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 Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]

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Zwei Zéphirum

-Phoenix-

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Age du personnage : 22 ans

Familier : Aucun
Couleur de magie : Rouge grenade.
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Malfrat underground aux aspirations anarchistes.
Résidence : ... Laquelle?
Dans le sac : De quoi hacker n'importe qui, de quoi tuer n'importe qui, de quoi effacer toutes les preuves.

Affinités : Affinité qu'elle veut croire strictement professionnelle et distractive: Aelys, associée, pion amusant semblant ne pas tenir dans une seule petite pièce d'échiquier.
Le reste du monde: Terrain de jeu à défoncer à grandes gerbes de lance-flamme.

MessageSujet: Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]   Lun 31 Oct 2011 - 16:03

Boum… Boum… Boum… Boum… Boum… Boum… Boum…

Quelque chose… en soit. Une envie… un désir ineffable. Juste la fièvre, le gouffre brûlant… Il fallait qu’elle s’exprime.

Qu’elle dessine.

Une montée d’adrénaline. Le cœur qui s’accélère. La raison qui s’enfuit, le don qui la remplace.

Un papier.

Elle s’était emparée de son carnet. Elle avait dessiné, encore et encore, jusqu’à ce que cette sensation inconfortable cesse. Jusqu’à ce que son inspiration, si incontrôlable, si puissante se conforte, se calme.

Un crayon.

Un couloir doré, les murs incrustés de mille et une couleur brillante, qui transperce le jaune criard omniprésent.

Un miroir.

Au fond, une silhouette, figée, sombre, une fumée, une personne qui dénote de l’univers prétentieux et bonimenteur qui l’entoure.

Des yeux bleus.

Deux points, grand, lumineux, fendus par le noir qui constitue le mystère de l’inconnue. Ils la fixent, la hantent, lui attirent le regard, eux, si familiers, si… irréels, si céruléens.

Une flamme.

Ils tanguent, disparaissent en volute, le halo de ces yeux… comme du feu.



Tiva ne savait pas, toujours pas quelques chose. Elle sentait qu’elle en était proche, mais être de nouveau, de cette manière étrange, profane… l’exaspéraient.

Cela l’horripilait… la faisait rager. Pris d’une subite pulsion, elle apposa, au côté de la forme indistincte deux point interrogatifs. Un vert, un bleu.

Si semblables… et si différents.

Elle rangea son carnet, ses crayons, ses pinceaux. Elle n’en avait plus besoin à présent. Elle se leva, et observa de nouveau la chambre d’hôtel qu’elle avait pu s’offrir, puisant dans la réserve de crédit-muts que lui avaient offert ses parents.

Elle avait un peu tremblé devant les créatures étranges d’Autremonde, mais pas autant que quand elle avait du se trouver seule une chambre, sans aide, à part celle peut être de la carte que lui avait offert le mage qui l’avait conduite (où plutôt qui lui avait dit d’aller) à la Porte de Transfert de Tagon*. Elle était timide, et sa mère l’avait toujours accompagné et guider partout où elle allait, à son grand désarroi. Mais elle comprenait maintenant que cela lui avait créé une lacune très handicapante, car elle se trouvait en difficulté, en ces territoires inconnus. Et pour cela, elle la haïssait encore plus. Comme si lui effaçait Autremonde, et son père biologique de la mémoire n’avait pas suffit, elle avait été trop protectrice… faisant d’elle une fille peu dégourdie. Conclusion : « Mewchi M’man !>< »

A ces pieds, un tapis à long poil qui lui faisait penser à de la fourrure d’ours. Un peu plus haut, contre le mur, un lit à baldaquin, dont les voilures étaient présentes afin d’empêcher qu’elle détruise quoi que ce soit en dormant, perdant le contrôle de ses pouvoirs. À côté, une mince commode, en bois de… elle ne se souvenait plus du nom, éclairait la pièce. Oui, aussi étrange que cela pouvait paraître, cette matière était luminescente (elle avait pris un temps fou à comprendre qu’il fallait parler au meuble pour qu’il s’éteigne. En fait, elle l’avait compris lorsque, frustré, elle s’était mise à l’insulter et à le menacer… Hrm…).

Chose très pratique lorsque l’on voulait se faire une beauté, un miroir immense, partant du sol jusqu’au plafond assez grand pour accueillir un géant (vu la taille du lit, il était dur de discerné la volonté du propriétaire de l’hôtel en construisant la pièce… Elle en avait bien rit.), reflétait la lumière de la commode à sa diagonal vers un petit bureau où était disposé des tas de livres de sortilèges et d’histoires qu’elle avait acheté. Au fond de la salle, une porte de bois brut menait à une petite salle de bain, qui l’avait effrayé. Les élémentaires d’eau, ce n’était pas son truc. Elle avait par contre apprécié celui d’air, sympathique et obéissant.

Elle s’était refaite une garde robe, les vêtements AutreMondiens étant bien plus pratiques et diversifiés. Elle se cantonnait à l’argenté, au noir et au vert, mais prenait garde à ne pas prendre du gris : apparemment, bien qu’elle ignore encore pourquoi, cela était mal vu de porter cette teinte. L’ensemble de cette chambre était bleu clair, ce qui avait du l’inspirer, car sur le dessin qu’elle venait de faire… Elle essayait de ne pas y penser. Sans qu’elle sache pourquoi, c’était comme le dessin de l’homme au masque, cela la troublait. Sans oublier l’esquisse de l’homme décapitait, encerclé d’une jeune femme aux yeux bleus, d’un jeune homme au dreadlocks… Ne plus y penser, ne plus y penser…

Elle se reconcentra sur le présent.

Dehors, par la fenêtre, l’on avait une vue sympathique, mais pas exceptionnelle de Tingapour : ça et là, des toits hauts ou bas, chamarrés, pointus ou plats, luisaient sous le soleil de midi. Les sortceliers, ou autres (créatures difformes ect.), vagabondait tels des âmes damnés entre des ruelles ombragés, tandis que certains, au pas de courses, passé devant en un courant d’air chaud qui ne semblait pas les affectés, malgré la tiédeur étouffante qui régnait en cette période. De jeunes amoureux, sous l’auvent d’une charmante et modeste maison, s’embrassait avec douceur, le sourire aux lèvres.

Tiva leva les yeux au ciel, et se tira de sa contemplation du sol pour s’en revenir au ciel. Rien n’était plus beau que les cieux. Clair, cotonneux, sombre, lourd, mouvementé ou clairsemé d’étoiles féériques en admiration devant la(les) lune(s), peut importait le monde où le temps, rien n’existait de plus envoûtant. Elle sourit, se rappelant avec nostalgie les jeux qu’elle inventait avec ses frères sur les dunes de sables, les cheveux aux vents, l’air marin emplissant ses poumons, ses yeux fermés par la brulure du soleil sur sa rétine… Ce sentiment de puissance, d’invincibilité, de bien être… Voilà la vision qu’elle se faisait du paradis. Mélancolique, elle attrapa sa boule de cristal, désirant en cet instant se réconcilier avec ses frères, effacer leurs jalousies. Car, Nonsos, ils avaient tout comme elle depuis toujours rêver d’avoir des pouvoirs magiques, comme on en voit dans les films. Seul elle avait eu cette chance. Elle écrit un message loooong, comme elle en avait l’habitude, avec un peu trop de pathétisme et de supplication qu’elle n’en avouerait, et elle attrapa un cape verte, brodés de fil argentés à l’image de son familier, Ellëborf, sa femelle lynx. Elle sortit, demanda poliment à la porte de se fermer et de ne laisser entrer que le personnel de l’établissement, et descendit à l’entrée. Sur un bord de la rue qui s’ouvrait sur l’hôtel, Ellëb’ se prélassait au soleil, baillant en découvrant ses crocs immenses au passant, qui soudain pressait le pas. Tiva soupira, et elle sentit la panique l’envahir. Elle du s’adosser au mur de l’établissement, au côté de son familier, car sa tête avait commencé à lui jouer des tours. Un tournis et une terrible envie de rendre son déjeuner la prirent, et le lynx se leva pour aller se frotter contre ses jambes, inquiet.

