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 Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]

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Sai Niwa


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Age du personnage : 119 ans

Familier : Roko, un kroa
Couleur de magie : Dorée
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Chef des Ombres
Résidence : En voyage, sur mon territoire ou au QG
Affinités : Will >> Envie de prendre le risque, mon lionceau ?

Narcisse >> Haine et terreur

Shinzô >> Méfiance et respect, pour l'instant

Elena >> Une idylle achevée

Kei >> Son "grand" petit frère (rôle libre)

Deino >> Elève, enquiquineuse de première. Entre des hauts et des bas

Tinieblas >> Alliée, "petite soeur". Affection

Far'jim >> Adversaire et traitre aux ombres. Haine

MessageSujet: Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]   Ven 29 Juin 2012 - 21:49

Les rois du monde font tout ce qu'ils veulent.
Ils ont du monde autour d´eux mais ils sont seuls.
Dans leurs châteaux là-haut, ils s'ennuient
Pendant qu'en bas nous on danse toute la nuit

[Roméo et Juliette – Les rois du Monde]




Ou pas. Et l'on inversait le jeu ?

- Hey, viens m'aider toi ! J'ai pas envie de me recevoir le plafond sur la tête.
- J'arrive !


Les combattants avaient rangé leur goût de vengeance pour celle de la solidarité. C'était très étonnant qu'ils aient acceptés mais... mon plan ne pouvait venir à bout si nous étions dispersé , et j'étais là pour y remédier, remuer un peu les troupes. Cela faisait des mois que j'étais sur ce projet et il avait considérablement ralenti pendant mon « absence », ou pour être plus clair, mon rétablissement avec Tinieblas. J'avais bien de la chance que les Sangraves n'aient pas été averti de cet étrange phénomène. Lorsque j'étais retourné ici, de nombreux tuyaux de fer jonchaient le sol ainsi que des sacs de bétons qui étaient ouvert en deux. Une odeur de clope, d'alcool et de saleté embaumait l'air. Silence. Je craignais que les Ombres ne soient parti, à force d'attendre mon retour. Cependant, un bourdonnement avaient atteint mes oreilles et je l'identifiais vite comme des bavardages au loin... Je suis allé les voir ces enfoirés et au moment où j'étais rentré dans la pièce -qui étaient censé devenir une cantine, des cris de surprise remplacèrent les papotages. J'aurais juré que la terreur et une profonde surprise se dessinaient sur leur visage. J'avais sentis leur regard me couvrir le corps, glissant sur chaque parcelles de ma peau pour tenter de deviner mes intentions. J'aurais presque pu toucher leur crainte et leur excitation. Oui, peur. Que c'était bon parfois d'être différent, d'être plus pâle qu'un fantôme et plus froid que la glace. Et Oui, excitation. Ils auraient cru bon de penser que j'allais abandonné la partie, paraitrait-il. Que c'était bon de jouer au esprit frappeur de temps en temps. Mais, toutes les bonnes choses ont une fin, n'est-ce pas ? J'avais alors fracassé une meuble de mon poing et aussitôt ils s'étaient remis au travail.

C'était parfait.

[...]

Le silence régnait en maître, partout autour de moi. Pas un bruit, seulement le souffle des hommes et des femmes, de ces guerriers qui aujourd'hui n'avaient pas en main des épées ou des flèches mais bien autre chose. Aujourd'hui, ils ne tuaient pas. Aujourd'hui, la violence n'avait pas ça place parmi nous. Aujourd'hui, mes hommes construisaient. Ensemble, nous créions. J'étais presque fier de moi et j'étais assez fier d'eux, même si je savais combien ils aimeraient être ailleurs. Ils attendaient mon signal. Je criais alors un ordre et la symphonie commença. J'assistais au concert de la plus incroyable des troupes : les Ombres. Une musique désagréable pour certains, mais pour moi, elle était magnifique. Elle était l'affirmation que je n'étais pas un chef aussi pitoyable que je l'avais pensé. Je pouvais apporter à tous ces hommes égarés un but qui pouvait bien durer des années et des années en connaissant la puissance de nos envie. Ce but avait un nom : la vengeance. Pour certain, elle s'identifiait plutôt comme une certaine justice. J'avais ces deux désirs en moi. Venger les victimes des sangraves, faire justice de leurs actes, de leurs crimes... La mort des Sangraves serrait la justice. La mort de Magister plus précisément. Mais avant de nous attaquer au colosse, il fallait briser ses pieds d'argile. Petit à petit, nous y arriverions. J'en étais certain. Je leur donnai un objectif aujourd'hui et demain, ils en auraient un autre. Comme disent les nonsos : « tout vient à point à qui sait attendre » ; ou aussi « Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose ». Je serrais mon montrer patient, pour une fois.

