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 On doit tous mourir un jour { Kerrydwen & Malia }

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AuteurMessage
Calista Manticore


avatar

Age du personnage : 16 ans

Couleur de magie : Argenté
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Apprentie Voleuse Patentée Lancovienne, pleureuse professionnelle & malchanceuse éternelle
Résidence : Un appartement à Travia, &, occasionnellement, un autre à Tingapour
Dans le sac : Des poignards tranchants, des fioles diverses, des crayons de couleurs mal taillés, un stylo qui ne marche plus, une boule de cristal plutôt récente, une carte d'AutreMonde, des épingles, des mouchoirs, des bouts de papier qui trainent, des outils de Voleuse, un bloc-note, des élastiques, des barrettes, des bonbons à la menthe, des chewing-gums et des Kidikois. Oui, mon sac, c'est un peu la caverne d'Ali Baba.

Affinités : . . . Haru ? Haru, t'es là, c'est bien toi ?
Tu me laisseras pas, hein, tu partiras pas ?
Dis-moi que tu m'abandonneras pas.

MessageSujet: On doit tous mourir un jour { Kerrydwen & Malia }   Dim 21 Aoû 2011 - 20:39

Complot



Calista releva enfin les yeux. Une jeune fille lui faisait face. 14, 15 ans à première vue. De longs & soyeux cheveux châtains clairs aux mèches blondes, tombaient bien en dessous de ses épaules & encadraient son visage aux trains fins; un petit nez droit, des lèvres ni fines, ni pulpeuses, mais délicatement rosées, tout comme ses joues légèrement rehaussées de maquillage. Elle continua à l’examiner attentivement. Ses yeux remontèrent et croisèrent une autre paire d'yeux. Ca alors, elle aussi en avait ! Bon, très de plaisanteries pas drôles. Elle les observa de plus près. C'étaient de grands, de très grands yeux. Mais ce qui attirait le plus le regard - non, ce n'est pas un jeu de mots pourri - c'était leur couleur. Gris clair, gris lune, gris perle, voire argenté... Appelez-ça comme vous le voudrez, on s'en tape. Ils fonçaient sur les bords et étaient surplombés d'une rangée de cils parfaitement alignés et très fins. C'était indéniable, le principal atout de cette jeune fille était son regard. Qui trahissait parfaitement ses émotions, c'est à dire à ce moment là, l'inquiétude. Mais cela ne se voyait pas que dans ses yeux; sa nervosité se trahissait aussi dans ses gestes; le fait qu'elle triture machinalement, sans vraiment s'en rendre compte, la mèche argentée qui tranchait dans ses cheveux caramels, était un autre signe. Elle soupira et la remit en place calmement. Sa tenue, maintenant. Une robe magnifique, toute en soie d'aragne grise virant légèrement vers le bleu, et recouverte de motifs baroques noirs. Un large ruban noir, de soie également, marquait sa taille. Le haut de la robe était un bustier, où était cousue une fine bordure de dentelle - noire, elle aussi; il mettait en valeur les formes naissantes de la jeune fille. Le bas, quand à lui, s'arrêtait aux genoux et était très évasé; du taffetas & de la dentelle - blancs, cette fois - en dépassait. Elle dégageait de l'innocence, de la fragilité, et en même temps beaucoup de force et de détermination.



