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 A New Beginning [Phébounette]

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MessageSujet: A New Beginning [Phébounette]   Mar 25 Jan 2011 - 3:28

A New Beginning

FOR BOTH OF US

« Monday he woke up and hated life
Drank until Wednesday and left his wife
Thursday through Saturday lost everything
Woke up on Sunday miserable again
»

    Ça y était. L’inévitable s’était produit. Hier soir. Une cohorte de nouveaux Premiers Sortceliers était débarquée à Tingapour le matin même. Des gamins venus des quatre coins d’AutreMonde. Venus pour leur formation de Mage, voire de Haut Mage et, s’ils étaient assidus et persévérants (et doués), Très Haut Mage. Étant donné cette arrivée massive de Premiers, Lisbeth et Sandor avaient décrété que les Hauts Mages n’ayant pas de Premiers seraient obligés de se charger d’au moins un d’entre eux. Et lui… il n’avait pas fait exception. Jusque là, il avait évité de s’occuper d’un gamin ou d’une gamine. Ça ne l’intéressait tout simplement pas, même s’il savait que c’était une des (nombreuses) tâches d’un Haut Mage. La raison de ce refus était simple : il n’aimait pas les enfants. Et cela incluait les adolescents. Leurs visages rieurs, leur joie de vivre, leur immaturité… tout ça l’exaspérait. Et puis ça lui rappelait de mauvais souvenirs d’enfance. Lui, il avait toujours un visage de déprimé de la vie. Jamais un sourire. Jamais un éclat joyeux dans ses yeux. Juste deux puits noirs, profonds et silencieux. Mais les apparences étaient trompeuses. En vérité, il aimait la vie, il aimait vivre. C’est juste qu’il préférait vivre seul et qu’il répugnait l’idée de côtoyer une personne / créature. Donc, comme il était Haut Mage et que les missions qu’on lui confiait impliquaient bien souvent des sacrifices – en l’occurrence, sortir dehors et voir des gens – il ne souriait pas. C’était comme ça. Il n’avait jamais essayé de changer. Peut-être aurait-il dû. Pour faire revenir Mary, par exemple. Ou plutôt, pour essayer de la faire revenir. C’était vain, de toute manière. Il le savait. Tout était terminé, à présent. Avait-ce été de sa faute ? On pouvait affirmer que oui, puisqu’il préférait rester enfermé chez lui, pour faire ses propres trucs. D’un autre côté, si elle avait été assez idiote pour le quitter parce qu’elle ne l’acceptait pas tel qu’il était, c’était dommage pour elle. Bref, pour en revenir au sujet de départ, il n’aimait pas les enfants. À son avis, rien n’était plus destructeur que des enfants. Surtout une bande d’enfants bien soudés. Contre un seul. C’était bien plus fréquent qu’on pouvait le croire. Il était peut-être prémédité d’affirmer que les enfants étaient tous les mêmes. Mais il ne pouvait s’empêcher de généraliser. De les généraliser. On pouvait même dire qu’il se méfiait d’eux, ce qui était légèrement paranoïaque. En effet, comment des enfants pouvaient faire du mal à un adulte ? À un adulte Haut Mage, qui plus est ? N’empêche, il ne les aimait pas, point barre. Une peur, une crainte, pouvait-elle tout à fait s’expliquer ? Il en doutait.

    Hier soir donc, on lui avait annoncé qu’il serait affecté à une jeune fille – dont il avait oublié le nom. Il n’était évidemment pas le seul Haut Mage à devoir s’occuper d’un Premier. Ce qui a fait que dans la cour impériale de Tingapour, Maîtres comme Premiers avaient formé une foule compacte. Les Maîtres donnaient des rendez-vous à leurs Premiers pour le lendemain matin, parmi le brouhaha. Timmy, lui, était resté seul, à l’écart, dans son coin, une grimace boudeuse sur le visage. Les sourcils froncés, la tête baissée. Ça ne lui plaisait pas. Trop de monde. Ça l’horripilait. Accoté au mur, les bras croisés, il évitait les regards. Il ignorait où sa Première se trouvait dans la cohue. Mais il devait bien lui parler. Lui dire de le rencontrer le lendemain, pour apprendre à la connaître. Sauf qu’il n’avait pas envie de braver tous ces gens pour la dénicher. Il avait donc attendu. Peu à peu, les gens s’étaient dispersés, certains étaient même partis de la cour. Il l’avait alors aperçue. Il se souvenait de son visage enjoué lorsque l’Impératrice avait nommé son nom, suivi du sien. Grimaçant de plus belle (on l’appellerait sans doute Maître Grimace), il s’était décollé du mur et était allé à sa rencontre. Il avait serré les dents. Arrivé près d’elle, il avait baissé la tête vers elle et sans un sourire, lui avait dit : « Demain à 9 heures, au Terrassium ». Pas une salutation. Juste l’annonce d’une rencontre prévue pour le lendemain. Le Terrassium était une terrasse géante au sud de Tingapour, ouverte au public. On pouvait s’y rendre à pied ou en tapis volant.

    Ce matin, il avait opté pour la marche. Ça lui ferait du bien et le réveillerait. De toute façon, ce matin, ce serait surtout du blabla. Justement ce que Tim détestait. Mais il n’avait pas le choix. Il devait apprendre à la connaître, connaître ses forces et ses faiblesses. Voilà pourquoi il avait opté pour le Terrassium. L’endroit idéal pour les discussions. L’endroit qu’il évitait, normalement. L’homme marchait rapidement, tout en regardant défiler autour des tapis et autres engins volants non identifiés. Même si, à première vue, tout ça semblait désordonné, il en était tout autrement en réalité. Chaque tapis (ou autre) volait à une hauteur précise afin de ne pas percuter quelque chose. Il y avait aussi des vitesses à respecter. Mais les accidents étaient fréquents aussi, les tapis (ou autres) n’étant guère dociles. Timmy cligna de ses yeux éternellement fatigués. Il aurait dû, selon l’étiquette, se plier au code vestimentaire des Hauts Mages, soit porter sa robe de sortcelier personnelle. Mais il préférait porter une chemise noire ainsi qu’une paire de jean foncée. Il n’était pas en mission, après tout. Ne pouvait-il pas porter ce qu’il voulait ? Quant à sa tête… Coiffure toujours folle. Yeux cernés. Paire de lunette par-dessus, dans l’espoir bien chimérique de les cacher. Et rasage raté (va chez Sweeney, chéri : D). Il n’avait pas très fière allure. Bon. Il prendrait un café au Terrassium. Justement, il arrivait au lieu du rendez-vous.