Tiva lui assura que tout allait bien, malgré que cela fût un mensonge éhonté.

Nan, mais bien sûr que ça allait mal ! Elle avait découvert que son père était un elfe et qu’elle l’avait oublié à cause de sa mère !
Comment cela ? Madame avait pris pour amant monsieur le chaman pendant un voyage pour soutenir Madamesamarraine dans sa convalescence… alors que la femme était déjà marier. Résultat ? Un retour sur Terre affolée lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte, la naissance de Tiva au côté du mari qui est persuadé d’être son père, son enfance avec les visites secrètes et régulières de son vrai géniteur, la mère qui décide que Tiva ne doit plus le voir, et l’oubli presque totale de cette dernière de son père biologique et de tout ce qu’il lui a dit sur Autremonde. En final la vie tranquille de la mère au bras du Monsieur trompé et la construction de l’existence de Tiva sur des fondations branlantes car mensongères. Et slurk. On s’croirait dans un mix des Feux De l’Amour de Plus Belle La Vie… Re slurk.

Très beau juron. Elle l’adorait depuis qu’elle l’avait découvert par un marchand de poisson maladroit… une longue histoire.

À présent, elle allait se rendre à l’institut d’analyse d’ADN où elle voulait confirmer l’histoire abracadabrante qu’elle avait… qu’elle s’était… euh, souvenue, lorsque Will Torance, ou le chevalier servant comme elle se plaisait à le nommer en son fort intérieur, avait mis en doute le fait qu’elle était Terrienne. Le sort d’oubli avait du diminuer avec le temps… Et cet intervention avait fini par briser les chaînes déjà oxydées de sa mémoire…

Ou bien elle était folle et avait halluciné. D’où l’intérêt d’un test, histoire de mettre les choses aux claires.

Les médecins avaient déjà prélevé son ADN, ne manquait plus qu’elle aille chercher le résultat. Ses mains tremblèrent rien qu’à cette simple pensée.

Chose rassurante, sauf les instruments et les installations, les hôpitaux d’Autremonde était semblable à ceux familier de Terre (elle avait imaginé des choses un peu terrifiante… Avec des instruments tranchants, des tenailles rougeoyante dans l’âtre… Arf.) Sa mère y travaillait, et souvent elle s’y rendait pour venir la chercher avec son père… pff… pour aller la chercher à la fin de son travail.

Courage, se dit elle.

Et, au côté d’Ellëborf, droite comme un pic, la démarche gracieuse -si ce n’est quelques rattrapage à la dernière seconde lorsqu’elle butait contre une pierre-, elle se rendit à sa Destination Final.

Tiens, cela lui rappelait un film ça… Et, franchement, il n’y avait pas le moindre risque que cela la rassure.


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Wanda


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Familier : Bloups.
Couleur de magie : Plouf.
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Métier : Conseillère technique en explosif et mécaniques, vendeuse d'arme avec permis.
Résidence : Un appart avec son frangin.
Dans le sac : De l'engrais chimique, du charbon et du souffre. Un sachet de sucre aussi.

Affinités : Ariel ! ♥ Arielarielarielarielariel. Ariel. ARIel. AriEL. aRiel. arIel. ariEl. arieL. Leirariel. Aririel, Aelri. Elari. Elria. A-ri-el. ARIEL. A-r-i-e-l. Ariiel ! Arieeeel ! -> Son frangin. C'est beau la famille. (surtout quand ça vire à l'obsession.)


MessageSujet: Re: Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]   Sam 12 Nov 2011 - 23:56

[HS : Désolé pour le retard complétement imprévu --']

Par terre. Tombé, j’imagine. Bah oui, tombé. Avec la tête qui tourne. Je me suis cogné dans qui/que/quoi, au juste ? Mon instinct me dit que c’est un qui. Ou peut-être est-ce les jambes que je vois devant moi. Et la main tendu.
Pas conne, je tends la mienne, je m’agrippe pour me relever.
Bon, me voilà debout. L’autre, c’est Rick. Et je sais pas comment je lui suis tombé dessus, ou si c’est lui qui s’est pris dans moi. Sachant que c’était moi qui était par terre… L’hypothèse deux ferait tout de même du mieux à mon orgueil, alors j’arrête de réfléchir là-dessus.
Rick me tends mon éventail. Bon, c’est pas un éventail en tant que tel, pas comme tout le monde se l’imagine en tout cas. Y’a sûrement juste ceux qui joue avec le feu pour savoir à quoi ça ressemble avant que j’en fasse une p’tite description.
Vous savez, les bâtons qui sont allumé aux deux bouts? Les éventails de feu, c’est cinq de ses bâtons, qui ne s’allume que d’un côté, assemblé dans un squelette d’éventail. Quand tu allumes et tu fais tourner, ça donne vraiment l’impression d’un cercle de feu.
Sauf que là, le mien, ce n’est plus que quatre bâtons. Et le cinquième est un peu plus loin. Juste à côté de l’endroit ou y’avait ma tête.
Ça explique pourquoi elle tournait.

Petite remémoration des derniers évènements. J’étais en train de tournoyer, non? Pas chaîné, mes bras qui font un mouvement en zigzag dans les air et… Je me suis pris un coup sur la hanche.

Tant mieux, mon orgueil sera intact, c’est pas moi qui suis entré dans l’autre. C’est lui qui m’a frappé. Accidentellement, mais ça fait tout de même mal. Et mon éventail est brisé.
Merde.

Je fais quoi, moi ?
Je fais comment ?

***

On peut penser qu’il est vingt minutes de plus. Je suis pas doué niveau horloge intérieur, donc ça pourrait aussi être trois minutes plus tard, donc bon. J’estime qu’il est vingt minutes plus tard. Et je me tais.
J’chuis dehors, assise sur le sol. D’un côté, du cuivre. De l’autre… Une tite bonbonne de gaz. Celui qu’on me dans les gazinières. Et, entre mes mains… Un espèce de truc où il y a un espace qui laisse passer le gaz, comme dans les fours, justement. Et de l’autre… Un compartiment pour ce qui est plus solide.
Et en ce moment, un gros délire. Essayer de faire une flamme. Une flamme turquoise.

Parce que, vous savez, le feu, c’est… tellement incroyable ! Je ne suis pas sûre que vous puissiez comprendre ce qui me relit aux flammes. Mais… Pour en revenir au feu turquoise, c’est, pour le moment, chimiquement impossible. Le vert refuse de se fondre dans le bleu. J’obtiens un feu bleu léché de petite flamme verte. Il doit y avoir un complément qui me manque. Quelque chose qui permettrait de fondre les flammes ensemble…

Tandis que j’essaye de me concentrer, tant bien que mal, un nouvel élément vient me perturber. Ma boule de cristal. Mon dieu, des fois, qu’est-ce que j’en veux à la personne qui a inventé ces trucs ! J’appuie sur un espèce de p’tit bouton, et une voix préenregistré me signale que mon analyse sanguine est de retours au centre de…

Ah oui, c’est vrai, ces cons ont mélangé mon analyse avec celle d’une autre fille… Tiva, c’est ça ? Qui aurait ’’le même donneur elfique’’. Et là, j’ai raccroché, en leur disant d’aller se faire … Mouais. Surtout quand il m’ont parlé de l’hypothèse de la sœur / cousine.

