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 [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.

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Sai Niwa


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Age du personnage : 119 ans

Familier : Roko, un kroa
Couleur de magie : Dorée
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Chef des Ombres
Résidence : En voyage, sur mon territoire ou au QG
Affinités : Will >> Envie de prendre le risque, mon lionceau ?

Narcisse >> Haine et terreur

Shinzô >> Méfiance et respect, pour l'instant

Elena >> Une idylle achevée

Kei >> Son "grand" petit frère (rôle libre)

Deino >> Elève, enquiquineuse de première. Entre des hauts et des bas

Tinieblas >> Alliée, "petite soeur". Affection

Far'jim >> Adversaire et traitre aux ombres. Haine

MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Ven 23 Déc 2011 - 18:16

Oui, un idiot. L'amour rendait idiot. Il aurait tellement voulu... être quelqu'un d'autre. Ne pas être aveugle dès la naissance, ni albinos et ainsi rendre ses parents heureux d'avoir un fils. Lui. Ne pas être aller dans le laboratoire, endroit qui était devenu son "chez soit" bien malgré lui. Ne pas avoir subis ses expériences qui avaient couvert son corps de cicatrices. Ne pas avoir était mis dès son plus jeune âge dans des arènes inconnus. Sai y avait tuer et non combattu. Il aurait voulu de pas être ce soldat, être commme son frère peut-être. Ne pas prendre la place d'Ishana, la belle BSH qui était à l'origine des ombres, après sa disparition. Il aurait tant souhaité, être banal, assez banal pour qu'une telle situation n'arrive jamais. Que jamais il ne se retrouve de nouveau les mains liés. Que plus jamais un être cher ne... Pouvait-on appeller ça une trahison pour le cas de Will ? Il ne faissait que son putin de travail. Se fichant bien de lui.

Un long frissons le parcoura alors que le fer des menottes se frottait à sa peau.
L'angoisse monta.
Pitiez.

C'était comme il y a dix-huit ans. Quelques jours avant qu'il ne s'enfuit de son cauchemar bien trop réel à son goût. Il était enchainer et on lui crachait des ordres, des tactiques et stratégies de combat... On le frappait pour que cela rentre mieux, pour que par la douleur il se plit et acceptes de nouveau de se plier aux ordres. Sai était devenu un rebelle et ce n'était pas bon. Un parfait soldat ne devait pas penser, juste écouter ses supérieurs. Sai ne voulait plus de tout ça et il avait craquer. Le vampyr pouvait encore sentir le fouet sur son torce, son visage... Il réentendait ses cris... Ses supplications...

Le contact des lèvres de Will contre son cou le rammena à la réalité. Lui ? En prison ? Jamais il ne se retrouverait de nouveau en cage. Il était un loup et un loup était libre. Il eut un sourire, alors que son corps tremblait de ses peurs du passé. De ses peurs d'enfant. Pour échapper à ses peurs là, il devait combattre une peur encore plus feroce. L'envol. Will, tu le mettais vraiment dans des situations pas possible !

- Oui, tu es vraiment un adorable salaud.

Il tourna son visage vers Will, et lui montra son sourire. Un sourice sincère, innocent, éphémère... Et puis soudain, son corps rétrécit. Ses vêtements devenaient amples et des ailes crevées sa belle chemise sombre. Les menottes tombèrent sur le sol, trop grande pour lui désormais, ainsi que ses vêtements. Will put voir la forme chiroptère du chef des Ombres. Heureusement que son instinct animal lui permettait de s'envoler ainsi, par habitude, il en était incapable. Le vide était sa phobie. Il s'envola donc, allant haut dans le ciel.

Il t'aime Will. Trouvais-tu toi aussi que cela était une faiblesse ?


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Will Torance


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Age du personnage : 25 ans

Familier : Mort. C'est un souvenir douloureux, il serait adorable de ne pas en parler.
Couleur de magie : Rouge
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Très élevé


Métier : Lieutenant des Camouflés.
Dans le sac : L'univers, en petit format.

Affinités :


MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Ven 23 Déc 2011 - 19:54

« Oui, tu es vraiment un adorable salaud. »

Je ne répondis rien, observant ce sourire de gosse, qui sincère et éclatant, eu le don de me transpercer le cœur de la façon la plus perfide qui soit. Mes doigts se refermèrent sur la pulsion de le frapper, et je remontais simplement mon coude, glissant ma paume contre ses triceps, pour ajuster une meilleure domination à ses mouvements. Un adorable salaud. Hey, si tu savais ce que j’étais en train de faire, je crois que tu me prierais pour que je t’emmène plutôt directement devant le roi et la reine. Malheureusement, ce n’était pas ce que je prévoyais, en dépit des apparences.

Flash back.

Les lieux puaient. Résonnaient entre les murs les échos aux grognements des chatryx, qui comme des ombres, étaient tapis entre chaque recoin de cellules. Je marchais d’un pas vif, lion refusant de salir son orgueil dans les souillures de ce lieux. Autour de moi, les barreaux rivalisaient de nombres, comme pour chercher à m’impressionner. Mais je restais concentré sur l’échine tordue de mon guide improvisé. Un soldat omoisien, qui m’avait regardé de pied en cap, quand je lui avais remis le document aux allures officieuses. Je savais qu’il ne pouvait voir en moi autre chose qu’un adolescent. C’était dur de se faire respecter, parfois. Dans ce genre de cas, je m’appliquais à user du moins possible de toutes forme de violence. Quand c’était inévitable, j’alignais les coups et les blessures.

(…)

La serrure résonna dans le claquement de la clé, et le bossu léger s’écarta pour me laisser passer. Je rentrais en silence dans la cellule miteuse, découvrant pour la première fois le décor du lieu de vie de mon protégé. Narcisse était là. Derrière moi, la porte se referma dans un craquement de charnière, et le silence s’instaura.
Il était dos au mur, sa tête reposant sur son sternum, ses bras en appui contre le mur ; ses jambes légèrement tendues vers l’avant, comme un arc de voute. Ses yeux refermés étaient fermés, et ses puapières dépourvues de maquillage. Il me semblait tellement misérable qu’une seconde, j’eus l’envie de pleurer sa peine. Il releva doucement son visage, soulevant ses paupières.

« Will… »
« Salut, toi. »
Mon murmure était monté jusqu’à lui comme une caresse dont il se délecta, ses lèvres s’entrouvrant dans un sourire formidable. En deux pas, je fus sur lui. Son souffle heurtait ma gorge, et je le sentis frissonner entre mes bras. Je ne devais pas pleurer.

« Je t’ai manqué à ce point pour que tu me serre dans tes bras ? »
« Tu n’imagines même pas » répondis-je, en sachant pertinnement que sa phrase n’était que pure moquerie sardonique. Mais j’avais besoin d’être sincère, besoin de le sentir vivant contre ma peau.
Il répondit lentement, refermant à son tour ses bras contre ma taille, son souffle perdu contre mes cheveux. Ne pas pleurer, ne pas pleurer…. Mes paupières restaient sèches.

« William… J’ai une faveur… »

(…)

Sai réagit avec une adresse sidérante. Je n’y avais pas pensé sérieusement, et son agileté faillit me perdre. Faillit. Les ailes de la chauve-souris griffèrent le bout de mes doigts, et je plongeais sur lui. Raté. Le corps de Teufel se rétracta, et comme un ressort, se détendit : à pleine vitesse. Le petit animal qu’était désormais W-Sai ne put supporter l’impact de 200 kg de muscles le heurtant à pleine vitesse. Halluciné, Sai vogua une seconde en apesanteur, tandis que Teufel retombait avec souplesse sur ses quatres pattes, une centaines de mètres plus loin. Mes doigts, enflammés par la magie rouge se tendirent vers l’objet du vent, et ma magie, à la manière d’un pinceau, vint encercler la chauve-souris de manière à lui rendre toute fuite impossible : je l’endormais, définitivement. Saviez vous que les vampyrs métamorphosés, endormis, se retransformaient en humains ensuite ? Je vis la métamorphose s’opérer en plein air : la masse volumique du corps de Sai s’accroissant soudainement, je courus en avant, rattrapant lestement le corps pour lui éviter une fin atroce. Endormi entre mes bras, le vampyr avait l’air tout sauf dangereux. Mes prunelles glissèrent sur la gorge ensanglantée, et je relevais doucement mes doigts, pour lui appliquer un Reparus… Je me ravisais, et le hissant contre ma poitrine, lançais un sortilège, me téléportant ailleurs.

Mes semelles heurtèrent le sol avec violence, pliant mes genoux sous le heurt et coupant ma respiration. LE corps de Sai manqua de m’échapper, et je resserrais l’étreinte, relevant lentement le visage. Mon regard parabola sur le panorama, et je reconnus la silhouette de Narcisse. Assis sur le rebord d’une table d’ivoire, nous étions dans ce qui ressemblait aux décombres d’un temples grecs. Mais à la place des collones, dans ce lieu souterrain, des centaines de cariatides, certaines avec le corps en partie brisaient, gardaient ces lieux. L’atmosphère était oppressante et excitante ; comme l’être même de Narcisse. Ce dernier, homme travesti aux milieu des Vestales régnait sur son harem de pierre. Ses cheveux noirs encadrait son visage, ce dernier étrangement calme. Ses yeux noirs, même, étaient vides. Je relevais le menton avec un sourire arrogant, cachant mon angoisse sous le rire.

« Tu ne me l’abîmes pas trop ? »
« Le terme du contrat s’arrête-là, Will-chan » Susurra l’androgyne d’une voix caressante.

Je soupirais, résigné, et déposant le corps de Sai au sol, me téléportais ailleurs, les laissant seuls.



H.S: le lieux: imagine une énorme grotte souterraine, remplies de statues de cariatides, certaines usées par le temps. LE sol est dallé et couvert de poussière et de plâtre.


Silence, je passe.
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Sai Niwa


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Age du personnage : 119 ans

Familier : Roko, un kroa
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Narcisse >> Haine et terreur

Shinzô >> Méfiance et respect, pour l'instant

Elena >> Une idylle achevée

Kei >> Son "grand" petit frère (rôle libre)

Deino >> Elève, enquiquineuse de première. Entre des hauts et des bas

Tinieblas >> Alliée, "petite soeur". Affection

Far'jim >> Adversaire et traitre aux ombres. Haine

MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Ven 23 Déc 2011 - 21:19

Sai se réveilla doucement, poussant un gémissement de douleur. Ce foutu lion ne l'avait pas rater. Il avait mal partout. Si il y avait su combien cette douleur là était faible, par rapport à celle qui l'attendait... Sans doute aurait-il été fuit. Ou du moins, aurait voulu fuir. Qui pouvait échapper à la panthère ? Narcisse était un nonso, certes, il n'était même pas physiquement fort mais dès deux ce n'était pas le vampyr qui avait le dessus. Il en avait les moyens. Le vampyr grogna. Il était nu, il avait froid. Ses vêtements étaient toujours non loin du restaurant. Le sang de sa gorge avait coulé le long de son torce, rendant sa peau d'albatre curieusement brillante. Le fort et fier chef des Ombres, avait une apparence pourtant fragile. Comme une poupée, abandonné dans une chambre d'enfant. Narcisse était cet enfant. On pouvait plaindre les parents...

Sai était malheureux en tout cas alors qu'il sortait de son sommeil forcé. Pourquoi Will ? Pourquoi est-ce que tous été aussi compliqué avec toi ? Où l'avais-tu emmener ? L'endroit où il se trouvait était humide et silencieux. Trop silencieux. Comme dans ces films où le pire moment survient. Il ouvrit lentement les yeux. Si il avait pu voir, il aurait compris. Il aurait compris que Will l'avait effectivement trahit. Si il l'avait emmener à Omois, en prison il aurait pu comprendre. C'était son job, mais là... Son dernier souvenir était le sol s'approchant de lui. Il avait crut mourir de terreur et puis le sommeil c'était emparé de lui et... il se réveillait ici.