    Une grande terrasse au soleil sur laquelle on avait éparpillé de petites tables et des chaises. Des gens buvaient un café en rigolant. Il remarqua aussi deux ou trois collègues, déjà en grande discussion avec leur Premier respectif. Ce ne serait pas son cas. Il n’aimait pas parler. Et cela, depuis toujours, enfin, depuis sa naissance. À l’entrée du Terrassium, il fit passer son Accréditation afin de pouvoir entrer. En effet, seuls les Omoisiens et leurs invités avaient accès à cet endroit. Une fois l’opération délicate accomplie, il promena son regard sur les clients présents. Sa Première n’était pas encore arrivée. Un coup d’œil à son Accréditation lui apprit qu’il n’était que 8h47. Treize minutes encore. Timothy soupira et alla au comptoir commander un café et un croissant. On lui servit le chaud breuvage dans un gobelet sur lequel on avait imprimé : « Commencez la journée avec un café ! » Vraiment quétaine. Il s’assit à une table, plus à l’écart des autres, et saisit le jourstal local. Le journal, à écran tactile, démarra lorsque l’homme posa son index dessus. Il fit tourner les pages, lisant les gros titres. « De nouveaux Premiers à Omois ». Ha, ha ; oui, il était au courant. Tout en lisant en diagonale l’article, il beurra de beurre son croissant et mordit dedans avec appétit. C’était délicieux. Il but ensuite une gorgée de son café, ce qui le réveilla peu à peu. Le Haut Mage tourna les pages du jourstal, puis tomba sur l’horoscope. Il regarda le petit texte correspondant à son signe magique, le Krakdent : « Vous avez peur de prendre des risques, mais aujourd’hui, vous aurez l’opportunité de changer ce défaut ». Il grogna de frustration. Comment ça, ce défaut ? Lire l’horoscope était vraiment une perte de temps totale et entière ! Il tourna avec humeur la page. Divers jeux intellectuels s’offraient à lui. À pleurer d’ennui. Ennuyé, il ferma le jourstal et termina de manger son croissant. Il lorgna un collègue, à deux tables de lui. Son Premier était avec lui. Tous deux semblaient bien s’entendre. Quelle chance. Il n’était pas certain que ce soit la même chose avec son élève. Des éclats de rire lui parvinrent. Il détourna carrément la tête. C’était trop. Comment pouvait-on être heureux en parlant avec quelqu’un ? Ça le dépassait. Il ne comprendrait sans doute jamais ce concept, disons. Ça ne le dérangeait pas le moins du monde.

    Timothy regarda son Accréditation : 9h05. Le temps passait vite. Et sa Première n’était toujours pas là. Il regarda autour de lui, sur le Terrassium. Non, il ne la voyait pas. Elle n’était même pas à l’entrée. Avait-elle été retenue ailleurs ? Si c’était le cas, par qui ? Et pourquoi ? La ponctualité était l’une première des choses à inculquer à un Premier. De plus, il n’aimait pas vraiment attendre après quelqu’un. Il se souvenait de la fois où Mary était arrivée en retard à un rendez-vous au restaurant, il y avait de cela une bonne dizaine d’années. Il n’avait pas émis de commentaires, mais s’était montré froid durant tout le repas. Enfin, inutile d’y repenser. Et puis en l’occurrence, impossible d’être froid. Il était le Maître de cette gosse. Maître Wallander. Il devait lui parler, même s’il se serait bien passé de cette tâche. Pensif, il se demandait comment il amorcerait la conversation. Que lui dirait-il ? « Tu es en retard ». Hum, assez direct. Et peu engageant. « Bonjour jeune fille, ça va bien ce matin ? » Cette fois, bien trop sympathique. S’il était sympa, elle y verrait là que l’autorité était quasiment inexistante avec lui. Ce n’était pas une très bonne impression. Mais si au contraire il était trop strict, le résultat final serait peut-être très près de la perfection. Toutefois, son élève serait-elle aussi motivée qu’au début de son apprentissage ? Il en doutait. La sévérité n’apportait pas la motivation. Et d’après ce qu’il avait pu en voir, elle était motivée. Il n’avait pas envie de détruire ses illusions. Enfin, pas tout de suite, huhu. Bon, il se contenterait d’une simple salutation, de préférence brève. Il voulut prendre une gorgée de café, les coudes impoliment posés sur la table, quand il s’aperçut d’une présence. En avant de sa table. Il leva les yeux. Elle était là.



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Familier : Nous n'avons pas besoin de ces bestioles, chou. Nous nous suffisons à nous-même.
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  • Plutôt élevé
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Dans le sac : Dans le sac ? Non mais tu rêves. Il est bien trop petit, le sac. Et puis d'abord, qu'est-ce que tu fais à fouiller dedans ?

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MessageSujet: Re: A New Beginning [Phébounette]   Jeu 27 Jan 2011 - 22:45

La vie est belle. C’est avec cette philosophie que Cassie avait l’habitude de se réveiller le matin. Philosophie qui avait été quelque peu ébranlé par sa rencontre avec l’homme dont elle serait la première sortcelière. Mais étant d’un naturel optimiste (trop, peut-être?), elle s’était vite reprise. Après tout, ce n’étais pas sa faute à elle si il avait une tronche de zombie. Peu frais, le zombie. Et très… euh… spécial. Il ne s’était approché d’elle qu’à la fin des présentations Maître-Premier, et uniquement pour prononcer six mots : « Demain à 9 heures, au Terrassium.»

Mots auquel, il faut bien l’avouer, elle n’avait pas pensé de toute la soirée. Non, elle était trop occupée pour cela. Occupé, tout d’abords, à chercher une bonne bouteille d’alcool de Miam pour la fête qu’elle et les autres premiers de 14 ans avait organisé (-13 ans non-admis.) Fête qui avait dut s’éterniser jusqu’à trois heures du matin. Et si elle, elle n’avait pas abusé de l’alcool (pour une fois!), ce n’était toutefois pas le cas de Terry. Savez-vous qu’elle quantité d’alcool doit absorber une fauvette pour se prendre une (grosse) cuite? Savez-vous le sentiment que ça fait quand votre familier à une grosse cuite? Ces deux questions trouvèrent cette nuit et ce matin une réponse. Et pas des plus agréables.

En bref, tous ces éléments combinés (fin de la fête à 3 heures, …) et le fait que, pour une fois, Brianna, du haut de ses 6½ ans, avait, pour la première fois en quatre années consécutive, décidé de ne pas jouer le rôle du réveil matin familial, elle avait manqué de se réveiller à l’heure du rendez-vous. D’ailleurs, elle l’aurait sûrement manqué si Mary, qui dormait à la maison, faute de pouvoir aller dormir chez un de ses copain (copain n’étant ici non pas employé au sens large du terme désignant toute les personne avec qui elle s’entendait bien, mais employé pour désigner toute personne étant tombé sous son charme,) ne l’avait pas réveillé en se trompant de pièce.

Suite à ce réveil manqué (à 8h47, argh!), elle s’était habillé en vitesse, démêlé les cheveux rapidement, tout ça en écoutant les plainte d’un oiseau alcoolique. Elle n’avait pas pris le temps d’enfiler sa tenue de sortcelière, préférant attraper les premières choses qui lui tombaient sous la main. En l’occurrence, un jean, et un débardeur orangé. Elle avait ensuite fourré dans son sac (rouge) les trois premières pommes qu’elle vit. Elle mangerait sûrement la première, donnerait la seconde à Terry et elles se partageraient la troisième. Ce qui constituerait peut-être son seul repas de la journée.