Nous étions quelques pars sous la surface. C'était sans doute le projet le plus fou que je n'ai jamais réalisé, presque pire que de devenir le nouveau chef des Ombres, à la suite d'Ishana. La machine était en marche, le clan des Ombres grandissait de nouveau. Nous nous affirmions d'avantage par cette création qui était mon œuvre, mon plan... Sous terre, j'avais encore du mal à réaliser correctement même si l'idée venait de moi. Une nouvelle base pour les Ombres, plus solide, plus secrète encore. Pour le moment, elle servirait de « base de secours ». Je craignais que l'on ne découvre notre QG à un moment où à un autre. Mon familier me reprocha d'être paranoïaque - une nouvelle fois pour pas changer - lorsque la pensée furtive qu'un de mes guerriers puissent ouvrir la bouche me traversa. Non, je ne devais pas imaginer cette nouvelle trahison. Cette base était la solution première à une attaque contre le QG. Elle nous permettrait de nous réfugier aux moindres ennuis. L'ilne m'avait approuvé, bien entendu. J'aidai une de mes jeunes recrus pour ranger des sacs de bétons alors que le fil de mes pensées s'entrechoquaient au rythme des derniers coups de marteau et de la magie agressive. Je me demandais bien comment les nonsos faisaient pour construire des choses aussi complexe chez eux sans que la magie ne puisse les aider. Notre base était presque terminée, il ne restait quelques broutilles avant qu'elle ne soit fonctionnelle.

Il fallait bien avoué que si je mettais autant de cœur à l'ouvrage ces derniers temps, ce n'était pas qu'a cause de ma crainte d'un manque de sécurité... Je me sentais seul. Terriblement seul. Et à chaque fois que j'avais un moment de libre, je pensais à lui. Lui, ce maudit lionceau. Will, William Torance. Je ne pouvais m'empêcher de me demander si le chaman était arrivé à temps et si c'était le cas, si cet imbécile s'était suicidé juste après. Il me semblait encore entendre ses sanglots et son rire nerveux. Plus d'une fois, je crus sentir de nouveau son goût de miel contre ma bouche. L'odeur de son sang me revenait en mémoire, me laissant un sentiment de tristesse dans l'âme. Cet imbécile m'avait bien eu, j'étais encore entiché de lui malgré tout ce qu'il m'avait fait vivre. Ma magie frappait un mur en béton armé pour l'achever alors que je repensais à notre unique nuit ensemble, à son corps chaud contre le mien. Même en sachant que lors de cette nuit de plaisir, j'étais à moitié à ivre, je me surprenais à le revivre dans mes rêves avec une réelle netteté comme si je n'avais jamais eu d'artifice dans mes veines.

J'étais qu'un imbécile de penser encore à lui. Il me faudrait du temps pour oublier cet amour-là. Amour à sens unique...

- Tu as dis quelque chose, patron ?
- Hn ? Non... Et ne m'appelle pas ainsi, juste Sai.
- D'accord patron.

Je soupirai alors puis le laissa partir. Je n'avais pas fais attention à mes marmonnements. Il fallait vraiment que je dorme. Travailler autant et plusieurs jours de suite sans se reposer était une très mauvaise idée. Ma magie se faisait plus faible d'ailleurs, prouvant ma faiblesse. Je laissai donc soin à une Ombre expérimentée de gérer la suite. Je posai mes mains contre la surface plate des murs pour m'aider à marcher, grognant en sentant les petites débris sous mes pieds nus. Je me jetai dans ma chambre, sur mon lit plus exactement, sans prendre la peine de me déshabiller. C'était la première chose -avec la cantine- que j'avais demander d'achever. Il me fallait bien des chambres pour héberger mes guerriers après tout.

