doutait que la dirigeante du plus grand empire de la planète magique était sur le bord de la crise de nerfs, malgré son visage placide, genre : « vous me faites ch… vous m’énervez, mais je garde mon calme ». Alors on s’était tus, mais la chaleur n’avait toujours pas disparue. Que pouvait-on y faire, de toute façon ? Rien du tout, au fond. Supporter ces conditions météorologiques élevées avec calme. Chose que la populace ne savait apparemment pas faire.

    Lui aussi avait reçu, sur sa boule de cristal, le message bref mais glacial – haha, quelle ironie – de Lisbeth. Cela l’avait fait sourire. Les AutreMondiens étaient tellement stupides. Envoyer des plaintes à Omois ? Et puis quoi, encore ? Pour un peu, il aurait pitié de cette femme. S’il était à sa place, cela ferait longtemps que les emmerd… paras… énervants seraient soit derrière les barreaux, soit six pieds sous terre. Au choix. En tout cas. En ce début de nuit, les rues d’Omois étaient pour la plupart désertes. On s’était réfugiés chez soi, utilisant le peu de magie qu’on avait pour garder en place l’air climatisé. C’était cette ambiance qu’il appréciait tant. La nuit. Personne pour vous remarquer. Et c’était tant mieux. L’homme ne tenait pas à ce qu’on le surprenne ici, en pleine capitale, soit Tingapour. Ce qu’il faisait ici ? Bonne question. Habituellement, il envoyait son Chasseur, ou un de ses Sangraves les plus puissants – magiquement parlant, s’entend – pour les missions Importantes. Sauf que là, c’était… D’accord, c’était dingue ! Il avait une chance sur un millier, un million de la rencontrer. Parce que qu’est-ce que la mère de l’Héritière ferait bien ici, à traîner toute seule ? Enfin, heureusement que les ombres nocturnes le protégeaient.

    Son pas était rapide, sa robe noire se soulevait à mesure que le vent s’engouffrait à l’intérieur. Le capuchon rabattu sur sa tête, il se retenait de grogner de frustration. Qu’est-ce qu’il fichait ici, slurk ? C’était si… faible, ce qu’il faisait là ! Marcher en pleine rue où n’importe qui pouvait le retrouver et le dénoncer aux autorités. D’un autre côté, ce « n’importe qui » pouvait passer à l’état de cadavre en un clin d’œil, alors ! Mwa haha, c’était bien, le pouvoir ! Pouvoir détruire n’importe quel idiot ayant l’audace de se mettre à travers de chemin… ou presque. Ouais, ce « presque » l’énervait aussi. Il y avait peu de gens qui pouvaient le stopper. Très peu de gens. Il y avait, bien sûr, le roi des démons. Parce que c’était un démon de très haut niveau et bla, bla, bla. Quant aux dragons… Beûrk, valait mieux ne pas parler de ces bêtes qui lui avaient volé son innocence et sa vie. Il y avait aussi, cette « charmante » enfant : Tara. Quelle salo… chie… Enfin, quelle gamine redoutable ! N’importe qui serait de son avis. Un vrai réservoir de magie. Et pas de la magie démoniaque comme la sienne. Non, de la magie dite « normale ». D’accord, ses gènes avaient été trafiqués, gracieuseté du défunt roi des dragons. Mais c’était une vraie machine à tuer. Enfin, non, Tara n’aimait pas tuer. La gentille petite héroïne par excellence ! Alors, disons qu’elle aurait pu être une vraie machine à tuer. Avec un tel pouvoir… Elle pouvait en faire, des trucs. Lui aussi. Mais bon. La vie continuait.