Sai se redressa, poussant un nouveau gémissement de douleur. Son dos, il avait mal au dos. Quel brute ce familier. Il aurait pu y aller avec un peu plus de délicatesse. Bon, c'était pas comme si il était un innocent AutreMondien qui méritait du respect. C'était un criminel, pire, un meurtrier. Il retient un soupire. C'était vraiment pas le moment. Il devait savoir où il était car il était certain de ne pas être à Omois. Pas assez, pas assez... Pas assez Omoisien quoi. Et puis, il n'était pas enchainer. Enfin, il n'en avait pas l'air. Il se sentait si lasse. Ses mouvements étaient si lents. Les restes du sortilèges ou... autre chose ? Il envoya une onde rassurante à son familier, quelque pars au QG. C'était bien qu'il ne soit pas mêler à tout cas. Sai caressa la blessure à sa gorge. Il avait mal mais c'était moins douloureux que la perte de Will. Il ne l'aimait pas. Il ne l'avait sans doute jamais aimer. Quel idiot il avait été... Soudain, une odeur. Il frémit. Oh non, pas lui. Il était donc bien à Omois ?

- Narcisse ? . . . Où sommes-nous ? Je ne reconnais pas Omois. fit-il d'une voix qui se voulait neutre mais qui pourtant était légèrement tremblante.

Il avait peur. La dernière fois qu'il avait eu affaire à lui, la panthère lui avait sauter dessus et l'avait attaquer sauvagement. Soudain, il remarqua une chose. Si, il était effectivement enchainé, contre un étrange pilier. Ce qu'il ne savait pas c'est que c'était des chaines en Acier d'Hymlia. Il n'avait aucune chance de s'échapper, car ni la magie ni sa force ne pourrait l'aider a se débarasser des chaines.


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Karl Heisenberg


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Age du personnage : Vous ne voulez pas savoir.

Familier : Un requin nommé Skrillex
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Métier : Huhu.
Résidence : Dans vos bras.
Dans le sac : Un PC portable

Affinités : Toi ? Moi ? Un mur ?

MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Sam 24 Déc 2011 - 1:49

Les gardes s'emparèrent de moi avec une douceur presque irrationnelle. Je les sentais m'élever du sol, m'éloigner du statut humain pour me composer une nouvelle identité, semblable à la divinité laquelle j'aspirais de droit. Je n'étais plus reproducteur, mais j'étais intelligent. J'étais de ce fait supérieur à l'humanité. Cette vérité m'éclata si soudaine que je posais sur ma victime, ensanglantée au sol, un regard plein d'amour, plein de tendresse. Oh Sai, quelle formidable connaissance je possédais désormais. J'étais maintenant un dieu, un dieu dans ce monde au plafond trop bas, qu'il me suffisait de toucher pour en prouver le manque de fiabilité. Je voulus le faire savoir à tous, les embrassant de mon regard, ceux là même, qui dans leur grande chance, avaient la faveur de me toucher. J'étais Dieu. Quelle merveille.

(…)

On installa Dieu dans un endroit au plafond très haut.
La clé résonna longuement dans ma tête, tandis que je reculais, déséquilibré, vers un mur. Ils avaient enfermés un Dieu. Ne craignaient-ils donc rien ? La justice humaine se faisait-elle en dépit des vérités irrévocables de la Nature ? Qu'est-ce que c'était étrange, cette structure... On ne me jugerai pas. Je le savais. Ici, on ne perdait pas de temps. J'étais simplement passé devant une de ces stupides plantes avec des yeux. Liseurs de vérité. Les néologismes sur cette planète, dans ce monde, me dérangeaient. Ils bouleversaient les fondements de mes constructions mentales, cherchant à instaurer des règles que je réfutais depuis deux ans, et que je réfuterai encore longtemps. Inadmissible d'accepter qu'il put y avoir une planète avec des gens comme ça. Des bicéphales... quelle horreur. Le Thanel, écrivain originel, de ce monde devait avoir fumé la moquette. Autremonde... le nom en lui même était pathétique. Ridicule. Certains se croyaient écrivains, d'autre reconnaissaient d'hypothétique talents. J'étais perdu loin d'un monde que j'aimais. Pourquoi ?
Je compris qu'il n'y avait pas de moyens de retour.
J'étais mort, et mon Enfer, c'était là.

(…)

Je devais être mort dans l'accident d'avion.
Je devais être mort, de manière charnelle ; mon corps livré à l’appétit des flammes, du kérosène rongeant les tissus de mon être. J'imaginais mon cadavre, et cela fit monter en moi une douce pression, faisant se tendre vers le haut mon visage illuminé par un sourire. Quel plaisir que de s'imaginer mort. Un plaisir rare, à savoir maîtriser, pour en posséder la totale jouissance. Combien de temps ?
Quatre jours que j'étais ici.
J'apprenais en lenteur la topographie des lieux. Une cellule spacieuse, certainement la plus luxueuse. Le sol était rocheux, poussiéreux. Une couchette étrangement confortable en dépit de son apparence misérable et tortionnaire. J'étais assis dessus, dos au mur, mes jambes se balançant doucement dans le vide. En face de moi, les barreaux, longeant la longueur de la cellule. Cependant, un quart était dénué de ces barres de fer d'Hymlia ; un mur protégé par des enchantements permettait l'opacité d'un coin de la cellule pour que le détenu se soulage : la cuvette était accrochée au mur. Peut être ne fournissait t-on cette cage qu'à des hommes ? Des hommes sachant pisser debout.
Connards.

Je rouvrais mes yeux, et contemplais les latrines ; comme une tâche blanche contre un mur anthracite, elle m'obsédait, depuis que j'étais ici. Summum de propreté ; il semblait que les anciens propriétaires de ces lieux aient tout fait pour que l'ivoire ne se dégrade pas. J'y avais apperçu des traces de griffures, au fond. Je n'allais quand même pas imaginer qu'ils avaient raclé les faïences pour éviter tout dépôt définitif ?

« Ils n'ont tout de même pas fait cela ? »

Mon murmure m'avait échappé, et je fixais désormais les toilettes comme un halluciné. Imaginer ces hommes, plus bas que terre, considérés par la société comme des moins que rien, à gratter leur toilettes m'exécrait et me fascinait à la fois. Mon corps se mit à frémir d'une excitation que je tins bridée quelques secondes, puis cédant à la tentation, au besoin d'assouvir cette curiosité, je me levais. Il fallait quatre pas pour que je me rende de mon lit jusqu'à la pissotière. Je sentis le regard des Chatryx, tapies dans l'ombre, une centaine de mètre après ce couloir derrière les barreaux. Si proches, mais trop éloignées pour oser prétendre me faire du mal. Je les défiais de mon impudence. Ma main caressa les courbes élégantes de l'objet, et je me penchais au dessus.
Des toilettes.
Rien de plus banal.
Mais en relevant mon regard, je lus ces mots, arrachés de l'esprit d'un supplicié rendu fou par l'attente de ses tortures, certainement.
« Merci de laisser cet endroit dans l'état où vous l'avez trouvé. »
La douleur qui me plia en deux m'exulta tout autant que mon fou rire, et je tombais sur le sol, heurtant de mes doigts les toilettes. Ah, je riais, transporté dans une spirale de pitié, d'angoisse, et... de totale admiration. Celui qui avait écrit cela était un putain de génie. Et en dessous, prêt de ce mot ciselé dans le mur ; les remarques soudainement plus graves : « respecté. », « obéi. », « merci. », « je ne laisserai pas quelqu'un d'autre que moi nettoyer », « c'est un honneur. », « pardon, et merci. » , « c'est le respect. »...
Je restais allongé au sol, mes lèvres piégeant mon hilarité, mes yeux soudain nostalgique. Je ne m'étais pas trompé. La prison rendait fou.
Dans un monde sans repère, l'absence de règle provoquait les mêmes dégâts que l'absence humaine. Tous ceux qui avaient uriné ou autre ici s'étaient vus retrouvés dans cette bulle d'isolation un secours concret. Une consigne. Que certains avaient du observer jusqu'à la mort. D'autres, jusqu'à la remise en liberté.
Je me relevais lentement, un regard arrogant accroché à mes prunelles sombres. Combien d'hommes avaient frottés les surfaces de ces parois blanches ? Avaient plongés leurs doigts dans l'urine pour nettoyer ? Je ne pouvais m'en empêcher : l'émotion me submergea, et la pitié, mêlée à l'admiration me fit basculer au dessus de ces toilettes. Je me retins, plaquant mes deux mains contre le mur. Combien de temps, une nouvelle fois, restais-je, prostré en arc de voûte contre la plomberie ? Mes yeux fixaient, hallucinés par un regard éteint, l'orifice noyé des faïence. Il me semblait que les mains des détenus sortaient lentement... oui ! Oui. Oui ; je les voyaient, ces doigts maigres, cherchant le réconfort. Je voyais bien que leurs ongles étaient sales, souillés, mais ils attrapèrent les pans de mes effets, pour réclamer mon aide. J'étais si propre, si orgueilleux... Quel fierté, quelle panache. Je me croyais Dieu, et j'étais incapable d'accepter leur supplications ? Pauvres âmes... Les doigts tiraient sur mes vêtements. Oh, peut-être m'aimaient-elles ? Je ne comprenais pas... je ne le méritais pas ? J'avais ri. J'avais ri de leur folie, de leurs tourments, j'avais ri de leur posture acharnée, de leurs doigts crissant contre l'ivoir, du déshonneur impliqué par cette tâche. Et pourtant, je sentais tout leur amour. Les doigts couraient, avaient dépassé la barrière de mes vêtements pour venir caresser ma peau, en dessous. Leurs doigts, si lisses, si humides, pressant mon épiderme sec et charcuté par le souvenir des flammes. Je le cachais. Je l'avais toujours caché. Mais ma perfection ne se résolvait que par la présence du puzzle de lambeaux courant à partir de mon bassin. Une peau étriquée, déchirée, brûlée, arrachée. Loin de ces cicatrices qui bariolaient le corps de William comme des trophées à ses victoires. Mes cuisses, mes hanches, la partie génitale et mon bassin ; tout, tout avait été brûlé, détruit lors de l'accident. Ma ceinture avait pris feu, et mon siège. J'avais cru mourir sur place, comme si le feu s'était donné pour mission une fellation infernale, ou une sodomie endiablée. J'avais hurlé, j'avais hurlé comme on ne hurle pas, déchiré en deux. Tout s'était arrêté quand dans un soubresaut de l'avion, quelque chose s'était découpé de mon corps. Un chuintement humide, et tout avait été fini. J'avais saisi sur le moment que j'allais mourir par hémorragie externe. J'avais trouvé cela moins cruel que de finir avec les poumons atrophiés par la présence de carbone. J'avais vu, senti, entendu les gens autour de moi, les enfants emmerdeurs, du bout jusqu'à la fin, ils avaient gueulés. Puis, comme un énorme coup de vent, tout s'était arrêté. Ils s'étaient tous tus. Même ma stupide voisine, qui avait broyé mes doigts dans la recherche vaine d'un confort à sa douleur. Je n'avais pas tourné la tête, je savais comment elle était morte. Il y avait eu ce silence ; et les flammes m'avaient piégés. J'étais allongé sur le sol, renversé dans un équilibre que je ne trouvaient plus.
Puis la voix, et le corps de William.
J'avais abandonné l'envie de vivre. Mais à la manière d'une glace que l'on met sous le nez d'un enfant, la tentation avait explosé dans ma poitrine, comme si elle n'attendait que ça. J'avais attrapé son corps, je l'avais forcé à me faire vivre. Je lui avais imposé mon visage, et il m'avait imposé le sien. Plus rien n'avait existé. J'avais compris que j'étais mort, puisqu'il avait mon visage.
Mais lui, était-il mort, pour que j'ai le sien ?
Il m'avait sorti de là, des flammes, de la mort.

Mes doigts s'égarèrent sur la tuyauterie. Forme phallique, mes doigts coururent sur un fer que je voulais réchauffer de ma peau. Les mains fantomatiques avaient violé la limite interdite ; celle de mon bassin. Je relevais mon visage, et mes lèvres s'écartèrent sur une rangée de dents laiteuses. Il ne fallait pas... j'avais de la peine à garder les yeux ouverts : mes prunelles rendues folles s'étaient assombris, noyant tout éclat de raison dans une noirceur insondable. Je tombais à genoux, tandis que les caresses intimes me pliait à des docilités inimaginables, et que doucement, les premiers soupirs embaumaient la cellule.

