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 Rencontre entre oiseaux, acte un, scène un [PV]

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Wanda


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Age du personnage : Vingt-deux ans. Elle dit.

Familier : Bloups.
Couleur de magie : Plouf.
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Conseillère technique en explosif et mécaniques, vendeuse d'arme avec permis.
Résidence : Un appart avec son frangin.
Dans le sac : De l'engrais chimique, du charbon et du souffre. Un sachet de sucre aussi.

Affinités : Ariel ! ♥ Arielarielarielarielariel. Ariel. ARIel. AriEL. aRiel. arIel. ariEl. arieL. Leirariel. Aririel, Aelri. Elari. Elria. A-ri-el. ARIEL. A-r-i-e-l. Ariiel ! Arieeeel ! -> Son frangin. C'est beau la famille. (surtout quand ça vire à l'obsession.)


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Surnom: Cass' ♥
Age du membre: Six moiiiiis ! 8D
Vos autres comptes: . . . En cours de création ♥


MessageSujet: Rencontre entre oiseaux, acte un, scène un [PV]   Sam 4 Juin 2011 - 4:58

Elle marchait. Silencieusement, doucement, presque aussi légèrement que le pas d’un oiseau. Un bel oiseau blanc, au poil duveteux, ou peut-être encore une oie sauvage. La même dignité dans le port de tête, le même silence, le même air, présent, juste là, et à des milliers de kilomètre, complètement incompréhensible pour le commun des mortels.

Et avec ce… quelque chose. Ce quelque chose étrange, qui attire ou repousse tout être croisant le regard de cet être. On pouvait le retrouver ailleurs, ce quelque chose.
On le retrouvait sans problème dans le regard d’un oiseau, d’un tout petit oiseau, à qui, cruellement, on a brisé les ailes.

Incapable de s’envoler, de retrouver son élément, le voilà coincé dans un monde lourd, dur, où seul la mort l’attend. Et ce petit, tout petit être en est parfaitement conscient. Ses yeux trahissent à la fois son envie de vivre, et son envie d’être achevé. Il veut s’envoler, il veut s’enterrer. Il veut se réveiller, il veut s’endormir. À jamais.

Et le voilà, notre petit oiseau, qui marche silencieusement, doucement, si légèrement. Et tout doucement, contre sa jambe se cogne régulièrement une boîte. Pas trop longue, d’une forme étrange. Certain y reconnaîtront l’étui d’un violon.

Un bel étui noir, en cuir. Son contenu était plus intéressant encore. À l’intérieur se trouvait en effet un violon. Vieux et abîmé, diront certains, incultes. Superbe, vibrant sans problème et… et… Les mots nécessaires à la description dudit violon n’existent pas. Quoi qu’il en soit, c’était une rareté, une beauté incroyable, un… un… En effet, les mots n’existent pas.

L’oiseau est blanc, tout vêtu de blanc, sauf cette tache rouge sur son corps. Un manteau grenat, tout simplement. L’oiseau arrive dans un parc. Peut-être par hasard.

Peut-être pas

Étrangement, ses pas le guidèrent, ou peut-être est-ce lui qui guida ses pas, vers, non pas le centre du parc, mais son extrémité ouest. Là, un homme se tenait. Peut-être étais-ce lui qui avait guidé l’oiseau jusque là, inconsciemment. Lui aussi, était un oiseau. Un bel oiseau qui attire les foules. En effet, une petite troupe les entourait. L’oiseau chantait. Un rossignol.

Dans ses mains, une clarinette. Il en jouait bien. Très bien, même. Doucement, l’oiseau blanc posa son étui. L’ouvrit, doucement, tout doucement. Le violon sorti de son écrin, comme une perle rare sort du sien.

Délicatement l’oiseau posa son instrument sur son épaule. Et commença à chanter. À jouer. Le rossignol et son… sa partenaire, commencèrent doucement, tout doucement, à jouer en duo.