Le sommeil me frappa aussitôt.

Je dormis, longtemps. Et je fus agréablement surpris de sentir à mon réveil que l'on m'avait apporter un repas à base de viande. Sans doute l'œuvre de la jeune recru qui s'était donné comme objectif d'être bien « vu » à mes yeux. Je mangeais sans trop me presser, décidant de profiter de ce repos bien mérité. Je me glissais juste après dans la douche. L'eau chaude me fit le plus grand bien et je gémissais de bonheur en sentant se retirer toute la sueur de mon corps. Le savon fit son office. Soudain, L'eau passa brusquement au froid. Je lâchai un bref cri de surprise et sorti de la douche rapidement, m'emballant dans une serviette quelconque. Ces idiots avaient sans doute touché les tuyaux d'eau courante. Même pas capable de faire un boulot correctement ! Je me retrouvais donc nu (si l'on enlevait le morceau de tissu autour de mon bassin), trempé et très agacé, au milieu de ma chambre. Un frisson me parcouru tout à coup. J'avais comme ma douloureuse impression d'être observé. Une odeur me parvint puis un maigre sourire flotta sur mon visage. Quand on parle du lion... on en voit la queue. Je compris qu'il y avait un homme dans chambre et pas n'importe qui. Il y avait cet homme.

- Oh toi, je ne t'ai pas invité... Fis-je d'une voix entre l'agacement et... un je ne sais pas trop quoi.

Je me tournais lentement et faisait face à mon cher... Will. J'étais en position de faiblesse, et il le savait. Souhaiterait-il se battre ?


| Recherche un frère, Kei Niwa, si intéresser par le rôle, me contacter par mp.|


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Will Torance


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Age du personnage : 25 ans

Familier : Mort. C'est un souvenir douloureux, il serait adorable de ne pas en parler.
Couleur de magie : Rouge
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Très élevé


Métier : Lieutenant des Camouflés.
Dans le sac : L'univers, en petit format.

Affinités :


MessageSujet: Re: Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]   Sam 30 Juin 2012 - 12:16


Je t'aime.


Ma queue battait l'air, doucement. Sous mes yeux s'étendaient les paysages phénoménaux d'Omois, en vue aérienne. Debout sur un tapis volant, j'étudiais en silence le sol défiler, quinze mille mètres plus bas. À cette altitude, il était compliqué de rester concentré sur son équilibre, pour un humain normal. Nonobstant, cela faisait un mois que je ne me considérais plus comme typiquement normal. Un mouvement nerveux secoua ma queue, et je pliais les genoux, venant m'asseoir sur le tapis volant. Mon pilote, un jeune elfe trop bavard à mon goût, monologuait avec insistance sur le froid de ces dernière journées. Je ne l'écoutais parler qu'avec peu d'intérêt, mes prunelles dorées concentrées sur les forêts de maison. Nous devions atteindre les forêts dans moins de quelques minutes. Ce qui me convenait : les vols de nuit n'étant pas mes activités préférées.
Claquant dans le vent, la lourde cape brune (semblable à celles que j'avais pu observer dans les films Star Wars, quand Obi-Wan Kenobi se révèle à Luke Skywalker, dans le désert de Naboo), indispensable depuis que j'avais une queue, vint frapper mes épaules. Je rejetais en arrière la capuche, qui sous un coup de vent, vint se plaquer contre mes omoplates. Je m'approchais de l'elfe.

« Où en sommes nous ? »
« Nous arrivons bientôt. Vous voyez les bois, là bas ? Je vous déposerais à la lisière des arbres. »
« Cela me convient totalement. »

