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 Une douce mélodie dans le parc

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Lighane Elaana


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Age du personnage : 20 ans

Familier : Toraar, un vrirr
Couleur de magie : Bleu
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Voleur patenté
Résidence : Tout dépend de ses relations
Dans le sac : De quoi se défendre, le matériel d'une voleuse patenté et de l'argent

Affinités : Neal : I think we should let destiny do

MessageSujet: Une douce mélodie dans le parc    Mer 18 Avr 2012 - 21:52

Dans le ciel, le chaud soleil du printemps était à son zénith dans un ciel dégagé azur. Les hauts bâtiments allongeaient leurs ombres fraiches dans les larges rues de Tingapour. Les avenues pavées étaient martelées par les pas incessants des habitants et des touristes. La foule piégée au sol était moins dense que l'espace aérien remplis de tapis volants à tous niveaux. D'autres rues, bien plus modestes permettaient à ceux qui le voulaient d'échapper au fleuve humain. Enfin, humain n'était peut-être pas le bon mot, trop de races différentes s'y côtoyaient. Ces petites issues donnaient soit sur d'autres fleuves parallèles, soit sur des labyrinthes de ruelles qui se rejoignaient en des places où jouaient quelques enfants. Un lieu était protégé de ces tours de bétons mortes et tristes. L'endroit en question regorgeait d'une vie différente du cœur de la ville. C'était presque comme si deux mondes se regardaient de loin sans jamais oser s’approcher.

Le parc, un endroit calme où les gens s'allongeaient dans l'herbe pour profiter d'un jour de congé entouré par la nature. Dans les branches des arbres feuillus, les oiseaux chantaient leur ode à la saison du renouveau. Lighane était comme beaucoup de monde, allongée sur l'herbe à prendre le soleil. Les yeux fermés, l'air serein elle rêvassait, s'imaginant impératrice d'Omois, avec un monde entier à ses ordres. Soudain, une autre image s'imposa dans son esprit, celle d'un groupe de personnes. Cette vision avait été envoyée par Torrar. Elle se releva et jeta un œil autour d'elle. Où était donc son familier? Cette vision lui donnait un mauvais pressentiment, avec un peu de chance, sa bête avait envie de sang. Déjà qu'elle ne devrait pas être ici, si en plus elle se retrouvait avec une dizaine de morts sur le dos, ça n'allait pas le faire. La jeune femme fit tomber les quelques brins d'herbes qui s'étaient accrochés à ses vêtements. Elle portait une chemiser bleu à manche courtes, un jeans slim bleu foncé lacéré volontairement à quelques endroits et une paire de baskets blanches. Elle avait également autour du cou cette moitié de médaillon qui lui était si chère. La jeune voleuse patenté rejeta sa chevelure brune en arrière et se mit en route.
Dans sa tête, une vague idée d'où était le vrrir, un peu à l'écart d'un groupe de personnes près d'une fontaine mettant en scène l'amour qui unissait deux statues un homme et une femme de bronze. Elle n'était pas inquiète pour sa situation, le meurtre qui avait noircit sa réputation et l'avait fait connaître de la police était lentement sortis des esprits. Cela faisait plusieurs années et aujourd'hui, à part un contrôle de papiers par la police, elle ne risquait rien. La voleuse patenté avait même trouvé un petit appartement au noir en bordure de ville, au cas où il faudrait quitter précipitamment la capitale. Elle retrouva son fauve, assis tranquillement à observer ce groupe de gens. Une magnifique musique résonnait dans l'air et semblait être la source du mouvement de la queue du vrrir. Lighane n'en revenait pas. Torrar, si sauvage, si violent, si sanguinaire était là assis tranquillement à écouter de la musique. Il s'était même mis à l'écart pour ne pas effrayer les gens qui écoutaient sagement. La jeune femme caressa machinalement la tête de l'animal en se concentrant à son tour sur la douce mélodie. C'était beau, vraiment très beau. Que dire d'autre ? Elle n'y connaissait rien en musique, elle ne pouvait juger ni des accords, ni des notes ou de quoi que ce soit d'autre. C'était donc juste avec son cœur qu'elle écoutait ou plutôt, ressentait.

Cette mélodie terminait de la mettre de bonne humeur. Lighane joua des coudes dans la foule pour apercevoir le musicien. C'était un jeune homme un peu plus vieux qu'elle aux cheveux de miel assez courts. Sa peau était pale ce qui allait parfaitement avec ses yeux de jais. Lighane s'attarda longtemps sur cette partie de son anatomie dans le but d'y détailler quelques nuances, étincelles ou pâleurs. Pour elle, c'était le regard le plus important chez quelqu'un mais là, elle était trop loin pour pouvoir l'analyser pleinement. Elle le trouva très mignon et admirait les gens qui étaient passionnés par ce qu’ils faisaient. Elle se refondit dans la foule à retrouva sa bête à une dizaine de mètres derrière. Elle aimerait parler à cet artiste mais elle n’avait pas tellement envie de devoir se frayer à nouveau un chemin parmi les gens qui iront directement lui parler après. Hum, que faire. Si elle ne pouvait aller à lui, il fallait qu’il vienne à elle. Ce fut Torrar qui lui envoya une vision avec son idée. Il proposait d’aller dérober un objet au jeune homme et de lui ramener à elle de façon à ce qu’il le suive. Elle esquissa un sourire amusé, ce n’était pas un mauvais plan. Elle réfléchit aux erreurs que pouvaient comporter ce plan. S’il comprenait que c’était fait exprès, elle pourrait faire la fille timide ou autre. Le pire ce serait qu’il commence à s’énerver. Bon, il fallait tout faire pour qu’il ne s’énerve pas. Elle demanda donc à son familier de ne pas abimer l’objet quel qu’il soit et d’éviter d’y laisser trop de bave. Torrar hocha la tête et Lighane s’éloigna un peu pour retourner s’allonger innocemment dans l’herbe en attendant que le vrrir revienne. Elle ferma les yeux et attendit. De loin, les dernières notes de musiques se firent entendre.

