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 Highway To Hell { Matt' }

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MessageSujet: Highway To Hell { Matt' }   Ven 3 Sep 2010 - 3:09

{ Highway To Hell *
AC / DC



    La journée tirait à sa fin. La clarté du jour diminuait d’heure en heure, de minute en minute, de seconde en seconde. Les Sangraves s’entraînant à l’extérieur ne se pressaient pas pour rentrer à l’intérieur. C’était la fin de Plucho, la saison la plus chaude d’AutreMonde. On tenait donc à profiter de la chaleur, élevée mais tout de même supportable, du soleil… enfin, des deux satellites lunes / machins trucs. Bref. Les Sangraves étant restés à l’intérieur, flânant dans la grande bibliothèque sangravienne, ou bien discutant un peu partout dans la Forteresse, commençaient à se déplacer lentement vers la grande salle des repas. L’heure du souper / dîner approchait et les estomacs le faisaient sentir à leurs propriétaires par maints bruits… disons ventraux. Et bruyants. Du genre pas super discret. Enfin, peu importait. Ce qui importait, c’était la joie plutôt partagée par tous actuellement. En effet, le Maître des Sangraves leur avait fait l’extrême privilège de « sacrer son camp » pour un après-midi complet, expression québécoise signifiant : « s’en aller ». Et même si Snow, son bras droit, avait pris la relève durant sa brève absence, tous les Sangraves, petits et grands, faibles et forts, non masqués comme masqués, avaient eu ce même sourire euphorique sur les lèvres lors de cette annonce plutôt inespérée ce matin même. Sourire qu’ils s’étaient empressés de dissimuler sous maintes toux TRÈS naturelles. Mais bon, Magister les avait ignorés, pour une fois, chose assez rare, vu son niveau élevé d’impatience. Donc, même si certains – certains ? Quasiment tous, oui ! – s’étaient demandés où allait Magister pour ne pas relever leurs manifestations de joie collective, la plupart avait rêvé du départ de leur Maître, prévu au midi. Enfin, ils allaient pouvoir relaxer, déstresser ! Pas essayer de s’enfuir, non, ils n’étaient pas si idiots que cela, mais au moins, profiter de cet après-midi ensoleillé.

    Alors, quand l’heure prévue de l’arrivée de Magister était arrivée, et que ce dernier n’était toujours pas là… Résultat : on se retint de lever les bras en signe de victoire. Enfin, façon de parler, s’entend. Certes, les absences de cet homme démoniaque étaient assez fréquentes, mais jamais elles n’étaient aussi longues ! Habituellement, elles n’excédaient point une heure. Eh bien, les Sangraves devaient-ils s’inquiéter, ou au contraire, s’en réjouir ? En tout cas. Snow, selon les dires de quelques-uns, était allée s’enfermer dans son bureau, laissant tout ce beau petit monde faire ce qu’il voulait. Alors, chacun avait du temps libre, pour une fois ! C’était tellement… bienvenu ! Les sortceliers gris ignoraient QUI retenait ainsi leur Maître, mais ils étaient quasiment prêts à le vénérer ! Ah oui, ils l’aimaient, leur magister, c’était fou !

    Le temps passa. Et toujours pas de Mag’. Étrange. Tous prirent le repas du soir en trinquant, buvant avec joie la bière importée de… Eh bien, de quelque part. La viande de quelque chose était bien moelleuse, chaude, délicieuse. Un vrai repas ! Sans ambiance triste à mourir. Sans peur de recevoir dix coups de fouet à la moindre bêtise ou au moindre mot déplacé. Et puis, les repas, à la Forteresse, étaient bien (trop) souvent silencieux. Bref, les heures s’écoulèrent et toujours pas de Maître. Surpris (mais heureux) chacun se retira peu à peu dans leur chambre respective, appréciant ce calme divin. Mais ce calme n’était que le calme avant la tempête. Car, vers minuit, Magister arriva à la Forteresse Grise. Le ciel était encre. Les étoiles s’étaient tues. La joie éprouvée par chacun en cette chaude journée s’estompait déjà dans les cœurs. Dommage.