(…)

La porte de la cellule s'ouvrit. Je gardais les yeux fermés sur des souvenirs se mêlant à la réalité, quand je compris que j'avais de la visite. Neuf jours. Je relevais les yeux, et reconnus sans grande surprise William. Cependant, une joie invétérée me remplie, de la tête au pied, comme une lumière s'allumant en moi. Will... Je le regardais, lui et mon visage, lui et mes yeux, nous deux si communs et si différents.
« Toi. »
« Yo, toi. »
Un sourire barra mes lèvres, florissant, et avant que je n'ai pu faire quelque chose, il me prenait dans ses bras. Ô joie, Ô bonheur... mon frère, mon ennemi, mon tout. Mon existence. Il fallait chérir ce que nous haïssions, car sans cela, la vie était lassante. Très, trop. Mes doigts remontèrent lentement contre un corps bien plus musclé que le mien. Oh, merveille. Un jour je te baiserai, Will, et je te dirais si je te ressemblais encore plus, avant.
« Je t'ai manqué tant que ça que tu me prenne dans tes bras ? »
Ironie, ironie, moquerie et satire. J'avais mon orgueil et ma fierté en prenait un sérieux coup. Petit lion, voyons, ne pouvais-tu donc pas me céder face à ce petit bâtard de vampyr ? Non ? Huuuum ? Ha non, toi aussi tu l'avais, ce même orgueil.
Putain, copiteur, vas-y.
« Tu n'imagine même pas. »

Est-ce que tu crois que c'est de ma faute ?
Non.

« William... j'ai une faveur... »

Il se détacha, et s'assit sur la couchette, posant son séant de roi, haha, je ris, sur la couchette. Je restais devant lui, croisant mes bras de mannequin accro à la Chupa Chups sur ma poitrine maigre. Nous nous affrontions du regard, et je souris, sachant qu'il était sous mon pouvoir quelque soit mon béhaviorisme. Ou le sien.
« Je veux que tu me prêtes Sai. »
« Je ne valide pas les massacres. Les vampyrs sont sous ma juridiction. »
« Justement. Tu pourra faire un beau rapport bien erroné. »
« Tu sais que c'est impossible, Nana. »

Je posais mes deux mains sur ses hanches respectives, approchant son visage du mien, de manière terriblement proche. Nos souffles s'emmêlèrent et je savourais en lenteur ma victoire imminente ; mes doigts appuyant sans se presser sur les cuisses du jeune libertin. Oh, bébé, n'oublies jamais que j'avais été un homme, aussi, avant.

« Fais moi ce plaisir. Will. »

(…)

Mes doigts glissaient contre les seins dénudées des statues. Leurs visages avaient été arrachés, parfois, comme une preuve qu'elles n'avaient plus aucune identité aux yeux du monde. Une uniformité commune, qui n'avait de place, cependant, que dans mes illusions. D'autre cariatides étaient intactes, et les ténèbres silencieuses du lieu les avaient préservées. D'autre jonchaient à terre ; comme celle là, par exemple. … Will n'arriverait pas ici avant quelques temps, de toutes façons. J'enjambais le corps d'ivoire, et m'asseyais doucement sur le ventre sculpté. Ses yeux vides fixaient le plafond. Je pivotais mon bassin, affermissant ma position de cavalier sur une monture terriblement belle. Ses doigts étaient tendus vers l'avais : j'y glissais les miens, et penchant le buste ; embrassais doucement ses lèvres glacées. Baiser chaste, plaisir de pierre, je me relevais lentement, pour continuer à me balader dans ce labyrinthe de statues brisées. Ici, pas de sortie. Pas en bas. Il fallait escalader. Et avoir ma taille et ma corpulence, accessoirement.
J'avisais la statue d'une femme aux allure de madonne, et ses bras tendus devant elle. Elle tenait dans ses bras un enfant de pierre. Je glissais mes doigts sur la joue du bébé. Il vacilla sous le contact. Mes yeux s'emplirent d'un éclat amusé, et d'un coup de poing dévastateur, brisait la representation infantile qui alla s'écraser au sol. Je contemplait mon crime une seconde, puis montais entre les bras de la femme, m'accaparant son étreinte. Mes jambes se balancèrent dans le vide, et je jetais mon regard sur le vide, quand il y eut une déformation de l'air ; je vis Willa apparaître, tenant dans ses bras une silhouette blanche, que je ne reconnus qu'une seconde plus tard ; Sai. Sa nudité me surprenait. William, petit impatient.

(…)

Le vampyr ouvrait les yeux, derrière moi. Je devinais, à l'accélération de ses mouvements qu'il sortait de sa torpeur lourde. William lui avait jeté un profond sortilège d'anesthésiant. Je me retournais lentement, et sentit son regard se poser sur moi, sans m'accrocher. Il me cherchait. Il avait du me sentir. Une question franchit ses lèvres.

« Narcisse ? … Où sommes nous ? … Je ne reconnais pas Omois. »
« Parce sous nous sommes sur Terre. Vers Spartes. Mais cela ne te dis certainement rien, petit vampyr. »

Je me tus, l'observant en détail. Pauvre fou. Je n'avais rien fait à nombre des partisans de William. Mais quand ils s'étaient trop attachés à la gueule de prostitué de ce dernier, je me chargeais de les éliminer.

« Je suis Narcisse Théophileus. C'est du grec. Cela signifie « aimé des dieux », en grec. Ma langue natale. »

Je franchis doucement la distance nous séparant, et sortais d'en dessous mes vêtements la forme terriblement sexy d'un silencieux. Je le fis glisser sur la joue de l'être. Un ululement me fit sursauter, et je relevais mes prunelles ambrées vers les profondeurs de la crypte : des chouettes planaient. Je reposais mes yeux sur Sai.

« Tu te rends compte.... grâce à toi, j'ai une excellente raison de revenir ici. J'ai même les faveurs d'Athéna, et d'Arès. »

Les chouettes s'engouffrèrent dans une sorte d'intestin de pierre et s'éloignèrent, car je ne les entendis soudain plus. Mes doigts coururent sur la mâchoire du vampyr. Que faire.

« J'ai tellement envie de jouer avec toi, Sai... »

Je souriais doucement, et fit glisser mon revolver le long de son menton, descendant jusqu'à la gorge, courant jusqu'au clavicule, pour ensuite ne plus rien s'interdire dans une chute dangereuse. L'arme se glissa dans les jambes entrouvertes du vampyr, et je l'y secouais, amusé par mon indécence.

« Oh, Sai... Tu n'as jamais voulu savoir à quoi je ressemblais ? »

Mes lèvres s'étirèrent en un sourire moqueur, et je m'emparais de sa main, que je soulevais jusqu'à mon visage. Je fermais une seconde les yeux, le visage de William s'emparant de mes pensées ; pour les rouvrir de nouveau, fixant les doigts que je tenais toujours près de mes lèvres. Je cessais de sourire.

« Alors dis moi, tu n'as pas envie de voir à quoi ressemble celui qui t'ôtera la vie ? Faisons un pari... si tu tente, je te parie ce que tu veux que tu t'attendais à tout sauf à mon visage. »

Je pris son menton entre deux doigts, et posais mes mots contre sa joue.

« Disons le clairement, tu me connais. »


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MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Sam 24 Déc 2011 - 13:25

La peur. Un autre sentiment qui rendait les fiers et grands soldats faibles. C'était honteux pour Sai de craindre Narcisse et pourtant l'angoisse s'empara de lui avec une facilité morbide. Même l'amour, ce doux sentiment niais, n'avait pas était aussi rapide. Le prédateur nocturne, devenu proie, redressa légèrement sa tête quand les paroles de la panthère lui parvinrent. Il était là, tout proche. Terre ? Oui, il connaisait, et il détestait. Ses pouvoirs étaient diminués ici et de plus il ne portait pas les terriens dans son coeur. Si compliqué, si stupide, si étrange... mais ils n'avaient rien à avoir avec Narcisse. Ce type était un labyrinthe à lui seul, et il se demandait bien comment lui même arrivait à démêler le fil de ses pensées. Narcisse ? Stupide ? Oh non, Sai devait bien se l'avouer. Ah lui même au moins. La petite fleur était atrocement intelligente. Sans aucun doute qu'elle avait réussi à convaincre Will qu'il avait des comptes à lui rendre avant la prison d'Omois. Qu'allait-il lui faire ? Bon sang, qui était-tu Narcisse ? ... Il était étrange ? Oh oui, mais plus que n'importe quel humain. Son étrangeté le rendait fou aux yeux du vampyr mais peut-être l'était-il aux yeux de tous. Spartes ? Cela ne lui disait rien par contre. Il ne s'était jamais intéresser à la Terre aussi. Il le regrettait aujourd'hui. Peut-être que cela lui aurait permit de... En faites, il n'en savait rien.

Ne pas savoir où il se trouvait, car certes il avait des noms mais cela ne lui dirait rien, ainsi nu à la merci de son rival ou plutôt ennemi et ... Sai se sentait mal ... enchainer aussi. Pas encore. Pas de nouveau. Plus de ça. Il ne voulait pas le revivre. Toutes ses heures, ses jours, ses années, le siècle dernier... à sentir l'acier de ses liens contre sa peau de glace, se frotter, lui dechirer la peau comme on le fairait avec une simple orange. A la fin, il ne pleurait même plus de douleur. Et c'était le but. Un soldat parfait ne ressentait pas de douleur. Il avait beau chercher dans ses souvenirs, le seul moment où il avait vu ses parents, ce n'était pas dans son enfance, ce fut lorsqu'il leur prit la vie. Il n'avait aucun souvenir au-delà. Abandonner trop jeune. Mais il s'était venger, de toutes ses années de douleur où, alors qu'il se faisait frapper, il se demandait... Pourquoi ? Il leur avait arracher le souffle de ses mains. Il les avait tuer rapidement, mais il avait eut le temps d'entendre les derniers mots de son père. Véritable remord ou tentative de lâche ? "Je suis désolé..." Voilà ses mots. Il en aurait presque rit si il n'avait pas été aussi malheureux. Il n'était pas un soldat parfait ni même un bon vampyr. Les sentiments traversaient son esprit sans même qu'il ne puisse ralentir leur progression. Oh bon sang, pourquoi lui ? Pourquoi fallait-il qu'il soit différent ? Pourquoi aveugle ? Pourquoi albinos ? Foutu gène. Toute son enfance n'était qu'une succession de coups et d'ordres. Il n'avait que très peu d'anecdote pour éclairer ça.

Alors que Narcisse se présentait, donnant envie au Niwa de lui cracher à la figure mais aussi de rire -malgré la situation. "Aimé des dieux" et puis quoi encore ? Narcisse était décidement bien fou. Il sentit le métal froid d'une arme contre sa joue. Sai cherchait une solution. Il aurait pu se tranformer en loup et arracher une bonne fois pour toute la tête de la panthère de son cou mais il en était incapable. Ou même en chauve-souris, comme pour Will et lui crever les yeux avant de s'envoler et disparaitre dans la nuit ... mais il trop faible. Ce genre de transformation ne demandait pas de magie mais une force vital qu'il ne possèdait pas. Le sang de sa blessure à la gorge et les restes du sortilège ne pouvait lui permette que d'écouter son bourreau et non de le tailler en pièce. Un étrange son se fit entendre, il grogna. Et voilà qu'en plus un de ses maudits oiseaux venaient se moquer de lui. Comme toujours, maudits volatiles, putins de piafs. Narcisse reprit son monologue. Athéna et d'Arès ? C'était qui eux encore ? Sai ne comprenait rien. Ce n'était pas son monde. Il ne put poser la question que déjà les doigts chauds du nonso parcoururent sa machoire. Se serrait si simple de les lui mordres, d'arracher ses tendons de ses crocs, de les détacher et de jouir de la douleur de Narcisse. Il ferma les yeux. Putin, il se mettait à penser tordu. Vite, il fallait qu'il sorte d'ici ou il allait devenir fou à son tour.

- Va jouer ailleurs, Narcisse. Tu m'agaces. Fit-il trop rapidement, preuve évidente de son angoisse.