Quelques minutes plus tard, elle sentit une ombre au-dessus d’elle. En ouvrant les paupières, elle vit le visage familier de son fauve. Il avait dans sa gueule un genre de carnet. Elle se redressa et jeta un œil rapide, le musicien arrivait déjà. Lighane prit un air choqué et commença à réprimander son familier qui rentra dans le jeu et pris un air peiné. Elle prit le carnet de la gueule de l’animal et l’inspecta rapidement, il n’était pas abimé, ce qui était une bonne chose. Elle s’approcha du jeune musicien et lui tendit son carnet et lui dit :

-Je suis désolée, Torrar doit se défouler et il aime jouer.

Quand il eut récupéré son précieux objet, elle esquissa un demi-sourire et lui tendit une main.

-Je m’appelle Lighane Elaana, et vous ?

Maintenant, elle attendait une réponse. Étrangement, elle était presque stressée, elle avait peur qu’il s’énerve et qu’il parte après quelques insultes. Elle profita de ce moment pour scruter ses pupilles et un seul mot lui vint à l’esprit « wah ». Que dire d’autre ? Ses yeux d’encre pétillaient de quelques étincelles différentes. Elle n’en avait jamais vu de pareils et elle espérait qu’elle aurait l’occasion de croiser de nombreuses fois ce regard.


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MessageSujet: Re: Une douce mélodie dans le parc    Jeu 19 Avr 2012 - 2:24


une douce mélodie
dans le parc

feat. lighane elaana & neal burton



Neal Burton sortit de son appartement. Le soleil qui se levait tranquillement à l’horizon l’aveugla un moment et le loup-garou plissa les yeux pour y voir plus clair. Sa guitare acoustique accrochée à son dos, il se félicita d’avoir opté pour un simple t-shirt et une paire de jogging court, car la journée promettait d’être chaude et ensoleillée. Son t-shirt était à l’image du groupe terrien Green Day; quant à sa paire de jogging, il l’avait choisie pour son confort, tout simplement. De loin, on pouvait le confondre à l’un de ces joggeurs matinaux, mais ce serait là une grossière erreur : Neal n’était pas un sportif. Il aimait bien piquer des sprints de temps à autres, nature bestiale oblige, mais il répugnait à s’entraîner quotidiennement. De toute façon, étant un changelin, il n’avait pas besoin de s’essouffler à parcourir cinq kilomètres quotidiennement pour rester en forme. C’était déjà l’un des avantages de sa condition !

Un autre de ces avantages était une force exceptionnelle, très utile lors de combats. Mais Neal ne se battait que très rarement. Car enfin, ils n’étaient plus au Moyen-âge ! Plus besoin de se frapper dessus pour communiquer ! Nan, mais votre gueule, elle ne vous sert pas qu’à embrasser et à sucer des… euh, hum, bon. Malheureusement, la mentalité autremondienne en allait autrement et c’était toujours avec pitié et découragement que le loup-garou constatait que la violence était encore omniprésente en ce bas monde.

Neal se fondit dans la foule matinale, majoritairement composée de touristes. Il n’était que six heures du matin, mais déjà, les rues étaient bondées. Avec de la chance, il attirerait un bon public et récolterait quelques pièces. Avec un petit sourire en coin, il se demanda par quelle chanson il allait débuter son petit spectacle en plein air. Il n’avait toujours pas eu la chance d’enregistrer un album, mais une bonne centaine de personnes étaient déjà fans de sa musique. Magicnet y était sans doute pour quelque chose… Peut-être qu’un producteur important le remarquerait un jour. Qui sait ? Pour le moment, puisque vivre de sa musique n’était encore qu’un rêve, il subvenait à ses besoins par quelques emplois dénichés ici et là. En même temps, être célèbre du jour au lendemain l’effrayait un peu. S’il devenait vraiment connu, il allait pouvoir dire adieu à son intimité et à son anonymat auxquels il tenait tant.

Lorsqu’enfin, il entra dans le parc où il allait sans doute passer toute la journée, il se rendit compte de son étourderie. Son cahier. Il l’avait oublié sur la table de la cuisine. Ah, quel idiot ! Ça lui apprendrait, à toujours avoir la tête dans les nuages ! Frustré, le loup-garou tourna les talons et refit tout le chemin qu’il avait parcouru en sens inverse. Il aurait pu y aller en courant, mais ne voulait pas prendre le risque de briser sa guitare. Donc, il marchait. Mais vite. Il existait une certaine concurrence entre les musiciens de rue à Tingapour et s’il revenait et que quelqu’un avait pris sa place durant son absence, il allait devoir s’installer ailleurs. Parce que deux musiciens qui ont un style différent et qui jouent côte à côte, ça donne en effet un son plus ou moins harmonieux.

Une fois arrivé à son appartement, il soupira de soulagement lorsqu’il put serrer dans ses mains son cahier. Un cahier qui ne datait pas d’hier et qui était extrêmement précieux à ses yeux. Neal sortit à toute vitesse de son chez-soi et se mêla derechef à la foule. Le soleil était maintenant plus haut dans le ciel et une légère brise soufflait sur la capitale. En plus, il n’y avait aucun nuage en vue. Un délicieux jour de printemps, en somme. Neal avait toujours aimé cette partie de l’année. Il lui semblait que le monde entier se réveillait après des mois de gel et reprenait vie.

À une intersection, il dut patienter que les lumières redeviennent vertes pour poursuivre son chemin vers le parc de la ville. Il entendit des râlements irrités autour de lui, mais, calme comme il était, se contenta de hausser les épaules. Prenez ça cool, les gars, c’est le printemps, quoi. Il sortit de sa poche sa boule de cristal et vérifia s’il avait reçu de nouveaux messages. Eh bien si. De la part de son meilleur ami, un dénommé Mello. Le message allait comme suit : « Va te faire foutre, le weirdo, moi j’ai vu une plante verte violer un parasol ! » Charmant. Avec un sourire, Neal éteignit sa boule de cristal et traversa la rue. Il fallait dire qu’il était habitué aux délires de son ami, maintenant, et qu’il n’y prêtait plus aucune attention.

Enfin, le lycan parvint à entrer dans le parc. Il y avait beaucoup plus de monde que tout à l’heure, mais fort heureusement, aucun musicien en vue – à part lui, bien sûr. Satisfait, il alla s’asseoir sur l’un des nombreux bancs et accorda avec moult attention et précision sa guitare. Il ouvrit ensuite son cahier et tourna quelques pages pour tomber sur celle qu’il cherchait. Il aimait se remémorer certains accords avant de commencer à jouer.