    Il s’arrêta soudain. Il sentait une… présence. Certes, il pouvait tuer quiconque osant le suivre, mais il était… oui, nerveux. Il l’avouait carrément (mais pas à voix haute !) : il avait eu tort de venir. C’est bon, il avait compris, on ne l’y reprendrait plus. Puis, la… présence s’en alla. Ou sembla s’en aller, du moins. Bah, un gosse, peut-être. Ou un Nonso. Enfin, il s’en fichait pas mal. Pour ne pas attirer les regards ni l’attention, il lui fallait utiliser un Transmitus pour aller… ailleurs. Sauf qu’il n’allait pas faire ça là, en pleine rue, même si cette dernière était déserte. (Sinon, inutile de le dire, il n’y aurait pas de RP…) Alors secouant la tête, il reprit sa marche rapide. Son masque, cachant son visage et dissimulant son identité, miroitait sous la lumière blafarde des deux lunes satellite, Madix et Tadix.

    Il ne savait pas pourquoi – parce qu’il était frustré ? – mais il avait envie de tuer. De voir le sang couler des plaies de ses victimes. Pour se défouler. Pour jouir de la douleur physique et psychologique d’autrui. Pour entendre des cris de supplications. Des cris apeurés. « Non, non, pas dans l’œil, naooooooooooon ! (Sluuurchh !) ». Mwa haha. Dès son retour à la Forteresse Grise, il se divertirait. Peut-être qu’il inviterait à se joindre à la partie son bras droit et fille : Snow. Quelle belle activité familiale ! Bah, ce n’était pas grave, si le Nonso – car ces derniers étaient toujours des victimes potentielles – crevait. Il servait à divertir son Maître. De manière… exotique. Tiens, peut-être qu’il pourrait obliger le Nonso à manger son propre œil, trempé dans une certaine sauce naturelle rouge vermeil… Un sourire sadique se dessina sur ses traits. Il adorait trouver ce genre d’idées. Cela lui plaisait… beaucoup.

    Soudain, l’homme s’arrêta brusquement. La présence qu’il avait perçue à l’instant semblait… revenir. Oh, ho, danger, danger… Il pressa le pas, nullement rassuré. Il était fou, oui, fou d’être venu en pleine capitale omoisienne ! C’est vrai, il était impulsif par moment. Ce léger défaut était pas mal agaçant. Le rythme de sa marche ne ralentit pas lorsque ce prédateur décida de tourner la tête, question de voir s’il y avait bel et bien quelqu’un. Juste pour voir si ses craintes étaient fondées. Si elles ne l’étaient pas : ouf ! Si elles l’étaient : chiotte. Parce que même s’il réussissait à se débarrasser – non, soyons positif : lorsqu’il se débarrasserait – du gêneur, il y avait de forts risques qu’on le remarque. Une lumière aveuglante ne passerait pas inaperçue, surtout si le jour était tombé. Oui, même si la lumière en question était foncée. Enfin.

    Donc, oui, l’homme en robe noire tourna sa tête vers l’arrière, espérant trouver quelqu’un. D’accord, c’était peu probable, parce que lorsque vous filez quelqu’un, il est rare que vous vous placez JUSTE derrière ce « quelqu’un ». Mais bon, ça ne coûtait rien de regarder. Alors il regarda. Et il eut quelque chose s’apparentant à un sourire / grimace. Sourire parce que c’était une chance inespérée de la trouver là. Grimace parce que la suite de cette nuit un peu trop tranquille risquait de virer en un (autre) combat épique. Super. Juste ce qu’il lui fallait.



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MessageSujet: Re: Red Stars [Tara]   Dim 5 Sep 2010 - 20:34

    Le soleil s'était couché derrière l'immensité bleu... Il avait quelques temps refleté un joli coucher du soleil sur l'Océan Bleu pour enfin disparaître. Un spectacle merveilleux et si magnifique lorsque l'on y prêtait attention mais il était vrai que la population Omoisienne était bien trop occupée à essayer de survivre en cette chaleur insuportable. Le temps faisait des siennes en cette saison de Plucho, non pas parce qu'il avait beaucoup d'intempéries ou autres conditions extrêmes de climats mais tout simplement parce qu'il faisait chaud. La canicule, en somme. Et pas de simple rayons vous chatouillant la peau, non. Juste de grand coup de soleil vous assomant la nuque et autre partie dénudé de votre corps. Autant vous dire que c'était une situation insupportable pour tout le monde alors peut-être aurait-il été mieux de se taire et d'attendre sans broncher que cela cesse mais les Omoisiens n'était pas non plus de cet avis-là...