    Magister apparut donc, maculé de sang, à l’entrée de la Forteresse. Haletant, tremblant, il se laissa choir sur le plancher froid et dur. Une main crispée sur son torse musclé cachait une plaie béante. Et le liquide chaud et vermeil qui s’en échappait tâchait la pierre. Il s’en fichait légèrement, en fait. Essoufflé, il se redressa tant bien que mal, mais ses jambes risquaient de le laisser tomber d’un moment à l’autre. Son corps était parcouru de sueur dégoulinante. Une main nue, sans gant, s’appuya avec un bruit sourd contre le mur. L’autre, toujours posée fermement sur la blessure, tentant vainement de retenir tout ce sang, tremblait. Reprenant son souffle, l’homme masqué commença à marcher en direction de son bureau, cahin-caha. Sa cape, d’un gris très foncé, presque noir, se soulevait à chaque pas.
    Toujours haletant, il sourit / grimaça, reconnaissant qu’il avait tort. Car pendant une heure, il était allé aux Limbes, en Enfer, quoi. Rencontrer le roi des démons. Et comme le temps là-bas filait plus vite que sur AutreMonde, la petite heure était en fait devenue… douze heures. Enfin, légèrement plus long que prévu. Mais bon, il n’avait pas besoin de se justifier. Dès demain, sa blessure serait guérie. Ou, du moins, commencerait à guérir. Avec un sourire amer, il se remémora ce qui s’était passé. Lors son bref / long séjour (au choix) aux Limbes démoniques, Magister avait demandé à voir la source de sa magie démoniaque, outre les rares objets démoniaques sur AutreMonde, comme le Trône de Silur, c’est-à-dire : le roi des démons, bien sûr. Sa requête n’avait pas eu le résultat escompté. Monsieur le roi des démons avait au bas mot MILLE audiences à gérer. Des démons de rang inférieur désiraient avoir des conditions de vie meilleures – REFUSÉ – des démons voulaient attirer des humains aux Limbes pour… s’amuser – PEUT-ÊTRE – et puis, un humain masqué demandait à le voir… ACCEPTÉ. Mais pas pour dix heures. Dix minutes seulement. Alors l’humain masqué s’était avancé, ne craignant nullement les démons autour. Et puis, il avait bien ri lorsqu’il était passé devant ceux qui attendaient. Ha, ha ! Il était V.I.P., lui ! En fait, le roi avait accepté de le rencontrer illico parce qu’il était rare que des humains s’aventurent consciemment jusqu’à lui. Et il était démoniquement curieux.

    Bref, la présence de l’humain qui lui avait demandé du pouvoir, une dizaine d’années plut tôt, faisait de même aujourd’hui. Il voulait plus de Pouvoir, de Puissance ! Les objets démoniaques, placés un peu partout, étaient inaccessibles, selon lui. Alors le démon s’était amusé. Il lui avait dit : « Du pouvoir ? Eh bien, soit ! ». Et il lui avait littéralement jeté une énorme quantité de magie démoniaque, du haut de son démoniaque trône noir. Il était rare que Magister se fasse humilier de la sorte (enfin, sauf par la peste qu’était Tara Duncan… Sans commentaire) et il avait pris la chose avec colère et frustration. Un combat épique s’était engagé. Magister n’avait pas suffisamment de magie démoniaque en stock. Le cercle rouge vif, maintenant tirant sur le rouge pâle, sur son torse, le prouvait bien. Alors il perdit. Mais gagna une belle blessure. En cadeau. * Han, merci, c’est trop gentil, vous n’auriez pas dû ! * avait-il pensé lorsqu’il avait réussi, par il ne savait quel miracle de la vie, à se tirer de cet endroit maudit après des heures de quasi agonie.