La chanson qu’il allait jouer était inspirée d’une peine d’amour de l’an passé. Il était tombé amoureux d’une fille, mais celle-ci était déjà en couple, finalement. Ce n’était pas de la faute de la charmante demoiselle, bien sûr, mais Neal avait beaucoup souffert. Ils étaient devenus amis, néanmoins, mais cela n’avait pas plu au petit ami de la fille. Finalement, elle avait été contrainte de choisir entre son amitié pour Neal et son amour pour son copain. Son choix s’était porté sur ce dernier. Les paroles de la chanson étaient teintées de sarcasme dur et de brillantes métaphores et relataient la triste histoire en quelques versets.

Lorsqu’il se mit à jouer pour de bon, quelques passants s’arrêtèrent, curieux. Ils s’attroupèrent tous autour de lui, comme fascinés. Les thèmes de la chanson étaient un peu dépressifs, mais la musique, elle, était loin de l’être. Elle était même rythmée par moments et certains se mirent à taper des mains lors du refrain. Lorsque la mélodie s’acheva, on applaudit chaudement le guitariste et lui lança de bon cœur une pièce ou deux. Puis, de nouveaux passants remplacèrent ceux qui partaient et la musique reprit de plus belle.

L’avant-midi se déroula ainsi, dans la joie et la bonne humeur. Vers midi, cependant, Neal commença à avoir le ventre creux et annonça que le spectacle était malheureusement fini, du moins pour une heure ou deux. On déposa à ses pieds quelques pièces, ce qui ravit le musicien. Ce dernier ne pouvait jamais prévoir le montant de la somme amassée. Ce matin, en tout cas, les gens avaient été généreux. À lui-même, il se demanda, rêveur, de quoi pouvait bien avoir l’air la vie d’un musicien vivant de sa musique. Plus besoin de job à coté. La vente de ses albums et ses concerts à travers AutreMonde suffiraient à le faire vivre. Un jour, peut-être, cela serait-il réalité.

Neal saisit sa guitare et vint pour prendre son cahier… quand il remarqua qu’il avait soudainement disparu. Oh non. Légèrement paniqué, il tourna la tête dans toutes les directions : pas de cahier ! Ce cahier contenait toutes ses chansons, y compris paroles et partitions. C’était pratiquement toute sa vie qu’on venait de lui voler. C’était forcément un vol ! Ce n’était pas une question de pessimisme ou non; il ne pouvait s’agir que de cela. Ce cahier n’ayant pas de réelle valeur monétaire, le voleur devait donc lui en vouloir personnellement. Pourtant, il voyait mal qui cela pouvait-il être. Mello ? Il savait le jeune écrivain facétieux par moments, mais au point de faire une blague pareille ? Non. Ça ne collait pas. Le voleur devait s’être glissé dans la foule, l’avoir écouté jouer, puis profité de la fin du spectacle pour s’approcher et s’emparer du cahier. C’était plausible et c’était aussi la seule explication possible. Un voleur passe à l’action quand l’attention de tout le monde est détournée ailleurs. Quoique, c’était tout de même risqué puisque n’importe qui aurait pu le surprendre la main dans le sac…

La perspective d’aller trouver la police pour l’informer de ce vol – mineur, il faut bien le reconnaître – ne l’enchantait guère. Son cas était fort peu intéressant et surtout, loin d’être prioritaire. Car soyons honnêtes : entre un vol d’un cahier et un meurtre bien sanglant, sur quoi choisiriez-vous d’enquêter, hum ? En même temps, Neal n’avait pas le choix de rapporter ce crime aux autorités judiciaires. Il était musicien, pas enquêteur ni détective et ne pourrait résoudre cette affaire de son propre chef.

Soudain, il aperçut un vrrr s’enfuir parmi les jambes des passants. Tiens donc ! Ce qui était curieux, c’est qu’il tenait un cahier dans sa gueule…


« Ah ben slurk ! » s’exclama le loup-garou, surpris, lorsqu’il reconnut son propre cahier.

Mi fâché, mi estomaqué, il suivit la bête qui le mena jusqu’à une jeune femme brune dans la vingtaine. De toute évidence, le vrrr devait être son Familier car elle était en train de le réprimander lorsqu’il arriva près d’eux. Elle se leva ensuite, prit le cahier et se tint devant lui. Elle le lui remit et s’excusa de l’incident. Soulagé, le lycanthrope prit l’objet. Il devait avouer qu’il avait eu très peur de l’avoir perdu à jamais.


« Ah, je vois. » répondit-il en acquiesçant de la tête. « Eh bien, comme j’ai retrouvé mon cahier, il est inutile de s’emporter, n’est-ce pas ? »

Il accompagna ses paroles d’un bref rire amusé. La jeune femme sourit et lui tendit la main. Elle se présenta sous le nom de Lighane Elaana. Un nom curieux, quand même. À son tour, il lui serra la main et déclina son identité d’un ton courtois :

« Ravi de vous rencontrer, je suis Neal Burton. Mais appelez-moi Neal ! »

Il ajouta, toujours sociable et avide de nouvelles connaissances :

« J’allais justement déjeuner, Lighane – mais vous permettez que je vous appelle par votre prénom, j’espère ? »

Envers les femmes, Neal avait toujours été poli et respectueux. Certains le trouvaient un peu vieux jeu, mais ça lui était égal. Peut-être était-ce son côté romantique et romanesque qui le poussait à être ainsi ?

« Vous plairait-il de m’accompagner au restaurant juste en face et de m’y tenir compagnie ? J’ai beau être entouré de gens toute la journée, il m’arrive parfois de me sentir affreusement seul. Mais, j’y pense, peut-être avez-vous déjà mangé ? »

Il prit une fausse mine déconfite à cette éventualité et attendit, à son tour, une réponse. Il admira au passage et d’un œil appréciateur ses courbes bien dessinées et le teint halé de sa peau.


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Lighane Elaana


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MessageSujet: Re: Une douce mélodie dans le parc    Ven 20 Avr 2012 - 22:28




Une douce mélodie
Neal&Lighane




"Ravi de vous rencontrer, je suis Neal Burton. Mais appelez-moi Neal ! J’allais justement déjeuner, Lighane mais vous permettez que je vous appelle par votre prénom, j’espère ? "

Elle lui en donna l’autorisation d’un signe de la tête.