    Ma tante, Lisbeth l'impératrice d'Omois, avait reçu une multitude de plaintes venant un peu de partout de son empire, même de tout AutreMonde d'ailleurs. Autant vous dire qu'il y en avait eu beaucoup, beaucoup trop pour ma chère tante qui se trouvait dépassée et n'avait aucuns pouvoir là-dessus. Elle était sur la ligne rouge et menaçait à chaque fois de la dépasser même lorsqu'elle a fait son annonce dans les jourstaux qui disait clairement que tout le monde devait supporter cela et qu'elle n'y était pour rien ! Elle avait également sous-entendu clairement que d'accord, tout le monde pouvait se plaindre, oui, mais silencieusement donc il fallait arrêter de venir l'agacer avec cela ! Je trouvais cela vraiment pénible en temps qu'héritière (ou plutôt ancienne héritière car j'étais désormais déchue de ce rôle) car je comprenais facilement la pression que devait endurer ma tante et je puis vous dire que cela n'était pas si simple que cela en avait l'air !

    Peut-être était-ce les sorts utilisés afin de maintenir le palais au frais qui m'agaçait car cela me rendait malade. En vérité, ma tante l'avait bien précisé déjà mais par ce temps de chaleur, c'était l'unique solution alors je devais supporter le fait d'éternuer à tout va et de me moucher continuellement. Quoi qu'il en soit, j'étais sortie du palais cette nuit afin de profiter un peu de l'air frais (enfin, de l'air chaud ambiant plutôt) car la climatisation commençait à m'insupporter. Si cela n'avait tenu qu'à moi, les sortilèges employés afin de maintenir le frais au palais n'auraient pas fait très long feu. Seulement, je comprenais et ressentais moi-même cette chaleur insupportable alors c'était pourquoi j'acceptais sans broncher ce traitement qui m'était intenable...

    Je marchais tranquillement le long des rues entre les maisons de la ville. Je veillais à ne faire aucuns bruits en marchant et j'avais demandé à ma changeline de me faire des vêtements qui me protègerait de la chaleur. J'étais donc affublé d'un drôle de capuchon sur la tête qui provenait d'un gilet gris clair et je portais un slim bleu en une texture qui m'était inconnue. A une époque, cela ne m'aurait pas rassurée de savoir que cela pouvait venir de la bave d'un certain animal mais en cette chaleur, seul rester au frais m'inquiètait véritablement. Enfin, il y avait aussi des choses bien plus importantes qui m'inquiètait, oui. Le sort de ma mère par exemple car Magister - mon pire ennemi, s'entend - était tombé fou amoureux d'elle. Autant vous dire que cela n'était pas facile à vivre lorsque votre pire ennemi veut vous tuer à tout prix (ou du moins bien vous ammocher) mais qu'il veut aussi le coeur de votre mère ! Chose que je ne le laisserais pas faire, croyez-moi...

    Je vais vous avouer que lorsque je l'ai vu, marchant tête baissé avec le capuchon sur sa tête. Je n'ai pas fait le lien tout de suite mais c'était bien lui ! Magister, le maître des Sangraves se promenait tout tranquillement - et innocement, cela va de soi - dans la ville de Tingapour. Il marchait assez rapidement et je me suis précipitée derrière l'angle d'une maison. Il avait ressenti ma présence et s'était arrêtée alors mine de rien, je m'étais en allée dans l'autre sens non sans avoir grogné mentalement. Que faisait-il donc ici dans la ville de Tingapour ? Etait-il en train de faire un plan pour kidnapper ma mère ou bien pour me tuer ? Cela me brûlait de le savoir. D'habitude, il envoyait toujours ses fidèles sangraves les plus puissant ou bien son Chasseur mais là, il était bel et bien là. Tout seul et marchant tranquillement dans les rues de Tingapour. Mon coeur s'emballait et battait à tout rompre et j'aurais pu me ronger les doigts jusqu'aux os si je n'avais pas éprouvé de la curiosité et une envie soudaine de le tuer...