Ensuite, bah… Elle avait en bonne partie couru, pris à droite, à droite encore, à gauche, et enfin à droite avant de continuer tout droit. Puis, comme il faut s’y attendre, elle arriva devant le Terrassium. Elle manqua d’éclater de rire en se rendant compte que Terry ne supportait pas de voler après avoir abusé de l’alcool. Le vieux monsieur qui passait par la aurait manqué d’avoir une crise cardiaque si elle avait éclaté de rire. La mort du vieux monsieur, ambassadeur d’on ne sait où, aurait manqué de déclencher une guerre avec on ne sait où. Le résultat final aurait été que l’impératrice aurait pu agrandir sa collection de petit pays conquis. La vie est pleine d’occasion manquée.

Elle se précipita (mais pas trop vite quand même, sinon Terry n’aurait pas suivi et en plus, il fallait montrer son accréditation) dans le Terrassium. Tout d’abords, elle ne repéra pas son zombie. Mais il était impossible qu’il ne soit pas là, non? Étrangement, elle avait le sentiment d’être comme le lapin d’Alice au pays de merveille. Vouloir être ponctuel sans y arriver. Mais cette émotion passa quand elle aperçue le mage. Dans un coin sombre. Évidemment. La seule personne au monde à choisir l’endroit le moins lumineux une fois dans un des lieux les plus éclairé d’Omois. Toujours au pas de course, elle se dirigea vers lui. En chemin, elle aperçut de nombreuse personne qui avait participé à la fête d’hier soir. Et qui étaient arrivé à l’heure.
Son maître était là, en train de manger un croissant, tout en buvant un café et lisant le journal. Trois choses à la fois, bravo. Le temps de slalomer entre les tables pour le rejoindre, le croissant disparu. Elle arriva devant lui, un peu essoufflé. Elle aurait peut-être du manger la pomme avant de partir. Quant à ‘’lui’’, il buvait dans sa tasse de café. Qui, comme son nom l’indique, contenait du café. L’occasion parfaite pour arriver sans lui laisser le temps d’en placer une.

-Salut, désolé pour le retard! Ça va?
(elle jeta un coup d’œil au journal, sur la page de l'horoscope) Y’a quoi pour les bllls?

Tout cela dit très rapidement, en tirant une chaise et en ouvrant son sac d’où elle sortit une pomme et le petit couteau spécialement pour les éplucher. Et, naturellement, en souriant. (Mais pas le sourire commercial!)
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MessageSujet: Re: A New Beginning [Phébounette]   Sam 29 Jan 2011 - 21:20

    Une gamine blonde aux cheveux bouclés. Ah oui. Il se souvenait de son visage. Il avait toujours eu une excellente mémoire des visages et ce n’était pas pour s’en vanter. Mais pour les noms, c’était une autre paire de manches, comme on dit. Et là, avec sa Première, ça ne faisait pas exception. Bon, tant pis. Il lui demanderait ça plus tard. Là, elle faisait sa place, cette petite. Elle s’était tirée une bûche, comme on disait dans une certaine région du nord, sur Terre. À peine assise, elle ouvrait rapidement son sac rouge et en sortait… une pomme et un couteau ! Ah bon. C’était… vraiment léger comme petit-déjeuner. Évidemment, les choix culinaires de sa Première ne le regardaient en rien. Elle mangeait ce qu’elle voulait. Point. Ce n’était pas lui qui allait commencer à critiquer les goûts de tous et chacun. Oh non, loin de là. Autour de la fille volait (avec difficulté ?) un petit oiseau. N’étant pas fin connaisseur de ces volatiles, Timothy ne put mettre un nom au Familier, devina-t-il, de la jeune fille. L’animal lui fit penser à Eddy, qui traînait dans son appartement. Eddy, son propre Familier. En général, le Familier accompagnait toujours son maître. Dans le cas de Tim et d’Eddy, c’était différent. Ils étaient tous les deux indépendants et acceptaient avec plaisir une journée de solitude. Leurs « retrouvailles » n’en étaient que plus intenses en émotion. Actuellement, Timmy le savait, son chien dormait encore, roulé en boule sur la taie de son oreiller. D’une main, il frotta ses yeux cernés, espérant effacer sa fatigue – en vain. Puis but lentement une gorgée de son café qui le ravigota… un peu. Il esquissa ensuite un sourire (très) forcé pour répondre d’une voix un peu rauque, à force de ne pas parler souvent :


« Vous arriverez en retard et vous décevrez une personne. »

    Bien évidemment, ce n’était pas ça qui était écrit. Il l’avait inventé. Un moyen comme un autre de souligner son léger retard. Et son excuse le laissait froid. Quant à sa question, il n’avait pas envie d’y répondre. De toute façon, c’était pour la forme. Donc, il n’y répondit point. Et la blonde souriait toujours. Ça l’énerva. Il perdit le sien, même s’il était forcé. Retour à la case Départ, à la case « Je ne sourie pas ». Les gens qui lui souriaient lui semblaient toujours hypocrites. Avec lui, il était impossible de sourire. Impossible de vouloir sourire. Alors quand on semblait être heureux en sa présence, il était du coup méfiant. Il n’y avait qu’avec Eddy que ça ne faisait pas ça. Parce que c’était son compagnon de vie. Celui avec lequel il s’était lié il y avait… un bout, déjà. Bon, pour parler franchement, il y avait aussi eu Mary. Au début, avec elle, il s’était montré très naïf, croyant bêtement qu’elle pouvait le comprendre. Mais non. Elle n’y comprenait rien. Elle n’y avait rien compris. Pas compris son besoin de solitude. Croyant qu’il voulait être seul parce qu’il ne l’aimait plus, parce qu’il voyait quelqu’un d’autre. Alors que c’était totalement faux. Dès le premier jour, il s’était entiché d’elle, l’avait aimée. À la folie. Et voilà où ça l’avait mené. Il s’était tellement attaché à elle que… que lorsqu’elle l’avait quitté (pour quelqu’un d’autre, par-dessus le marché !), il avait cru en mourir. Il avait même cru devenir fou. Mais il s’était repris comme un grand et s’était plongé dans son travail de Haut Mage, espérant que ça passerait. Sauf ça n’était jamais passé. Il s’était menti à lui-même : il se disait qu’elle faisait partie du passé, qu’il l’avait oubliée, enterrée. Qu’il ne l’aimait plus. C’était un mensonge. En réalité, s’il pouvait la revoir… Si seulement… Bien sûr, des années étaient passées. Quoi ? Dix ans ? Peut-être même vingt. Pour lui, c’était encore comme si ça s’était passé hier. La connaissant, elle devait être avec quelqu’un. Elle était toujours en couple, cette Mary. Tout le contraire de son bon vieux Tim. Lui, il avait été si profondément affecté qu’il n’avait plus recherché l’amour. Pas qu’il s’y était intéressé avant. Mais à présent, l’amour, il s’en méfiait. Une autre chose dont il se méfiait.

