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 Maître Vampyr, contre un arbre adossé, portait autour de ses crocs la trace fraiche de son odieux forfait. [pv Cally]

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Jasmin I. Shenka


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Age du personnage : 25

Couleur de magie : Marron-doré
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Faible


Métier : Voyante et musicienne itinérante
Résidence : Là où le vent la menne.
Dans le sac : Des cartes à jouer, du thé, un recueil de poèmes.


MessageSujet: Maître Vampyr, contre un arbre adossé, portait autour de ses crocs la trace fraiche de son odieux forfait. [pv Cally]   Mer 4 Jan 2012 - 15:23

Maître Vampyr, contre un arbre adossé, portait autour de ses crocs la trace fraiche de son odieux forfait.

Quand cesseras-tu de briller ? Toi dont l’existence n’est que simple substitution. Quand voudras-tu te rebeller ? Toi qui nous éclaire avec indécence n’as-tu point d’ambition ? Ou peut-être aimes-tu ta place, peut-être es-tu séduite par ton propre monde de glace. Souveraine de l’obscurité, tu annonces le temps de la sérénité. Tu es sauveuse mais aussi bourreau, gardienne du moindre et infime sursaut. N’es tu point jalouse de ton rival ? Rêverais-tu donc de t’élever à son égal ? Un jour je le sais, tu battras l’astre que ce monde vénère, réduisant celui-ci à une simple masse aussi lourde qu’austère. A chacun son heure de gloire, tu mourras dans l’obscurité, renaitras dans cette lumière tant appréciée, et te rendras compte que ce rêve de pouvoir était à un tel point dérisoire . . . Lune, grande lune, tu n’es pas différente d’eux. T’élever, te grandir, c’est au final la seule chose que tu veux. Dans ce monde d’ombre tu te prélasses, mais tu ne songes qu’à t’octroyer sa place. Quant à ta sœur jumelle ? Il n’y a pas de place dans l’univers que tu désires, pas pour elle. Entre Madix et Tadix, c’est Tadix la rebelle.

Il faisait nuit noire. Trois tâches lumineuses dans l’obscurité. Tadix, Madix, Mary-May. Deux masses imposantes et souveraines contre une simple « humaine » aux bras couverts de fines écailles. Cheveux blancs, peau extrêmement pâle, un œil bleu, l’autre vert : habitante singulière d’une planète qui après toutes ces années lui est encore étrangère. Quelle chance à t-elle contre ces astres ? Infime, si elle est avérée. Leur beauté est reconnue de tous, et leur place dans l’univers incontestée. Qui pourrait vaincre de telles entités ? Seuls les dieux les surpassent, et encore n’en font-elles pas partie ? Comment ne pas se sentir minuscule, être futile et ridicule, ainsi exposé à leur vue ? Cette sensation d’écrasement n'est pas désagréable, loin de là. C’est sans doute pour cela Que Mary-May apprécie tant la nuit.
La demi-démone observait paisiblement la plaine du Mentalir et son herbe à la couleur aussi singulière que ses yeux. C’est sans doute pour cela que Mary-May apprécie tant le Mentalir. Par ce qu’elle s’en sent proche. Que de calme et d’apaisement ce dégage de cette vaste étendue végétale. Il s’en dégage aussi une certaine … élégance ? Dont la demi-démone raffole. Pour Mary-May, la majesté de cet endroit calme et apaisant est une évidence. Une légère brise se fit sentir, soulevant d’un coup de vent agressif, le capuchon qui recouvrait la tête de la demi-démone. Il n’y a personne à l’horizon. Pas une licorne. Juste Mary, sa silhouette emmitouflée et ses cheveux découverts immaculés.