"Vous plairait-il de m’accompagner au restaurant juste en face et de m’y tenir compagnie ? J’ai beau être entouré de gens toute la journée, il m’arrive parfois de me sentir affreusement seul. Mais, j’y pense, peut-être avez-vous déjà mangé ?"

Elle le trouvait très poli et vraiment galant. Elle qui espérait simplement discuter, elle se faisait inviter à dîner, c’était vraiment super. Elle esquissa encore un demi-sourire et répondit :

-Comment refuser une telle invitation ? C’est avec plaisir que je vous accompagne.

Pourquoi n’avait-elle pas affiché un sourire complet ? Et puis quoi encore, elle voulait bien être gentille mais il ne fallait pas pousser et qu’il en profite, il ne la verra pas de si bonne humeur tous les jours. D’un autre côté, être en colère contre Neal ne lui semblait pas être une vision réaliste. Lighane sentait qu’il avait quelque chose d’étrange en lui. Quelque chose qui lui interdisait de s’énerver ou même, de vouloir prendre le dessus. Ça allait à l’encontre de sa nature profonde mais c’était comme ça. Et en plus, pour quelles raison devrait-elle se disputer avec lui ? Il était improbable que quelqu’un d’aussi poli et charmant puisse se mettre un autre être à dos.

Elle le suivit jusqu’à ce fameux restaurant juste en face du parc. Elle le connaissait de nom mais n’y était jamais vraiment allée. Le restaurant proposait une terrasse qui avait été prise d’assaut par les gens. Le restaurant proposait une terrasse mais qui, malheureusement, était déjà remplie. Le maître d’hôtel les accueilli à l’entrée et les conduisit vers une table. Lighane jeta un œil au restaurant en général sans s’attarder sur des détails. Les tables en bois sculptés étaient recouvertes de nappes blanches immaculées. Les tables étaient suffisamment éloignées les unes des autres pour que chaque client ait son intimité. Quelques lustres étaient suspendus au plafond mais ils ne devaient être allumés que le soir. Quelques serveurs apportaient divers plats aux rares clients qui avaient choisis l’intérieur ou qui, comme eux n’avaient pas eu leurs mot à dire. La jeune fille trouvait que cet endroit était classe mais restait convivial. Torrar les avait suivis et sa maîtresse le trouvait étrangement calme. Depuis tout à l’heure, il n’avait même pas grogné et il n’avait envoyé aucune vision.

Une fois assis à leur table, la carte en main, elle se rappela qu’elle avait déjà mangé. Sur le moment de l’invitation, elle avait juste oublié. D’un autre côté, c’était un point positif, elle n’aurait pas l’air d’une goinfre. Torrar s’était couché à côté d’elle et lui envoya simplement la vision d’un steak saignant dans une assiette. Ils commandèrent et lorsque le serveur partit, Lighane commença à parler :

-J’ai vraiment adoré votre chanson de tantôt, vous avez vraiment un talent immense.

C’était le début de ce qu’elle comptait dire. Elle allait l’interroger lorsqu’elle fut interrompue par une vision de son vrrir. L’animal avait dans les yeux une étincelle qui ne voulait dire qu’une seule chose : s’il avait pu, il se serait tordu de rire. Qu’était donc que cette vision qui mettait Lighane hors d’elle et qui faisait presque rire son vrrir de familier ? A un moment, elle fut presque surprise de voir son familier si sauvage d’habitude envoyer une vision si légère. Elle leva les yeux vers Neal, c’était étrange. D’abord, elle trouvait impossible de se disputer avec lui et voilà que depuis tantôt, Torrar était le plus calme des vrrir au monde. Et cette vision me demanderez-vous. Il sera sûrement plus utile de vous le révéler plus tard. Quoi qu’il en soit, Lighane s’était énervée tellement qu’elle envoya un petit coup de pied dans les côtes de son familier. Celui-ci grogna et posa sa tête sur ses pattes avant de fermer les yeux. La voleuse patenté soupira discrètement et se reconcentra sur la conversation. Pour faire oublier cette petite interruption, elle repartit sur le sujet de la musique :

-Et où trouvez-vous toute cette inspiration pour vos chansons ? Personnellement, j’en serais incapable.

A ce moment, les boissons ainsi que les entrées furent servies. Elle prit une bouchée et écouta Neal répondre d’une seule oreille, elle restait perturbée par la vision envoyée par Torrar et de quoi il se mêlait ce vrrir ? Rien que d’y penser, elle avait faillis s’énerver de nouveau. Mais bon, il fallait rester calme. Elle se disait aussi qu'une journée ne pouvait pas être bonne jusqu'au bout. C'était impossible pour elle de passer une matinée au soleil, d'être invitée par un garçon super mignon dans un sympathique restaurant et de ne pas s'énerver. Peut être que la source de cet énervement était le temps qu'elle avait passé dans cette ville. Elle n'étais pas faite pour rester à un même endroit. Elle préférait voyager de ville en ville et trouver de l'argent en volant quelques trucs et en tuant quelques maris infidèles que de rester si longtemps dans une ville comme Tingapour. C'était dans sa nature, elle n'y pouvait rien, au même titre que ce besoin de conflit et ce besoin de tout décider et de tout contrôler.


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MessageSujet: Re: Une douce mélodie dans le parc    Jeu 26 Avr 2012 - 4:48


une douce mélodie
dans le parc

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Avec un demi-sourire, la jeune femme accepta l’invitation. Les yeux de Neal se mirent à briller tandis qu’ils marchaient côte à côte jusqu’au restaurant. Il aimait faire sourire les gens, pensa-t-il en entrant dans le bâtiment. Et c’était facile. C’était bien le pire : c’était si facile, mais personne ne le faisait. Il suffisait pourtant d’une simple salutation courtoise adressée à un passant dans la rue et hop, l’autre souriait et passait une journée d’enfer grâce à ce petit geste sympa.

Le restaurant était chic, mais sans non plus être « select ». Un serveur les dirigea à une table située à l’intérieur, puisque la terrasse était prise de toute part. Neal aurait certes préférer manger à l’extérieur puisqu’il faisait si beau, mais l’intérieur lui convenait aussi. Il n’était pas le genre d’homme à se plaindre pour un rien, de toute façon. Tant qu’il pouvait se remplir le ventre, il était satisfait.