Le doux gémissement de la clarinette accompagnant l’entraînant chant du violon.

Le public poussa des cris de joie, persuadé que la rencontre était prévue.

Non. Ce n’était pas le cas. Jamais les deux instrumentistes n’avaient pensé se rencontrer.

Mais c’était arrivé. Et ils en étaient heureux.

La rencontre dura longtemps. Mais comme toutes les bonnes choses, elle finit par… finir. L’homme rangea sa clarinette, la femme son violon. Ils ne cherchèrent même pas à se connaître. Ils n’en avaient pas besoin. Ils avaient été partenaire un instant, uni d’un lien que même le temps ne pouvait détruire.

Tous deux savaient s’envoler.

L’oiseau blanc repris sa route. Avec l’ombre d’un sourire sur les lèvres. Elle se posait tellement de questions… En si peu de temps, elle avait toutes trouvé une réponse. Elle savait désormais parfaitement qui elle était. Personne ne pourrait lui enlever ce qu’elle savait, maintenant.

Qui était-elle?

Kerrydwen. Kerrydwen Mildway. C’était ça son nom et son prénom.

Mais ce n’était pas elle.

Elle était beaucoup plus complexe qu’un simple nom.

Trop complexe pour que vous la compreniez.

Et où se rendait-elle?

Ça aussi, c’était sûr.

Elle se rendait chez un ami

Un très vieil ami, qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps. Depuis… qu’elle avait quitté Omois en catimini, et qu’elle s’était fait accusé d’avoir assassiné l’impératrice.

Quelle idiotie! Non mais vraiment!

Elle aurait quand même pu éviter d’attirer les soupçons après le crime.

Ce n’était pas la question du jour, il y avait longtemps que son premier meurtre avait quitté son esprit. Dans sa vie entière, elle n’avait tué que six personnes. Mais le seul crime qu’elle ne regrettait pas, c’était bien celui-là.

Voilà plusieurs années qu’elle n’était pas venu dans la ville qui l’avait vu naître. Que de chose avait changé en plusieurs siècles, pour les elfes comme pour le reste des habitants de la cité. En bifurquant dans une rue qu’elle n’avait pas oublié depuis les siècles, elle se remémora à quoi ressemblait sa vie, cette rue, ses amis, à l’époque.

Il y avait constamment une odeur de brûlé, dans les quartiers pauvres et dangereux. Il était déconseillé de sortir le soir, pour les enfants comme les adultes, car il y avait un double risque, celui d’être arrêté par un agent ou par celui recherché par dudit agent.
Seulement, c’était le soir qu’elle trouvait le plus de client pour sa mère. Enfant, elle ne comprenait rien du travail de sa mère, mais là n’était pas le problème. Elle avait cessé d’être une enfant à sept ans.

Le jour où sa mère avait dut repousser un client trop… vindicatif. Elle se rappelait sans mal le nom de cet homme. Enfin, ce n’était pas un homme. Non, il avait de l’elfique et quelque chose d’autre, qu’elle n’avait pas identifié. Quelque chose qui, elle s’en rappelait douloureusement, donnait à sa peau une teinte sombre et à ses cheveux une couleur… auburn.

La même couleur de cheveux que les siens.

Plus tard, et cette fois se fut une nausée qui manqua de la prendre, elle était devenue… l’amante de cet homme.

Elle chassa ses souvenirs de son esprit. L’idée que certain avait d’elle était sûrement beaucoup plus plaisante. Ceux qui l’avaient connu se rappelaient d’elle comme d’une comédienne. Versé dans le lugubre et le tragique, excellente actrice. Son dernier et préféré rôle sur scène, celui de Jocaste.

Mère et amante d’Œdipe.

C’est étrange comme le destin et le théâtre font bien les choses.

Mère et amante.

Que ce serait-il passé si les rôles et l’histoire avaient un tout petit peu été changer?
Si Jocaste n’était plus la mère, mais la fille d’Œdipe?