    Et il s’était retrouvé à l’entrée de la Forteresse Grise. En très piteux état. Heureusement que la plupart des gens dormaient, ou étaient cloîtrés dans leurs chambres, parce que si on le voyait ainsi… Adieu sa réputation de Super Demoniac Man. Enfin, il se fichait de la réputation qu’il avait. On le prenait pour un xénophobe fini, un fou, un dérangé, un drogué, même un kidnappeur… Okay, ça, c’était vrai. Mais par pour les autres… qualités citées, hein ! En tout cas. Tout ça pour dire qu’il n’avait pas vraiment envie que quelqu’un le découvre là. Et il se sentait si faible ! Sentiment qu’il éprouvait que très rarement, mais quand même… Il n’aimait pas cela, oh que non ! C’est sûr, aller dans les Limbes avait été une erreur. Le roi des démons s’était bien éclaté. D’accord, il y réfléchirait à deux fois avant de refaire cette… odyssée de la mort qui tue.

    Traînant avec difficulté ses pieds – ce qu’ils étaient lourds ! – Magister parvint à retrouver un rythme cardiaque normal et son essoufflement n’était plus qu’un mauvais souvenir. Super. Comme ça, il n’attirerait plus l’attention, avec tous ces : « Hah, hah, hah » fatigués. Sauf qu’il y avait encore cette plaie. Il pissait le sang, slurk ! Pourquoi l’Auto Reparus n’était pas possible, hein ? Pourquoi ? Fallait-il vraiment qu’il endure cette douleur ? N’avait-il pas souffert assez, toute sa vie durant ? Ah non, il n’allait pas se remette à la nostalgie, cela suffisait ! Il grommela, n’ayant guère fière allure :

    « Maudit sois-tu, foutu démon ! »


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MessageSujet: Re: Highway To Hell { Matt' }   Ven 3 Sep 2010 - 17:12

Le tourment de la présence,
et puis celui de l'absence.


    Une journée banale apparemment. Tout à fait sans intérêt. Elle avait commencé des plus normalement possible. J'étais allé m'entraîner, comme tous les matins, pour maintenir ma forme physique, mais surtout parce que j'aimais ça. J'aimais la sensation de fierté que procure le fait d'avoir battu un adversaire, même si ce n'est qu'un être produit par la magie. J'aime sentir l'adrénaline monter alors que mes petits poings d'enfants frappent durement un pauvre sac de frappe qui n'avait rien demander. Deux heures dans cette salle sans que personne vienne me déranger. Je m'étais étiré, j'avais couru, j'avais fait quelques enchaînement qu'on m'avait appris à l'école des voleurs patentés du Lancovit avant que j'atterrisse ici. Puis au bout d'un moment, je m'étais dit qu'il était temps d'arrêter. J'avais donc rapidement pris une douche et je m'étais assis dans ma chambre, lisant un livre sur l'histoire d'Omois, en attendant que Magister me fasse demander si il avait besoin de moi, ou qu'un autre Sangrave requière mon aide pour quelconque chose. J'étais à la disponibilité de tout le monde, même si ma priorité restait le sombre seigneur. Puis j'ai appris qu'il partait pour un moment. Une petite heure sans doute, mais cela avait suffit pour alléger mon petit cœur. J'étais assez tourmenté de sa présence. Le simple fait qu'il ait droit de vie ou mort sur mon petit être devait y être pour beaucoup. Et toute la forteresse grise était totalement détendue. Le fait qu'il soit partis n'avait aucunes conséquence sur ma loyauté. Je ne risquais pas de m'enfuir.