Le vrrr de Lighane était calme, ce qu’appréciait le loup-garou. Il n’osait imaginer les réactions des gens si l’animal venait à être turbulent… Peut-être leur demanderait-on de sortir si le Familier n’en faisait vraiment qu’à sa tête. Quelle catastrophe ce serait ! Le menu en main, Neal parcourut d’un regard distrait les plats suggérés. Lorsque leur serveur revint, il finit par opter pour une cuisse de poulet. Monsieur désirait-il quelque chose à boire ? Oui, une coupe de vin blanc, merci. Une fois l’homme parti, Lighane entama la conversation par un compliment de son talent musical. En tant qu’artiste, ce genre de commentaires ne pouvait que lui faire plaisir et il apprécia tout de suite davantage la jeune femme. Il sourit, flatté, et répondit, modeste :


« Merci, mais… il faut préciser que je n’ai toujours pas signé avec quelqu’un; je suis indépendant. Je dois avouer que ça me plaît, puisque je suis entièrement libre de mes choix. »

Ils gardèrent le silence ensuite, chacun plongé dans ses propres pensées. Neal se demanda ce qui allait arriver par la suite. Il était en plein dîner avec une presque inconnue et il s’entendait très bien avec elle. Y aurait-il quelque chose d’autre ensuite ? Pouvait-il l’inviter ailleurs sans qu’elle trouve l’invitation déplacée ? On ne savait jamais, avec les femmes… Ce n’était pas la première fois qu’il mangeait en compagnie d’une femme non plus. Il comptait des femmes dans ses nombreux amis et potes. Mais avec Lighane, il avait l’impression que tout s’était déclenché rapidement… trop rapidement, peut-être. Les choses allaient-elles trop vite à son goût ? Il était certain de ce que répondrait Mello : t’en fais pas, vieux, va vers elle, et puis c’est tout, quoi. Sauf qu’il n’était pas Mello. Il avait besoin de douceur et de romance.

Et puis, aussi… Quel âge Lighane avait-elle ? Elle était jeune. Lui aussi, bien sûr, mais il était certain qu’elle était plus jeune que lui. Et alors ? résonna sa petite voix intérieure. L’âge ne doit pas être une barrière à l’amour. À l’amour ? Woh, il n’était pas amoureux, quand même. Non, il trouvait la femme charmante, mais sans plus. Belle, mais sans plus. Mais il n’était pas amoureux d’elle. Il avait déjà été amoureux auparavant, il savait ce que c’était. Et ce qu’il ressentait, ce n’était pas cela. Point barre.

Lighane donna alors un coup de pied à son vrrr. Tiens, avait-il fait quelque chose de mal ? Les sourcils levés, Neal la dévisagea, curieux. L’animal grogna et se recroquevilla sur lui-même. Malgré le point d’interrogation peint sur le visage du lycanthrope, Lighane préféra changer de sujet. Neal sourit discrètement, mais ne dit rien. À sa question, il réfléchit un moment et répondit :


« Je m’inspire de mes expériences vécues, surtout. Je joue avec les mots, avec les notes de musique. J’aime les chansons qui peuvent être interprétées de différentes façons et qui ont du sens. Et comme vous avez pu le constater, j’ai un faible pour le sarcasme… »

Il la regarda, souriant. Le serveur arriva alors avec leurs assiettes et Neal se mit à dévorer son assiette avec grand appétit. Il demanda, d’un ton moqueur :

« Dites donc, vous n’êtes pas une quelconque journaliste pour un de ces magazines People, j’espère ? Je sais qu’il y a les scoops pour ça, mais les gens peuvent inventer n’importe quoi pour obtenir des informations, de nos jours ! »


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MessageSujet: Re: Une douce mélodie dans le parc    Ven 27 Avr 2012 - 17:46



Une douce mélodie dans le parc
Neal & Lighane



Les plats arrivèrent et Lighane commença à découper sa viande pendant que Neal expliquait. Elle ne put retenir un petit rire lorsqu'il lui demande si elle n'était pas journaliste.


"N'ayez crainte" répondit-elle en souriant. Elle avala un morceau avant de continuer "Je ne suis pas journaliste, je n'ai pas vraiment de métier concret. Une formation de voleuse patentée me permet de gagner un peu d'argent par-ci par là."

Ce n'était pas plus compliqué que ça. Une voleuse, c'était tout ce qu'elle était. Pour la première fois de sa vie, elle eut honte. Lui était un artiste de talent qui jouait avec les notes et elle, juste une voleuse. Et encore, était-elle voleuse pour le compte d'un ministre ou pour régler des affaires importantes? Non. Elle volait pour monsieur et madame tout le monde sans vraiment se soucier des conséquences. 

Torrar grogna, il n'appréciait pas du tout que sa maîtresse doute et se culpabilise. Il valait peut être mieux éviter d'énerver l'animal ici. Elle prit un morceau de sa tranche de boeuf et en donna à son familier. Celui-ci prit le morceau avec plaisir et l'avala d'un coup. 

Lighane releva la tête vers Neal et croisa son regard. Elle adorait la profondeur du noir qui tintait ses pupilles, c'était presque irréel. C'était presque aussi beau que le blond de ses cheveux dorés comme les blés. Il n'y avait pas que ça, il y avait aussi beaucoup d'autre chose qui lui plaisait, comme son sourire.

Pause, pouce, mi-temps, ce que vous voulez. Qu'est-ce qui se passe là? Le musicien lui plairait-il? Enfin, la question était plutôt à quelle femme ne plairait-t-il pas plaire? Devait-elle tenter le coup? Non, sûrement pas. Elle avait enfin trouver un petit appart, elle n'allait pas recommencer avec ses idioties "je t'aime moi non plus". 

Ce fut ce moment que choisit Torrar pour renvoyer la même vision. S'il avait été un petit terrien de six ans, il l'aurait pointé du doigt en chantonnant "Ouh la menteuse, elle est amoureuse". C'était presque ce message que contenait l'image envoyée. Enfin, il fallait savoir interpréter car une image d'une certaine jeune femme brune dans les bras d'un certain homme dont le prénom commençait par N et finissait par Eal, n'était pas vraiment moqueuse.

Bon, maintenant, fallait peut être qu'elle dise quelque chose. Ouaip, c'était une bonne idée. 

"Je trouve vraiment dommage que vous n'ayez signé avec aucune maison de disque. Mais si vous préférez la liberté, je comprends très bien. Mieux vaut que vos magnifiques chansons restent mélodieuses et inconnues que transformées en vacarme bruyant sur fond de techno et passe sur toutes les stations juste à cause d'une petite signature."