    Je n'étais pas très sanguinaire comme jeune fille mais lorsque l'on est attenté très souvent par une personne qui ne cesse de vouloir vous tuer mais en même temps obtenir le coeur de votre mère, on ne peut pas longtemps se retenir. C'était mon cas et je brûlais d'envie d'en finir une bonne fois pour toute. Je voulais voir son corps mutilé sur le sol, sans vie ni âme. Je voulais le voir mourir sous mes yeux et qu'il paie enfin tout ce qu'il nous a fait subir à ma mère, mes amis et moi. Il allait payer pour toutes ses années, ça oui. J'allais lui faire regretter tous ses actes et le fait qu'il aime ma mère mais pas assez pour comprendre qu'il devait la laisser tranquille... Qu'elle ne voulait pas de lui et qu'elle ne ferait que le repousser si il tentait encore quoi que ce soit. Aveugle, voilà ce qu'il était. Mais peut-être était-ce vraiment vrai que l'amour rend aveugle alors dans ce cas je suis mal, très mal. Et ma mère encore plus, slurk !

    C'est alors à pas rapide que je suis retournée sur mes pas afin de retrouver celui qui menaçait la vie de ma mère ainsi que la mienne ! Je ne fus pas surprise de le revoir lui, sa cape et son masque. Je le suivis alors sur quelques mètres en gardant mes distances mais je me suis très vite rapprochée, folle de rage. Comment osait-il se pavaner dans les rues de Tingapour l'air de rien, comme cela ? Il allait payer pour tous ses crimes... Son sourire ou plutôt sa grimace m'amusa. Alors on voulait se la jouer comme ça, hein ? Et bien il n'allait pas être déçue car j'étais bien décider à en découdre une bonne fois pour toute !

    « Tiens tiens, monsieur a t-il donc décidé de faire ses emplettes à Tingapour ? Je suis désolée mais ma mère n'est pas à vendre sur le marché. »

    J'avais craché ma dernière phrase avec répulsion. Je n'aimais pas cet homme, je n'aimais rien en cet homme. Sa vie, ses crimes, son physique. Tout ! Et jamais je ne pourrais l'aimer, jamais ! Il n'aurait jamais ma mère, non. Je ferais tout pour l'en empêcher...
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MessageSujet: Re: Red Stars [Tara]   Sam 18 Sep 2010 - 1:11


    « Fly away down the lonely roads of yesterday
    We close our eyes to see the light of brighter days
    And all alone we’ll be where time can never heal
    With the trail of broken hearts flying free
    », Trail Of Broken Hearts – DragonForce


    Spoiler:
     


    Eh oui, ô surprise ! C’était bien Tara. Tara Duncan. Tara’tylanhem Truc Chose Bine Duncan. Oui. Elle. Chiotte. Ou plutôt : mwa haha, ouais ! Sauf que… Même si la jeune fille était là, juste devant lui, il n’éprouvait aucune joie. Aucune réjouissance. Aurait-il dû y en avoir ? Pas vraiment. Les combats entre elle et lui étaient devenus légendes. Des légendes, presque des mythes, des odyssées d’horreur. Et cela durait depuis… quoi ? Trois ans ? Quatre ans ? Il n’avait jamais compté. Le temps filait toujours à vive allure. Les aventures de demain étaient devenues souvenirs. On n’y pouvait rien. On se laissait porter par le courant. Parfois, le courant nous noyait, nous entrainant vers de sombres abysses. Parfois, le courant était clément et on n’avait qu’à se laisser flotter. Le courant était imprévisible. Il pouvait bifurquer à tout instant. Il pouvait cesser brusquement. Au fond, n’étions-nous que de simples pantins dans cette dimension appelée « monde » ? Un endroit dépourvu de logique et de rationnel, où sauriens contrôlaient humains et humanoïdes. Un vaste territoire où survivre était une lutte éternelle. Lutte ne pouvant s’achever que par le trépas. Une fin agonisante. La vie. Quelle chimère. Quelle existence, entre toutes, méritait le terme « bonheur » ? Aucune. Les humains étaient l’Âge de Fer. Le plus difficile. Connaître la joie n’était qu’une fable que les plus naïfs et innocents d’entre nous croyaient encore. Bref, c’est sur ces euphoriques pensées que notre personnage masqué était fixé en voyant arriver sa pire ennemie.