Bref. En gros, on me signale que je dois arrêter tout ce que je fais pour aller chercher une analyse de… No comment.
Et si j’étais en train de me suicider, j’aurais aussi du tout arrêter?

***

Bon, m’y voilà. Joli bâtiment, entré marbré, petit statuette de chérubin obèse… Je déteste ce genre de hall d’entré. J’aime pas ce genre de déco. Trop… lourd. Moi, j’aime ce qui est léger. Tout léger. Comme une plume de duvet, ou une flamme sur une mèche. Essayez donc de peser une flamme ! Je suis une fille qui voyage, après tout !

Et puis, ça ne nous dit rien sur le contenu, en général, le hall d’entré. Ça nous dis juste qu’ils ont les moyens de se payer une salle d’attente acceptable. Mais par contre, qu’ils ne veulent pas investir dans de meilleur message enregistré.

Et moi qui me retrouve là, pas le choix, je patiente. C’est un des trucs pour lequel je suis le moins doué, et qu’on nous fait le plus faire… ici. Alors je fini par rejoindre l’espace des petits, ou il y a plein de feuille, de crayon, de… matériel-non-tranchant-non-dangereux-pour-enfant-qui-s’ennuie. En l’occurrence, moi. Sauf que je suis pas une enfant.

À ma grande peine, ils n’ont pas de matériel à aquarelle. Mais c’est qu’un détail. Je me saisi d’une feuille, sous le regard intrigué d’un môme qui se demande si je suis pas trop vieille pour être là. Et je prends un crayon.

Les yeux à demi-fermé, je ne pourrais pas vous décrire ce que je fais.
La main qui danse toute seule, je ne pourrais pas la contrôler.
Le cœur qui fait mal, je ne pourrais pas le comprendre.
Le sang qui monte à la tête, je ne pourrais pas me calmer.
La poitrine qui me fais mal, j’irais presque jusqu’à en pleurer.

Puis, tout s’arrête. Je respire. Saccadé, difficile… Mais je respire. Comme je peux. Je me lève.
Je prends mon dessin. Je tourne la tête, mais personne ne m’a regardé.

Et maintenant, seulement maintenant, je regarde ce que j’ai dessiné. Elle… je la connaît. Ce n’est pas le première fois. Mais ce n’est pas tout. Parce que c’est celle qui vient d’entrer.

Et je suis juste en face d’elle, mes deux couette noir encadrant mon visage, et le bleu de mes yeux fixant… le vert des siens.

Ça fait mal dans ma gorge. Ça fait mal dans mon cœur. Ça fait mal dans mes yeux. Ça fait trembler mes bras. J’irais presque jusqu’à m’évanouir. J’irais presque jusqu’à m’élancer.

Mais je reste immobile. Surtout mes yeux. Que je n’arrive pas à détacher des siens.

Miroir aux yeux verts.



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Zwei Zéphirum

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MessageSujet: Re: Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]   Dim 13 Nov 2011 - 15:29

[Aucun problème... T'écris trop bien pour qu'j't'en veuille mon tit chat XD. Par contre, je m'excuse de la médiocrité de ce message... J'ai du me dépêcher, j'ai une tonne de boulot...]

Regard hautain, menton haut.
Quelle meilleure protection que de se voiler la face, que de se convaincre d’une supériorité quelconque ?
C’était sa mère qui lui avait appris à être fier.
Et comme tout petit sortant du nid, en position de faiblesse, elle se réfugiait dans la familiarité maternelle.
C’était légitime… Et idiot.
Pourquoi ressemblait-elle à la femme qui l’avait trahie, qu’elle haïssait ? Pourtant, depuis toujours, avant même de connaître les torts de sa mère, elle avait tenté d’être différente à elle.
Elle avait essayé d’être unique.
Car l’on peut dire ce que l’on veut, personne n’est unique. Nous sommes tous pareil, au tout début, au commencement. Viens ensuite le facteur de la construction du corps et de l’esprit. Après cela, nous sommes, soit, un peu différents ; ou du moins, nous sommes des variantes d’une seule et même base.
Alors, quelle quête veine ! Il y avait forcément, quelques parts dans cet univers soudainement très grand, quelqu’un identique. Ca faisait mal d’y penser, mais c’était probablement ainsi.
Après tout, elle ne s’était jamais senti complète… Alors, sûrement y avait il une personne identique, ou complètement à l’inverse d’elle ?


Elle était une pro des « Réflexions Idiotes ». Elle commençait à se plonger dans un délire romantique ou quoi ? Des âmes sœurs… Pff… Elle n’avait rien trouvé de plus original pour se divertir l’esprit ?
…Bon, ok, peut être pas romantique comme délire, elle n’avait pas pensé à de beaux gosses musclés avec des sourires à la Colgate lorsqu’elle songeait à la possibilité d’un (e) alter-ego… Disons plutôt idyllique.

Bref. Revenons sur le présent.

Qui est… Une marche chaotique.

Elle avançait, ziguzaguant entre les foules, sous un soleil de plomb, dans un des marchés très encombré de Tingapour, les poings serrés, tout le corps contracté.
Elle n’aimait franchement pas les foules. En particulier quand ladite foule était composée de personnes possédant des tentacules, des griffes, des poils, des pics, et d’individus assez puissants pour détrôner n’importe quel despote terrien.

Elle les aurait bien fait tous exploser avec ses pouvoirs : il la gênait terriblement, ses masses de monstres (Elle a une très haute opinion des bêtesintelligentes d’Autremonde… Ou, disons qu’elle a plutôt une très haute appréciation de leur fumets corporels… particuliers *plisse le nez*) .
Mais, malgré qu’elle est appris une quantité de sortilèges fort sympathiques grâce aux livres qu’elle avait acheté, elle avait bien l’amer conscience, que :

-d’une : Elle n’avait pas encore eu l’occasion de s’entraîner à jeter lesdits sorts, qui, elle le savait, devait être appris avec un minimum de sérieux… et d’encadrement, si possible. De qui ? Avec une famille en totalité Nonsos ? Hum… Ah, oui… Elle avait oublié qu’elle devait rendre visite à sa tante, qui elle c’était installé au Lancovit, contrairement à tout les autres rester sur Terre… Slurk…. Pas elle, PITIE !!!! Hrm… Revenons au sujet principal…

-de deux : Si elle faisait cela, elle serait arrêtée par la police dans le meilleur des cas. Le plus probable étant que les sortceliers qui se trouvait autour d’elle, ainsi que les… choses, se défendent de manière… brutal. Genre…, genre mort dans d’atroce souffrance pour la tite Tiva… Arf.

… Conclusion ? S.u.p.p.o.r.t.a.i.t.

Y a des fois elle aimerait bien être une déesse…. Surpuissante, et solitaire… Ah…
Après avoir dépassé la terrible épreuve de nerfs que consistait la traversée du marché, elle aperçut la clinique, qu’elle avait déjà vu quelques jours avant… Elle crut tourner de l’œil.
Avouons le, elle n’était pas stressé uniquement à cause de la probabilité que le test montre qu’elle n’avait pas d’origine elfique, ce qui prouverait définitivement sa folie… Du moins sa grande, très grande folie, car la folie, elle la connaissait déjà.

Non, ce n’était pas pour ça.