    Mais bon. Inutile d’afficher une tête encore plus déprimée que d’habitude. Il chassa de son esprit sa Mary et son Eddy, puis se concentra sur l’instant présent. Pour la première fois de son existence, de sa carrière, il allait devoir éduquer une Première Sortcelière. Ça ne le réjouissait guère. Il ne savait pas trop comment s’y prendre. Il allait devoir lui enseigner les rudiments du combat. Magique comme physique. La cultiver sur l’histoire d’AutreMonde. Bref, faire d’elle une future Mage. Pour l’instant, il se proposait de faire les présentations. Le moment le plus moche, il est vrai. Il se souvenait de sa propre présentation à son Maître, il y avait de cela des années. Il avait dit d’une voix morne : « Je m’appelle Timothy. Je veux devenir Mage ». Très bref. De la part de sa Première, il s’en doutait, ce serait plus élaboré, plus étoffé. Sinon, ce n’était pas grave. C’était limite s’il s’en fichait. Connaître un être humain, c’était si peu important à ses yeux. Elle était une Première, il était son Maître. Fin de la relation. Certes, certains Maîtres entretenaient une relation quasiment amicale avec leurs Premiers. Et c’était correct. Mais pas pour lui. Il ne s’imaginait tout simplement pas aller au cinéma en sa compagnie, par exemple. Et puis, ça ferait… peut-être louche.


« Je suis Maître Wallander. Toi, tu es… ? »

    Il se tut, n’ayant guère envie de parler davantage. Il termina son café et posa sa tasse sur la table. Il enleva ses mains de celle-ci, les posant sur ses genoux. Vu comme ça, il avait l’air coincé. On sentait dès le premier coup d’œil qu’il ne se sentait pas à sa place. Et sa tête tristounette ne l’aidait pas. Ce qu’il taisait était clairement traduit par toute sa gestuelle, à savoir : je n’aime pas être ici, je n’aime pas parler et je ne me sens pas bien. Il suffisait de savoir observer et de ne pas se contenter uniquement des paroles. Certains individus le faisaient. Quand quelqu’un leur disait « oui » avec une grimace, ils prenaient vraiment cela pour un « oui ». Ils ne s’imaginaient pas qu’il pouvait y avoir une certaine réticence dans la réponse. Comme quoi certaines personnes sont vraiment peu observatrices. Avec amusement, il repensa à son Maître. Un vieil homme barbu – malheureusement aujourd’hui décédé – qui était très sensible. Dès la première conversation, il avait perçu les craintes, la peur de la foule de son élève. Il avait compris que ce dernier avait toujours été à l’écart, au début par obligation parce qu’on le rejetait. Ensuite par choix. Un enfant extrêmement complexé qui ne s’extériorisait pour ainsi dire jamais. Qui avait un mal fou à communiquer. Qui parlait en fait par sa gestuelle. Et qui avaient de très grands yeux sombres. En les regardant attentivement, on pouvait arriver à le comprendre. Ou pas. Son Maître y était arrivé. Et entre lui et Timothy s’était créé un lien indestructible. Ce n’était pas vraiment de l’amitié. C’était… davantage. Le père de Timmy était un bon père et aimait profondément son fils. Mais ce dernier se sentait davantage compris par son Maître. Il avait l’impression d’avoir eu un second père. À la mort de ce dernier, Tim s’était alors senti très seul.

    Il se demandait donc si entre lui et elle pouvait exister pareil lien. Il en doutait. La joie émanant d’elle prouvait son bonheur de vivre. Elle était… bien trop heureuse. Elle ne devait jamais avoir connu malheureux événements au cours de sa courte vie. Pas de décès dans son entourage. Pas de peines d’amour. Pas de rejets. Toujours ce satané sourire accroché au visage ! Il se ferait un plaisir de le lui enlever. Ou pas, il verrait bien. Quoi qu’il en soit, il avait la très forte impression que ça ne serait pas une partie de plaisir.



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MessageSujet: Re: A New Beginning [Phébounette]   Sam 26 Fév 2011 - 0:34

Il fallait avouer que l’homme n’avait pas l’air très enthousiasme. Il prit la peine de se frotter les yeux et de boire une gorgée de café (il est fatigué, le pauvre chou?), avant de se forcer à sourire. L’ennui, c’est que quand on se force à sourire, autant donner l’impression que c’est un vrai sourire. Parce que là… Mouais. Suite à cette parfaite démonstration de son peu de talent d’acteur, il déclara d’une voix (rauque et pas vraiment agréable, elle allait vraiment devoir endurer ça trèèès longtemps?) :

« Vous arriverez en retard et vous décevrez une personne. »


En temps normal, une personne se serait immédiatement découragé et/ou aurait pris la fuite. Pas elle. Il faut dire qu’elle avait l’habitude des personnes de ce genre. Enfin, un peu. Un peu pas beaucoup. Quoi qu’il en soit, elle ne perdit pas son sourire. Ce qui n’était franchement pas étonnant. Le jour où quelqu’un arriverait à lui faire perdre, les haricots auraient eu le temps de disparaître pour être remplacé par des litchis alien mutant mangeur de muffins. Ce qui n’était pas près d’arriver. Enfin, selon les jourstaux. Mais on n’est jamais sûr de rien. Quant à lui, le sourire disparut de son visage. Tant mieux. Avec un peu d’espoir, la prochaine fois qu’il sourirait, ce serait un vrai sourire. En fait, pas qu’un peu. Il faudrait beaucoup d’espoir. Énormément, même.

Elle détourna son regard, se désintéressant un instant de cette cause perdu, ‘’comment donné le sourire à un… dépressif, peut-être?’’. Le regard cherchant toujours l’attention de quelqu’un (je précise, c’est le regard qui cherche ça, pas la fille), il finit par croiser celui d’un garçon qui devait avoir environ le même âge (le même âge que la fille, les regards n’ont apparemment pas d’âge). Lui semblait être parfaitement à l’aise avec son maître, le chanceux. Il lui adressa un sourire (toujours à la fille) auquel elle n’eut pas besoin de répondre puisqu’elle souriait déjà.

Étrangement, elle se mit à penser à Mary. Sa tante lui avait déjà expliqué à quel point les garçons peuvent être cruels et vous tromper, et comment, quand un garçon se renferme sur lui-même, les risques pour qu’il vous trompe sont élevés. Elle lui avait dit aussi, après quatre années de vie amoureuse, il peut être difficile d’accepter de se séparer de l’autre. Même si c’est vous qui vous décidez à quitter l’autre quand vous sentez qu’il n’est plus à l’aise avec vous. Et comment, après une telle aventure, il est dur de recommencer à aimer réellement. Elle-même (Mary, pas Cassie, ni même le regard), n’arrivait plus à tomber dans l’amour fou, comme quand elle avait vingt ans. Tout sa ponctué d’un soupir de regret.

Le garçon lui adressa un signe de la main, signe auquel elle répondit. Évidemment. On ne laisse pas passer une telle occasion (tu vas taire ta nature perverse, sitouplaît, Muffy?) Le maître du jeune homme, il faut le préciser, remarqua l’inattention de son nouveau premier, mais ne sans formalisa pas. Tant mieux. Même qu’il adressa un sourire à la blondinette. Blondinette qui remarqua qu’il n’était pas mal, dans la trentaine, avec des cheveux brun et un agréable (très) sourire. Les sourires sont un langage universel.