    Toujours la même. Avec quelques centimètres en plus, remarqua-t-il sans émotion. Accoutrée d’un pantalon très mince bleu et d’un chandail gris, la fille blonde se tenait avec supériorité – quelle surprise – devant lui. Tsst. La même détermination qu’avait Danviou et le… même dégoût que Selena avait envers lui. Elle tenait beaucoup de ses géniteurs, la gamine. Ben bravo. Elle avait beau faire la fière devant lui, cela ne l’impressionnait nullement. Il avait déjà affronté pire, même si la blondinette était presque en tête de liste. Elle n’était qu’une enfant qui, oui, avait subi de mauvaises choses, majoritairement de sa faute à lui, mais croyait-elle donc vraiment connaître la vraie douleur ? La souffrance de la solitude ? Avait-elle déjà vécue la détresse, ressentie des regrets, tellement puissants qu’on aurait voulu alors mourir ? Voulu alors quitter à jamais cet océan de misère ? Le chef des sortceliers gris en doutait. Tara Duncan avait certes des problèmes, de gros problèmes bien souvent, mais jamais elle ne pourrait comprendre. Parce que tout ce qu’elle avait surmonté, jusqu’ici, n’était que des mésaventures dont elle avait… impérialement triomphés. Elle gagnait toujours. Pas très original. Très prévisible. Tara se faisait un ennemi ? Ledit ennemi avait des chances de terminer sa vie en pièces détachées. Oh, bien sûr, sur ce point, elle et lui se ressemblaient. Mais sinon… c’était le grand néant. Avait-elle jamais connu l’échec ? Vécu une situation limite ? Pas vraiment. Toujours, elle sortait victorieuse et continuait de râler qu’AutreMonde n’était qu’un monde déjanté. Ce en quoi elle n’avait pas tout à fait tort. Huhu.

    Il sourit malgré lui à l’humour noir de la jeune Sortcelière. Sur ce chapitre, elle était restée la même. Toujours partante pour le faire chi… le défier. Sauf que lui était super placide. Il n’avait guère envie de se fâcher. Il ne répondit donc pas. Mais continua de sourire. Pourquoi ? Parce que la situation actuelle était limite absurde. Alors qu’il s’attendait à tomber sur un imbécile de Nonso ou n’importe qui d’assez idiot pour se promener dans son sillage, voilà qu’il faisait un face-à-face (face-à-masque ?) avec cette chère Tara ! Et que faisait-elle elle-même dehors à cette heure avancée de la nuit ? Il ne prit pas la peine de lui poser la question. Inutile. Il était plus que probable qu’elle l’enverrait promener, tout simplement. Comme lui avait autrefois envoyé promener ses frères et sœurs d’armes parce que ces derniers voulaient l’obliger à participer aux entrainements en équipes. Il ne voulait pas. Point final. Il détestait travailler en équipe. Cela allait tellement mal ! Il fallait presque toujours consulter l’autre bâtard, trouver des compromis, puis ensuite seulement, passer à l’action. Il n’aimait pas partager le pouvoir de décision. Ça, tous et chacun l’avait bien compris. Alors on l’avait laissé tout seul, pour sa plus grande joie. Être seul lui procurait de tels moments de répit ! Il réfléchissait à tout et à rien. Il n’avait pas besoin de combler un silence installé dans une conversation. Non, il était très individualiste. Renfermé sur lui-même, cachant des secrets intimes. C’était très bien comme cela.