Lorsqu'elle quitta Neal des yeux, elle décida d'examiner un peu les clients qui peuplaient ce restaurant. Son regard se posa sur une table en particulier. Un groupe d'homme riait bruyamment et avait au centre de la table, plusieurs bouteilles vides. Ce n'était pas tellement ça qui avait attiré son regard. C'était plutôt l'un de ces hommes. Grand, baraqué, blond, avec une tête de brute qui sortait juste de prison et un air à faire peur. Elle le connaissait, c'était un de ses ex, Joey. Elle avait eut du mal à se séparer de lui. Elle ne l'avait jamais vraiment aimé. Il avait une grande maison et elle, plus un rond alors que c'était l'hiver. Mais, que faisait-t-il ici? Il vivait au Lancovit normalement. Elle ne l'avait pas remarqué en entrant dans le restaurant, il avait dû arriver après elle.

Mieux valait se faire la plus discrète possible. Elle baissa la  
tête et se concentra sur son plat. Ce n'était pas tellement dans son intérêt de se faire remarquer. Torrar n'aimait pas quand Lighane pensait de cette façon, si cet abruti d'humain approchait, il le taillerait en pièce et le boufferait point final. Ca c'était l'animal qu'elle connaissait. Soudain la bête se redresse et alla donner un coup de tête sur le genoux de Neal pour dire "lui il est mieux". Lighane fut tellement surprise qu'elle ouvrit grand la bouche et lâcha sa fourchette qui tomba dans son assiette. Depuis quand cet animal avait-t-il le sens du contact? Alors ça, c'est pas normal du tout.


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MessageSujet: Re: Une douce mélodie dans le parc    Mar 1 Mai 2012 - 3:28


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Le rire de la jeune femme ravit ses oreilles de lycanthrope dès qu’il l’entendit. Bien entendu, c’était un rire commun, sans rien de particulier. Mais pour lui, c’était un rire magique, qui le faisait sourire plus béatement que jamais et qui réchauffait son cœur. Il n’aurait su expliquer ce qu’il ressentait : ça arrivait, un point, c’est tout. Il avait simplement envie de se rapprocher de cette inconnue, de faire partie de son monde et surtout, d’y rester.

Lighane rassura ses « inquiétudes » et lui apprit qu’elle était en réalité une Voleuse Patentée. Neal ouvrit de grands yeux admiratifs. Il n’avait jamais attaché une grande importance à ce métier, qu’il trouvait un peu contre la loi (après tout, voler restait un crime, non ?), mais soudainement, ce travail lui semblait désormais noble et bon. Changement curieux de mentalité, quand même, Monsieur Burton, hum, hum.

Au silence de Lighane, l’homme comprit qu’elle n’avait pas vraiment envie de s’épancher sur ses diverses missions. Pourtant, il devait avouer que cela l’aurait intéressé… En fait, tout ce qu’elle disait l’intéressait. Son caractère curieux et sociable le poussait à tout connaître des gens, mais avec elle, il avait vraiment envie de tout, tout savoir. Il avait bien envie de relancer la conversation, qui stagnait un peu, en posant une ou deux questions sur son travail, mais décida finalement de respecter son mutisme et se tut à ce sujet.

Le Familier se remit à grogner, sans raison apparente. Avait-il remarqué un animal ou un individu qui lui inspirait du dégoût ou quelque chose du genre ? Sans dire un mot, Lighane lui tendit un morceau de viande. Aussitôt, le vrrr se jeta dessus et le dévora.

En se concentrant de nouveau sur eux, la femme croisa le regard de l’homme. Neal, qui s’apprêtait à avaler une bouchée, arrêta son geste, comme hypnotisé et captivé par l’échange visuel. Il n’avait soudainement plus envie de jouer de la musique dehors, de manger, de parler, voire même de respirer. Il aurait voulu rester là, la bouche mi ouverte, à quelques centimètres du beau visage de la femme. Il souhaitait que le temps se fige – mais attendez, peut-être s’était-il déjà figé, sans qu’il s’en rende compte – et que, lorsque le moment viendrait, qu’il crève en se perdant dans cette paire d’yeux envoûtante.

Le charme se rompit brutalement lorsque Lighane reprit la conversation. Neal revint à la réalité et en fut un moment confus. Les bruits des conversations voisines lui parvinrent derechef et il essaya tant bien que mal de se concentrer sur ce que disait la brunette. Ah, elle parlait musique, sa seule et unique passion. Mais, par tous les Dieux d’AutreMonde ! Pour une fois dans sa vie, il souhaitait ne pas parler musique ! C’était horriblement fleur bleue, mais il avait envie de parler d’amour. De chanter l’amour, de le crier. Cette nécessité de se taire et ainsi de brûler sur place de passion l’irritait au plus haut point ! Qu’est-ce qui l’empêchait de se lever, de prendre la main de Lighane et de l’emmener loin, loin, le plus loin possible ? Ils pourraient aller se perdre dans des dunes de sables où personne ne les retrouverait; ils pourraient aller se noyer dans l’océan et couler, main dans la main. Mourir n’était pas son souhait, mais la pensée de reposer en paix auprès de sa belle à tout jamais était très séduisante.


« La musique reste la musique, commerciale ou non. » commença-t-il et on pouvait percevoir toute la passion dans ses mots. Il essayait de revenir à la conversation et d’oublier pour un moment ses fantasmes romantiques et démesurés. « Toutefois, je préfère de loin la musique underground. »

Lighane rompit ensuite le contact visuel et Neal soupira, discrètement. Il mordit à pleines dents dans sa viande, en espérant être capable de se contenir tout au long du repas. Un moment passa. Le silence devenait gênant et le loup-garou sentait qu’il devait dire quelque chose, sans quoi il se traiterait de tous les noms une fois sortis du restaurant. Lorsque le Familier de Lighane lui toucha le genou, sous la table, il sauta sur l’occasion pour constater, amusé :

« Votre Familier semble bien m’aimer, en tout cas… »

Il ajouta, mentalement : et je me demande si c’est votre cas, à vous aussi. Tsst, pathétique. Et si puéril ! Si elle était capable de lire ses pensées, elle le prendrait pour un gamin de douze ans ! Les joues un peu rouges – le vin, peut-être – il détourna le regard de la table pour regarder autour de lui. N’importe où, sauf sur la personne assise devant lui. Il commençait à se sentir curieusement stupide en sa compagnie. Stupide, mais heureux. Tiens, ne serait-il pas en train de devenir masochiste ?