« Je suis Maître Wallander. Toi, tu es… ? »


Elle recommença à le regarder, détournant à regret les yeux de cette agréable vision du premier et de son maître. Apparemment, sont maître à elle avait un nom. Ce qui n’était pas à proprement parler surprenant. Elle l’observa un instant, et remarqua avec surprise qu’il n’avait pas de familier. À moins qu’il ne soit pas là. Elle sourit (comme si elle avait arrêté un instant de le faire!), sortit une deuxième pomme (bah quoi?), et déclara :

«Je suis Cassie Williams! Ma mère et Mary ont insisté pour que je devienne première, il faut avouer que j’avais pas la moindre idée de ce que je voulais faire avant. Mais ça m’a l’air intéressant alors… Mais je vais quand même pas te raconter ma vie! Elle, s’est Terry, ma fauvette! »
Une question venait à se poser, en observant le visage de l’homme en face d’elle : Il venait d’assister au plus tragique des enterrements, ou quoi?

« C’est une impression ou tu ne voulais absolument pas de premier? Parce que tu pourrais quand même faire un effort et me donner l’impression que je ne suis aussi indésirable que ça en a l’air!»


Argh. Le coup est parti tout seul. Elle n’avait pas la moindre idée de dire ça avant de le dire. Elle se rappela cette phrase qu’elle détestait, ‘’Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler’’. Il faut dire qu’elle ne l’avait jamais respecté.

« Tu ne respectes pas non plus la phrase : Il faut réfléchir avant de parler.»
« J’ai pas de leçon à prendre d’un oiseau alcoolique.»

« Il a faim, l’oiseau, et il aimerait bien manger cette pomme que tu tiens dans ta main.»

Elle se rappela brusquement la pomme, qu’elle tenait mais avec lequel elle n’avait toujours rien fait. En l’observant, on pouvait se rendre compte que c’était une bien jolie pomme, parfaitement rouge d’un côté, d’une forme quasiment symétrique, et qui devait avoir obtenue le rôle de figurante dans Blanche-Neige. Le petit couteau à pomme, tenue d’une main de maître par celle qui le possédait trancha la pomme en son milieu, avant de découper en petit cube parfaitement égaux tout le reste de la pomme.
« Tient, mange.»
« Merci, oh maîtresse lumineuse de…»
« Tu vas te taire (notons qu’elle n’a pas exactement utilisé ce terme), mon trésor?»

Elle sourit à l’homme en face d’elle. Eh bien, comment il allait prendre son sourire après ce qu’elle venait de lui dire? Ce n’était pas sa faute si il lui arrivait d’être aussi impulsive, mais… Enfin bon.
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MessageSujet: Re: A New Beginning [Phébounette]   Mar 1 Mar 2011 - 3:27

    Sa Première Sortcelière, Cassie puisque tel était son nom, semblait… ailleurs. Pas « ailleurs » dans le sens « je me suis téléportée et je suis ailleurs, haha », mais plutôt dans le sens : « je suis dans la lune et / ou je me désintéresse de la conversation (d’une platitude extrême) que j’ai actuellement avec toi ». Assez sympa’, non ? En fait, l’endormi / le dépressif / le pas souriant s’en souciait guère. Lui non plus, ces présentations Maître / Premier ne l’enchantaient pas. Il s’en serait passé avec joie. À quoi ça servait, au juste ? Il sentait que cette discussion intérieure avec lui-même ne le mènerait à rien. Ah, si. À la conclusion qu’il devenait fou année après année. En effet, qui parmi vous, amis lecteurs, discutez avec vous-mêmes ? Rares sont ceux qui le font, sans doute. Bref. Cassie semblait regarder (et sourire en même temps) une table, voisine de la leur. Bon, c’est sûr, pas la table en elle-même, mais les deux personnes rassemblées autour de ladite table, hein. Parce que regarder avec une table avec autant d’insistance et avec un tel sourire… On pouvait se poser des questions. « Êtes-vous tablophile ? » faisait partie des questions susceptibles d’être posées, oui. Hum, et voilà qu’elle saluait quelqu’un de la main. Légèrement agacé par ces gestes inutiles, il regarda vers la table qui, de toute évidence, intéressait Cassie. Oh, surprise. Un gamin et son Maître. Tsst. Les amourettes de jeunesse étaient si innocentes. Sans avenir. Bien sûr, il pensait à une relation entre Cassie et le gamin, pas entre Cassie et le Maître dudit gamin, hein. En tout cas, ces trois-là semblaient bien s’entendre. Super, allez donc vous saouler ce soir dans un bar omoisien et allez ensuite… trip à trois ! Non, mais franchement.

    Heureusement, Cassie revint à Tim lorsque ce dernier déclina son identité. Bon dieu, il était temps. La jeune fille se prit une seconde pomme (un petit-déjeuner bien consistant, dites donc) et se présenta à son tour. Cassie Williams, donc. Tiens… C’était curieux. C’était la seconde fois de sa vie où il parlait à une fille portant le nom Williams. Bah, coïncidence. Il devait bien y avoir un tas de Williams à Omois, alors… Oui. Mais il y avait ce qu’avait dit l’adolescente. Mary. Elle avait une tante du nom de Mary. Mary Williams, sans doute. Ah… ah bon. Ça ne pouvait pas être… la nièce de Mary, là, qu’il avait devant lui ? Peu probable, lui objecta son esprit critique. À son souvenir (assez précis), Mary était brune et Cassie était blonde. Oui, mais ça existait, hein, les teintures et changements de physique du même acabit. De plus, toutes les filles d’une même famille avaient rarement toutes la même couleur de cheveux. Super, le voilà confus. Il fronça les sourcils. Hum, comme ça, de l’émotion paraissait sur son visage habituellement impassible. Enfin, impassible… Déprimé serait le mot le plus juste. Il jeta à peine un regard à l’animal volant, nommé Terry. Pas grave, ce n’était pas important. Il fut soulagé d’avoir laissé Eddy à la maison. Le chien n’aurait pas aimé l’oiseau. Il s’efforça de respirer normalement. C’était incroyable… D’un autre côté, cet entrain tout joyeux, ce sourire heureux… Tout ceci lui était familier. Il ne se l’expliquait pas. Il n’en était même pas certain. C’était une intuition, comme ça. Une impression. Parlant d’impression, sa Première en avait toute une à son sujet. Et pas une petite, à part de ça ! Comment osait-elle lui parler sur ce ton, d’abord ? Bonjour la politesse ! Et puis… On pouvait presque appeler cela un affront ! … Bon, sérieusement. Ça, c’était ce qu’un Haut Mage dit « normal » aurait pensé. Sauf que Timothy n’en était pas un. Alors il haussa les épaules avec un léger sourire en coin d’excuse. En fait, elle comprenait sacrément vite, cette petite. Les gens pensaient souvent, à tort, qu’il n’aimait pas ses interlocuteurs. C’est juste qu’il n’aimait pas parler, ni fréquenter des gens. Mais ça ne voulait pas dire qu’il haïssait lesdits gens pour autant. Bref, il se comprenait sur ce chapitre-là. Et là, en l’occurrence, eh bien Cassie avait saisi l’affaire de A à Z. Eh non, il n’en voulait pas, de Première. Il aurait préféré rester chez lui, pour faire… eh bien, autre chose que de parler à une gamine de quoi ? Douze ou treize ans ? Il fut tenté de répliquer sur un ton faussement joyeux : « C’est exactement ça, merci de l’avoir compris si vite, Cassie ! Sur ce, je m’en vais, bye! ». Mais bon, il ne pouvait pas faire pareille sottise. Il devait accomplir son devoir jusqu’au bout, à savoir poursuivre cette conversation, que cela lui plaise ou non. Elle donna à manger à son oiseau, puis revint à lui, toujours aussi souriante. Une petite insolente. Un Haut Mage normal se serait emporté. Pas Timothy. Au contraire, il émit un petit rire (sans joie) puis répondit :