    En tout cas, pour revenir à Tara, l’homme démoniaque préférait ne pas parler. Garder silence. Ce serait différent des fois où il s’efforçait de parler. Car il avait bien compris une chose. Lorsque vous n’avez aucune réaction, que faire de vous ? Rien. Rien du tout. Vous ne répondez pas, alors on se lasse de vous et on part. Oh, Tara n’allait pas partir comme ça, sans lui avoir fait comprendre qu’elle le haïssait à mort. Sauf que, sans doute serait-elle déboussolée par son manque à lui de… disons, sociabilité. Lui qui, à chacune de leur rencontre, se faisait quasiment un devoir d’essayer de lui parler, de lui ouvrir les yeux ! Eh non ! Cette fois serait différente. Devait-il s’en réjouir ? Il ne savait pas. Il voulait juste qu’elle le comprenne, même si cela relevait de l’utopie. Le pourrait-elle jamais un jour ? Subirait-elle un jour le même calvaire qu’il avait subi il y avait environ une dizaine d’années ? La même humiliation ? Seul le futur le dirait. Le futur. L’avenir. Encore quelque chose d’illogique et, bien sûr, d’inconnu. Comment se faisait-il que des andouilles croient encore que l’avenir serait plus doux, plus merveilleux, alors que le pourcentage que cela arrive frôlait à peine le cinq pourcent… Que des suppositions optimistes. Rien de plus. Que des rêves d’enfant. Quel que soit l’époque, l’année, le jour, le monde resterait corrompu, pourri, injuste. C’était ça, perdre son innocence. Prendre conscience que l’existence n’était et ne serait jamais rose. Que dans cette pièce de théâtre aux sombres scènes, on avait tous un rôle à jouer, indépendamment de notre volonté. Et que le rideau tomberait au moment précis où les acteurs – nous – deviendraient moribonds. Des corps sans vie. Sans âme. Que des poupées de chiffon inertes.

    Il la regardait toujours en silence. Muet. Mais ne souriant plus. Déjà, juste sourire joyeusement n’était pas dans ses habitudes. Il était rarement joyeux. Jamais il ne riait joyeusement. Jamais depuis ce jour maudit. Il n’en avait pas envie. Plus envie. À quoi bon faire semblant ? De continuer à vivre comme si rien ne s’était passé ? C’était presque insulter les défunts, ceux qu’on avait perdus. Tous ceux qui jamais ne reviendraient. Vivre, c’était être condamné à une existence solitaire. On avait beau avoir le pouvoir, être à la tête d’un groupe de gens… Tout cela n’était que futiles choses parmi tant d’autres. Ce n’était rien. Ça, l’homme masqué l’avait bien compris. Seulement, la seule façon de rendre justice à ceux qu’il avait perdus était de s’efforcer de gagner plus de pouvoir puis de frapper ensuite. Sa route était parsemée d’embûches. Et elle était longue. Sans raccourci. Mais c’était ça, vivre. Jamais il ne se demandait : « dois-je arrêter ? Suis-je rendu trop loin à ce stade-ci de l’histoire ? ». Non. Il continuait, faisait ce qu’il avait à faire. C’était tout. Un jour lointain, peut-être, entendrait-il sonner le glas annonçant que ses ennemis avaient trépassé. Enfin trépassé. Était-ce possible ? Il l’ignorait. Tout était incertain. Certains diraient que c’était justement la beauté de la vie. Ne pas savoir de quoi sera fait demain. C’était plutôt inquiétant.

    … Non ?