C’était parce que son test, il avait été… comment dire… échangé ?
Avec celui d’une autre fille. Une certaine Clio, qui partageait les mêmes gênes que son père biologique, celui elfique.
Ils n’en avaient pas dit d’avantage.
Elle avait donc probablement une so… demi-sœur, ou une cousine… Mais, d’après les résultats, la balance pencherait pour la sœur.

…Brolk de slurk.

Très joli injure, cela aussi.

…Ou VDM.

Plus terrien.

En gros, le principal, le fond de l’histoire…
C’était que son père, son père dont elle ne se souvenait depuis quoi… Un mois ?... avait une autre fille, de son âge. Oui, les gentils petits médecins avaient bien voulu donner sa date de naissance. Rien de plus, rien du tout.

Les cons.

D’ailleurs, elle était née à sept mois d’écart qu’elle. Un 07/07. Tiva, un 07/02.
Vu que Titi avait depuis toujours une… légère fixation sur le chiffre sept (Hum. Légère ? Genre, fermer les yeux à chaque chiffre sept sur l’horloge, afin des les avoir dans la tête, et ce sept fois d’affiler ? Faire un malheur parce que l’on n’aura jamais le casier n°7 ? Ecrire un 7 dans son agenda en espérant que cela lui portera chance ? Moi je dirais pas légère fixation, je dirais énorme obsession .), cela était assez… étrange.

Comme quoi, la vie nous joue de drôle de tours…

A force de penser, elle ne s’était pas rendu compte qu’elle fût arrivée. Enfin, par arrivée… J’entends d’être à l’accueil du bâtiment.

Une pièce hideuse. Du marbre. Partout. De l’or aussi… Du moins de la couleur jaune. Quelques autres petites choses … Des tableaux, pas spécialement beau… Elle n’aimait que le classicisme, et là, il s’agissait d’art contemporain et d’art impressionniste. Alors qu’elle marchait tranquillement en cherchant une place ou s’asseoir, ses yeux qui détaillé œuvre après œuvre rencontrèrent un regard… qui fit stopper sa marche aussi sûrement que si elle venait de percuter un mur.
Par tout les dieux qu’elle connaissait, et même ceux qu’elle ne connaissait pas…
Elle avait déjà vu ses yeux quelques parts !

Le sang afflua dans son visage, sur ses tempes, et les battements effrénés de son cœur furent si fort et audible qu’elle se demanda brièvement si une oreille assez fine pouvait les percevoir.
Et elle plongea alors son regard dans un océan… de feu.
Elle n’arrivait pas à se détacher de ses yeux… Des flammes, véritablement, ils étaient magnifiques ! Coupées par une pupille si… vertical ? Une elfe peut être ?...
Elle ne put approfondir sa réflexion car une image familière se superposa à ces iris.
Son dessin.
Celui qu’elle avait fait juste avant de venir, dans sa chambre d’hôtel. Celui qui l’avait tant intrigué, qui lui semblait tellement familier…
…Mon dieu ! Elle l’avait prédit ou quoi ?
Deuxième fois que ça lui arrivait…. Ho là là !
Cette fille… Elle lui ressemblait. Et Tiva était sûr de la connaître.
Elle éprouva soudain un sentiment incompréhensible ; un bonheur et un soulagement ineffable s’emparèrent d’elle, comme si elle l’eut retrouvé après un long voyage.
Elle secoua légèrement la tête, fit un sourire un peu désolé, s’avança.
Après tout, rester fixé les pieds au sol, regardant bouche bée, limite de manière hypnotisée une personne, quelle qu’elle soit, n’avait rien de bien judicieux.
Et c’est avec un naturel qui l’a surpris elle-même qu’elle lui tendit la main en se présentant avec un immense sourire, qu’elle ne put contenir, un sourire franc et heureux, comme elle n’en avait jamais eu.


_ Enchantée. Je suis Tiva et…


Son sourire se fit plus malin, mais toujours aussi ouvert, car elle savait avoir compris l’étrange scène silencieuse qui venait de se dérouler :

_ … je suppose que tu es Clio ?

Elle refixa de nouveau son attention sur son physique. Pas de toute.

Un miroir aux yeux bleus.


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MessageSujet: Re: Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]   Mar 22 Nov 2011 - 2:35

On a tous jour un flash-back sur son enfance, non? Enfin, j’espère, sinon ça veut dire que je suis encore dans un trip anormal. Quand je l’ai vu entrer, j’ai pas pu m’empêcher de repenser à un truc. À trois truc, en réalité. Mais dire un, c’est cent fois plus facile.
Moi, j’ai toujours eu l’impression que j’avais trois mère. La toute première. Je sais la forme de son visage, la couleur de ses yeux, celle de ses cheveux. J’ai la forme de son visage. J’ai la couleur de ses cheveux. J’ai aussi celle de ses yeux.
Je sais de cette femme qu’elle était jeune. Qu’elle était belle. Suffisament pour attirer un elfe. Je sais qu’elle ne voulait pas d’enfant. Mais qu’elle ignorait sûrement tout de la pillule, cette idiote. Je sais qu’elle avait de mauvaise relation avec sa famille. Qu’elle souffrait. Que plutôt que de me donner de l’amour, elle me donnait de la haine.
Je sais que j’ai passé sept mois dans son ventre, avant de plier bagage.
Je sais ce que je lui ai pris, à cette femme. Mis à part son apparence.
Je lui ai pris son cœur, si rigide, si froid, mais si vibrant de désir. Je lui ai pris tout ce qu’elle n’a pas eu, tout ce qu’elle a aimé chez elle… Elle ne voulait pas de moi, il m’a fallut sept mois pour amasser ce qu’elle voulait bien d’elle.
Je n’aimais pas cette mère là.

Elle me ressemble bien trop.

La seconde mère que j’ai eu, elle, je lui ai donné un nom. Je l’ai appelé Maman. Elle, s’était celle qui a tremblé de tout son cœur quand elle m’a pris contre elle la première fois. Celle qui a chuchoté pour ne pas me réveiller, qui m’a regardé, qui m’a protégé, qui m’a dit des " je t’aime " et des " Ma chérie ".
Cette femme là, c’était celle qui me racontait des contes le soir, qui me donnait un bisou sur le bout du nez, qui s’amusait à peindre à mes côté, qui m’amenait dans la loge où était tout les membres du cirque, qui m’aprenait. C’était une rêveuse aux beau yeux brun, des yeux chaud, comme des marrons qu’on mange en hiver. Et sur c’est marron tout chaud, il y avait plein de flocon de neige qui se déposait, comme des éclats de rêve. Elle, c’était ma maman. C’est elle qui m’a appris à rêver, à aimer, à vibrer avec chaque instant de la vie. Elle voulait de tout son cœur de moi. Il m’a fallut sept ans pour apprendre tout d’elle.
J’ai toujours adoré cette mère là.

Mais elle ne me resemblait pas.

Ma dernière mère me paraissait souvent hautaine. Superbe femme, thug, à son plus grand malheur pourvu de huit bras, elle ne m’a pas laissé lui donner de nom. Elle m’a tout de suite dit qu’elle s’apellait Arachné. Cette troisième maman avait le cœur aussi froid que la première, mais aussi grand que celui de la seconde. Ses yeux n’était pas de chaud marrons, ils étaient éteinds, ils s’étaient fané. Mais souvent, les petits flocons de neige revenait danser à leur surface, quand elle enseignait, à moi ou aux autres. Elle nous expliquait tout ce qu’il est important dans la vie de savoir. Dans quelle position mettre les pieds sur une corde quand on est funambule, comment ajuster la barre avant de s’élancer en trapéziste, comment accorder sa tête, ses bras et ses balles quand on est jongleur, comme ramener vers soi son corps quand on est contorsioniste.
Maman avait une passion, le cirque, et me l’a transmi. Comme on plante une graine. Mais c’est Arachné qui l’a fait germé.
Je sais peu de chose d’Arachné. Je sais qu’elle à était rejeté par les siens à cause de ses huit bras, mais qu’elle n’a jamais pu avoir le moindre contrôle là-dessus. Je sais qu’elle est née "difforme", comme elle le disait. Je sais que c’est Natasha qui lui a dit autre chose. Natasha Andersen. Elle lui a dit qu’elle était unique.