    Je ne suis qu'un enfant qui a besoin de liberté. Mais la dernière fois que j'étais partis m'avais largement suffit de leçon. Et j'apprenais assez bien de mes erreurs. De plus d'une certaine manière qui m'étais inconnu, je gardais la naïveté et l'innocence d'un enfant de 9 ans, peut être dû à mes mélanges étranges de sangs. Alors il avait su faire bouger quelques choses en moi. Et j'avais cessé de me tourmenter, pour me tourner vers lui, au lieu de lui tourner le dos. Et je me sentais tout de même soulagé. Je décidais alors de flâner dans la forteresse, ce qui m'étais rarement permis de faire. Le temps passait, les heures, s'écoulaient tranquillement mais aucune nouvelle de Magister. Il ne revenait pas. Personne ne se montrait nerveux, il allait revenir, et il fallait profiter de cette absence tant qu'on le pouvait encore. Je suis donc allé à la bibliothèque, prendre quelques livres. Oui j'aimais bien lire. Sûrement pour assouvir la curiosité dévorante qu'habitait mon corps d'enfant. J'y passais moins d'une petite heure et ramenait à ma chambre un ouvrage qui traitait de l'écriture fantastique. Je le déposais rapidement avant de sortir profiter des derniers instants de la journée.

    Je me suis donc retrouvé dans le parc. M'asseyant à l'écart, contre un arbre à l'écorce étrangement turquoise, je laissais mes yeux vagabonder sur le décor qui m'entourait. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations qui n'avait rien d'habituelles. Tout comme moi ils profitaient de ce moment de répit rare. Quelque uns s'autorisaient même à faire des petits combats de magie amicaux en rigolant. Non pas que ce soit totalement interdit de rire. Mais disons que c'était franchement déconseillé dans une forteresse aussi morne que la forteresse grise, ou le moindre rire résonne et déclenche des regards courroucés. On ne rit pas ici. On n'est pas là pour ça. Et puis les combats sont habituellement tout sauf amicaux. Il est instauré ici un système de crainte. Si quelqu'un est offensé, l'autre peut le provoquer en duel, et tant pis si il fait perdre un bras à son adversaire, c'est bien fait pour lui. Pas joyeux joyeux je vous l'accorde bien volontiers. Mais c'est comme ça ici, et je dois dire que je n'y peux rien. Après tout je ne suis qu'un enfant, et de plus un esclave. Même pas un Sangrave libre. Confortablement calé contre l'écorce plutôt moelleuse de l'arbre (oui en AutreMonde tout peut arriver, même un arbre qui vous invite à vous endormir contre lui), mes paupières commençaient à papillonner doucement. Et alors que les Sangraves partaient dîner tranquillement, dans l'espoir que le maître ne rentrerait pas avant encore quelques heure pour que le repas soit des plus agréable, je m'endormis sur la pensée que je ne devrais pas...

    Je me perdis totalement dans le monde des rêves. Un petit enfant passa tranquillement devant moi alors que le sang coulait abondamment de son bras. Je voulu l'arrêter mais quand il se retourna vers moi, les yeux vides de toutes émotions, un cris d'horreur se bloqua dans ma gorge. Cet enfant n'était pas normal. Si l'ont peut décemment parler de normalité ici. Il était blond, mais d'un blond très pâle, presque blanc. Ses yeux marrons n'exprimaient rien. Il n'avait pas de couche, seulement un trou béant qui s'ouvrait sur le néant, sans espoir d'une quelconque fin. Et je venais de remarquer que son sang n'était non pas rouge, mais jaune, ou plutôt doré. Il coulait sur son bras comme de l'or liquide. Et à ses pieds se formaient tranquillement des crédit mû or. Alors que je voulais m'arracher à la contemplation malsaine du trou noir qui constituait sa bouche, l'herbe noire me ligota comme un saucisson. Et ce fut le noir complet. Je me sentis tomber durement contre un sol pourvu de pointes. Quand l'obscurité se fut dissipé, je contemplais un ciel bleu magnifique. Je me relevais maladroitement alors que les herbes qui me retenaient tombaient en poussières. Le paysages m'étais très familier. Il ressemblait à s'y méprendre au Lancovit. Mais quelque chose clochait. La forteresse grise remplaçait le palais de Travia. Alors que je commençais à avancer pour m'approcher plus le rêve vacilla et les contours de son univers fantastiques s'estompèrent avec douceur.