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MessageSujet: Re: Red Stars [Tara]   Sam 18 Sep 2010 - 2:45

    Le fait qu'il ne répondit rien à ma provocation ne fit qu'attiser la colère qui ne faisait que s'accroître au fond de moi-même. Si je ne me controlais pas très vite, je savais que je n'allais plus pouvoir tenir très longtemps pour retenir toute ma puissance qui irait s'écraser sur cet être immonde qui me faisait malheureusement face. En l'observant, je notai très vite quelques petites choses qui em sautèrent à l'esprit malgré que cela n'avait aucuns rapports. Magister se faisait visiblement dans l'humour, aujourd'hui pour cette fois. Un humour certes cynique et noir mais un humour quand même. Il avait beau être intelligent et stratège, il ne se débarasserait pas aussi facilement de moi. Sa petite comédie ne marchait pas avec moi, malheureusement pour lui. Il aurait beau resté toute sa vie muet comme une carpe à attendre que je m'en aille, je resterais. J'avais toute la nuit devant moi, et la vie même. Mon unique but de celle-ci était de l'abattre et je savais qu'un jour je triompherais et le tuerais. Alors cela pouvait bien durer des années, seulement le résultat importait. Mais malheureusement, il me connaissait trop et ma haine envers lui ne faisait que grandir. Bientôt, je dus serrer les poings avec force en m'enfonçant avec hargne mes ongles dans les paumes de mes mains qui se mirent à me bruler joyeusement. Face à une telle situation. Cela ne me fit ni chaud, ni froid. Cela me faisait oublier alors la colère que j'éprouvais pour ce monstre. J'avais mal, c'était vrai mais la douleur était facilement supportable et me permettait de penser à autre chose. Je croisai les bras négligement en m'appuyant dos contre une maison qui se trouvait derrière moi. J'avais tout mon temps de sommeil s'il le fallait. C'était à ce moment que j'eus la curieuse envie de lui déclarer un monologue qui l'aurait empêcher de dire quoi que ce soit et m'aurait permis de dire tout et n'importe quoi. Seulement, je préférais largement économiser ma salive et ne pas lui donner ce plaisir que de me voir débiter d'une traite quelque chose qui n'avait ni queue ni tête. Magister restait mon ennemi, après tout. Il n'était en aucun cas question de lui faire plaisir. Il était placé tout en haut de ma liste des personnes à éliminer - je ne suis pas sanguinaire mais réaliste, et puis cela débarrasserait le monde d'une ord... d'un méchant - et j'étais bien décidé à lui retailler sa tête en carré.

    La chose que je ne supportais pas le plus était certainement le fait qu'il puisse aimer éperdument ma mère alors que nous étions les pires ennemis du monde. Nous étions les personnes les plus puissantes certainement, qui ne cessaient de se battre en faisant des combats qui resteraient sûrement grâvés dans l'histoire. Alors comment voulez-vous que j'accepte le fait qu'il apprécie un peu trop ma mère. Au point de la kidnapper et de la garder captive pendant de longues années, non. Je lui ferais payer cela, comme toutes les choses qu'il a commis. Le simple fait de penser qu'il puisse être un jour être mon beau-père me répugnait et me mettait hors de moi. Jamais je n'accepterais qu'une telle chose se produise, pouââârk ! Penser à ce qu'un jour ma mère et ce... ce monstre puisse batifoler joyeusement tous les deux me retournait l'estomac. Et dire qu'elle osait l'appeler "Mag" quelques fois car paraissait-il que son nom entier paraissait trop... "pompeux". J'en avais des frissons dans le dos, cela ne pouvait pas être possible de toute manière. Si ma mère m'aimait, elle ne le ferait pas mais si moi je l'aimais, ne devais-je pas faire un effort en retour ? Ah, quel dilemne... Et dire que j'en arrivais à penser cela. Encore une de ses ruses afin de me tromper, si cela continuait il se retrouverait très vite avec un bonnet de bain à la place de son masque et son capuchon.