Unique. C’est quelque chose que je ne voulait pas croire. Personne ne peut être entièrement unique. Pour être unique, il faudrait être soit même. Mais nous somme ce que le mondre à fait de nous. Le monde, c’est les autres. Et être unique signifirait ne pas être nous à partir des autres. Mais qui pouvait se priver des autres, simplement pour percevoir sa nature?

Arachné et Natasha, elles ont développé leurs idées. Mais par-dessus tout, une idée bien simple, bien pûre. Il y a des personnes sur Terre ou AutreMonde dont on se moque souvent. Des personnes dites bizarres. Physiquement, mentalement, elles ne sont pas comme le monde. Elles ne perçoivent pas la vie comme les autres. Ses personnes, on dit souvent en se moquant qu’elles sont uniques, sous prétexte qu’elles sont bizarre.

Et si c’était vrai ?

Et si quelqu’un considéré comme à part par sa société pouvait être… réellement à part. Si une personne dont on se moquait, qui sentait le autres murmurer dans son dos, n’avait pas la chance… d’être unique? Inimitable. D’être… Tellement divergeant de la société contemporaine qu’il ne pouvait exister de double, de ressemblance avec un autre…

Ce rêve était celui de Natasha et d’Arachné. Natasha, neurologue, avec son syndrome de Kallmann qui lui donnait des air de gamine, et Arachné, avec ses huit bras et sa paranoïa… Elles révaient de réunir tout les "spéciaux", ou du moins le plus possible, au même endroit. Elles ont réussi.

Mais bon, revenons-en à nos moutons. Là, dans mon flash-back, on est rendu au moment bien sentimentale et tout gluant où je parle de ma rencontre avec Arachné, et ce qu’elle m’a appris. Pour faire simple, parce que j’aime pas m’éterniser dans le romantique, on va dire qu’elle m’a absolument tout appris. Que sans elle, je ne serais qu’une petite pyromane cyclothymique, dans une vie entièrement normale, avec un psy tous les jours à 14 h.

J’avoue que ce n’est pas très possible. Les psy ne prennent pas à quatorze heure, on est censé être en cours. Mais comme c’était un multiple de sept, il m’est tout de suite venu en tête.

Faut pas que j’oublie de rajouter superstitieuse et penchant maniaque dans ma définition de tantôt.

Sinon, là, je crois que je suis encore en train de m’égarer. Tout ça à cause d’un quatorze. Mais y’a une chose que je voulais dire sur Arachné.

Elle me ressemble tellement que je ne peux que l’aimer. Comme un mélange de mes deux premières mères.

Enfin, là, j’ai l’impression d’être un tit papy pleurnichard qui cause du "bon vieux temps" avec la tite mémé suffisamment sympa pour vouloir l’écouter. Bref, je radote.
Et j’aime pas radoter.

On termine la petite ellipse, on revient au là-maintenant-tout-de-suite. L’instant présent, quoi. Le truc dont on n’arrête pas de nous dire qu’il faut profiter.

La fille en face de moi… Tiva, me regarde. C’est son regard qui m’a fait penser à mon enfance. C’est tout de même déséquilibré, non, de donner trois mère à une fillette !?!
Il y a une question qui me monte. Aussi bien à la tête, au cœur et à la bouche. Dans la tête, elle fait mal. Dans le cœur, elle le serre. Dans la bouche… elle a un goût amer. Est-ce que elle, elle à connu mon… notre père ? Moi, je sais même pas s’il connaît mon existence. Je sais juste qu’il m’a conçu. Un point c’est tout.

Mais l’amer de la question laisse place au vieux dicton, qui dit toujours de profiter du moment présent. On est ici et maintenant, merde ! Et… et moi j’ai passé toute ma vie à me demander si t’existais. Alors je m’en fous de mon père. Je m’en fous de… tout le reste. Je m’en fous de l’amer, je laisse venir le sucré.

Et toi, tu me tends la main, tu me dis ton nom, tu devines le mien. Et tu souries. Tes yeux… tes beaux yeux vert dont j’ai souvent rêvé, je l’ai vois animé, énergique… Je le sais, à ta façon de sourire, que ce n’est pas dans tes habitudes, de t’exprimer via l’expression de tes lèvres. Moins que par tes yeux, en tout cas.
Et moi, c’est l’inverse. Gamine complètement incapable de parler avec ses yeux, d’une beauté inexpressive, je vois ma bouche toujours tout révéler par la vitesse à laquelle s’enchaîne les émotions dessus.
Mais aujourd’hui, c’est différent. Je sais que mes yeux brillent. Comme les flammes, les belle flammes bleuté qui me fascine, comme toute les autres. Je sais que ma bouche, une fois encore, me trahie, mais sans me trahir réellement. Ça doit bien être une des rares fois où je veux communiquer aux autres mes pensées.
Je prends ta main. Je peux voir que mes paumes sont plus petites que les tiennes, mais mes doigts plus loin. Au final, on dirait que nos mains ont la même taille. Identique, mais différente.

Peut-être que nous pouvons aussi nous définir ainsi?



Pourquoi est-ce qu’on a mis autant de temps à se rencontrer ?
Le destin était-il contre, ou avec nous?

- Tiva…


Je fais danser ton prénom dans ma bouche. Il résonne, il vibre… il me parlerait presque de toi.

Moi, je n’ai jamais accordé d’importance au prénom. Après tout, nous ne les choisissons pas nous-même. Mais j’aime toujours écouter comment il sonne sur la personne à qui il appartient. Et toi, ton prénom te vas bien.

Mon autre main s’unit à la tienne. Deux mains liées, comme des gamines dans les parcs. Je te souris encore.

- Oui, je suis Clio.


Là, j’ignore encore tout ce qui se serait passé si on avait continué comme ça. Parce que j’entends la petite voix crachotante et près-enregistré – oui, je l’ai bien dit, il devrait améliorer ça ! – qui déclare… bon, j’avoue que j’ai pas écouté. J’ai juste entendu. À vous de voir la nuance.

Et je sais qu’ils m’appellent. Que c’est mon tour, quoi. J’hésite un peu beaucoup. J’ai pas trop envie de te laisser maintenant.


- Tiva… On y va ensemble ?



[HS : Bon, j'ai honte, mais je me rends compte que c'est hyper dur de poster en semaine TT
Aussi, désolé, mais j'ai de la difficulté à maintenir le style de Clio dans des scène... figé et mélancolique ? x) Enfin, je découvre que ma puce est faites pour l'action, donc voilà <3 *câlin*]



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Zwei Zéphirum

-Phoenix-

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Age du personnage : 22 ans

Familier : Aucun
Couleur de magie : Rouge grenade.
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Malfrat underground aux aspirations anarchistes.
Résidence : ... Laquelle?
Dans le sac : De quoi hacker n'importe qui, de quoi tuer n'importe qui, de quoi effacer toutes les preuves.

Affinités : Affinité qu'elle veut croire strictement professionnelle et distractive: Aelys, associée, pion amusant semblant ne pas tenir dans une seule petite pièce d'échiquier.
Le reste du monde: Terrain de jeu à défoncer à grandes gerbes de lance-flamme.