Eh bien, dans ce cas-là, elle se serait sûrement appelée Kerrydwen.

Elle retint des larmes, amère, qui voulait inonder son visage. Elle ne pleurait pas, ne pleurerait plus, et ce, depuis longtemps. Depuis la mort de sa mère.

Le bruit du verre brisé lui fit retrouver la réalité de l’instant présent. Ses pas l’avaient amené dans ce lieu, si semblable et si différent, près duquel elle avait passé toute son enfance.

Les habitués du quartier la regardaient. Ce n’était pas tous les que quelqu’un de nouveau venait, et ce n’était généralement pas sans raison secrète.
Un homme, plus particulièrement, l’observait. Il était entouré de deux enfants, un tout petit et un plus vieux. Leurs regards se croisèrent.
Puis, celui de l’homme continua son chemin sur ses cheveux attaché, sa cicatrice, sa tunique blanche, et ses pieds nu.

Chacun des éléments qui composer la jeune femme lui arrachèrent un haussement de sourcils surpris.
C’était une elfe, mais sa peau était foncé.
Elle semblait jeune, mais paraissait aussi avoir déjà beaucoup vécu.
Ses cheveux, attachés à la grecque.
Sa tenue, aussi semblait d’origine de la grecque antique.
Elle semblait riche, mais aucun riche ne se balade dans les quartiers pauvres.
Elle semblait riche, mais aucun riche ne marche pieds nu.
Elle semblait riche, mais aucun riche n’arbore une cicatrice du même genre que celle sur sa joue.

Il finit par arrêter de la dévisager pour plonger son regard dans le sien. Ce qu’il y vit du lui plaire, car il de désintéressa d’elle pour s’occuper de ses enfants.

Elle, elle continua sa route. Le simple regard d’un passant ne saurait la détourner du lieu où elle voulait aller. Elle finit par parvenir dans une maison.

Plutôt grande pour le quartier dans lequel elle était située, la maison en était presque luxueuse. On devinait deux étages, et un grenier, bien que le toit ne semble pas en très bon état.

Elle s’approcha de la porte.

C’était étrange comme elle était persuadé qu’elle serait nerveuse et paniqué avant de la pousser, et à quel point elle était calme au final.

La porte s’ouvrit avant même qu’elle est achevée le mouvement nécessaire pour la frapper.

Un vieil elfe faisait face à Kerrydwen, les cheveux rendu grisonnant par l’âge, mais avec un regard cristal incroyablement vif.

Il ne prononça pas un son.
Elle fit de même.

Et elle entra.

La pièce dans laquelle elle déboucha avait l’avantage d’être propre, et le mobilier ancien. À la différence que ce n’était pas un collectionneur qui les avait acheté, mais qu’ils avaient atterri en ceux lieux plus de six siècles auparavant.
Le tout était dans des teintes rouges, dès rideaux, qui ressemblaient d’avantage à des teintures du Moyen-Âge, à la moquette éliminé qui couvrait le sol et aux papier-peint dans le même état sur les murs.

- C’est bon de te revoir.

Qui des deux parla? Aucune importance, car celui qui prit la parole exprima aussi ce que pensait l’autre.

Aucun semblant de conversation ne s’engagea, aucune futilité ni quoi que ce soit. Ils se parlaient avec leurs yeux. Une fois que le plus important fut échangé, ils en vinrent aux paroles :

- Tu n’as pas changée.

- Ce n’est pas ton cas, je t’ai connue plus jeune.

- C’était il y a bien trois siècle, si ma mémoire est bonne.

- Meilleure que la mienne, en tout cas, je te fais confiance là-dessus.

- Allons, ne plaisante pas, je perds mes souvenir par lambeaux.


Temps de silence.

- Pourquoi m’a tu contacté? Je ne vais pas prendre la peine de te demander comment tu as réussi, mais j’aimerais bien savoir pourquoi exactement j’ai dû venir.