Il sentit le métal de l'arme glissait avec lenteur le long de son corps, sa gorge ensanglantée, son torce couvert de cicatrices et descendant et descendant encore faisant rougir notre albinos. Il se crispa, se retenant de peu de venir mordre Narcisse. Il ne mordrait personne. Même si cela lui coutait. Et Narcisse qui s'amusait de son malheur. La question du jeune homme le fit se raidir d'avantage. Que voulait-il dire par là ? Où voulait-il en venir ? Il attrapa sa main, avec une douceur qui le surpris. Il pouvait sentir son souffle contre sa paume. N'avait-il pas peur d'ête défiguré à son tour ? N'avait-il pas vu de visage de Will ? ... Il ne comprenait plus rien. Narcisse voulait le tuer, donc ? Et Will acceptait ? Il l'avait trahis plus qu'il ne l'aurait immaginer. Non, pas pleurer. Si il devait mourir maintenant se serrait la tête haute. Que c'était dur de retenir ses larmes, dur mais pas impossible. Il y arriva. Ainsi donc il connaisait Narcisse ? Il fut surpris, très. Il n'aurait pas pu oublier un type pareille. Cette voix chaude et ironique en tout temps, cette odeur mélangeant le masculin et le féminin faisant même douter du sexe de l'individu... Ce caractère aussi, sa folie... Sai resta silencieux, ayant toutefois un doute. Narcisse était donc quelqu'un de son passé ? Mais qui ? Et pourquoi voulait-il se venger maintenant ? Non, c'était autre chose. La pression sur son menton lui fit relever le visage. Narcisse confirma qu'il le connaisait. Sai humecta ses lèvres sèches. Il devait savoir. Il devait comprendre.

- Très bien Narcisse, je jouerais ton jeu.

Il toucha le visage de la panthère, dessinant du bout des doigts son front, frollant ses paupières, taquinant son nez et... C'était pas possible... il s'attarda sur ses lèvres. Sai se sentit défaillir. Il avait son visage. Il avait son nez, sa bouche. Il était... Il retira vivement ses doigts. Non, Narcisse n'avait pas de magie en lui pour prendre son apparence. Il... Comment ?

- Je... Tu n'es pas lui. Tu n'es pas Will. C'est impossible. Pourquoi as-tu son visage ? Parle !

Les derniers mots furent crier. Sai était en panique. Il tira sur ses chaines, tentant de s'échapper. Pauvre fou qu'il était. Il se rendait maintenant compte combien il était mal. Les seuls à savoir qu'il était ici était Will et Narcisse. Will l'avait trahit et Narcisse voulait sa mort. Personne ne viendrait le sauver. Il pensa à Roko mais comment son si petit familier pourrait expliquer tous ça aux Ombres ? Il envoya toutes les informations qu'il possédait à son familier, dans un sentiment d'urgence mais la distance était si loin, il en avait mal. Les aurait-il ? Son familier était si loin du lui, le lien qui les unissait était douloureux. Narcisse, sombre connard.

- Tu veux me tuer tu dis ? Comment Will as-t-il pu accepter ?


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MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Lun 26 Déc 2011 - 14:03

Le fait qu'il accepte de se prêter au jeu, qu'il se soumette, lui le vampyr si puissant, ce guerrier indéniable, à mes ordres me remplit d'une joie indescriptible en un seul mot. Il me fallait aligner cette joie sous forme de ressenti ; expliquer comment le ravissement me prenait. Haha... C'était une caresse, qui comme la mer, ondulait, croissait, et venait submerger mon être dans des craquement sonores ; ceux de la mélancolie. Effacés, détruits, tous sentiments négatifs ne résidaient plus, laissant place à une gigantesque overdose de jouissance et de bonheur. Si fort, et pourtant si faible sous mes mots, sous mes caresses vipérines. Un si vilain vampyr... qui s'était pris pour plus fort qu'il ne l'était, alors que jamais, les muscles n'avaient été plus blessants que les mots et que les esprits. J'avais remporté une bataille terrible, castrant son honneur et sa fierté. Gosse inhumain, face à androgyne déterré. Quel beau duo nous formions, ensemble. Un véritable couple dénaturé.
Ses doigts heurtèrent mon visage avec une douceur inadmissible, m'arrachant un frisson électrique et sensible. Il irradiait de magie, de souvenirs, et d'une force palpable. Pas cette force qui faisait soulever des arbres ou des murs ; plutôt ce charisme qui faisaient se tourner les regards sur lui. Mes yeux plongèrent dans les siens ; ces prunelles éteintes. Je ne comprenais pas. Je ne leur trouvais rien. En elles même, elles n'étaient que des iris, banales sphères de couleur, que je possédais aussi, des fumerolles de vie venant cercler mon regard dans une oniromancie indubitable. J'étais vivant. Alors que Sai l'était au trois quart.
Rongeant de toutes mes forces l'attrait à la tentation : la séduction de lever la main et de caresser moi aussi ce corps merveilleusement près du mien, je me rabattais sur la perception de ma peau sous les doigts de Sai. Deux secondes. Deux secondes, maintenant trois qu'il découvrait mes traits. Nos traits. Je voyais son visage composer une expression des plus sensibles. Quel charmant garçon ; il m'offrait le luxe de lire sur son visage ce qui se passait dans son cœur et dans sa tête. Je n'en attendais pas moins de lui. Mes lèvres s'étirèrent dans un sourire, le même que, -je le savais-, William.
La caresse était hésitante, troublée, depuis le départ, mais lorsqu'elle se fit recherche de fuite, exploration du trouble, je ne pus retenir un éclat amusé à mes yeux. Ils brillaient de contentement, ravis que nous ayons remportés le pari. J'avais enchaîné le loup, le jetant à genoux. Je connaissais les hommes, leur moyen de fonctionner. Mes paupières se courbèrent dans un regard désolé quand, frémissants, les doigts effleurèrent une dernière fois mes lèvres. Puis ils s'y immobilisèrent. Mes lèvres contre ses doigts, ses doigts contre nos lèvres. Une vague de mélancolie bouleversa ma barrière d'impassibilité, faisant frémir mes mâchoires dans un frisson que je repris rapidement.

« Ce n'est pas son visage. »

Pauvre William. Peut être n'aurait-il du jamais me tirer des flammes, il aurait vécu tranquillement, sans se soucier des erreurs de la nature, sans se soucier des hurlements vitaux qui se dégageaient de l'esthétisme de l'apparence. Nous étions des masques.
« Il a le mien. C'est différent. Il est né après moi, j'ai quatre ans de plus que lui, Sai. »
Le prénom achevant la phrase semblait clore un aveu à la lourdeur indéfinissable. Un soupir s'échappa de mes lèvres, et lentement, je me redressais, récupérant cynisme et froideur avec moi. Que savait-il de moi, de William, de Grow, de Teufel, et de tout le reste ? Mes pupilles accrochèrent ce visage à la gueule si parfaite. Je le détestais. J'avais fait des efforts pour atteindre la perfection de mon corps. Je m'étais privé, et étais allé au delà de la douleur pour être ce que je voulais être ; physiquement et moralement. Et certaines personnes naissaient avec la possibilité d'avoir en un claquement de doigt ce que j'avais cherché à m'accaparer, et ce à grands renforts de déchirements, de sang et de cris ? C'était injuste. Totalement injuste.
Mes doigts se refermèrent autour de la gorge de Sai. Je gardais le revolver dans l'une d'elle. Silence. J'avais refermé mes doigts avec une douceur tendre, lui faisant comprendre que je ne l'étranglais pas. Non. Je m'amusais simplement de sa vie, jouant de son corps.

« Je te déteste. Je te déteste comme je ne détesterai jamais personne d'autre. Sois-en heureux. De ce fait, tu es ma passion. »

Fruit du péché, arraché avec les dents, je restais assis en face de lui, à le fixer. Qu'il fasse un mouvement brusque et je l'abattais. Je l'abattais d'une balle dans la nuque, réduisant sa vie, son existence à néant, faisant s'envoler son âme avec la fumée du canon de revolver. Qu'il fasse un mouvement, et je l'envoyais se faire sodomiser par le diable. Mes yeux se plissèrent sous la colère, et j'écoutais mes ondes négatives se déverser sur lui. Ecouter.... étais-je capable de les entendre ? Non, peut être pas... mais ruisselait dans l'air des vibrations lourdes de sens. Nonso, dominant, face à un vampyr enchainé. Et nu. Mon sourire apparu doucement, timide, pour disparaître aussitôt.

« Je me fiche de tes états d'âmes. Je me fiche que tu me déteste, ou non. Pour moi, tu n'es rien d'autre qu'un ennemi à abattre. C'est tout. »

Je n'aimais rien d'autre que moi. J'eus envie de lui dire. J'aurais aimé lui dire. Mais cela aurait facilité sa compréhension, et peut-être en serait-il devenu condescendant à mon égard. Je refusais qu'il se sente sur le même pied d'égalité : car il plongerait dans le mensonge. Nous étions différents. Totalement différents. Moi brun, lui albinos ; moi les yeux ambrés, lui les yeux éteints. Même la texture de nos peaux étaient différentes.

« Je voudrais savoir... que sais-tu vraiment de Will ? … Tu dis que tu l'aimes... Le connais-tu seulement ? Que sais-tu de lui qu'il ne t'ai déjà dit ? Soldat ? Lieutenant... Aha, les belles choses.... que sais tu de lui, si ce n'est le contact de sa peau sur la tienne... et encore... c'est tellement suffisant pour un être ridicule comme toi. Je ne dis pas que Will est supérieur aux humains... je ne le dis pas... il est moins important que d'autres personnes. »

Je me relevais lentement, reculant loin de son corps, plongeant dans l'obscurité de la grotte. Mes yeux parcoururent les lieux, et je me dirigeais vers une cariatide brisée à partir du bassin. Ne restait que ses avant-bras, ses jambes, finement dessinées sous les drapés de sa jupe, et son sôcle. Je montais lentement, m'asseyant sur les déchirures de la siège, m'en servant comme un trône, pour assister à ce que j'appelerai dès maintenant le supplice de ma victime.

« Tire autant que tu veux sur cette chaine... tu ne m'atteindra pas. »

Mes yeux se fermèrent. Je le détestais, mais une fois que je l'aurai tué, il ne serait plus rien, pas même un souvenir. Mes paupières se soulevèrent, et je vrillais sur lui un regard coulant d'ambre et de malice.

« Tu es le premier à savoir... pour nos visage. Le premier à faire le lien entre Will et moi. »

Se rejouait devant mes yeux toutes les grandeurs d'une scènes aux couleurs arabesques ; entrelacant les accords et les soupirs d'une partition morbide. Celle de mon attachement à un jumeau spirituel, mon enchaînement à son corps et son esprit, tandis qu'il se liait à moi, découvrant ses promesses et ses hurlements pré-nataux qu'étaient ma vie. Quatre ans. Quatre années, l'un sans l'autre, alors que nous étions le même, divisé en deux.

« Je suis amoureux de toi. »

Nous étions la même et unique personne, ressentant les mêmes choses, dévorés par les mêmes sensations. Mais quatre ans de plus sur lui avait affuté ma haine à l'égard du monde, alors que lui ne la découvrait que maintenant. Une même quête de vengeance impossible, une même recherche du dépassement, dans deux objectifs différents, pour le même but commun ; se réveiller un matin, unique. Cette unicité qui se quémandait dans notre rivalité, et dans notre communion.

« Evidemment, puisque je suis Will. »
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Narcisse >> Haine et terreur

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MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Lun 26 Déc 2011 - 18:32

Il avait son visage. Comment pouvait-il l'avoir ? Il n'en avait aucun droit et même aucun pouvoir pour l'obtenir. Alors comment ? Sai se sentait plonger dans un océan de brouillard où, la sensation ne n'être rien d'autre qu'un spectateur se fit ressentir. Dans cet océan, des informations lui étaient jetées avec violence à la figure, brûlant sa chaire comme un incendie et même jusqu'à l'intérieur même de lui. Il ne comprenait pas, vulgaire spectateur qui suivait avec lenteur la scène devant lui. L'acteur qu'était l'aimé des dieux savait tout. Le début de cette histoire, le centre et bien entendu il connaisait la fin mais l'albinos était bien décidé à la changer. Il ne voulait pas finir ainsi. Pas par lui, pas sur Terre, pas comme ça... Il voulait mourir debout, pas enchainé ainsi. Pas soumis, pas animal, pas comme avant. Il ferma les yeux alors qu'il sentait son coeur battre plus fort à cette pensée. La situation était... était... impassable. Comment cet saloperie de nonso pouvait mettre fin à sa vie ? Comment pouvait-il se retrouver ainsi ? Il secoua la tête. Le passé devait rester à sa place. Narcisse n'était pas comme eux, comme ces medecins vampyrs qui affirmaient pouvoir changer la nature d'un individu. Narcisse affirmait bien autre chose. Sa faiblesse.