MessageSujet: Re: Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]   Sam 28 Jan 2012 - 14:17

[Et bien… On a bien fait d’avoir l’idée de les rendre sœurs… car si Clio est faite pour l’action… Tiva est faite pour les scènes figées et mélancoliques… peut être qu’elle va évoluer avec Clio Nananère … En tout cas, désolée d’avoir mis autant de temps à te répondre… Manque d’inspiration, de confiance, plus surdose de flemme et de fatigue, ça donne un cocktail… harassant.]

- Tiva… On y va ensemble ?

Une voix avait résonné dans l’onéreuse salle d’attente, appelant Clio pour les résultats d’analyse.

Une voix qui bugait, soit dit en passant.

Tiva avait acquiescé.

Là… C’était partie.

Pendant 13 foutues années de sa vie, elle avait souffert. Elle avait cherché inconsciemment ce qu’on lui avait arraché. Elle avait cherché les yeux bandés sur un fil. A la droite de ce fil se trouvait un cocon douillet, familier, trop moelleux et chaleureux pour être réel… basculer de ce côté aurait été la voie vers une longue vie bonimenteuse, subtilement railleuse, grossièrement mielleuse. A gauche… le vide. Un noir étouffant, opaque, un désespoir prenant… mortel. Une fin. Un abandon.

Elle avait toujours été forte à ce jeu de funambulisme. Elle avait toujours su choisir la bonne voie, la sienne, bien que cette voie l’éloigne des autres, de ces amis… De toute façon, au fond d’elle, elle savait qu’elle n’avait pas intérêt de suivre leurs conseils maladifs, trop pourris par les stéréotypes ancrés dans chacun d’eux, tatoué au fer rouge, comme sur la peau d’un âne, mais ce jusqu’à la moelle.

Elle en avait ris de cette vie vertigineuse, elle en avait pleuré. Bien des fois, elle avait vacillé vers chacun des deux côtés ; mais toujours lui revenait à l’esprit que se voiler la face n’était pas la bonne solution, qu’elle n’accèderait pas au but de son existence si elle ne continuait pas sa route impitoyable sur sa corde mince. Quel était t’il ? Aucune idée. Et c’était pour cela qu’elle n’avait pas sauté dans le trou noir ; si elle avait choisi la reddition, si elle s’était incliné trop bas de façon fatale, brisant toute l’harmonie vacillante, chutant irrévocablement vers un chaos atroce mêlant confusion, lâcheté, remord et désespoir, elle n’aurait jamais connu le dénouement, et chez elle, savoir était sa perception de la perfection.

Elle avait eu de vagues aperçues de ces deux possibilités, lorsque la peur, voie vers la lâcheté, l’avait saisi ; la peur que ces souvenirs flous, ces idées même soit des affabulations de son esprit ; la peur d’oublier son père elfique ; la peur de n’avoir aucune épaule sur laquelle se reposer, de n’avoir jamais personne pour la comprendre. Elle avait dangereusement tourné ses yeux vers le bas, avait commencé à perdre le précieux équilibre.

Elle aurait pu abandonner, de deux manières différentes, en se réfugiant dans un monde imaginaire trop beau et trop doux ou en mettant fin à sa vie.

Mais elle ne l’avait pas fait.

Elle avait décidé de continuer. Marcher, un pas après l’autre, un peu plus près de son but chaque jour.

… Pourquoi ?

Un écho lointain, un reflet bref, un éclair de lumière léché de flamme bleue, dansante, apaisante, l’avait rassuré. Elle aurait pu croire à une chimère cruelle de son âme perdue… mais elle ne pouvait pas reléguer cela au titre de mensonges. Les mensonges faisaient du mal, quel qu’il soit, y compris ceux délivré dans un but louable.

Et celui là lui avait rendu le sourire. L’avait redressé et maintenue alors qu’elle tanguait sur la corde tendue vers un avenir qu’elle aurait pu ignorer.


Un sourire qu’elle avait maintenant sur les lèvres, alors que toujours main dans la main, Clio et Tiva se dirigeaient vers le couloir où se trouvait les laboratoires, les secrétariats, les cabinets où était distinctement étudiées, rendues et expliquées les analyses.

Salle n°7.

?... Oui, le numéro était emplit de belle promesse.

Elles s’arrêtèrent devant la porte. Simple, de bois peint de couleur beige, à l’encadrement marron. Un petit écriteau cloué sur la porte indiqué un nom, le numéro de la salle et la profession du propriétaire du cabinet.

Alors que Tiva se préparait à toquer, elle se retourna vers Clio. Sa main tremblée. Ses deux mains d’ailleurs. Le reste de son corps fut envahie d’un froid, puis d’une vague de chaleur intense qui la paralysa. Elle respira un grand coups, tenta de se décontracter. La sensation reflua lentement, mais une angoisse sourde demeurait toujours au fond de son cœur, prête à la faire chavirer à tout instant.
Un léger sourire dépité, ironique, s’afficha sur ses lèvres, et elle soupira avant de remarquer :

_Personnellement, je suis sûre que tu es ma sœur. Demi. Peut importe.

Elle leva les yeux au ciel, et son expression se fit plus douce, car à son avis, les liens de sang ne comptaient pas tant que cela, l’important étant la symbiose fraternelle, qui pouvait lier n’importe qui, tant que complémentaire.

_Ca va te paraître bizarre, mais puisqu’dans ce monde il y a plein de magie… Tu risques moins d’me prendre pour une aliénée. Je le sais, je le savais que tu es ma sœur… parce que… je le sais. Oui, c’est étrange. Toute mon enfance, jusqu’à maintenant, j’ai sus que tu existais. Dans mes rêves, ou dans les moments les plus difficiles de ma vie, quelque chose - maintenant je le sais, quelqu’un – me soutenait… m’empêchait de chuter. Une image, un sentiment, ou un souvenir flou… Pourtant, je ne pense pas que l’on ce soit jamais rencontré. Avant de venir ici aujourd’hui, j’ai… Non, c’est trop insensé…

Elle avait dit cette dernière phrase à voix basse, et elle baissa les yeux, hésitante. Devait elle lui dire ou non qu’elle avait prédit leur face à face, dessinant Clio dans une salle d’attente semblable à celle où elles s’était rencontrées ?
Le risque de se tromper, le manque de confiance en elle la saisit, et fixant toujours le sol, les yeux plissés, les yeux froncés d’appréhension, elle glissa nerveusement ses mains dans ses poches. Soudain, elle sentit quelque chose du bout des doigts, une surface un peu rugueuse, comme couverte de… pastel ? Elle attrapa la feuille, et la surprise de sa découverte se métamorphosa en excitation, en joie. La vie était tellement bien faite à qui savait l’écouter ! Toujours faire confiance en son instinct et en sois même.

« Tu oublies... oublieras beaucoup de choses, mais cette confiance, elle fait partie de toi ; ta mémoire défaillante ne fera pas d’elle une victime ».

… Son père. Son vrai père elfe lui avait dit ça. Il lui avait tenu la main, accompagné un certain temps jusqu’à qu’elle comprenne ce dont elle avait besoin pour survivre, il lui avait appris à marcher sur le fil sans tomber.

Et ce père qui l’avait tant aidé, lui avait offert une demi-sœur qu’elle attendait depuis si longtemps… Bien qu’offerte, il ne s’agissait pas d’un cadeau ; il s’agissait d’une évidence.
Une évidence qui s’offrait à ses yeux alors que, le bras plus assuré qu’au début, elle tendait à son miroir aux yeux bleus son dessin.