- Incroyable. C’est sûrement une des plus longue phrase que je t’ai entendu prononcer quand il ne s’agit pas de théâtre.

- Rawbé, je ne plaisante pas, je te ferais savoir. Quant au théâtre, il est loin derrière moi.

- C’est ça, petite Kerrydwen. Eh bien, tu jugeras peut-être intéressant deux chose, tout d’abords de savoir que nous somme le jour de ton anniversaire, et ensuite de…

- Vraiment? Ça me fait quel âge?

- Dois-je m’interrompre ou te dire que je ne me rappelle plus de l’année?

- …

- Ma deuxième proposition, vois-tu, c’est que je vais de nouveau organiser la pièce d’Œdipe…

C’est déclaration provoqua chez Kerrydwen un « … » soutenu.

- Et qu’il me manque une Jocaste.

La phrase qui suivi fut prononcer par Kerrydwen sur un ton étonnamment calme.

- Rawbé, tu sais aussi bien que moi que jamais plus je ne referais du théâtre, et que jamais, absolument jamais, je ne referais Jocaste.

- Vraiment? Alors pourquoi es-tu venu habiller de cette tenue, et coiffé ainsi? N’est-ce pas de cette façon… que tu avais joué Jocaste?

- C’est bon, Rawbé, je pars. Je vais aller voir ma maison. Il lui est arrivé quoi?

Elle se leva, se dirigea vers la porte.

- Attends un peu, Kerrydwen! Accepte au moins de rencontrer celle qui jouera Antigone!

- C’est elle qui a pris ma place dans la troupe, non?

- …

- Enfin, là n’est pas la question. Qu’est devenue ma maison?

- Je l’ai acheté, et…

- Et ?

- Eh bien, tu comprends, ils voulaient la détruire, je devais lui trouver une utilité pour garantir sa sécurité, alors…

- Alors? Rawbé, dis le moi franchement, qu’as-tu fait de ma maison?

- Elle sert d’entrepôt au théâtre… Mais ta chambre a été conservée!

- J’espère bien!

Claquement d’une porte qui se ferme, ne reste plus qu’un homme seul. Pourtant, le sourire qui flotte sur son visage dénote avec l’atmosphère tendue de la pièce.

***

Un oiseau ébouriffé marche à travers les rue, les ruelles, cours presque, fuit le monde. Le voilà enfin dans une ruelle où nulle ne passe. Au bout de celle-ci, il pourra revoir son ancien nid.

***

La voici, qui hésite entre les larmes et le sourire. Au final, seul l’éclat de ses yeux peuvent trahir le sentiment qui la traverse.

Une porte se pousse, et la voici dans une pièce que la poussière recouvre.
Pour beaucoup, ce n’est que là où son laissé les accessoires de théâtre.
Pour elle, s’est son enfance.

Elle traverse la pièce, détourne son regard des vestiges d’une famille heureuse, si rare au milieu des formes blanches recouverte de tissu pour les protéger.

Elle ouvre une porte, puis une autre. Et la voici au fond du couloir, devant la dernière des portes à franchir.
Sa main se tend.

Son geste se fige.

Elle n’ose pas.

Elle a si peur. Mais ce n’est pas que de la peur. C’est la peur de rouvrir la boîte à souvenir, de revoir le fil sur lequel toute sa vie à tenue en équilibre.

Elle s’assoie contre la porte.

Sur ses joues, coule des larmes invisibles, des sanglots intérieurs que nulle digue ne peut retenir.

Peut-être une heure, peut-être deux, peut-être cinq minutes.

Le temps qu’il faut pour que le monde autour d’elle bouge.

Pour que le son d’un autre lui parvienne.

Quelqu’un a ouvert la porte de chez elle, quelqu’un est là.

Elle se lève. Fière comme elle cache qu’elle est, personne ne la trouvera au pied d’une porte.
Sans bruit, plus silencieusement encore que celle qui est entré, elle va vers ce qu’elle appelle le salon, et que d’autre nommeront l’entré.