Re-soupir. Cette fille, Cally la connaissait. C’était elle. Enfin, son reflet. Elle se détourna de la glace. Son regard balaya l'appartement spacieux dans lequel elle se trouvait. Poudré, lumineux, l'appartement respirait, tant la place pour passer était grande et les meubles bien espacés. Cet appartement, c'était celui qu'elle partageait avec sa mère. Avant. Avant qu'elle meure, tuée par Magister. Pourtant, elle ne ressentait pas la crise de larmes monter, ni l’explosion de colère pointer; non, juste... De l'amertume. Et de la tristesse. Oh oui, beaucoup de tristesse. Mais maintenant elle savait pourquoi sa mère s'était enrôlée dans les Sangraves. Cally n'avait jamais connu son père. Elle ne savait pas si il était mort, ou disparu, jusqu'à il n'y a pas longtemps. Sa mère ne l'avait jamais évoqué, et, à vrai dire, même petite, Cally n'avait pas posé la question, devinant sans mal que le sujet était un terrain très sensible. Sa récente mission à la Forteresse Grise avait changé la donne; enfin, surtout, son séjour dans les geôles, froides, humides, tristes & plutôt sales de l’antre des Sangraves. Particulièrement sa rencontre avec Saëlle, Sangrave ayant apprécié sa mère. Et qui lui avait raconté que la mort de son père était due à un dragon, une sombre histoire liée au Continent Interdit et aux dragons fous… Elle n’avait pas eu plus de précisions. Non pas que Saëlle ne voulait pas tout lui raconter; c’était sa mère qui ne s’était pas plus épanchée sur le sujet. Et elle avait emportée ce secret dans sa tom… Avec sa mort. Car Cally se doutait que seuls les concernés dans cette histoire étaient au courant de la vérité, et deux sur trois étaient morts. Et retrouver ce dragon… Autant retrouver une aiguille dans une botte de foin. Impossible. Il valait mieux tourner la page.


Mmm, plus facile à dire qu’à faire n’est-ce pas ? Cally se replaça devant le miroir, et tout en posant sa main sur la matière glaciale, & se détailla une dernière fois, vérifiant qu’il n’y avait aucun défaut à sa tenue. Non, c’est bon, elle se trouvait… Correcte. Quoi, vous pensiez vraiment qu’une adolescente comme elle allait se trouver jolie ? Oui ? Bon, allez vous rendormir. La jeune Voleuse attrapa un long manteau noir & ses clés et sortit de l’appartement. Quand elle regarda une dernière fois son ancien logis avant de partir, en se retournant pour fermer la porte à clés, elle eut la gorge nouée. Elle n’avait pas envie de partir, d’aller à ce bal, d’assister à toutes ces futilités & à ces courbettes hypocrites, de regarder cet amoncellement de luxe, de robes & de dentelles, d’accomplir sa mission. Elle voulait simplement s’asseoir dans le canapé crème du salon et réfléchir. Ou pas d’ailleurs. Voulait-elle réfléchir, ou vider son esprit de toute pensée ? C’est une bonne question. A laquelle je ne répondrai pas. A laquelle je ne peux pas répondre car même l’intéressée n’en sait fichtrement rien. Quoi qu’il en soit, elle partit en soupirant. Bien sûr qu’elle se devait de faire sa mission, et le bal ne se décalerait pas à demain par la seule force de sa volonté. Malheureusement. Ca aurait été bien, n’empêche ! Quoique, cette soirée ne lui aurait pas forcément fait que du bien… Mais elle s’en fichait. Malheureusement elle était obligée d’aller à cette foutue mission. Quand il faut y aller, faut y aller…


***


La demeure de Melissa était éclairée, vraiment très éclairée, et il était trèèèès trèèèèès difficile de la louper; traduction : on la voyait à des kilomètres à la ronde. Dans la cour de pavés, c’était une valse de tapis volants, et pour son nez, un étrange mélange de tous les parfums de luxe de ces dames. Calista se força à arborer un sourire lumineux et un port de tête princier. Sa tenue ne faisait pas tâche, au contraire, mais si elle avait l’air de la pauvre petite paumée débarquant de la campagne - ce qu’elle n’était pas du tout, soyons clairs - et un peu déprimée, elle se ferait griller de suite. Pourtant, c’est le sentiment qu’elle ressentit en rentrant dans la salle, après que l’homme à l’entrée ait vérifié son invitation. Elle était paumée. Paumée, perdue, pas à sa place dans ce monde de mondanités; elle entendait les rires tonitruants qui emplissaient la salle, le bruit des matières précieuses qui s‘effleuraient pendant les danses, le tintement des coupes de champagne autremondien s’entrechoquant. Quelle que soit la direction dans laquelle elle se tournait, elle avait l’impression de ne pas pouvoir avancer, bloquée par un mur infranchissable de robes, de dentelles, de volants… Elle se sentait comme prise au piège au milieu d’un tourbillon vertigineux et fiévreux. Et toute la décoration d’un blanc écatant n’arrangeait rien. Les meubles anciens, frappés d’or et le scintillement des innombrables lustres de cristal commençaient à donner la migraine à la jeune fille.