Lunes vous êtes témoins silencieuses de mes marches emplies de solitude. Solitude, solitude, en moi tu t’es tant épanouie. Pourquoi te fais-tu sentir avec tant d’acuité lorsque voici venue la nuit ? Lunes vous êtes témoins silencieuses de mon univers austère. Seule ma personne s’y trouve, elle aime tant le mystère que cela lui confère. Personne ne s’y invite, personne ne tente d’y entrer. La complexité de mon âme, c’est là la barrière élevée. Voici venu votre temps, voici venu le temps de l’ombre, c’est l’heure pour moi que dans les ténèbres me fondre. Lunes, que signifient vos visages impassibles ? Comment lire en eux ? Peut-on y trouver notre futur alors si brumeux ? Votre lumière me fascine, autant que l’obscurité qui vous entoure me semble mesquine. Elle attend là pour agir, et laisse les plus cruels des êtres dans ses profondeurs sévir. Dans ce monde alors endormi, la pesante atmosphère des crimes perpétrés et des pulsions assouvies enterre ce bienfaisant calme et chasse l’ennui. Est-ce de là que les hommes tirent leur passion de la nuit ? Deux visages pour celle-ci, l’une d’un calme poétique, l’autre d’une douleur obscure aussi effrayante que séduisante.

Une heure, deux heures, trois heures . . . Le temps coule aussi lent que rapide, fleuve indomptable qui grignote notre vie tel un acide. Mary-May marche, indéfiniment. A l’horizon s’étend l’herbe, à perte de vue. Quelques arbres seulement se dressent dans se paysage sans relief, la caresse du vent seulement, indique aux rares passants qu’ils sont encore vivants. Cela vaut bien tous les repos du monde. Mary-May ferme les yeux, sans s’arrêter de marcher. Elle lève son visage au ciel, une expression bienveillante aux lèvres. Comme elle aime cet instant présent. Comme elle aime la profondeur de ce ciel noir, son regard semblant se perdre dans cet infini couloir . . . La fatigue ne l’atteint pas, elle marche, elle marche et ne s’arrête toujours pas. Quand soudain, intrusion insolite, le feuillage bleuâtre d’un arbre recouvre ce spectacle aérien. Les racines à ses pieds, le tronc ainsi fièrement dressé, c’est un arbre qui sert d’appui à un petit être recroquevillé. Du sang de ses crocs luisants dégouline, une expression indescriptible est présente sur son visage enfantin. Quel dommage, cette nuit s’annonçait si bien. . . La demi-démone hésite un instant, puis dans un geste aussi doux que sec, prend son visage entres ses gants, forçant ainsi son regard à la rencontrer. Le regard de la vampyre semble contenir toute la tristesse du monde, qu’a donc vécu cette gamine pour considérer à ce point l’univers comme immonde ? Mary-May ne sait pas, et ne cherche pas à savoir. Cette enfant dérange sa nuit, et chasse sa paisible solitude. Qu’importe ce que ce vampyr a fait, le sang sur ses crocs laisse transparaître ses méfaits. Devrait-elle éprouver de la peur ? Elle se trouve peut-être bien devant un tueur . . . Mais la demi-démone ne ressent rien. A part peut-être un léger agacement ?

Maître Vampyr, contre un arbre adossé, portait autour de ses crocs la trace fraiche de son odieux forfait. Maître Démon, par cette vue alertée, lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! Bonsoir, Madame la Vampyr. Que vous êtes couverte de sang . . . Que vous me semblez aussi fragile que dangereuse . . . Sans mentir, si votre portait se rapporte à votre méfait, vous êtes ici et maintenant par moi arrêtée. »
A ces mots Vampyr ne réagit pas, et pour combler cette absence de réponse, c’est Démon qui ajouta :
« Mais si vous préférez, j’ai également un excellent jeu de carte à ma disposition. Je viens d’apprendre ce charmant jeu nommé la bataille corse, où les adversaires se tapent sur les doigts lorsque deux mêmes cartes sont posées sur la pile. Il y a peut-être là de quoi satisfaire vos pulsions meurtrières …»
Mon bon lecteur, apprenez que tout démon doté d’un semblant de cœur, est plus fou même qu’un assassin. Cela vaut bien une mise en garde . . .


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