    « Non, tu as bien compris mon sentiment, Cassie. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On continue ou on se quitte pour toujours ? »

    Bien évidemment, la seconde option n’était pas réalisable. Lisbeth elle-même les avait « matchés » ensemble. Ils ne pouvaient pas être jumelés à une autre personne. En fait, il avait tout simplement voulu faire de l’ironie. Pas très drôle, il l’accordait, mais c’était mieux que de fulminer en silence, comme certains de ses collègues l’auraient sans doute fait. Alors oui, il avait un peu le sens de l’humour. Ça ne paraissait pas en voyant sa tronche. Mais les apparences n’étaient-elles pas trompeuses ? C’est sûr qu’il n’était pas un larron en foire, mais il n’était pas un vieux grincheux. Il ne souriait pas (souvent), mais ne passait (perdait) pas son temps à râler pour rien. Enfin. En y repensant, le « on se quitte pour toujours » était peut-être trop théâtral. Et… ambigu. Ce n’était pas son intention, mais en y repensant, t’sais… En outre, Mary revenait gambader dans ses sombres pensées. Ah, slurk… Sa Mary, sa Mary qu’il n’avait pas su rendre heureuse après la première année de vie passée ensemble. Ils étaient heureux, du moins en apparence, mais déjà, l’homme de la maison était plus distant. Il passait ses nuits à vagabonder dans les rues désertes, pour échapper au tumulte du centre-ville. Il en avait besoin. Les choses n’avaient plus jamais été claires entre eux après la première année. Parmi leurs nombreuses engueulades, surtout nombreuses vers la fin, elle s’était une fois mise à crier / pleurer qu’il la trompait avec une autre. Et clac ! Elle claqua la porte. Il n’avait jamais compris pourquoi elle lui avait reproché une telle illusion, un tel mensonge. L’infidélité n’était pas son truc. Bien sûr, la nuit, il croisait la route de quelques dévergondées peu fréquentables. Mais jamais l’envie ne lui avait pris de coucher avec l’une (ou plusieurs) d’entre elles. De toute manière, avec ces putes à moitié conscientes de qui les fourrait, ce n’était pas vraiment de l’infidélité. Leurs services n’étaient pas gratuits. Et puis, tout ça, c’était passé, fini, classé, enterré, brûlé, tout ce que vous voudrez sauf oublié. Lui, en tout cas, n’avait pas oublié. Et ça le rongeait toujours autant que le jour où elle l’avait laissé. Ses mots à elle, larmoyants, avaient formé un étau autour de son cou à lui. Il n’avait su dire un mot. Il s’était contenté de bouger la tête de droite à gauche, de gauche à droite. Hébété. Confus. Refusant d’y croire, sous le choc. Niant la dure réalité. Puis, elle avait ramassé quelques trucs lui appartenant, lui laissant l’appartement et toutes ces futilités matérielles. Et s’en était allée. Quelques semaines plus tard, il l’avait revue au Cinémagique. Il entrait. Elle sortait. Leurs yeux s’étaient croisés, sans plus. Mais au moins, il avait pu constater qu’elle n’avait pas quitté Tingapour. Ou, du moins, y venait pour aller voir des films. Actuellement, il ignorait où elle se trouvait. Il ignorait si elle avait trouvé un autre pauvre type dans son genre. Il ignorait si elle allait bien, si elle était heureuse. Il ignorait tout. Et le pire, il ignorait s’il voulait le savoir. Il ignorait si ça allait le rassurer, de le savoir, ou bien le faire souffrir.

    Il remarqua qu’il avait perdu derechef son sourire, en revenant à la réalité. Lui qui avait mentalement reproché à Cassie son inattention n’était finalement pas mieux. Jadis, à chaque fois qu’il repensait à tout ça, il était toujours sur le point de fondre en larmes. Pas très viril. Mais bon, le cacher, essayer de le faire, relevait de l’exploit. Et puis, comme le chantait avec émotion Robert Smith, « boys don’t cry ». Toutefois, aujourd’hui, il était capable de demeurer impassible. En apparence, en tout cas. Parce que ses yeux le trahissaient toujours, enfin, ceux qui y prêtaient attention savaient qu’il souffrait. Mais combien de gens comprenaient une telle douleur rien qu’en lisant dans les yeux d’un homme ? Fort peu. Il soupira. Puis balaya avec douceur la tasse et l’assiette pour se faire de la place. Il mit ses coudes sur la table (pas bien élevé, hein !) et se massa le front d’une main. Pourquoi fallait-il qu’il y repense ? À chaque fois c’était dur. Il n’y avait pas resongé depuis quelques semaines, peut-être quelques mois. Et là, en l’espace de quelques minutes, il revivait tout. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il s’excusa auprès de sa Première :

    « Excuse-moi, je ne devrais pas être aussi inattentif. Ni te témoigner aussi peu d’amabilité. (Il grimaça : ) Mais apparemment, on n’a pas le choix de travailler ensemble. (Il pointa de la main alors la pomme qui servait de repas à Cassie : ) Et parlant de travailler, je te conseille de manger davantage lors des jours d’entraînement »

    Il voulait surtout changer de sujet de conversation et ne pas s’attarder sur son manque criant de motivation. Mais le fait qu’elle mange si peu l’intriguait. Pour l’avoir lui-même vécu, il le savait : à cet âge-là, on avait tout le temps faim. Alors quoi ? C’est sûr que ce n’était pas un détail primordial, mais ça pouvait avoir son importance. Là, ce n’était pas un jour d’entraînement, comme il disait, donc ce n’était pas grave si elle ne se gavait pas. Mais manger était important. Ça donnait des forces. Et pouvait faire toute la différence lors d’un combat au corps à corps. On a beau être musclé, entrainé, mais ça ne sert à rien si on n’a pas pris notre petit-déjeuner ! Bon, super, il était parti pour être le porte-parole des Petits-Déjeuners d’AutreMonde…



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Age du personnage : Nous en avons dix-sept, désormais...