Je m'écartais de lui, allant me placer à l'autre extrémité du tapis, qui gonflait et ondulait sous la présence omnipotente du vent. J'avais laissé Teufel aux soins de Tiva. Mes yeux s'étrcirent, et je m'allongeais sur le dos, rabattant la capuche sur mon visage, pour abriter mes yeux, mon nez.
Le reste du vol ne fut pas particulièrement long, et bien que frigorifié, en vue de l'altitude à laquelle s'était déroulé le vol, j'étais empli d'une excitation qui réchauffait mon corps. Le tapis volant vint se poser avec douceur près des bois, se stoppant confortablement à la limite des arbres, sous l'ombre des premières branches. Je payais mon pilote, qui me salua brièvement avant de décoller, en direction du port aérien d'Omois. J'attendais qu'il eut disparut, petite silhouette sombre dans le ciel, pour me concentrer sur les bois. Encore une fois, l'accentuation de mon odorat me surpris, et je plissais le nez, sous l'effluve d'odeurs, exagérées par l'humidité des lieux. Je savais que plus je m'enfoncerais entre les arbres, plus cela se démarquerait. Penchant légèrement la tête, moqueur, j'évaluais mon niveau de migraine, me demandant comment je ferais pour survivre en cas de blocage inopiné dans un endroit sentant l'urine. Posant ma main sur l'écorce d'un arbre, je jouais une seconde avec mes ongles nouvellement rétractibles, puis sans plus perdre de temps, me glissais comme une ombre au travers de la pénombre sylve. Camouflé comme jamais, mes dix premières minutes d'exploration se firent sans le moindre bruit.
Sans que la moindre feuille morte au sol ne soit soulevée.
Silencieux comme la mort, je glissais dans le noir de la forêt, me remémorant la piste que j'avais suivie, la première fois, deux jours auparavant, en suivant une jeune recrue de Saï, un Ombre peu discret, facilement enclin à la filature. Il n'avait pas été particulièrement compliqué de remonter le réseau pour découvrir qu'il était nouveau dans les troupes de Saï, et que ce dernier n'avait pas jugé bon de le tenir informé des capacités des « chiens de garde de la Reine ». Dans un autre monde, j'aurais certainement pu être un shinobi, que cela n'aurait pas changé grand chose. Furtif ; insaisissable, je me faisais plus invisible que jamais, à me déplacer, presque sans consistance, sur le territoire de Saï. Le nargais-je ? Je n'en avais pas l'intention. Du moins, je ne cherchais aucunement à en tirer quelque plaisir qui soit, à partir de cette action. Il était à mes yeux nécessaire que je coure sur son territoire sans que son armée ne m'attrape. Quoique, songeais-je en me stoppant, assis sur une branche de conifère. Cela serait plus pratique.
Mes prunelles balayèrent la clairière. Deux présences étrangères firent hérisser les poils de ma nuque, et je courbais l'échine, ramenant mes jambes contre la branche, de manière à bondir. Les présences se révèlèrent des Ombres. Obligatoirement. Je connaissais le visage d'un, que j'avais fiché grâce aux infos des archives 20045-B, dans la bibliothèque d'Omois. La même que Wind avait tenté de visiter, le jour où j'avais rencontré Tiva.
Glissant mes doigts contre mes hanches, mes phalanges heurtèrent des gaines de cuir, encerclant mes cuisses. Posées contre mes hanches, huit lames. Quatre lames pour chaque jambes. Deux shurikens, et des couteaux plats, projectiles à longues visées, parfaites pour l'assassinats. Je posais mon index et mon majeur sur chacune des lames, prêt à les utiliser d'une seconde à l'autre. Les Ombres en bas, scrutaient les ténèbres. Je plissais les yeux.
Le froufrou d'une chouette explosa quelque part dans la nuit.
Je restais immobile.
Les yeux de l'Ombre la plus petite tombèrent sur moi.
Je le vis me fixer, avec un manque de réactivité. Mon immobilisme total le troublait. Qu'étais-je ? Une grosse branche ? Un animal ? Un espion ?
Quand il comprit que j'étais humain, j'avais déjà bondi sur eux. Quinze mètres nous séparait, ce qui fut facile à combler en tirant. Mes shurikens déchirèrent l'air, et vinrent lacérer la joue de l'ombre gauche, tandis que l'autre se jetait au sol. Ils se relevèrent en pestant, leurs mains s'illuminant d'un bleu et d'un vert, respectivement. Mes doigts restèrent éteints. Je percevais les flux de magie qui se dégageaient de leur organisme, et aucun de ces deux là ne me semblait assez puissant, magiquement, pour me battre avec de la simple force. Aussi décidais-je de les aveugler. Plongeant sur eux, je les vis se jeter au sol ; tandis que je bondissais en l'air, venant ricocher contre un arbre, pour m'élever. Leurs regards balayèrent les lieux, mais avant qu'ils n'aient eu le temps de lever la tête, je plongeais sur le plus grand. Nous nous effondrâmes au sol, et broyant sa gorge sous ma semelle, je dardais sur l'autre un regard glacé, tandis que ma main s'illuminait des flammes rouges.