    A vrai dire, son silence m'étonnait presque. Lui qui était d'habitude si entreprenant pour me convaincre de rallier sa cause, le voilà qui se la jouait à la carpe toute sage comme image. Une image qui ne lui allait pas du tout, pour tout vous avouer. Seulement, il paraissait tellement... sûr de lui que cela pourrait presque sembler véritable. Je cachais du mieux que je pouvais mon troublement car je ne m'étais attendue à tout sauf à cela. Je me voyais donc réduite de mettre sagement mes mains dans mon dos et d'attendre que le monstre se réveille et se manifeste. D'après mes calculs, soit il s'amuserait de mon impatience et serait avide d'en finir ou alors... je choisis le joker. Ce qui était sûr, c'est qu'il voulait me rendre folle et je croyais bien qu'il avait faillit réussir. J'avais donc essayé de faire le vide en moi et de l'oublier, en vain. Qui pourrait oublier une telle horreur en l'ayant en face de soi, à vous narguer ? Personne, et surtout pas dans pareille situation. Je ne savais pas quelle tournure allait prendre cette soirée mais ce n'était sûrement pas moi qui allait céder la première. Je pouvais attendre longtemps s'il le fallait mais cela serait moi qui donnerait le dernier mot. Après tout, le goût de la victoire m'était resté si souvent sur la langue que je ne pouvais plus m'en passer. Lui qui avait essuyé tant d'echecs se croyait plus fort que moi ? Ou bien était-ce cela qui nous distançait à ce point, lui et moi ? Le fait qu'il est vécu des choses si horribles que je ne pourrais jamais imaginer ? J'en avais essuyé, des choses horribles et des échecs. Pour qui se prenait-il à dire que son malheur était certainement bien plus important que le mien ? Et puis l'heure n'était pas au débat là-dessus je vous rappelle. D'accord, son passé était... horrible avec pleins de choses qui l'avait fait changer mais je ne pouvais pas non plus dire que le passé avait été non plus très clément avec moi. J'en étais certes sortie indemne, il restait toujours des brèches invisibles, des dommages causés à l'intérieur qui ne s'étaient pas refermés. Je ne suis pas faible, non. Mais je ne suis pas autant puissante que l'on prétend, non...

    Je le regardai une dernière fois dans les yeux - enfin vers les ouvertures de son masque - avant de détourner le regard vers la ville. J'eus une pensée pour Galant, qui était resté au palais avant de me souvenir de l'ancier familier de Magister. Un serpent, qu'il avait étranglé lui-même de ses propres mains. Horreur, jamais je ne pourrais me résoudre à tuer Galant, comment avait-il pu faire une telle chose aussi horrible ? Erk, cela me dégoutait au plus haut point. Cet homme était un véritable monstre, voilà ce qu'il était et je le détestais plus que tout. Un jour, il paiera pour tous les crimes qu'il a commis, toutes les choses qu'il a fait mais aussi... Le fait qu'il est un jour osé s'immiscer dans ma vie ! Seulement, ne devais-je pas le remercier également dans un sens ? S'il n'était jamais venu chez moi, je n'aurais jamais pris conscience des mes pouvoirs et ma grand-mère ne me l'aurait dit que bien plus tard. En un sens, je devais donc quelque chose à Magister qui m'avait aidé à découvrir ce monde. Seulement, il avait perdu cette immense faveur lorsqu'il a commencé à s'acharner sur moi pour m'avoir. Moi, la clef amenant aux objets démoniaques...

    Je lui fis alors comprendre très brievement que je pouvais attendre toute la nuit s'il le fallait, voire plus et que j'étais prête à tout pour l'empêcher de nuir encore une autre fois. J'avais l'occasion de le détruire car il était là, avec moi et je ne m'en gênerais pas. Voilà le message, en clair. Et surtout, je lui faisais comprendre que ma mère ne serait jamais sienne et qu'elle ne voudrait jamais d'un monstre comme lui. Seulement, c'était sans grande conviction car je savais que ma mère était déjà tombé "entre guillemets" dans ses filets et j'avais peur qu'elle ne s'y reperd à nouveau. Après tout, quel beau défi de vouloir dompter la panthère sauvage ? Qui résisterait à pareil défi ? Moi, peut-être mais ma mère était loin d'avoir le même caractère et avis que moi. Aussi, me faisais-je du souci... Je lancai donc un ultime regard noir à Magister, lui faisant signifier que tout cela. Tout ce qui arrivait était entièrement de sa faute !
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