A présent sereine, sûr d’elle, heureuse, elle comprenait avec bonheur où les affres de sa vie l’avait conduite ; elle savait qu’à présent, elle ne serait plus seule, et elle envisageait sa longue route périlleuse de funambule spirituelle avec calme et assurance.

Cette rencontre l’avait soulagé de l’incertitude et l’avait fait mûrir ; pourtant, subitement loin de toutes ses réflexions solennelles, elle ne désirait qu’une seule chose ; vivre une existence meilleure, trépidante et drôle avec le feu bleu qu’elle attendait depuis si longtemps. Elle aurait voulu sauté partout pour exprimer son excitation, mais elle ne fit qu’attendre la réaction de Clio fasse au dessin et à ses dires, la joie l’irradiant, et pour une fois dans sa vie, ce ne fut pas l’orgueil qui fit battre son cœur, mais le bonheur authentique qu’elle ressentait.


[Après relecture, je dois dire que Tiva est sur un plan un peu pathétique là… Meuh bon, c’est mignon et plein d’espoir, donc bon… Pour une fois… ^^’]


I am a Savant.:
 

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Wanda


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Age du personnage : Vingt-deux ans. Elle dit.

Familier : Bloups.
Couleur de magie : Plouf.
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Conseillère technique en explosif et mécaniques, vendeuse d'arme avec permis.
Résidence : Un appart avec son frangin.
Dans le sac : De l'engrais chimique, du charbon et du souffre. Un sachet de sucre aussi.

Affinités : Ariel ! ♥ Arielarielarielarielariel. Ariel. ARIel. AriEL. aRiel. arIel. ariEl. arieL. Leirariel. Aririel, Aelri. Elari. Elria. A-ri-el. ARIEL. A-r-i-e-l. Ariiel ! Arieeeel ! -> Son frangin. C'est beau la famille. (surtout quand ça vire à l'obsession.)


MessageSujet: Re: Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]   Ven 2 Mar 2012 - 19:25

[En retard, et un peu... sans le moindre sens, malheureusement >_<
Mais bon, je l'ai écrit en plusieurs fois, toute dans un état différent, donc.. no comment Nananère]

Hey, la vie, tu serais pas un peu beaucoup ironique ? Ou alors ton humour est pas un peu particulier ? Du genre celui que j’aime bien quand c’est moi qui le fait mais pas quand c’est les autres ?
Hier, j’avais pas de sœur, j’étais la fille de deux être qui n’étais pas mes parents, j’errais, je brulais avec délice – quoique, c’est relatif – dans l’enfer de la vie. Je ne m’interrogeais pas. J’avais une génitrice qui aurait rêvé de se faire avorter, et un géniteur qui ignorait probablement mon existence. Simple, quoi.
Today, j’ai une sœur – okayy, demi – des questions et pas grands choses à dire mais beaucoup à communiquer. Finalement, je suis pas trop sûre de comprendre ce que je veux aujourd’hui, ce dont j’ai envie. J’voudrais rentrer chez moi.

« Faut pas que je tarde trop ici, on m’attends à la maison »
Ça a l’air tellement normal, comme phrase – pardon, comme pensée – mais dans mon cas, finalement, je crois pas. Elle est où, la maison ? Est-ce que j’en ai une ? Est-ce que j’ai un chez moi ? Un endroit où je suis en sécurité, accueilli, accepté, sans rien me faire demander ?

Le cirque ? Non.

Ma demeure d’enfance ? Pas vraiment.

Le ventre de ma mère ? Absolument pas, elle a tout fait pour m’en chasser.

Y’a qu’un endroit qui correspond à la description, mais il est un peu bizarre. Personne ne peux y entrer, mais beaucoup de choses en sortes. C’est un endroit très créatif, un peu en foutoir, sans être poussiéreux, et où je suis probablement la seule à m’y retrouver.

Ce coin, c’est ma tête. Tortueux, tumultueux, insidieux… un endroit bien étrange. Je suis pas trop sûre d’y connaître le chemin pour m’orienter, mais malgré ça, c’est un lieu sympa.

Mais là, je sais plus du tout pourquoi je vous parle de ça. Ah, si, c’est parce que je me demandais où il était mon chez moi. C’est dû au formulaire que j’ai dû remplir tantôt, qui me demandais, avec une petite étoile en plus, pour signaler que c’était important, le lieu où je vis. J’ai pas du tout su quoi répondre.
Sans-domicile fixe, c’aurait été un peu bizarre. Mais j’avais pas vraiment plus de choix que ça, j’ai juste rayé la question.

Donc voilà.

Pour vous prouver que c’est un endroit assez tordu, dite vous que je viens encore de me perdre à l’intérieur. De ma tête, on s’entend.

Un jour, je trouverais le sens de tous ces non-sens, aux milieux des sens interdit et des cinq sens.

À part-ça, à quoi penses-tu ?

J’aimerais bien me concentrer sur quelqu’un, plutôt que sur moi. Mes pensées sont trop bruyantes. Mes pensées, elles sont trop creuses. Ou plutôt, c’est comme si elles étaient composé de fumée, d’un puits de fumée sans fond qui essaye de se faire passer pour un plancher stable. En fait, toute ma vie est un puits de fumée sans fond qui veux se faire passer pour dudit plancher stable.
Heureusement, on ne fait pas de fumée sans feu.

Un jour je serais illusionniste. Je montrerais de la fumée, et je ferais croire que c’est solide. Et quand on me demandera comment je fais, je dirais « Ne cherchez pas, j’ai bâtie toute ma vie là-dessus »

J’ai bâtie toute ma vie sur un gouffre, un puits, une chute infinie avec pour seul espoir de tomber dans les flammes et me transformer en particule de fumée, et monter, monter toujours plus haut, me montrer aux yeux des sot, qui ont un jour déclaré que l’homme ne savait pas voler. J’ai bâtie toute ma vie sur un rêve illusoire, et, vous savez quoi ?

Je vais faire comme si j’étais pas au courant.

Je vais me boucher les oreilles, me fermer les yeux, hurler de toutes mes forces et foncer dans le mur.

En quelque sorte, je vais me conduire en être humain.

Rien de plus normal, je le suis à moitié.

Tiva, es-tu plus ou moins elfe que moi ? Comment sont tes parents ? Ta mère, surtout… comment elle est, ta mère ? Et est-ce que tu as des frères et sœurs ? On a déjà du te raconter tant d’anecdotes sur ton enfance, ton premier mot, tes premiers pas, des histoires de vacances… Moi, ma vie, elle est tellement fragmentée, comme un puzzle, mais où les pièces ne pourraient pas s’emboiter. On sait qu’elles vont ensemble, elles ont l’air de se ressembler, mais c’est finalement des pièces sans rapport qui sont adapté.

Ma vie est un puzzle, mais on a découpé ses pièces au gré d’un jeu de dé. Je ne suis même pas sûre qu’il y est ne serait-ce qu’une particule qui ai du sens. Alors je m’accroche à ce qui n’en a pas. Je m’accroche à l’illusion d’un futur, à un rêve d’enfant sans avenir. Depuis ma naissance, je sais que je ne suis pas un être qui sera. Je ne peux qu’être, éphémère et étrange, brève et illusoire, éternellement passagère.

Dites, est-ce que vous aimez la relativité ? Tout est relatif. Même la relativité. Et si elle est relative… Alors il existe quelque chose qui n’est relativement pas relatif. Et ce quelque chose n’est donc pas relatif. Et ce qui n’est pas relatif est…

Absolu.