Familier : Nous n'avons pas besoin de ces bestioles, chou. Nous nous suffisons à nous-même.
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Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Métier... Tssss.
Dans le sac : Dans le sac ? Non mais tu rêves. Il est bien trop petit, le sac. Et puis d'abord, qu'est-ce que tu fais à fouiller dedans ?

Affinités : ~ Oh wanna dance with somebody
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MessageSujet: Re: A New Beginning [Phébounette]   Mer 6 Avr 2011 - 2:00

[Moi je discute parfois avec moi-même… je suis folle, alors?]




Le truc bizarre pas complétement identifié qui déclarait appartenir à l’espèce humaine et porter le nom de Timothy Wallander semblait… confus, peut-être? Pourquoi? À vrai dire, trouver la réponse de cette question n’était pas la préoccupation numéro 1 de Cassie. Elle avait de nouveau jeté un coup (très rapide, hein!) au garçon, et maintenant, elle tentait de lire sur ses lèvres ce qu’il était en train d’articuler tout doucement, sans trop s’attarder sur le fait que la bouche qui articulait était particulièrement bien dessiné, et qu’elle faisait merveille dans un visage tout aussi bien dessiné, avec le vert particulièrement vif de ses yeux, et des cheveux châtain clair possédant des mèche rousse, doré sous certains angles, avec des mèches plus foncé aussi…
D’accord. Elle le regardait peut-être un peu plus longtemps qu’un petit coup d’œil.

Et pendant ce temps, Timmy (après tout, elle pouvait bien se permettre de l’appeler comme ça, non? Timothy, c’est beaucoup trop long) semblait sortir d’une longue réflexion. Étrangement, un sourire, très petit, mais beaucoup mieux réussi que les précédents, apparut sur ses lèvres.

Lèvre qui ne valait absolument pas la peine d’être regardé avec la même admir… fascin… le même intérêt que les lèvres d’un certain jeune homme.

Mais bon, passons ce détail. Et débarrassons-nous de l’image dudit garçon (cette remarque est valable aussi bien pour Cassie que pour la fille derrière l’écran!)

Le légendaire Timmy du Loch Ness… Enfin, d’Omois, eu ce qu’on aurait pu appeler un rire, sauf qu’il manquait à ledit rire ce qui fait qu’un rire est un rire (je vous soûle avec le mot rire, non?), c’est-à-dire l’énergie du rire, le bonheur du rire, la joyeuseté du rire, ou, si vous préféré ; La joie qui rend un rire heureux.

Le cerveau particulièrement entrainé de Cassie pour décoder les signaux qu’envoyaient les personnes qui se trouvait en sa compagnie lui signala que Mister Wallander s’apprêtait possiblement à parler :

« Non, tu as bien compris mon sentiment, Cassie. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On continue ou on se quitte pour toujours ? »

Évidemment, Cassie aurait dû trouver une réponse à cette question. C’était dans la logique même des choses. Seulement, le cerveau de la jeune fille ne devait agir de façon normale. Parce que ce fut une question qui lui vint en tête après la déclaration de son… maître.

«Vous avez cassé avec une femme combien de fois exactement dans votre vie? Parce que la technique que vous employez et tout simplement nulle.»

Évidemment, elle ne le dit pas à voix haute. Être insolente passait encore, mais ce n’était peut-être pas totalement de l’insolence. C’était quelque chose de plus… différent.

Et puis, elle ne devait pas être trop méchante! Imaginons que la cible assise sur la table… enfin, plus sur la chaise que sur la table en elle-même, puisse écouter, ne serait-ce qu’une seconde sa réponse.

Il ne fallait surtout pas qu’il se fasse une mauvaise opinion d’elle. Mais n’y pensons plus. Après tout, elle se l’était promis, de ne pas y penser.

Pas avant le rendez-vous qu’il lui avait donné, pour tout à l’heure. Tout à l’heure, c’est-à-dire à onze heures. Du soir, bien sûr.

Vous vous attendiez à quoi?

Puis, après que son cerveau se soit débarrassé de toutes les idées bizarres qui y avaient fleurie en peu de temps, elle s’intéressa de plus près au propos de Timmy.

Propos complètement irréalisable, du moins la seconde option l’était. Peut-être que le Tim s’en était rendu compte et avait, profondément enfoui à l’intérieur de lui-même, quelque chose qui ressemblait à de l’humour
Mais en même temps… Missieu t’es-tu au courant de l’ambiguïté de c’que tu dis? Parce que… bordel, elle n’était pas une pute des quartiers chauds d’Omois qui demande à son client si il est à l’aise dans son… Bon, ce n’était pas les propos qu’une jeune fille de bonne famille devait se tenir. Même dans sa tête.

Surtout dans sa tête.

M’enfin, il la prenait pour quoi, son imbécile de maître!

Il fallait vraiment qu’elle se calme.

Obligatoirement.

C’était critique, elle n’avait pas envie d’hurler sous les yeux du garçon de la table d’en face.

Et puis, elle s’emportait peut-être un peu vite. Après tout, Timothy était peut-être trop… pas assez… enfin, ne savait pas vraiment ce que sa première pouvait penser à cet instant.

Toujours dans sa leçon de self-control, elle réussit à se forcer à admettre qu’après tout, l’homme ne pouvait pas connaître les sujets qui provoquaient sa nouvelle première.

Tout d’abords, le sujet abordé un peu plus tôt. Ensuite, son alimentation. Puis, ses fréquentations. Non pas que celles-ci soi mauvaises, mais elle ne supportait pas le baragouinage des adultes qui trouvent toujours à protester sur plus jeune que sois.

Elle releva la tête et sortit de ses réflexions. Elle gardait en permanence l’ombre d’un sourire sur ces lèvres, elle n’eut donc pas besoin d’en créer sur mesure à l’instant.

Timmy, lui, avait perdu son sourire. Lui aussi était dans ses pensées. Eh bien, ils allaient faire un couple… Non, hors de question d’utiliser ce mot pour désigner son maître… ils allaient faire un duo de penseur.

Apparemment, les pensées de Timmy n’étaient pas les plus agréables… Mais elle était trop en rogne contre lui pour y prêter une réelle attention. En même temps… Cassie restait Cassie, et elle était tellement habituée à décoder les émotions des autres qu’elle ne put s’empêcher… bon, elle ne pouvait pas deviner le sujet exact qui tracassait son maître, mais elle pouvait au moins deviner qu’il y en avait un.

Soupir de l’homme qui vient de replonger dans la réalité. Et, surprise suprême, excuse de sa part. Ce n’était absolument pas ce genre de chose qu’elle s’attendait de sa part.