Narcisse lui dit que ce n'était pas le visage de Will. Pourtant, Sai en était sur. Il connaisait ce visage, il l'avait découvert pendant toute une nuit, le couvrant de baiser. Il avait son visage. Il était une imposture, sa copie, son jumeau... Sai pouvait sentir le jeune homme frémir sous ses doigts. Avait-il peur que les griffes lui arrachent son visage trop semblable à un autre ? ... La panthère disait être née quatre ans avant le lion. Alors comment ? Deux sosies ? Cela semblait la réponse la plus logique. Sai retient un grondement furieux quand Narcisse prononça son prénom pour conclure sa réplique. Il n'en avait aucun droit, ce prénom ne devait pas franchir ses lèvres, pas lui. C'était si injuste...

Et alors que Sai se sentait tomber dans un abyme de question, les doigts fins de son bourreau se placèrent sur sa gorge. Le serrant sans l'ettoufer, juste pour lui faire comprendre qu'il était à sa merci. L'être blanc ouvrit ses yeux sans expression, levant légèrement le menton. Bon sang, qu'il aurait aimer pouvoir voir, le voir. Voir ce visage, celui de Will, celui de sa mort prochaine... Il le détestait. Tout comme lui le détestait mais les raisons étaient bien différentes. Sai détestait sa façon d'être, sa façon de parler et de réagir, sa façon de dominé les situations, de le dominé lui. Sa façon d'être proche de Will aussi mais cela était moindre. Will l'avait trompé. Sai resta silencieux un instant avant de dire d'une voix moqueuse, sachant très bien que le nonso avait peu de patience et que, comme lorsqu'il était au palais d'Omois, il le menacerait de son arme. Être heureux d'être sa "passion" ? Tsss...

- Je suis honoré.

Cette fois-ci, il n'y aurait aucun témoin de ce masacre si Narcisse décidait de mettre fin à sa vie. Sai ne voulait pas mourir. Pourquoi le détestait-il autant, lui ? L'aveugle ne savait pas vraiment. Ils ne se connaisaient pas. Où du moins, Sai ne le connaisait pas. Narcisse savait tout. Il était un dieu, n'oubliez pas. Un dieu face à une créature soumise bien malgré lui. Un dieu face à une créature nue, enchainée, aveugle, perdue... dont la réplique suivante lui arracha un gémissement douloureux de tristesse et de fureur. Will avait dis la même chose.

Ce qu'il savait de Will ? Sai serra les poingts. Rien du tout, il le savait. Il savait son nom, son visage, son corps et... il avait perçu sa solitude. Cela était-il suffissant pour aimer ? En quelque sorte, non et pourtant. En une nuit, Will avait réussi à attacher son coeur au sien, à le forcer à rêver de lui, toutes les nuits... Sai avait donner à William une chose qu'il n'avait donner qu'a une petite poignée de personne : sa confiance. L'amour l'avait suivit. Oui, il l'aimait. Il aurait voulu le connaître, être là pour lui, partager encore de nombreuse nuit ensemble... L'amour était vraiment de la faiblesse, voilà où celà l'avait conduit...

Il baissa la tête, alors que Narcisse s'éloignait. Il tira sur la chaine avec l'espoir de la briser et d'éclater ensuite le visage de la narcisse mais cela était impossible et son bourreau le lui rappella, alors qu'il était assis sur son trône de pierre comme un prince. Prince de quoi ? Prince des fous. Sai se redressa sur ses pieds, sentant sa tête lui tournait. Il s'aggripa au pilier sur lequel il était attacher. Le premier a remarquer la ressemblance ? Lui, l'aveugle ? C'était suprenant. Les gens ne savaient donc plus regarder.

- Et je suis censé le prendre comment ? ... Je m'en moque, menta t-il.

Oh Will, où étais-tu ? Pourquoi l'avoir laisser ici ? Avec lui ?! Pourquoi abandonner ? Pourquoi trahir ? ... Sai se crispa, sentant ses jambes ne plus pouvoir le porter. Non, il ne serrait pas à genoux devant sa majesté. Il serrait debout, jusqu'a la fin. Oh Narcisse, pourquoi dire celà ? Cherchais-tu à le rendre fou lui aussi ? A voir ses larmes et alors que le desespoir serrait total lui arracher son dernier souffle dans un baiser ? Quel était ton but à toi aussi ? Ton vrai but. Amoureux, Narcisse ? Will avait du lâcher ça, le lendemain de leur nuit d'amour à Omois. Sai n'y croyait pas. Narcisse n'était pas ce genre de type à s'attacher. Il n'aimait que lui comme le narcisse du mythe. Mourrait-il en s'exaltant une utime fois sur son reflet ? C'est beau de rêver.

- Va te faire foutre Narcisse, ne me fait pas croire que tu en penses un mot et puis... si Will n'avait qu'une once de sentiment pour moi je ne serrais pas là. Et arrête de te dire être lui. Tu as son visage, rien d'autre.


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MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Mer 28 Déc 2011 - 11:41

Je le regardais s'agiter devant moi, et presque malgré moi, les comparaisons à son égard flottèrent dans mon esprit à la manière de minuscules petites bulles, que j'explosais de mes sourires. Petit bâtard, sale vampyr, petite garce, petit chien...
Je penchais la tête, tandis qu'il me hurlait à mes propres mensonges. Un de mes sourcils s'arqua, comme désireux de parvenir à cette ridicule préciosité dont faisaient preuve les mannequins dans les magazines « moldus ». Mensonges.... moi... j'étais l'erreur, la tromperie personnifiée : la sauvegarde et le recul m'avaient plongés dans une mythomanie incessante ; et je drapais mes mots des plus beaux atouts pour que n'en ressortent que les sens acérés de tout ce qui était caché. Cependant... je n'avais pas l'impression de mentir. Pas comme d'habitude. M'y attacherais-je, à ce vampyr ? Mes mots étaient-ils seulement ironiques ? Le visage de Will se tordit devant moi une seconde, et ronronna, de sa voix aux « r » légèrement grinçants. « Serais-tu amoureux ? »
Mes semelles heurtèrent le sol avec un choc sourd, et me redressant de toute ma taille, -laquelle je me pavanais du haut de mon mètre quatre vingt-, plongeais vers la silhouette redressée, comme moi. Aveugle. Stupide aveugle qui ne voyait rien, ne comprenait rien. Je fus sur lui en une seconde, dévorant la distance avec une rage folle. Et de toutes mes forces, je le gifflais.

« Ton sang est tellement pourri qu'il a cessé de nourrir tes yeux. Je préférais crever que de devoir supporter plus longtemps ton corps de catin, espèce de pute. Couche-toi ! »

Je m'emparais de ces cheveux, et l'accompagnant de mon corps, le forçais à se jeter au sol. Que sot ! Haha ! Misérable vermine à la peau aussi blanche que celle d'une larve, je le détestais. Je le détestais dans toute sa splendeur si virile, si haïssable. Mes doigts déchirèrent son cuir chevelu, et je sentis les premières goutte de sang couler le long d'une nuque que je rêvais de briser.

« Tu ne sais rien. Tu n'es qu'un putain de coléoptère qui se baaaaade à sucer les autres. Sans les autres, tu n'es rien ! Un saprophyte. Voilà ce que tu es. Rien d'autre qu'un profiteur ! Tu as profité ! Tu n'as fait aucun effort ! Ni pour toi, ni pour lui ! Sur le bateau des pirates, tu n'as rien fait. Et pourquoi ? Parce qu'il y avait des soldats. Oooooh, pauvre chou ! »

Une seconde giffle suivit ; dictée par le besoin de frapper, qui montait en moi. Le besoin de punir, d'infliger un châtiment ; de rétablir la justice. Putain de trainée. Il me donnait envie de vomir. S'émanait de son corps des ondes colériques : je sentis sa pulsion ; le besoin de me tuer. La balle partit (presque) toute seule. L'oniromancie découpant le canon du revolver en son extrêmité, provoquée par les fumerolles, témoignèrent de mon geste. Un silence de mort, comme contrastant à l'explosion de la seconde d'avant, plânait. Et sur l'épaule, brisant l'omoplate dans une scierie intempestive, la balle de revolver, fichée quelque part entre son cœur et son poumon. Mes yeux s'étaient teintés de rouge ; un brouillard de sang se dressant devant mon regard, plongeant ma vision du monde dans la haine de la vengeance. Le sang glougloutait hors de l'épaule dans une sorte de petite fontaine me ravissant la vue. Quel spectacle adorable. Mes doigts, plaqués contre ma bouche, dans une expression horrifiée, scandalisée, je regardais le corps frémissant de Sai.

« Je t'ai tué... »

Non... non, ce n'était pas possible ? Derrière mes doigts collés à ma bouche, un gigantesque sourire étira ma face dans une expression ravie. Non... je ne l'avais pas tué, mais le doute m'avait tenu une seconde. Je baissais doucement mes doigts, et vint caresser la plaie. La peau s'était ouverte en un trou étoilé, où les rebords noircis se dressaient en des piquants sanglants. Le noir et le rouge se mêlaient à l'intérieur de l'orifice. Je frissonnais, puis cédant à la tentation, plongeais en douceur mon index dans l'orifice. Le frisson du corps de Sai n'en fut que plus violent. Un fou rire me plia en deux, et j'arrachais mon doigt du corps de Sai, gardant ma main, au doigt ensanglanté, posé comme un contact amical sur son échine. J'avais le visage à sa hauteur, tandis qu'il gémissait sur le sol. J'écartais doucement quelques mèches, pour voir son visage.

« Oh, Sai... tu pleure ? »

Les larmes de sang, échappées des prunelles hallucinées du vampyr traçait sur son visage des sillons rubis. Je tendais ma main, et du bout des doigts, cueillais une larme, mon regard hypnotisé.

« ça me rappelle...tellement de chose, ce sang... »

J'étais calme, j'étais tellement calme. Mais restait devant mes yeux ce brouillard indélébile, au goût et à la flagrance du sang, de la chair, de cette saveur métallique, de rouille et de sel. Mais aussi de méthane... juste un peu. Indétéctable, peut être. J'appuyais avec ma main sur l'épaule, stimulant les réceptifs nerveux de l'épaule endolorie. Mes paupières clignèrent dans un regard clair, tandis que j'analysais la description de son visage. Je voudrais le voir pleurer avec des larmes transparentes... Le sang ne lui faisait pas justice, et brisait mon utopie de vengeance. Je ne voulais de sang ailleurs que dans ses blessures. Ses yeux ne pouvaient pas se permettre de témoigner de la souffrance. Je voulais qu'il me regarde le tuer, sans qu'il cherche à m'atteindre de quelques remords. Je ne voulais pas lui offrir ce plaisir. Mes doigts glissèrent de l'épaule, vinrent caresser la colonne, pour effleurer, dans un contact de velours le creux des reins. Je me redressais sur un genoux, faisant glisser le canon du revolver sur sa joue, dans un mouvement faisant chuter progressivement les mèches sur ses mâchoires, tandis que mes doigts libres vinrent bifurquer aux flancs, chutant dans les profondeurs du corps nus. Mon sourire accroché avait disparu, et je plongeais mon visage dans ses cheveux respirant l'odeur de sang et de sueur. Un murmure s'échappa de mes lèvres, comme un sifflement de serpent ; je murmurais à son attention des mots étranges et sifflants, tandis que ma paume oppressait cette peau tendue, et que lentement, j'accédais à une source aussi mentale que physique de jouissance. Mes doigts griffèrent ce qui devrait être caressé, et je violais une intimité que j'avais observé toute une nuit. Les mâles n'avaient plus de secrets pour moi. Je n'étais pas un expert, j'étais dieu. Un raidissement de tout son dos m'arracha un mauvais sourire, et je posais mes lèvres tout contre son lobe, dévoré par une joie folle.