Si tient une jeune femme.

Quatre mots, prononcé avec une étrange douceur que l’elfe ne se connaît pas.

- Que faîte vous-là?


Étrangement, quelque chose résonne en elle, dans le regard de celle qui lui fait face.

Elles appartiennent à la même espèce.

Elles sont toutes deux des oiseaux.



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Ombe Malyunk


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Métier : Tragédienne à mi-temps, créatrice de masque Vénitiens le reste du temps.
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MessageSujet: Re: Rencontre entre oiseaux, acte un, scène un [PV]   Mar 7 Juin 2011 - 4:35

♔:
 
«Ombe»

La jeune femme s’avança à la lumière, des dizaines d’yeux la fixaient mais elle n’y fit pas attention. Elle ne faisait plus attention à rien. A quoi bon ? Elle prit la dague sur le petit comptoir et l’empoigna, la lame dirigée vers son cœur. Comme pour elle-même, elle déclara dans un murmure pratiquement inaudible :

-Ma vie s’arrête ici. Ma vie qui n’aurait jamais dû commencer. Si vous voulez vraiment me comprendre, souffrez comme toute ma vie j’ai souffère. Peut-être alors, vous aurez une idée de ce que j’ai toujours ressentit. Peut-être. Un infime soupçon.

Et la dague plongea vers son cœur. La jeune femme s’effondra au sol. Un cri se fit entendre parmi les gens présent et quelques larmes coulèrent sur les joues.

***

Le rideau rouge tomba et Marquise se releva. La troupe remonta sur scène et tous saluèrent. Marquise ne sera pas les mains des autres acteurs pendant le salut final. Elle ne se pencha pas devant le publique, elle ne pliait l’échine devant personne. Ils ne s’en offusquèrent pas, ils étaient tous habitué. Les applaudissements furent nombreux et des cris approbateurs fusèrent. Marquise quitta la scène et remit le costume de la pauvre Enola dans l’armoire qui lui était réservé. Elle reprit son vrai rôle : Ombe. Et en même temps que Marquise devenait Ombe, les même questions revinrent aussi : « Suis-je vraiment utile ? », « Quel est mon utilité ? ». Ombe secoua ses longs cheveux qu’elle avait gardés noir pour chasser ses questions sans réponse. Elle repositionna son loup nacré et se dirigea vers la sortit su théâtre sans un regard vers la troupe.

***

Une légère brise et un faucon se plaça sur son épaule. Horus. Le seul à vraiment la comprendre. La nuit était tombée et Ombe réajusta sa cape sur ses épaules, rabattant sa capuche sur son visage. Seul son masque brillait dès qu’un rayon de lune s’y accrochait. Ses masques c’était ce à quoi elle se raccrochait. Ses masques, s’était son rayon d’espoir avant de sombrer dans la folie et de commettre l’irréparable. Plus d’une fois, l’envie de prendre une corde et de ce la passer au cou ou de prendre un de ses fichue poignard et de se le plonger dans le cœur lui avait traversé l’esprit. Avant. Maintenant, elle avait Horus et ses masques. Et le théâtre. Etre une personne différente, être une autre personne juste le temps de monter sur scène. Etre elle-même sans vraiment l’être. Ça s’appelle le théâtre.

-Hey, poupée, tu as besoin de compagnie en cette froide nuit ?

Ombe tourna légèrement son visage vers la personne qui l’avait apostrophé. Un elfe saoul qui venait de sortir de la pénombre. Un regard de la jeune hybride et l’ivrogne crut qu’il était gelé. Avec un grognement, il rentra dans la ruelle derrière lui, attendant une nouvelle proie. Dans le quartier, personne ne s’attaquait jamais à Marquise. Trop de dangerosité émanait d’elle. Personne n’avait jamais vraiment réussi à savoir de quelle race elle était, une hybride lycan et vampyr était plutôt rare et son aura était si particulière, que les gens se mélangeait avec de fausses suppositions. Surtout qu’Ombe masquait toujours son visage et changeait régulièrement la couleur de ses cheveux ou de ses yeux, impossible donc de se baser sur ça. La jeune fille releva légèrement ses lèvres et hémi une sorte de feulement. L’ivrogne détala carrément comme un lapin.