    Je me réveillais. La nuit était tombée depuis un moment apparemment. Le ciel d'un noir d'encre n'augurait rien de bon. Et je su tout de suite que je ne devais absolument pas me trouver là. Pas de quartier libre la nuit voyons. Et encore moins pour moi. Je me levais rapidement, reprenant mes esprit en essayant d'oublier le rêve confus que je venais de faire. Je me dirigeais d'un pas rapide dans la forteresse. J'étais complètement sonné sans savoir pourquoi. Les sens en alerte, redoutant qu'un Sangrave ne me trouve hors de mon lit à cette heure là, je continuais ma route. Je n'avais pas vraiment le droit d'être dehors en pleine nuit et je ne voulais pas qu'un Sangrave qui faisait une ronde de nuit me trouve. Après tout je risquais toujours une punition pour ce genre de chose. Et je dois avouer que c'est pas vraiment agréable. Voir même pas du tout. Alors que je commençais à courir j'entendis des bruits de pas, assez laborieux je dois dire. Je me figeais. J'étais presque arriver à ma chambre, prêt des quartiers de Magister. En tant qu'esclave personnel, il fallait que je sois à sa disposition, donc prêt de lui. Je me retournais pour voir la personne qui marchait ainsi et quelle ne fut pas ma surprise quand je vis le sombre seigneur. Ainsi il était rentré. Et pas en très bon état apparemment. Je m'approchais en courant de lui, voyant le sang couler alors qu'il tentait vainement de le retenir avec sa main. Oui il faisait très sombre mais avec ma vision d'elfe, je voyais comme de jour. Il fallait le soigner !

    -" Par le reparus que la blessure de mon maître soit soigner afin que le sang arrête de couler."

    Et la magie fit son œuvre. J'étais un curieux de première, et je me demandais comment mon maître c'était retrouvé dans cet état. J'allais le questionner, j'en avais très envie, mais lui rappeler comment il s'était fait cette cuisante blessure n'était peut être pas une très bonne idée. Surtout que dans des moments comme celui-ci, il ne devait pas vraiment être très content.

    -" Que vous est-il arrivé maître?"

    Ça y est, trop tard, j'ai posé la question. Je suis irrattrapable. N'importe quoi. Mes yeux de cristal le regardaient. J'avais bu assez de sang il y a peu, alors ils n'étaient pas rouges. Étrange tout de même. Contrairement à un vampyr je n'étais pas obligé de boire du sang tout les jours, mais seulement une fois par semaine, le reste du temps je me nourrissais absolument normalement. Enfin bref. Il n'était pas question de moi, mais du sombre seigneur.



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MessageSujet: Re: Highway To Hell { Matt' }   Mer 15 Sep 2010 - 23:48


    Bon, ça allait aller. Ses appartements étaient tout proches et… chiotte que ça faisait mal. Il avait très bien retenu la leçon. Pour obtenir davantage de pouvoir, il allait devoir se débrouiller par lui-même. Ça allait, il y était rendu habitué, maintenant. Se débrouiller tout seul, s’entend, pas obtenir davantage de pouvoir. Parce que, disons que ses tentatives d’obtention de pouvoir se soldaient assez (trop) souvent par de cuisants échecs. Bien souvent, quand il avait accès à un objet démoniaque, genre l’original du Trône de Silur, il se prenait une raclée de la part de son « amie » Tata… heu, pardonnez-le : Tara. Ha, ha ; ce que c’était drôle comme blague : ouuuhhh, délire total. Bref, alors qu’il s’efforçait d’avoir l’air digne en rentrant chez lui – raté, meilleure chance la prochaine fois – il entendit des bruits de pas retentir… vers lui. Chiotte. Il releva la tête, le masque noir. Certes, la personne allait certainement le guérir. Mais pour lui, adieu l’idée de dire, le lendemain : « salut, bonjour, il ne m’est rien arrivé hier, non, pourquoi, et vous ? ». En tout cas. Mag’ reconnut aussitôt son cher esclave personnel, surnommé Mat’. Haha. Mag’ et Mat’. Okay, c’pas drôle. L’homme masqué, toujours gravement blessé, ne prononça pas un mot pendant que la vilaine plaie guérissait. Il laissa échapper un soupir de soulagement, oh, à peine perceptible, puis se tourna vers le gamin, se demandant comment réagir avec lui. Le remercier ? Trop gentil de sa part. Et puis, remercier son propre esclave… On pouvait le faire, mais c’était à éviter.