Deux choses se côtoient, frères ennemis sœurs amantes, la Relativité, l’Absolu.
Peut-être est-ce la relativité qui est absolu. Mais c’est évidemment impossible. Si la relativité est absolu, alors il existe quelque chose de non-relatif, et ce quelque chose est la relativité. Et si la relativité est non-relative, alors elle n’est pas absolue. Quant à l’absolu, inutile d’expliquer pourquoi il n’est pas relatif.
Indiscutablement, je suis relative. Trouverais-je un jour mon absolu ?

L’instant présent est tout particulièrement relatif. J’espère que ça ne vous dérange pas, d’ailleurs, que j’y revienne. Nous aurons, je vous le jure sur l’Absolu, tout le temps de changer de sujet plus tard.

Si Dieu existe, est-il relatif ou absolu ? Dieu doit être un peu dur d’oreille, aussi. Et il doit être légèrement aveugle, si ça se trouve. Au final, il fonce peut-être droit dans le mur en hurlant de toutes ses forces. Et donc, relativement parlant, je suis Dieu. Maître d’un monde de fourmis, génie chez les grains de sable, océan d’une goutte d’eau.

Je finirais par me noyer dans mes pensées. Ou plutôt, par suffoquer. C’est assez mauvais pour les poumons, la fumée.

Il paraît que c’est un moyen de défense. L’incohérence de ma tête, de mes idées. Pour ne pas avoir à regarder la réalité.

C’est peut-être vrai.

C’est probablement vrai.

Ça n’a rien d’un mensonge.

Mais je ne dirais jamais rien si directement, comme ça, quand ça me concerne.
Je n’ai pas la moindre confiance en vous, ne vous attendez pas à ce que je me livre, comme ça.

Y’a tellement de chose incompréhensible dans ce monde. J’entre probablement dans cette catégorie, d’ailleurs. Mais un jour, quelqu’un me comprendra.
Hé, Tiva, tu sais quoi ? Cette personne, ça peut être toi. Si tu veux. Je te donne ce droit. À toi de voir.
Et tu prêtes à prendre le risque de découvrir mon univers, petite sœur ?

Le retour à la réalité, c’est comme si on me plongeait dans un miel tout poisseux, dans lequel je glisse lentement. C’est un 7 qui m’a ramené. Le numéro de la salle.

La vie, ton ironie me touche.

Au moins, la porte, à côté du numéro, est simple. Loin de luxe incroyable de l’entrée. Ça m’étonne pas mal qu’il fasse dans le kitch pour une entrée et du classique pour le bâtiment, mais bon, ça les concernes, et c’est probablement les normes. Je suis pas trop au courant de ça, la faute à jamais rester au même endroit plus longtemps qu’une représentation.

‘Fin bref.

Tiva, tu sais que tu trembles ? C’est mignon. Et puis, ce que tu dis l’est plus encore. Évidemment que tu es ma sœur. Ou tu es mon ange.

Est-ce que, si Dieu… Je vais l’appeler Alfred, Dieu. Ça lui donne un côté plus sympa. Quoique… à bien y réfléchir, non. Finalement, mieux vaut pas qu’il soit humain. Parce que l’erreur est apparemment humaine.

Si Dieu peut faire des erreurs, peut-être qu’on en est une. Dis comme ça, avec cette théorie, ça prouve que ma mère n’est pas Dieu. À ses yeux, j’étais une erreur. Donc, elle a fait une erreur. Donc, elle n’est pas Dieu si elle fait une erreur. Et si elle n’est pas Dieu, Dieu n’est donc pas relatif dans son cas, mais l’est dans le mien. Donc ma mère, si elle n’est pas relative, est absolu.
Vous savez quoi ? Je vais arrêter de réfléchir. Je vais appeler Dieu Alfred, et terminer ma pensé de tantôt. Donc, prise dieux !


Bah j’ai oublié, sans importance, alors.

- T’es ma sœur. Quoi qu’il arrive, tu l’es, de toute façon.

Te prendre pour une aliénée ? Si tu savais, Tiva, si tu savais… De nous deux, c’est probablement moi la plus folle. Reconnu par les médecins, en tout cas. Pyromane, cyclothymique… Autre chose encore. Déséquilibré, apparemment. C’est là la cause de tous les problèmes, selon certain. Moi, j’ai une autre théorie. En rapport avec mes… prédictions, mes dessins de l’avenir. Que savez-vous des larmes elfiques ?

Je ne m’épancherais pas longtemps sur le sujet, parce que là, tu viens de sortir un dessin. Un dessin de… moi. Je ne me suis jamais vu dessiné, jamais comme ça. La sensation est… étrange. Comme un étau, mais un étau libérateur. Ça fait… tellement étrange.

- Il en manque une partie, à ton dessin.

Je prends le mien, le mets à côté, en face sous un certain angle. Nous sommes exactement dans la même position. Comme si c’était un miroir. Un miroir aux bleu, vert… J’aimerais bien que ce miroir soit turquoise.

- De tout façon, si le destin était assez tordu pour ne pas faire de nous des sœurs, pour moi, dans mon cœur, tu l’es. Les liens de sang n’ont aucune importance, mes parents l’ont assez prouvé.

D’une certaine façon, niveau "mes parents l’ont assez prouvé", je crois que ça a un double sens. Je parle aussi bien de mes géniteurs que de mes adoptifs. Tiva… J’ai automatiquement déduit que tu ne vivais pas avec… notre père, mais… Si nous somme lié par le sang, le connais-tu, cet elfe dont je n’ai même pas la moindre idée de l’apparence, et qui pourtant est notre lien à toute les deux ?
Ça n’a pas d’importance, ça ne doit pas en avoir. Tu es là, et c’est tout. Tu es ma sœur, tu es celle que j’attendais, tu es cet éternel rêve qui reviens encore et toujours, et c’est tout. Tu es Tiva, et c’est tout.
Là-dessus, la porte s’ouvre, et une secrétaire… assistante-médecin, pardon, nous fais signe d’entrer. J’arrive pas à lire son nom sur le badge. Tant pis, Sans-Nom nous fait entrer dans une pièce avec un siège, un espèce de lit, une étagère et une deuxième porte qui donne sur un couloir derrière. Rien à dire, désolant de normalité.

- Voici les analyses, veuillez attendre un petit peu, un médecin viendra vous… Vous n’étiez pas censé être seule ?
- Vous n’étiez pas censé nous envoyer les bonnes analyses dès le départ ?
- Ah, vous êtes les deux jeunes filles qui…
- ‘Xact.

Commandante Clio prends le contrôle des opérations, je répète, tour de contrôle, commandante Clio prends le contrôle des opérations. Terminé.

- Et Mademoiselle, vous êtes… ?
- Clio.
- Oh, le formulaire que vous avez rempli était incomplet! Dans Lieu de Résidence…
- Il était très complet.
- Mais…

Et Biiip-Bip-Bip-Biiip… Sauvé par le petit truc qui bip et dont j’ai oublié le nom mais qui l’informe qu’elle est attendu ailleurs. Là-dessus, elle nous laisse, avec un ‘’Je reviendrais bientôt’’

- Bon bah y nous reste plus qu’à attendre, j’imagine.




J’aime pas avoir à patienter. Je déteste avoir à patienter. Ennuyé, je m’assieds sur le siège et me mets à jongler avec des petits flacons de médicaments. Passe passe passera, la dernière, la dernière, passe passe passera, la dernière restera.
J’avoue que je sais absolument pas quoi dire, Tiva.

Alors j'espère que toi si.



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Un miroir, des yeux, deux couleurs... et une suprise....?! QUOI?! Ma soeur?! [Pv Clio]
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