Ombe intimait la peur et le respect. Qu’elle ironie pour celle qui avait eu peur toute son enfance et au-delà. Ces scientifiques l’avaient plus que traumatisés. L’hybride chassa vitement ses souvenirs de son esprit. Et elle devient Ombre. Filant dans les ruelles telles le vent, elle arriva enfin devant cette maison. Celle qui était devenue l’endroit où elle dormait les nuits de représentation, ordre du chef de troupe. La troupe n’était pas encore rentrée, surement dans un pub à fêter la représentation de ce soir. Marquise n’aimait pas se mélanger aux autres. Elle préférait être seule avec ses masques et Horus. Le faucon frotta ses douces plumes contre la joue de sa sœur d’âme. Oui, Horus sera toujours là pour elle. Quelqu’un qui la comprend. Toujours.

Ombe marcha jusqu’au bout du couloir, traversant plusieurs portes. Elle s’arrêta finalement devant une nouvelle porte. Rawbé leur avait interdit de rentrer dans cette pièce. A tous. D’ouvrir cette porte. A tous. Elle l’avait fait. Ne serais-ce car personne ne lui donnait d’ordre. Elle l’avait fait. Mais elle n’était pas entrer. Elle avait senti qu’il ne fallait pas qu’elle rentre. Elle ne savait pas comment mais c’était un faite. Elle était restée spectatrice devant la pièce. Tout son être s’imprégna de cette aura si particulier qui émanait. Elle ouvrait cette porte que rarement, quand elle ne ressentait plus cette aura si… étrange. Cette nuit, elle ne l’ouvrit pas. Elle devait trouver et utiliser son propre aura et ne pas utiliser celui d’un autre. D’une autre.

L’hybride se détourna finalement de la porte après avoir caressé le bois du bout des doigts. Se dirigeant vers une porte, se dirigeant vers une pièce, se dirigeant vers un coin qu’elle s’était aménager et qu’aucun membre de la troupe n’avait jamais osé toucher. Elle s’assit là et sortit une liasse de feuille de sous un vieux canapé. Le texte que Rawbé voulait qu’elle apprenne. Elle ne connaissait déjà mais aimait le relire.

Les mots défilèrent devant ses yeux et ses mêmes mots prirent vit devant ses mêmes yeux. Ombe entendait chaque voix de chaque personnage. Elle était tous les personnages. Tous. Les uns après les autres. Tous. Elle ferma les yeux pour mieux vivre la scène. Les scènes. Toutes. Pour mieux vivre les sentiments. Tous. Pour mieux vivre le théâtre. Toujours.

Marquise entendit un bruit, elle ouvrit subitement les yeux. Et attendit que la personne se manifeste. Elle attendit et enfin, cette personne entra. Une question fusa et Ombe se tut. L’hybride ne parlait qu’aux personnes qui en valaient vraiment la peine. Autrement dit, seul Rawbé avait entendu sa voix en dehors d’une scène de théâtre. Elle fixa longuement la personne qui lui fait face. Elle plongea dans ses prunelles et crut s’y noyer. Elles étaient pareilles, elle le sentait. Une image lui vient automatiquement à l’esprit. Un oiseau. C’était un oiseau.

Et sans hésiter, Marquise offrit son nom en même temps que sa voix.

-Ombe.

Le seul mot qu’elle prononcerait à cette personne avant un laps de temps indéfinie. Offrir son nom, son réelle nom, était déjà un immense sacrifice pour l’hybride, offrir un mot l’était encore plus. Et le deuxième mot ne viendrait que dans un lointain futur. Ou peut-être que non.
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