    Enfin. Le petit être posa une question. Une unique question. Enfantine. Innocente. Mais ô combien énervante ! Parce que quand ça va mal, avez-vous envie de raconter ce qui s’est passé à autrui ? À moins d’être un bavard de haut degré, certainement pas. Et puis, l’enfant n’était qu’un enfant. Et un esclave, de surcroît. Alors non, Magister n’avait guère envie de lui parler de ce qui s’était déroulé aux Limbes. Peut-être que ça passerait même à Hell TV, la nouvelle chaine démoniaque de télé’ : « aujourd’hui, Magister, le Maître des Sangraves, se fait humilier par le roi des démons. Entrevue exclusive avec notre souverain dans cinq minutes ! ». Donc, pour revenir à l’histoire qui nous intéresse, le masque, qui était redevenu miroitant à la suite de l’application du Reparus, vira au cramoisi. Subitement, comme ça. Ah là, là ! L’était pas content, le Maître. Mauvais signe.

    « Qu’est-ce qui m’est arrivé ? répéta l’homme, d’un ton de voix menaçant. Tu veux peut-être avoir la même blessure que j’ai eue, sale môme ? »

    Et toc ! Derechef persécuté, le pauvre petit. Et Magister qui ne le remerciait pas. Pas un mot de gratitude, non, rien. Le monde était cruel. Mais c’était le monde, justement ; et c’était comme ça. Alors que le maître passait rapidement devant le gosse, il s’arrêta brusquement. Il tourna la tête en sa direction, laissa échapper un « hé ! » surpris, puis revint sur ses pas. Il empoigna solidement l’enfant par le bras d’une main, de l’autre gifla avec violence sa joue. Il grinça, mécontent :

    « Dis donc, que fais-tu debout à cette heure tardive de la nuit ? »

    Parce qu’enfin, habituellement, l’enfant avait le droit, quand son maître était content, de veiller tard dans la nuit, mais dans sa chambre. Il n’avait pas le droit de sortir dehors. Il pouvait lire un livre, écrire, et faire d’autres trucs, mais en restant cloîtré. Alors, que fichait-il là ? Oui, bon, s’il n’avait pas été là, Magister souffrirait encore. Et alors ? Ça n’expliquait pas la présence de Matthéo en ce moment même, hors de sa chambre. C’est sûr que le maître des sortceliers gris y allait peut-être un peu fort. Mais il détestait que l’un de ses Sangraves lui désobéisse, quelle que soit la faute commise. Parfois, certes, il était indulgent et ne punissait pas la personne. Enfin, disons plutôt que la punition en question était faible comparée à d’autres. Par exemple, une telle punition pouvait être de faire la vaisselle sept jours, au lieu de se faire fouetter sept fois. Sauf que dans le cas de l’esclave enfant… c’était un esclave. Les punitions étaient plus originales. Le tout accompagné de coups violents. En fait, croiser Matthéo sans un bobo était rare. Au point de se demander s’il avait changé de maître ou si ce dernier l’avait renvoyé, chose peu probable. Quand on était un Sangrave, c’était « jusqu’à ce que la mort nous sépare ».



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MessageSujet: Re: Highway To Hell { Matt' }   Dim 26 Sep 2010 - 10:56

    Vivre dans la peur,
    et pourtant...