Mais bon sang, Cally, reprends-toi ! Les gens ne te connaissent pas, toi et ta mission ! A vrai dire ils s’en foutent de toi ! A part le jeune homme là-bas qui te regarde depuis tout à l’heure et qui est plutôt mign… Hrmmm. On en était où ? Ah oui. Allons-y doucement.. Ta mission, tes objectifs. Elle devait trouver des informations compromettantes sur Melissa. Mais sur quel sujet, hein ? Dressons donc un portrait de la suspecte, si vous voulez bien. Melissa Paill’Ettes, née Avvi’de, est la richissime héritière de l’argent de son défunt mari, Arnaud Ki’séfétavoir. Mari mort deux mois après leur mariage; non, il n’était pas vieux, la trentaine à peu près. La trentaine et moche, ce qui détonnait du style habituel de petit ami de Melissa. Ca, c’était déjà louche. Mais elle avait encore l'excuse de l’amour, les sentiments ne se contrôlent pas. Tu parles. Une fille comme elle ne doit pas avoir ni de cœur ni de sentiments, pensa la Voleuse. Quoi qu’il en soit, l’enquête sur Melissa provenait d’un vieil ami d’Arnaud, qui avait révélé que deux semaine avant sa mort, l’aristocrate lui avait confié avoir des doutes sur Melissa, et avoir l’impression qu’elle se servait de lui et de ses contacts pour des sombres desseins qui le dépassaient. En effet, Melissa était restée en contact avec toutes les connaissances de son mari. Toutes les connaissances ayant un lien, direct ou indirect, avec le pouvoir et des informations confidentielles. Ce qui avait l’air à première vue d’un meurtre pour l’argent se transformait en complot. Enfin. Tout ça s’était passé il y a 20 ans. Pourquoi l’envoyer en mission maintenant ? Parce qu’apparemment Melissa avait accès à des informations de plus en plus compromettantes et dangereuses. La bourgeoise ignorait la méfiance de l’ami en question, nommé Armand. Par conséquent, elle lui demandait à lui aussi des renseignements qu’elle n’aurait pas dû demander, il était donc aussi au courant de ça. Il avait décidé qu’il était enfin temps d’aller la dénoncer - il ne l’avait pas fait avant par peur qu’il soit refoulé pour manque de preuves. C’était là qu’intervenait la jeune Voleuse. Ils avaient supposé que Melissa rencontrerait son contact parmi les convives. C’était finement joué, qui pourrait deviner que sous ces chuchotements se cachait peut être un complot, et non pas des ragots. Et ils envoyaient une gamine de 14 ans pour ça ! Ils avaient l’air de ne pas se rendre compte de l’importance de cette mission, y avaient-ils au moins autant réfléchi autant que Calista ? Non, sûrement pas. La jeune fille soupira. Let’s go !



Elle « let’s goa » au mauvais moment. Elle était presque arrivée au bord de la piste de danse, même si il n’y en avait pas vraiment, mais il y a avait bien un endroit où les gens s’arrêtaient de danser et s’asseyaient donc bon. Encore absorbée par ses pensées et réfléchissant à sa stratégie, elle se cogna contre quelqu’un. Elle se retourna pour s‘excuser; la première chose qu’elle vit furent ses cheveux blonds à tendance caramel. Malheureusement cette fois ce n‘était pas son reflet. Elle put le constater encore plus lorsque la personne se tourna vers elle - pour s’excuser aussi, probablement. Des yeux jaunes-dorés, une peau joliment bronzée, une silhouette irréprochable moulée dans une robe aux tons roses & dorés - couleurs qui ne s’accordent pas du tout, mais qui lui allaient merveilleusement bien ( Je sais, la vie est injuste ).




Malia.


CALLY Ϟ
« Vivre à en {voir ses proches} crever »

“Mon malheur passe mon espérance : Oui, je te loue, ô ciel, de ta persévérance. Appliqué sans relâche au soin de me punir, Au comble des douleurs tu m'as fait parvenir. Ta haine a pris plaisir à former ma misère; J'étais né pour servir d'exemple à ta colère, Pour être du malheur un modèle accompli. ” ▬ Andromaque de Racine, acte V scène 5


avatars (c) SPOTLESS MIND, Brain Damage, Cyrine
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