« Excuse-moi, je ne devrais pas être aussi inattentif. Ni te témoigner aussi peu d’amabilité. (Il grimaça : ) Mais apparemment, on n’a pas le choix de travailler ensemble. (Il pointa de la main alors la pomme qui servait de repas à Cassie : ) Et parlant de travailler, je te conseille de manger davantage lors des jours d’entraînement »

Elle se retint de grincer des dents. Non, c’était pas vrai. Il y avait tellement de hauts-mages à Omois, pourquoi était-elle tombé sur lui? Pourquoi (c’est la vie, ma chérie)? En même temps, il lui paraissait quelque peu plus sympa, mais... Il fallait à tout prix qu’elle trouve quelque chose à dire, changer de sujet, urgence! Et elle déclara, avec un sourire un peu plus forcé que d'habitude:

«Timmy, t’es absolument pas doué en relation humaine, non?»


Bon, ce n’était pas vraiment ce qu’elle voulait dire. Pas du tout du tout, même. Et puis, depuis quand elle l’appelait Timmy?

«Enfin… euh… j’imagine que… Bon, bref, je suis désolé de dire souvent des chose avant de prendre le temps d’y penser… mais…»


Argh. Ce qu’elle disait n’avait aucun sens. Littéralement aucun sens. Elle respira un bon coup, et souri :

«D’habitude je me débrouille mieux pour dire les choses, j’espère que ça ne te dérange pas. »

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MessageSujet: Re: A New Beginning [Phébounette]   Mer 27 Avr 2011 - 4:02



Le regard perdu au loin, sa Première ne semblait pas vraiment l’écouter. Ces jeunes… toujours lunatiques ! Il ne l’en blâmait pas trop non plus, car lui-même n’aimait pas écouter parler quelqu’un et préférait se plonger dans ses pensées. Le silence se prolongeait. L’homme l’apprécia à sa juste valeur. Il songea à la première « leçon » qu’ils auraient ensemble. Certes, l’apprentissage de la magie était inutile puisque c’était en quelque sorte inné chez les sortceliers. Toutefois, il ne fallait pas croire que tout était si facile. Il fallait que tu t’entraînes. Sinon, tu crevais. Pour sa part, Tim allait s’entraîner au moins une heure par jour, tant physiquement que magiquement. Quand il était enfant et adolescent, il négligeait ses séances, car s’écraser devant son écran de cristal à s’user les yeux était bien plus intéressant. Mais une fois devenu Haut Mage, il décida de prendre sa vie en main. Il alla au grand gym de Tingapour et débuta son entrainement. Au début, c’était très éprouvant mais au fil des mois, il devint nécessaire pour lui de dépenser des calories chaque jour. En plus d’améliorer sa condition physique, ses entrainements allaient l’aider pour ses diverses missions de Haut Mage. En effet, combien de fois avait-il dû courir pendant des dizaines de minutes, poursuivi par d’immondes créatures ? Il avait tenu le coup et était encore vivant. Quant à ses entrainements magiques, ils consistaient à faire usage de sorts, certains simplets d’autres complexes dans le but de s’améliorer. Cela aussi lui était très utile. Il apprenait à psalmodier de lyriques incantations qui avaient parfois davantage d’effets.

Cassie releva la tête et lui sourit. Encore. Quelle petite hypocrite. Il se doutait bien, avec l’insistance qu’elle portait à une certaine personne près d’eux, qu’elle détestait être là. Dans ce cas, ils étaient deux. Lui aussi, il ne l’aimait pas beaucoup, cette gamine. Tout en elle l’énervait. C’était une adolescente superficielle comme une autre, qui ne connaissait rien des difficultés de la vie. Elle niait la dure réalité, une totale hédoniste. Mary aussi était comme ça. Une vraie optimiste. Un temps, il avait naïvement cru qu’elle allait pouvoir le changer. Mais… non. Game over. Try again. Sa joie de vivre n’avait pas été suffisamment contagieuse. Tim avait pourtant essayé. De toutes ses forces. Néanmoins, on ne changeait pas une phobie du jour au lendemain. Dès qu’il mettait le nez dehors, il perdait son sourire et angoissait à mort. Il aurait pu lâchement abandonner, mais Mary l’avait encouragé avec amour. Alors, il avait fait des efforts. Malheureusement, il baissa les bras le jour où sa relation avec Mary Williams s’acheva. Il n’avait pas cru bon de faire des efforts de sourire si c’était vain. Pour qui aurait-il souri ? Il n’avait personne qui ne faisait attention à lui de toute façon.

Puis, la jeune fille prit la parole de façon tout à fait odieuse. Oh, la petite insolente ! La petite garce ! Ses propos étaient fondés, certes, mais se faire dire ça en pleine face avait quelque chose de particulièrement humiliant, surtout de la part d’une simple Première Sortcelière ! En plus, comment l’avait-elle appelé ? Timmy ? Ridicule ! Et les conventions entre Maître et Premier ? Cassie était donc une rebelle ! Parfait ! Si elle voulait jouer à ce jeu-là, elle perdrait. Il était bien plus puissant qu’elle et de plus, lui était supérieur puisqu’il était son Haut Mage. Si elle faisait de telles manières, cela ne ferait que prouver sa mauvaise éducation, voilà tout ! Les parents ne savaient plus éduquer leurs enfants, c’était aberrant ! Elle reprit son souffle et termina sa petite tirade avec un sourire des plus agaçants. C’en était assez ! Qu’est-ce que cette chipie croyait ? Que parce qu’il avait l’air d’un endormi vingt-six heures sur vingt-six, il n’avait pas de caractère ? Grave erreur ! Il était très dissipé. Il pouvait se mettre facilement en colère. Cassie allait en avoir la preuve. Dommage qu’ils soient dans un endroit public. Avoir été seuls, la gamine s’en serait prit plein la gueule. Tant pis, il allait falloir se contenter de mots. Il allait attirer l’attention, mais il s’en fichait bien ! Furieusement, le Haut Mage serra les poings. Il en abattit un sur la petite table en laissant échapper un cri d’exaspération. Le meuble sursauta. Le colère de l’homme grimpa. Les yeux terribles, il beugla :


    « Va falloir te débrouiller mieux que ça alors, petite ! Je suis ton maître et tu me dois le respect ! Et puis si t’es pas contente d’être là, t’as qu’à t’en aller, ça m’est bien égal ! Moi aussi, tu sais, j’ai été contraint d’être là ! »


Il se retint de ne pas balancer la table sur Cassie, mais cela aurait été de trop. Autour de lui, un silence total accueillit son courroux violemment exprimé. Énervé, il les regarda un à un, son agoraphobie envolée. Il les fit sursauter en ajoutant brusquement :

    « Qu’est-ce que vous regardez, vous autres ? »


Marmonnant, les gens se mirent à chuchoter comme des conspirateurs. Roulant les yeux, Timothy se replaça sur sa chaise. Il se calma peu à peu et lorgna Cassie du coin de l’œil. Si elle s’en allait, ce serait parfait. Il n’aurait plus à lui reparler et ce serait génial. Respirant plus normalement, il attendit sa réaction. Il n’allait certainement pas s’excuser. Sa furie était légitime. Il connaissait des gens qui auraient fait pire que crier. C’était à elle de lui demander pardon, point. Leur relation n’était pas très bonne, mais ce n’était pas vraiment de sa faute si elle était autant insolente. Croisant les bras, l’homme attendit.


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