    La blessure s'était doucement résorbé. Il n'en restait rien, sauf une petite rougeur, mais ça je ne pouvais pas le savoir vu que le maître ne se baladait pas tout nu exposant ses blessures à tout va. Non, les replis de la cape du sombre seigneur masquait les dernières trace de la cuisante défaite/combat/entrevue et tas d'autre truc qu'il avait eut avec un démon/humain/vampyr/elfe ou je ne savais quoi encore. Haut comme trois pommes, non un peu plus tout de même, je le regardais, devant levé la tête pour l'apercevoir en entier. J'étais petit et lui grand, simple enfant devant l'adulte, et qui attendait impatiemment sa réponse, sans plus rien craindre des retombées. Mais qui sème le vent récolte la tempête. J'avais semé le vent... J'allais récolter la tempête évidement. Le masque du seigneur des Sangraves virait d'un coup au cramoisis. Intérieurement je me fis une remarque profondément stupide. Ce que je pouvais haïr cette couleur ! Mais en même temps, il y avait énormément de couleur que je détestais. A savoir le rose, quand le maître était vraiment, vraiment, mais vraiment énervé. Le noir aussi. Le bleu amusé me faisait peur et le rouge embêté frissonner. Mais là c'était cramoisi. Un mélange de tout ce que je n'aimais pas, ou presque. La remarque vint bien rapidement, cinglante, dur et froide. Je baissais rapidement la tête.

    -" Je m'excuse maître, je n'aurais pas dû."

    Ma voix tremblait légèrement dans la pénombre silencieuse. Il faisait réellement sombre ici, et pourtant je voyais presque comme en plein jour. Les ténèbres font peurs aux enfants dit-on. Et c'est vrai. Seulement la nuit ne fait pas partie de mes ténèbres. Elle les encourage seulement, les laissant grandir en son sein. Mais la nuit ne m'effraie pas. Magister s'en fut, s'en allant avant de sursauter très légèrement et de se retourner très rapidement sur moi. Le très léger "hé" qu'il venait de prononcer me fit frissonner. Je ne savais pas encore pourquoi, mais j'étais assez mal barré. Sa cape ondoyait légèrement au rythme très, trop rapide de ses pas. Sa main puissante se referma soudainement sur mon bras et de sa main libre il me gifla. Ma tête partie sur le côté tandis que ma joue prenait une joli teinte rouge. Je laissais échapper un petit cris plaintif. J'avais eut assez mal mais je me doutais bien qu'il n'avait certainement pas donner toute sa force.

    « Dis donc, que fais-tu debout à cette heure tardive de la nuit ? »

    C'était donc ça. Je me mordis violemment la lèvre sans pourtant faire couler le sang. Ma joue me cuisait et sa main emprisonnant toujours mon bras aussi. Je tentais de répondre quelque chose mais cela se finit en un remarquable : "Je... Mais il....déso...je...assu...Je ne.. lais pas..." Enfin bref un truc qui ressemblait de prêt ou de loin à une réponse profondément incorrect, un truc qu'il ne laisserait pas passer. Je ne savais pas quoi répondre. "Oui alors en fait je me suis endormis dans le parc et je viens juste de me réveiller je rentrais dans ma chambre?" Il allait me prendre pour un idiot pas capable d'inventer une excuse qui tienne la route. Mais c'était la pure et strict vérité. Alors il fallait bien tenter quelque chose. Prenant un ton repentant, je commençais à parler :

    -" Je me suis endormis dans le parc seigneur. Je retournais à ma chambre..."

    Pitoyable. Absolument pitoyable. N'importe quoi. Même un gamin de six ans aurait trouvé une meilleur tournure. Mais pas moi. Étrangement la peur et la crainte mêlé de respect que j'éprouvais pour Magister me faisait souvent perdre tout mes moyens dans ce genre de situation. Ou au contraire elles me poussaient à commettre des actes irréfléchis, voir franchement suicidaire.



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