« Tout à moi, maintenant. »

Je retins tout éclat de rire qui aurait pu détruire mon chef d'oeuvre, tandis que je m'activais à caresser son cou avec le revolver, et que, penché au dessus de lui, de mes doigts, j'effleurais une sensibilité tactile. L'amour du moi... qu'est-ce qui me poussait à agir ? La motivation... quelle était ma motivation ? L'amour du moi. Mon plaisir. Mes désirs. Ma jouissance. La souffrance de l'autre me provoquait ces effets recherchés. Mais je n'avais jamais essayé de rendre heureux l'autre en le faisant souffrir en même temps. J'avais déjà rendu heureux... ~

« Tu essaies de me résister, Sai ? »

La question ne se posait pas. Il pouvait « essayer ». C'était tout ce qu'il pouvait faire, réduit à l'état d'escalve sous mes doigts experts. Si Will baisait, je caressais. Mes muscles se tendant progressivement dans l'effort de ma position, je m'arquais un peu plus sur lui, déchirant la barrière de son innocence. Il devenait victime. Proie. Rien. Il n'était plus rien que le jouet de mes fantasmes, tandis que je titillais la corde d'un arc trop tendu. Un morceau de chair, capable de provoquer des guerres et des massacres, rien que s'il se levait ou non. Je glissais mes doigts dans le creux de sa gorge, lui relevant son joli visage d'ange, pour mieux comprimer sa trachée, pour rendre encore plus difficile la récupération d'oxygène. Mes doigts caressaient autant qu'ils oppressaient, et bientôt, tout son corps se fit vibration. Vibration des muscles, vibration du sang, de la peau et des membres, il était enchainé, sans bouger, retenu entre mes bras. Je le serrais dans une étreinte, embrassant dans une accolade ce corps presque aussi maigre que le mien, et taillé dans un roc fragile. Pauvre enfant, perdu sous mes yeux, qui se disait mon ainé de plusieurs centaines d'années. Pauvre fou... pauvre moi... je cillais quand le premier soupir s'échappa d'entre l'interstice rosé de ses lèvres, et mes doigts se firent encore plus lents, encore plus cruels pour ce corps qui se raidissait de part en part. Il fallait que ce soit intense. Que la chaleur émane de mes doigts, que cela soit du au frottement, à la friction, pour s'établir dans une étrange connexion via son ventre. Il fallait que ses reins se tordent dans une recherche de liberté, tandis que son cerveau hurlerait à la continuation. Ses yeux, il fallait qu'il n'arrive plus à les ouvrir, tellement tout son être serait dépourvu de sens et de compréhension quand au monde externe. Je devais être son dieu. Je voulais devenir son dieu. Que plus rien sauf mes doigts ne comptent à ses doigts. Il s'était cambré, et salutaire, je posais ma tête contre son épaule ensanglantée ; teintant ma joue blanche d'un sang épais. Relevé entre mes bras, la position était inconfortable. J'hésitais. Mais je savais que je l'avais charmé. Hypnotisé, réduit à néant, son univers, un prolongement de tissu, de chair, de sang... et de sensation. Une sensibilité atteinte, un point culminant, qu'il fallait décrocher. Ses lèvres entrouvertes, ses yeux plongés dans un vide, et assombris par l'inconscience, il explosait de vérité ; il était. Il était, il existait enfin, parce que je le faisait vivre de tout son être. Il ressentait tout, je lui en donnait ce pouvoir. Mes lèvres caressèrent ses clavicules, et mon pouce se joua un ballet endiablé avec le reste des doigts. Ses soupirs muèrent doucement. Je relevais la tête, et plaquant ma main chaste contre sa bouche, tu le hurlement. Le premier hurlement de Sai, entre mes doigts. Un hurlement de plaisir, qui le courba en deux, tandis que mes doigts s'humidifiaient maintenant. Je posais un baiser sur sa nuque, offerte. Atteignons ensemble l'apogée de ton plaisir, bébé.

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Sai Niwa


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Age du personnage : 119 ans

Familier : Roko, un kroa
Couleur de magie : Dorée
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Chef des Ombres
Résidence : En voyage, sur mon territoire ou au QG
Affinités : Will >> Envie de prendre le risque, mon lionceau ?

Narcisse >> Haine et terreur

Shinzô >> Méfiance et respect, pour l'instant

Elena >> Une idylle achevée

Kei >> Son "grand" petit frère (rôle libre)

Deino >> Elève, enquiquineuse de première. Entre des hauts et des bas

Tinieblas >> Alliée, "petite soeur". Affection

Far'jim >> Adversaire et traitre aux ombres. Haine

MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Jeu 29 Déc 2011 - 0:24

La narcisse, magnifique fleur aux pétales blanches ou dorés à corolle rouge. Narcisse, l'homme grèque à la beauté divine mais incapable d'aimé quelqu'un d'autre que son reflet. Narcisse, nonso complètement fou. Que dire de plus pour ce dernier ? Sai n'arrivait pas à le comprendre, à lire en lui. Jamais encore il n'avait été aussi aveugle, aussi perdu dans ses ténèbres. Si son bourreau avait décidé de se taire une bonne fois pour toute sans aucun doute que le jeune vampyr aurait sombrer. Aveugle et sourd ? N'était-ce pas tragique pour un guerrier comme lui ? Pour un adolescent comme lui ? Sai cria son désespoir, sa haine et son imcompréhension dans l'espoir de faire réagir son bourreau et que toute cette sombre histoire ce termine. Il ne voulait pas mourir. Il voulait retrouver AutreMonde, Will même si il l'avait trahis, L'ilne qui ne se doutait certainement pas que son bien aimé chef allait lui aussi disparaître, Cara est son caractère enflammée, Shinzô avec le sien si froid, Kei son petit fère, même Deino et Tinieblas lui manquaient... Sa chambre au QG, sa grotte en Krasalvie, son manoir... Sa vie. Il ne pouvait pas mourir là, ici. Sai plaqua son dos contre le pilier alors qu'il entendait les pas de Narcisse venir dans sa direction avec rapidité et rage. Il entendit sa main siffler l'air avant de s'abattre sur sa joue blanche. Narcisse avait du se faire mal. Les vampyrs avait la peau si dur. En tout cas, il ne souffrirait jamais comme l'albinos. Son corps lui faisait mal, son coeur lui faisait mal, son honneur, sa raison... Narcisse lui cracha des insultes, qui laissait Sai muet. Il était désormais atteint d'Aphasie. Il ne prononçait pas un mot, pas une plainte alors que l'ordre fusa hors des lèvres du brun et qu'il se retrouva sur le sol, le visage contre les dalles de pierre. Même lorsqu'il sentit ses cheveux translucides lui être arrachés, il ne prononça un mot. Il ne lui fairait pas ce plaisir mais il en crevait d'envie. Hurler à en brisé les tympans de Narcisse, hurler jusqu'a en perdre la voix, hurler jusqu'a perdre la raison. Hurler de son désespoir, de sa douleur et de son amour impossible.

Une autre gifle. Oui, il n'avait rien fait. Narcisse avait fuckinguement raison. Qu'avait-il fait ? Il n'était que le spectateur de sa vie... Il serra les poing. Il voulait tuer, le tuer. Pour prouver qu'il n'était pas aussi imcompétant que Narcisse voulait lui faire croire. Et qu'il commençait à croire. Il faisait si mal. *Je ne le déteste pas. Je ne le haïs.* Pensa avec force le vampyr qui se demandait si il aurait assez de force pour tordre le cou de Narcisse. Ce dernier, comme réponse a sa question, lui tira dessus. Sai entendit le son de l'arme avant même que la balle ne le touche. Il mourrait. C'était sa fin. Il ouvrit la bouche, dans un hurlement silencieux. Il ne respira plus, ne bougea plus. Il était mort. Narcisse l'avait assassiner. Sai sanglota, ressucité. Ses épaules se secouèrent de spames. Son bourreau penètra sa blessure de son long doigt, et Sai retrouva sa voix. Il poussa un gémissement lui arachant de nouvelles larmes. Un fou rire lui parvint derrière lui. Moque-toi donc et laisse le crever. Il en avait assez. Où était le soldat parfait, sortit des rêves des médecins vampyrs ? Mort, mort quand la balle narcissique l'avait atteint. Il sortit son doigt de la blessure et écarta les mèches blanches du visage du nocturne. Visage souillé par des larmes rubis. Oui, il pleurait. Sai ouvrit la bouche, comme pour parler mais le silence restait là. Il ferma les yeux alors pendant que l'aimé des dieux cueillait une de ses larmes. Sai voulait devenir sourd, ne plus entendre cette voix qui moqueuse quelques instants, ironique aussi devenait douce et prevenante. Oui il pleurait. Il souffrait de tout cela. Il lui rappellait quoi ? Qui ? Un autre des amants de Will qu'il aurait tué ?

Une main se posa sur son épaule, lui faisait lâcher un cri de douleur. Narcisse le touchait et Sai retrouva un peu de Will en lui. Et pourtant, c'était si différent. Si aggressif et si violent. Sai sentait le sang marquer son corps dans de tatouage à l'odeur métalique. Il sentait les doigts de la panthère faire frissonner son corps. Sai serra les dents alors que le métal de froid caressait sa joue. Une question traversa son esprit. Si il désirait tant sa mort, pourquoi ne pas l'achever imméditatement ? Il ne voulait pas mais... il voulait que ça se termine. Revenir en arrière, stoper le temps. N'importe quoi mais que cette situation s'achève. Will, Will... Viens le sauver. Narcisse glissa son visage dans ses cheveux qui avaient perdu de leur éclat angélique. Un murmure à son oreille, language inconnu mais terriblement hypnotique. Les doigts brûlants se saisirent de son intimité glaçé. Sai grogna, sentant des larmes coulaient avec plus de force. Il se raidit, comprenant mieux que tout les discours précédents de Narcisse. C'était ça qu'il voulait ? Le torturer de la façon la plus barbare qui soit ? Bien. Joue. Il était à lui ? Tout à lui. Tout comme un enfant possedant une poupée. Bien Narcisse, tu avais gagner un jouet.

- Fais ce que t'as a faire. Fit-il, articulant avec soin chaque mot pour bien lui faire comprendre qu'il en avait assez de ce jeu.

Qu'il finise son oeuvre. Qu'il finise sa torture. Que cet évènement se termine. Que cette journée se termine. Que tout se termine. Et ce revolver qui continuait ses caresses mortelles. Sai fut pourtant prit d'une envie de rébellion. Tout comme il y a dix-huit ans, où il fit exploser sa prison et déchira les gorges de ceux qu'il l'exploitait. Il pouvait recommencer l'exploit, n'est-ce pas ? Il posa ses mains sur les dalles de pierre, cherchant à se redresser et... il ne pouvait fuir mais il avait encore ses crocs. Tant pis si cela devait être la dernière chose qu'il fairait en ce bas monde. Il voulut mais... retomba. Il ne pouvait pas. La détresse avait arracher ses dernières forces au moment où l'arme humaine avait fait son oeuvre dans son épaule. Il jura dans un soupir. Il avait essayé, effectivement. Il avait échoué. Toute sa vie n'était qu'une succession d'echec mais... il voulait tant rattrapé ses erreurs. Il voulait tant changer. Il ne voulait pas mourir. Il ne voulait pas les mains de son bourreau sur lui. Il ne voulait pas de ce plaisir qu'il prennait avec la mort elle même. Il ne voulait pas sombrer dans les bras de Narcisse. C'était sa seconde fois. C'était la seconde fois qu'il goutait à ce plaisir. Il aurait voulu que ce soit avec Will. Où étais-tu Sir Lion ? Ne le laisse pas prononcer son nom ainsi. Toi seul en avait le droit.

Son visage fut relever, et sa repiration fut difficile. Sai planta ses griffes dans la première chose qu'il fut à sa porter : l'épaule de Narcisse. Les chaines grincèrent dans le mouvement, seul son dans le silence de la scène. Les statue grèques ne jetaient même pas des regards sur ce duo peu commun. Où était Athéna et Arès ? Comment pouvaient-ils permettre cela eux aussi ? C'était si injuste. Si honteux. Sai oublia peu à peu la situation, sentant la colère disparaitre pour laisser place à un curieux sentiment de... Désir bien sûr mais aussi de dépendance. Dans cet endroit, inconnu pour lui, il n'y avait que Narcisse. Qu'il ne le laisse pas. Qu'il ne l'abandonne pas lui aussi, comme Will. Qu'il joue, qu'il le tue. Qu'il soit le spectateur et l'acteur de sa chute. Soupir, gémissement... Sai resserra sa prise sur ses épaules, plantant ses griffes avec desespoir au plus profond de ses épaules. Il était dans ses bras, immobile, prit de tic. Ses doigts qui se serraient à chaques mouvements de vas et viens sur sa chair. Ses yeux qui se fermaient... Son bassin qui, presque involontairement, cherchait plus de contact. Narcisse avait raison. Il n'était qu'une pute et il pleura encore. Pluie de sang sur son visage enneigé. Pleurait-il seulement de cet vérité là ou bien parce qu'il savait qu'il approchait du point culminant et... que plus rien d'autre ne comptait ? Narcisse, ce Narcisse, le Narcisse... et lui, Sai. Ses ténèbres n'avaient jamais été aussi sombres.