Son regard, comme par hasard me direz-vous, tomba sur un groupe d’hommes, sans doute des potes. Leur table était située non loin de la leur et portait le poids de nombreuses bouteilles – toutes vides, naturellement. L’un d’eux éclata de rire à ce moment-là en se tapant sur les cuisses. Aussitôt, Neal ne l’aima pas. Calme de nature, il parvenait très difficilement à supporter les individus excités du genre, alcool ou pas. Le seul à faire exception était bien sûr Mello. Son ami écrivain avait parfois des idées vraiment tordues – et pas que pour ses romans. Bien souvent, lesdites idées l’impliquait, lui, Neal Burton. Et bien souvent, par amitié, il taisait ce qu’il pensait vraiment sur ces idioties immatures.

Il revint à Lighane, qui avait ostensiblement baissé la tête, évitant de regarder autour d’elle. Eh bien ? Avait-elle aperçu quelqu’un qui lui déplaisait ? L’interroger à ce sujet serait-il considéré comme déplacé ? La question tourbillonna dans son esprit durant quelques minutes, sans trouver de réponse. Mais voir Lighane ainsi perturbée lui était insupportable, aussi prit-il son courage à deux mains pour avoir le cœur net sur la nature de sa gêne subite :


« Lighane ? Qu’avez-vous ? »

Un brève prise de parole, mais Neal chercha à la regarder face-à-face et intensément. Il voulait lui faire comprendre qu’il n’était pas un salaud ou un pervers (les deux termes pouvant passer pour synonymes, quand on y pensait) et qu’elle pouvait lui faire confiance. Ils venaient à peine de faire connaissance, sur un simple coup de chance – que tous les Dieux bénissent ce Familier d’avoir trouvé intéressant son cahier de musique ! – mais déjà, il était certain qu’ils allaient devenir de très bons amis. Voire plus que ça, avec du temps…


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Lighane Elaana


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Age du personnage : 20 ans

Familier : Toraar, un vrirr
Couleur de magie : Bleu
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Voleur patenté
Résidence : Tout dépend de ses relations
Dans le sac : De quoi se défendre, le matériel d'une voleuse patenté et de l'argent

Affinités : Neal : I think we should let destiny do

MessageSujet: Re: Une douce mélodie dans le parc    Lun 7 Mai 2012 - 21:48


Neal sembla apprécier le geste de Torrar ou du moins, ça ne l'énervait pas. Il lui dit même: 

« Votre Familier semble bien m’aimer, en tout cas… »

"Oui, il fait généralement comme moi". Cette phrase, elle avais faillis la dire à haute voix. Heureusement que ces mots n'étaient pas sortis de sa bouche. Lighane récupéra sa fourchette et intima l'ordre mental au vrrir de revenir près d'elle. La bête obéis et s'allongea de nouveau. La jeune voleuse baissa la tête à nouveau pour ne pas se faire remarquer. Pourquoi avait-il fallut que l'autre abruti de Joey décide de prendre une table dans le même restaurant qu'elle? 

« Lighane ? Qu’avez-vous ? »

Elle releva la tête pour répondre que tout allait bien mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Neal la fixait intensément et elle fondit. Elle ne trouvait pas de qualificatif pour son regard. Tous les mots étaient trop banals pour le décrire. Il la fixa avec cette insistance qu'ont les regards des statues. Que pouvait-elle répondre? Elle n'allait pas lui déballer sa vie et surtout ses problèmes. D'un autre côté, elle avait l'impression que si elle mentait, il le saurait immédiatement. Elle était ainsi piégée. Une voleuse patentée bloquée par un seul regard, c'était pitoyable. 

Elle inspira profondément et décida de lui expliquer: 

-J'ai eu quelques ennuis avec une personne présente dans le restaurant et je préfère éviter de me faire remarquer. 

Voilà, ce n'était ni un mensonge, ni la pure vérité. Depuis le début, Lighane n'était plus elle-même. Ce n'était pas la première fois qu'elle dînait avec un inconnu mais, pour une fois, elle n'avait aucun objectif en vue. Enfin si. En réalité, elle en avait deux: sortir d'ici sans ennuis avec Joey et deuxièmement, réussir à trouver un moyen pour garder Neal près d'elle encore longtemps. 

Elle détourna les yeux comme par peur qu'il puisse lire dans ses pensées. Qu'est-ce qu'elle pouvait être gamine quand elle s'y mettait. Ce fut en essayant d'échapper au regard de Neal qu'elle croisa celui de Joey. Génial, maintenant, elle était dans la bouse de traduc jusqu'au cou. Étrangement, Lighane n'eut pas droit à un regard froid et haineux mais à un sourire. Sans aucun doutes un sourire ivre mais un sourire quand même.

Problème numéro un réglé. Mais comme toujours, lorsqu'un problème était réglé, un autre faisait surface. Joey l'invita d'un signe de tête à le rejoindre. Bon, comment dire à un mec bourré "fous-moi la paix espèce d'abruti" de loin et de préférence, sans l'énerver? La solution était évidente, Neal. Il avait observé l'échange et elle expliqua un peu honteuse  :
-C'est avec lui que j'ai des problèmes. C'est Joey, j'étais avec lui il y a longtemps mais visiblement il ne veux pas lâcher le morceau.

Elle avait bien une idée mais ça relevait plus de la réalisation de ses envies que du règlement de ses problèmes. Elle hésita un moment et Torrar lui donna un coup de tête pour l'encourager. Bon, quand faut y aller, faut y aller. Elle sourit tendrement à Neal et approcha sa main de la sienne pour y entrelacer ses doigts. 

Ce contact la fit frissonner. Elle en était sûre maintenant, elle ressentait quelque chose pour ce musicien aux yeux d'ambre. Soudain, une hésitation lui parvint. Et s'il avait déjà quelqu'un dans sa vie? Et Slurk! Pourquoi ne s'était-elle pas posée cette question plus tôt? D'un autre côté, on invite pas une inconnue au restaurant quand on a déjà une copine. Ou du moins, elle l'espérait très fort. 