- Narcisse, ô Narcisse... Répètait-il

Il se cambre, tête en arrière, doigts arrachant la chair de la panthère... C'était tout ça pour un plaisir interdit. Plus rien de comptait que ses doigts sur lui. Que cet humain contre lui. Que la fin qui approchait. Il en était presque ravis. Que faisait-on des jouets utilisés et brisés ? On les jetait. Un éclair traversa son bas ventre et un hurlement franchit ses lèvres. Voulu le franchir. La main de Narcisse se posa contre sa bouche. Il était définitivement muet. Handipacé de ses sens, castré de son honneur, manchot de ses véritables envies car il était jouet des fantasmes du grèque. Le cri mourut contre ses doigts et Sai crut voir pour la première fois une lumière dans son obsurité. Il lui avait redonner la vue durant une seconde d'éternité. Un baiser fut déposer sur sa gorge, et dans un nouveau cri -toujours aussi peu inaudible- il rendit les armes et atteint la jouissance.


| Recherche un frère, Kei Niwa, si intéresser par le rôle, me contacter par mp.|


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Karl Heisenberg


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MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Mar 24 Jan 2012 - 9:38

Les pleurs résonnaient dans le lieux, se mêlant aux soupirs. Ma main tréssaillit dans un mouvement convulsif quand la rage de Sai m'arracha la peau dans la découpe de ses ongles, que son corps ne fut rien de plus qu'un gigantesque mécanisme dicté par le désir. Ses yeux se firent hallucinés, et mes yeux captèrent un regard terriblement vivant. Un regard, qui vivifié par la chaleur de son ventre, explosait dans ses prunelles un éclat déchirant. Pendant une seconde, Sai perdit toute cécité, et je m'y trompais. Silence. Silence jouissif pour lui, et moment de panique pour moi. Ses iris brusquement dilatée dans une vaine recherche de lumière, j'accompagnais son mouvement de chute, tandis qu'il s'effondrait au sol à la manière d'une danseuse. Misérable garde que mes bras, le sang s'écoulait de la blessure de mon épaule, dévoilant au regard la faiblesse soudaine de cette articulation. Connard. La douleur était lancinante, mais un simple frisson avait trahi le dérapage. Plus rien, ensuite, n'avait laissé apperçevoir la souffrance, qui comme une décharge électrique, s'était déchargée dans mon bras. Je contemplais une créature humanoïde, assemblage organique de cellule, de chair et de sang, qui s'était voué à être différent. Quel orgueil. Nous étions tous si semblable. Nous mangions, chions, forniquions, et mourions tous de la même manière. Et certains osaient se dire différent ? Mes lèvres frémirent.

« J'avais dix huit ans. William avait quinze ans. Un âge étrangement jeune pour le bouleversement qui allait en découdre. J'étais monté dans un avion, sur Terre, pour venir traverser une brèche temporelle, spatiale, qu'en savais-je ? … Mais j'attéris sur AutreMonde, au milieu des débris et du feu. Tu n'as pas idée de ce que c'est, peu importe ce que tu as vécu. Les flammes... elles ne vivent pas. Ce n'est que combustion ; quelque chose d'irréfutable, et sans volonté, que tu ne peux ni convaincre ni persuader de t'épargner. C'est quelque chose qui arrive sur toi, à toute vitesse... et tu ne peux rien faire. J'étais enchainé à ce putain de siège d'avion... et la ceinture a brûlé. Le feu a couru en travers de ma poitrine, a trouvé son apogée entre mes cuisses. Tout a été brûlé... puis découpé, lorsqu'un morceau du siège voisin est tombé sur moi. Je me débattais, pour essayer de me dégager, et puis la dissection, pure et simple, de mes organes génitaux m'a tout bonnement... cristallisé. Sujet au feu, victime de la douleur... je n'étais plus rien qu'un énorme morceau de steak en train de brûler. Un morceau de steak nerveux, receptif, sensible à tout. … heureusement. Sinon je n'aurais jamais senti la main de Willa glisser près de moi, soulever de la cendre. Je l'ai accroché. Je ne voulais plus qu'il me lâche. Je ne me rendais pas compte... si j'avais vu son visage, au travers de cette putain de lumière noire et jaune... mais on ne s'est pas vu. On s'est senti, avant tout. Il m'a arraché de là, m'a plongé vers la lumière, comme un accoucheur... comme s'il m'ôtait d'un utérus de violence. J'ai explosé dans une lumière blanche, et le froid. L'air, sans le contact du feu, était glacé sur ma peau. Tout mon corps, j'avais l'impression que ça partait en miette, au contact du vent. Des bras se sont refermés sur ma poitrine, une joue s'est posé contre la mienne. C'était un gosse. J'ai cherché à ouvrir les yeux, malgré la clarté du jour, du dehors, et j'ai vu. J'ai compris. Nous avions le même visage, ce visage androgyne et moqueur, une eiffin face, qui se jouait des commodités conventionnelles. Oh mon dieu, tu ne peux pas savoir. »

Mes doigts n'avaient pas abandonné le rythme impérieux de la masturbation, et je m'étais glissé sur son ventre, pour le voir abandonner, souffle après souffle, secondes après secondes, la vie, dans le désir insoluble que provoquait mes doigts. La jouissance... atteinte depuis trente six secondes. Je regardais désormais sa gorge palpitante, mes yeux réduits comme ceux de chat, dans une immobilité fixe et angoissante.

« Personne ne savait que j'existais. William a toujours caché.... j'étais son ombre. Il savait ce qu'il devait savoir de moi, soit presque tout. Moi, je ne savais rien de lui. Mais j'ai compris rapidement... ses tics, ses angoisses qu'il cachait, ses regards... tout, tout, j'apprenais à décrypter chez lui un comportement d'autiste asperger. Pauvre chéri, quand j'y pense. Ses parents lui avaient fourni, via le patrimoine génétique, une tare intellectuelle ; celle de trop réfléchir. Un cerveau convulsé par le besoin de tout comprendre, de tout maitriser. William était un gamin précoce, avec un quotient intellectuel de 160. … c'était effrayant. Ça le devint véritablement quand je compris pourquoi je ne voyais jamais autour de lui des adultes. Disparus au pays des Salterens, lors d'un voyage diplomatique pour son père. Une attaque de sangrave dirigée contre le clan des fauves... et bien sûr, ce furent les parents de William qui succombèrent. Will assista à l'égorgement et viol de sa mère, et au massacre du corps de son père. Quel âge avait-il ? Douze ans ? Que se passe t-il dans la tête d'un autiste asperger face à ce massacre ? Haha.... Tu sais... William a un don. »

Mes doigts s'approchèrent doucement du visage de Sai, et je caressais doucement sa joue, avant de redescendre la paume de ma main en travers de la bouche, prêt à recouvrir le nez. Mes doigts adoptèrent doucement la forme du visage, et mes phalanges vinrent bloquer la respiration spasmodique du vampyr, tandis que les vas-et-viens s'atténuaient dans une valse lascive.

« William est le gosse le plus pernicieux qui soit. Il a camouflé à tous cette tare qui le rongeait : ce besoin de vengeance alléchant. Une vague de noir, comme de la peinture qui viole un tableau blanc. Il a caché toute sa haine, toute sa rancoeur à tout le monde, en se faisant intégrer dans la société. Mais que connait Séné Sensass de William Torance ? Elle n'en a rien à foutre ; elle ne s'intéresse qu'à son mariage avec Xendar, et à Tara Duncan. En vrai, elle n'existe même pas aux yeux de ce gosse... pour lui, il n'y a que la haine, la haine, la haine. Il veut tous les tuer. Et moi, j'ai compris cela. Et il le sait. Alors je suis son chien. Je suis celui qui se charge de les éliminer. Je suis son arme. »

Une minute.
Mes deux mains étaient collées contre sa bouche et son nez. Un orgasme masculin durait 6 minutes.
Un cerveau non oxygéné durant 6 minutes succombait.
Mes yeux se plissèrent.

« Tu sais qui represente « tous » ? Pas uniquement ces sangraves. Non... le tueur de ses parents s'est noyé dans son sang, sur le sable, percé par les flèches des Salterens. De ce fait, Will a perdu tout...défouloir concret. Alors pourquoi, tu me diras ? Je vais peut-être me répéter en disant que Will est « taré ». Son cerveau est déréglé, resté en bug sur « vengeance ». Il a été traumatisé par le viol de sa mère, et l'éventration de son père. Les deux representations constructives qui aident l'enfant à se dévelloper, Will se les aies vus arraché alors que son psychique n'était même pas terminé. Même pas consolidé... Il est devenu fou. William est fou. Pour lui, de manière simple ; tout ce qui est capable d'attaquer est dangereux. Tout ce qui est capable de séduire, est dangereux. Tout ce qui est capable d'offenser est dangereux. Tout ce qui est capable d'humilier est dangereux.
Alors il veut tous les tuer. Will les déteste. »

Mes souvenirs s'égarèrent. Je me perdis une seconde, quelques années en arrière, tandis que les mains de William couraient sur mon corps, dénudant ma peau. Aucun artifice, la plus simple intimité entre nous. Je ne savais pas encore qui il était. Ce qu'il avait dans la tête. Mais je m'abandonnais à son regard. Cependant, ses caresses ne provoquais sur moi aucune sensation. J'avais perdu 80% de ma sensibilité érogène. Et je voyais que cela le perturbait. Il hésitait, à genoux contre moi, caressant avec une insistance légèrement irritée mon corps, tandis que son regard se faisait colérique. Je ne cédais pas à ses avances, pourquoi ? Il me dénudait totalement, et enfin, comprit. Je n'étais plus sexué. Je n'étais rien. J'étais une chose. Nos regards croisés semblaient soudain le lien entre toutes nos interrogations. Il comprenait ce que j'étais, et moi j'acceptais d'être ce qu'il voulait que je sois.

Trois minutes.
La peau de Sai s'empourprait lentement.

« Il a tout combiné. Attaque, séduction, offense, humiliation... il s'est dressé contre eux, en revêtant leur propre combinaison, en s'adaptant à leur jeu. Il s'est déguisé de manière mesquine, en cherchant à avoir leur même... puissance, leur même.... virilité. Et cela leur a tous plu. Ils se sont glissés dans son lit les uns après les autres. D'un point de vue extérieur, on pourrait trouver cela étrange ; ils étaient innocents. A part peut être leur orgueil, et leur côté pédophile..., mais Will était consentant, donc que dire ? … Tout simplement, Will ne regardait pas qui ils étaient. Du moment qu'ils succombaient, et qu'ils avaient un pénis, alors, ils devenaient ses proies. Le fait que je devienne son chien a été pour lui l'occasion parfaite pour étirer son terrain de chasse. A deux... nous travaillions beaucoup mieux que lorsqu'il était seul. Tu connais Jack l'Eventreur ? Il y a une édition, dans la Bilbiothèque du château. Tu l'as lu, n'est-ce pas ? »

Quatre minutes. Sai cherchait à se débattre sous mon corps, mais mes doigts ne lâchaient plus rien, désormais. Je le fixais impassible, comme insensible aux violents coups de rein qu'il donnait pour se libérer. Je continuais de délivrer le récit, ce même récit que je servais à tous ceux qui finissaient entre mes doigts. Toi non plus, Sai, tu n'avais rien d'extraordinaire. Tu passerais, comme tous les autres. Tu étais un énième, et bientôt je t'oublierais. Comme j'avais oublié celui avant-toi.

« Jack tuait les prostitués. William et moi... nous tuons ceux qui en leur unique être sont : attaquants, offenseurs, séducteurs, humiliant. Un certain type d'individu qui se croit omnipotent dans le monde. Un individu que ni moi ni William ne seront jamais, car moi je n'ai plus de pénis, et William, parce qu'il est un cerveau. Tu vois de quoi je parle ? »

Cinq minute. Plus qu'une minute. Les paupières de Sai se fermaient lentement. La chaleur de son ventre se propageait comme une onde violente sous mon corps, et je me penchais vers lui pour qu'il entende les derniers mots. Ces derniers mots que je voulais le voir emporter dans sa mort.

« Will déteste les hommes. Il les déteste tous. »

Les femmes étaient des anges qu'il fallait protéger. Un jour, il m'avait dit cela, en caressant mon bras. Je n'avais pas compris s'il avait cherché à me transmettre cela comme un message personnel ou bien comme une leçon dont je devais tirer profit. Mais nous respections les femmes. Nous les respections et nous les vengions. Intégrant à la haine de Willan celles des femmes maltraitées qu'il connaissait, il se chargeait de tuer tous les hommes ayant blessés un individu féminin.