Lighane expliqua avant que Neal n'ait pu dire un mot:

-S'il te plaît, aide-moi. Voilà qu'elle passait au tutoiement maintenant. Est-ce que tu veux bien faire semblant?

Elle accompagna cette demande d'un regard de chien battu comme elle savait si bien le faire. Elle était honteuse comme jamais. Ce qu'elle était en train de faire ne se faisait pas. Ce n'était dans son genre d'avoir des regrets ou même des hésitations mais cette situation était exceptionnelle. En temps normal, elle aurait peut être rejoint Joey ne serait-ce que pour lui prendre un peu d'argent mais là, elle voulait rester avec Neal, le voir, sentir son parfum, ressentir le contact de sa peau. Elle était déjà tombée amoureuse mais ça ne l'avait jamais perturbée autant. Ce pourrait-il que Neal soit le bon?


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MessageSujet: Re: Une douce mélodie dans le parc    Mar 15 Mai 2012 - 2:11


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Même si leurs regards se croisèrent et restèrent fixés l’un sur l’autre, aucun mot ne fut prononcé. Neal Burton se demanda s’il devait s’en réjouir. N’était-ce pas la plus belle preuve de complicité que de n’avoir pas à parler pour se faire comprendre ? Et lui, Neal, comprenait que Lighane avait un problème. Un soudain problème qu’elle n’avait pas ou auquel elle ne pensait pas au début du repas. Seigneur, mais que s’était-il passé pour qu’elle soit aussi troublée ?

Après une longue inspiration, la vérité fut révélée. Neal ne put s’empêcher d’hausser un sourcil. Des ennuis, avait-elle dit ? Quel genre d’ennuis ? Étaient-ils graves ? Récents ? Quelle était la nature de ces ennuis ? Le loup-garou avait envie de la bombarder de questions, mais se retint pour ne pas le faire : il ne voulait pas la brusquer ni avoir l’air de la harceler non plus. Quand même… Si elle semblait chamboulée par la présence de cette personne, ça ne devait pas être anodin.

Encore par respect pour elle, il préféra garder le silence et terminer son repas comme si de rien n’était. Sauf que non, c’était impossible : il y avait quelque chose. Une ombre dans le tableau romantique. Il ignorait ce que c’était, exactement, mais il savait parfaitement que tant qu’il ne savait pas ce dont il s’agissait, il ne pourrait pas faire semblant d’être joyeux comme tout à l’heure. Il était si transparent. Toutes ses émotions étaient inscrites sur son visage. Pas très pratique, il devait l’avouer.

En ce moment, il ressentait de la confusion. Et aussi... Il décida qu’il n’aimait pas cette personne encore inconnue. De un, la personne ne devait pas vraiment aimer Lighane s’ils s’étaient brouillés; de deux, que l’attention de la jeune femme brune assise devant lui ne soit plus portée sur lui l’agaçait. Bon, il n’était pas con, ni trop orgueilleux, pour s’avouer qu’il était un peu jaloux. Jaloux d’une personne inconnue. Wow.

Il y avait quelque chose de frustrant à détester un être inconnu. Pas de visage, ni de nom. Neal se força à sourire. Ce fut raté. On dirait qu’il avait une crampe. Ridicule. Pendant ce temps, la voleuse patentée avait un contact visuel avec la mystérieuse personne. Neal, avec sa vue perçante et alerte grâce à sa nature lycanthrope, vit bien la petite scène jouer devant lui. Il tourna la tête et suivit le regard de Lighane. Ah ben slurk ! Une bande de mecs bourrés ! C’était parmi eux que se trouvait la personne inconnue ? Celle qui avait, sans le moindre doute, fait du mal à Lighane ? Ah non, pourquoi fallait-il que ça tourne aussi mal ?

Le pire fut atteint lorsque l’homme, clairement ivre, invita la jeune femme à le rejoindre. Certainement pas ! grogna Neal, dans sa tête. Pas tant qu’il serait là. Le loup-garou, les traits plissés par la jalousie, revint à Lighane et l’interrogea du regard. Elle finit par tout lui expliquer. Son ex. Du genre possessif, probablement, et qui refusait de tourner la page. Pathétique. Neal se portait volontaire pour le lui faire comprendre, en tout cas ! D’une longue respiration, il se força à demeurer calme. Il savait qu’il pouvait s’emporter en quelques secondes et provoquer un accident. Or, c’était bien la dernière chose qu’il voulait faire, surtout en présence de la brunette. Il refit son sourire crampé et ricana sans joie :


« Ah ? Ton ex ? C’est… euh, c’est bien. »

Non. Non, pas bien du tout, du tout ! Lighane le regarda alors comme tout à l’heure, comme s’ils étaient de nouveau seuls dans le restaurant. Lui. Elle. Seuls. Ensemble. Les doigts de la femme se mêlèrent aux siens, doucement, et Neal baissa les yeux, surpris. Il ne fit cependant rien pour se dégager. Ses yeux revinrent à ceux de la voleuse. Si seulement il pouvait s’approcher encore et lui croquer ses deux globes oculaires… Et puis la posséder sauvagement… Woh, du calme ! C’était quoi ces idées déplacées et indécentes ? Il fallait qu’il pense à quelque chose. Vite. Non, impossible. Merde.

Lighane passa soudainement du vouvoiement au tutoiement, ce qui ne déplut pas à Neal. Il grimaça à son plan improvisé. Faire semblant… qu’ils étaient en couple ? Pour faire comprendre à l’abruti d’enfin tourner la page ? Neal n’aimait pas trop l’idée. C’était un mensonge. En même temps, la perspective de faire souffrir l’ex n’était pas déplaisante… Et puis, il allait devoir agir comme le petit ami de Lighane. Alors non, il ne disait pas « non » ! Il acquiesça lentement la tête, avec un sourire idiot imprimé sur le visage.

Il osa caresser de son pouce le dos de la main de Lighane en sentant ses joues s’empourprer soudainement. Le vin, sans doute.


« Restons-nous ici ou allons-nous saluer ton ex ? »

La première idée était si séduisante… La seconde, quant à elle, était folle. Pourquoi l’avait dite à haute voix ? Bonne question. Personnellement, il était bien là où il était. C’est alors qu’il constata que lui aussi, était passé au tutoiement. Les choses se précipitaient tellement, tellement vite… que cela l’effraya. Il fit taire ses peurs alors qu’il reportait son attention sur la jeune femme devant lui.


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