Six minutes.

Sai ne bougea plus. Son immobilité me laissa une seconde pantois, puis je me retirais lentement. Dépliant mes jambes, je me relevais, et me redressé au dessus de lui, admirait son corps. Sculpture de chair, allongée sur le sol, au milieu des sculptures d'ivoire, le paradoxe était subtil, et avait quelque chose d'artistique. J'admirais sa face encore rougie par le manque d'oxygène, et contemplais son torse. J'avais tué, encore, pour William. Je cillais. Quelle étrange absence de sentiment, comme à chaque fois. M'écartant de quelques pas, j'entrouvrais mes lèvres.

« Il n'aime que moi, qui ne suis ni homme ni femme. »

Tout avait été calculé. De mon attaque sur lui, jusqu'à mon emprisonnement, et enfin son kidnapping sur Sai. Personne ne se doutait jamais de rien. Personne n'avait remarqué avec quel étrange silence Teufel obéissait à chacun de mes ordres, moi, le simple Nonso. Ni comment des hommes disparaissaient en pleine nuit, pour ne jamais être retrouvés. Il avait menti sur tout. De ses orgasmes à ses soupirs, en passant par les regards et les sourires. William avait joué mille fois le jeu de l'amour, auprès de ces types. Sai n'avait goûté à rien d'autre qu'à l'appel de la chair qu'avait exercé sur lui William. Malade mental. William était malade mental. Il avait abandonné sa raison sur le sable, sous une table renversée.
Des pas claquèrent sur le sol. Je me retournais, et étudiais la silhouette floue de William qui se rapprochait maintenant, accompagnée par celle de Teufel, félin complice à nos crimes. Les dreadlocks de William reposaient sur ses épaules, sautillant doucement sur sa poitrine à chaque foulées feutrées. Il vint se placer près de moi, et me dépassant, sans me regarder, glissa ses doigts sur mes lèvres, dans une caresse intime, typiquement personelle. Il s'arrêta près du corps de Sai, et s'y accroupit. Le lion releva ses yeux dorés vers moi, tandis que son maitre effleurait de sa paume la joue chaude de Sai. Je vis une vague expression indéchiffrable traverser les traits du semi-androgyne, et je relevais mes yeux sur le lion. Le familier ronronnait, comme appréçiateur du travail accompli. Je souriais.

« Il n'est pas mort. »

Le murmure de Will me parut une seconde incompréhensible, puis j'appréhendais le sens des mots, et mes yeux se firent puits de colère.

« Qu'est-ce que tu... »
« Tu as échoué. »

William releva son visage vers moi, adolescent, face à moi, l'adulte. Nous nous affrontâmes du regard, moi déstabilisé, lui sentinelle d'une citadelle entière de sa volonté inflexible. Lentement, la douleur me gagna.
« Narcisse. Tu ne l'a pas tué. Tu as raté. Toi qui disait que tu tuais toujours d'un seul coup. »
« Je... »
« Je sais, c'est un vampyr. C'est plus résistant. Et donc, tu aurais du le savoir. Tu as fait preuve de négligence, Nana. »
Je ne répondis rien. Il se redressa lentement, ses vêtements ample claquant en suivant son mouvement large. Il franchit la distance nous séparant, et vint glisser son bras par dessus mon épaule, ses lèvres venant murmurer des mots, tout proche de ma bouche. »
« Je suis désolé... mais c'est ce que nous avions prévus. Pas la moindre erreur entre nous deux. »
Un frisson le plus lugubre qui soit courut su ma peau, et je relevais mon visage vers lui. Nos prunelles ambrées s'affrontèrent, et en opposition, l'éclat métallique de nos regard. Lui l'impassibilité, moi la colère. Brouillés dans nos yeux, nos sentiments se combattirent de longues secondes, puis je souris, nos visages toujours aussi proches. Cela m'allait. J'avais ressenti ce que je voulais ressentir depuis longtemps, et le trop plein de sensation explosait dans mon ventre comme un excès violent. Mon nez, taquin, joua une seconde contre celui de Will, et mon souffle vint se perdre près du vermillon de ses lèvres. Il eut le même sourire que moi, ses yeux pourtant glacés. Je reculais doucement.

« Alors au revoir, Will. »

(…)

Agenouillé près de Sai, William tenait ce dernier dans ses bras. Les doigts couraient dans les mèches blanches, et autour d'eux, le décor de l'infirmerie s'étalait comme un oxymore aux situations précédentes. Sai se réveillerait bientôt, le Soigneur l'avait assuré. William restait assis sur le matelas, tenant entre ses bras le buste blessé de son amant. Ses pensées dérivaient entre Narcisse et lui. Qui était-il ? Un putain de baratineur. Un connard. Ses yeux accrochèrent les lèvres de Sai, et penchant vers son visage, l'adolescent y déposa ses lèvres dans un contact furtif.
Malade mental.
Les yeux de Sai s'entrouvrirent bientôt, et l'éclat aveugle naquit sur les prunelles. William, tenant toujours dans ses bras. Il avait dit qu'il avait trouvé le vampyr dans cet état. Les chamans avaient déclarés un diagnostics et l'avaient aussitôt hospitalisé, sans chercher à vérifier la véracité des dires du Camouflé. En silence, ce dernier assisstait au réveil de Sai.
C'était le premier à survivre aux doigts de Narcisse.
Autrement dit, il fallait rapidement s'en débarasser.


[h.s: dernier post pour moi, j'pense. A toi de clôre.]
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Sai Niwa


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Age du personnage : 119 ans

Familier : Roko, un kroa
Couleur de magie : Dorée
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Chef des Ombres
Résidence : En voyage, sur mon territoire ou au QG
Affinités : Will >> Envie de prendre le risque, mon lionceau ?

Narcisse >> Haine et terreur

Shinzô >> Méfiance et respect, pour l'instant

Elena >> Une idylle achevée

Kei >> Son "grand" petit frère (rôle libre)

Deino >> Elève, enquiquineuse de première. Entre des hauts et des bas

Tinieblas >> Alliée, "petite soeur". Affection

Far'jim >> Adversaire et traitre aux ombres. Haine

MessageSujet: Re: [M] Lass die Zukunft nochmal kippen, lass uns Weg von hier.   Dim 29 Jan 2012 - 21:05

Spoiler:
 

Jamais Sai n'avait été si enfant, si jeune, si démuni, si privé de repère. Des sanglots l'étouffaient, alors qu'il sentait tous ses sens explosaient et brûlaient son oxygène. Avec Will, il n'avait pas ressenti cela nettement. L'alcool n'était que trop présent en lui. Il avait été pieger dans un cocon de douceur et de luxure. Ici, avec Narcisse, c'était un enfer dont il était le prisonnier. Ces mots, ces gestes, le lieu en lui même, tout n'était que douleur carnivore. Que cherchait donc à faire la panthère ? Si il devait mourir, autant qu'il l'achève maintenant.

On disait, que le jouissance était toujours plus puissante lorsque l'on se retrouver avec un sens en moins. Certaines personnes placaient des bandeaux sur les yeux de leurs amants pour que leur plaisir soit décuplé. Il n'y avait pas que ça qui augmenter pour Sai. La peur, le froid du sol dallé, la douleur a son cou mais surtout celle de son coeur alors que Narcisse lui racontait une histoire qui malheureusement n'était pas fictif. Ce n'était pas un conte pour l'accompagner dans son dernier sommeil mais bel et bien l'histoire de deux vies dont il avait été un détail qui allait s'effacer dans les minutes suivantes. Une histoire qui le hanterait à travers la mort, arrachant et déchirant son coeur mille fois par seconde et pour l'éternité. Sai écoutait pourtant attentivement, bien obligé de toute manière. Il ne pleurait même plus, immobile, cherchant simplement son souffle, respirant fort dans un sifflement rauque.

Il ne savait rien, il n'avait rien su. De la douleur moral du lion et de celle physique de la panthère. Oh, lui aussi avait souffert. Narcisse lui reprochait de ne rien savoir sur son amant félin. Il l'avouait, oui il le criait même. Crier silencieusement sa peine de n'être qu'un détail éphémère, sourd, aveugle et muet. Will ne savait rien non plus. Il ne savait pas quel sang couvrait ses mains. Celui des sangraves ? Bien sûr. Mais ce n'était pas tout. Ces géniteurs avaient laissé leur sang sur ses vêtements quand il s'était venger de tout un siecle de douleur. C'était donc à ca dont il était destiné depuis le début ? A souffrir de sa naissance jusqu'a sa fin ? A être responsable de tant de mort, d'être privé d'amour, et de regretter chaque sentiment qu'il pouvait se risquer d'éprouver. Il ferma les yeux un instant alors que Narcisse carressait sa joue avec une douceur qui pourtant avait l'effet d'une gifle.

- S'il... S'il te plait... Narcisse... Will...

Quoi ? De quoi le suppliait-il ? Quel importance puisqu'il allait mourir. Il se sentit etouffer. Il ouvrit de nouveau les yeux. Pourquoi ne lui donnait-il pas une mort plus rapide ? Pourquoi le faire attendre un peu plus ? Pourquoi ne le libérait-il pas une bonne fois pour toute ? Sai aurait voulu être près de Will, une toute dernière fois. Juste... Juste pour lui dire combien c'était... Injuste ? Triste ? Indéfinisable même ? "Pour lui, de manière simple ; tout ce qui est capable d'attaquer est dangereux. Tout ce qui est capable de séduire, est dangereux. Tout ce qui est capable d'offenser est dangereux. Tout ce qui est capable d'humilier est dangereux." C'est ce qu'il était ? Vraiment ? Sai bougea légèrement alors que ses poumons commencaient à gémir de douleur à leur tour.

Les secondes passèrent, une minute, deux puis trois. Sai bougeait les hanches pour que le corps de Narcisse se déplace, rien qu'un peu. Il voulait mourir mais... pas comme ça. Il ne voulait plus l'entendre, plus le sentir, plus rien. Sa peau clair se colora, ses joues rougissent, et ses doigts sur le poignet de son bourreau redoublèrent leur emprise. On disait voir toute sa vie défiler devant ses yeux lorsque sa fin approchait. Sai aurait presque esquisser un sourire si il n'avait pas été en si mauvaise position. Il ne voyait rien, toujours rien. Du noir, rien que des ténèbres. Perdu... Seul la voix de Narcisse se faisait attendre, douce, susurrante... Six minutes... Sai se sentit mourir. Il fermait les yeux, ne se débattant plus, derniers mots avant que son cerveau ne se stoppe. "Will déteste les hommes"

Il... ne... l'avait... donc... jamais... AIMER ?

Game Over Sai Niwa.

***

Try again Sai Niwa.

Le vampyr ouvrit les yeux, étrangement calme. Plus de douleur, plus rien. Il n'était pas mort. Il n'était pas prisonnier non plus. Il était en vie, comme si rien de c'était passé.
Trop de chose c'était passé.
Il sentit la précense de Will et ne bougea toujours pas, se crispant simplement comme dans une terreur muette. Une nouvelle partie avait débuter et c'était au tour de Sai de jouer. Il ne voulait plus jouer. Il ouvrit la bouche comme pour chercher un quelquonque réconfort, un quelquonque courage dans l'oxygène de la pièce stérile.

- N...non... Fit-il d'une voix si faible et remplie de terreur.

La magie l'entoura comme répondant à sa détresse. La magie doré, comme un mini-soleil, flamme ambré réconfortante, entourait le corps du jeune vampyr, caressant sa peau sans la brûler. C'était fort, cela pulsé, dangereux et pourtant consolateur. Sai cherchait une destination. Il devait partir, loin, survivre. Will, il était... trop proche, trop menteur. Il voulait le tuer. Sai était comme un bête blessé devant un prédateur féroce. Prédateur qui ne bougeait pas. Will... Will... Le soleil grandit d'avantage, obligeant le lieutenant des Camouflés à fermer les yeux pour ne pas finir aveugle à son tour. L'astre finit par disparaitre, ne laissant rien d'autre qu'un lit vide. Plus aucune trace de Sai. Il avait fuit, encore. Mais où ?


| Recherche un frère, Kei Niwa, si intéresser par le rôle, me contacter par mp.|


Spoiler:
 
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