« Ammène moi voir Saï. S'il te plait. »

La politesse eut l'effet escompté, puisqu'affolée, l'Ombre me montra le chemin. Elle usa d'un sortilège qui révéla une structure souterraine, à la manière d'une énorme trappe en plein milieu de la forêt. Appréçiateur, je laissais les deux ombres passer devant moi, me montrant le chemin. Nous arrivâmes, après un escalier de béton, dans ce qui se révéla une formidable base en béton armé. Je plissais les yeux, amusé. Des ombres passaient dans les couloirs, sans me jeter de regard particuliers. J'avais simplement posé ma main sur l'Ombre, et d'un mouvement du menton, lui fit signe de me montrer la direction pour aller jusqu'à Saï. Ce qu'il fit pendant cinq bonnes minutes, avant de soudainement se rebeller. Pivotant sur lui même, il envoya son genou dans mon plexus solaire. La douleur, et la surprise me fit tituber, et fulgurant, je répliquais en lui envoyant le revers du pied sous l'estomac. Plaquant ma paume contre le sol, tordant mon corps, je vins frapper une deuxième fois, au même endroit, plus fort, l'envoyant heurter un mur. Des ombres autour de nous se jetèrent sur moi. L'un d'eux m'envoya un sort, me projetant contre un énorme tuyaux qui courait le long d'un mur. Je vis une espèce de monstre de muscle me courir dessus. Je l'esquivais, et jouant au chat, bondissais sur le tuyau, en me plaçant en équilibre sur ce dernier. Le malabar, bloqué, balança son bras, me loupant d'un cheveu, tandis que je profitais de sa détente pour venir rouler à ses pieds. Pivotant aussitôt sur mon bassin, j'envoyais un coup de poing dévaster ses trois premières côtes. Son corps vint s'enfoncer dans le tuyau, et ce dernier céda. Aussitôt, un filet d'eau explosa jusqu'au sol, et bientôt, le couloir se vit menacer d'inondation. Sans perdre une seconde, ignorant les Ombres paniquées, je me mis à suivre le tuyaux, en me persuadant qu'il s'achevait forcément dans un système de tuyauterie centrale. De là, je pourrais peut-être me repérer dans la base.
J'eus le bon instinct : tous les tuyaux se retrouvaient en un seul et même endroit, une énorme chaudière indiquant tous les endroits de la base. Il ne me fut pas difficile à partir de là de suivre le réseau de plomberie servant à l'usage personnel du « patron ». Je mis moins de deux minutes quinze pour me rendre face à la porte de Saï. Un garde y avait été attribué. Vu son excitation, ce n'était que depuis peu : ils étaient certainement au courant que la personne s'étant introduite dans la base cherchait à joindre Saï. Courant droit sur lui, pour l'assommer d'un violent upercut magique, je me demandais si au moins, ils avaient eu l'intelligence d'attribuer un garde à de nombreuses portes. Dans le cas contraire, l'armée de Saï ne valait pas grand-chose, s'ils n'étaient même pas capable de penser à cela. Toujours est-il que j'avais intérêt à ne pas répéter cela devant Saï, au risque de voir ma moquerie se faire mal interpréter. Dissimulant le corps inconscient en venant le camouflant au plafond, après lui avoir imposé un maléfice de Caméléonus, Son corps adopta aussitôt les couleurs du plafond.  Je me concentrais sur la porte. Mes doigts heurtèrent doucement le bouton de la porte, que je pivotais entre mes phalanges, avant de pousser lentement le panneau de bois de cette dernière. La pièce était vide. Je restais à l'extérieur. Une seconde. Puis je rentrais.
Saï pénétra dans la pièce, petite tornade blanche furieuse, en serviette.
Interdit, je le regardais s'affairer. Pendant une seconde, je fus persuadé qu'il cherchait une lame ou quelque chose du genre pour venir me massacrer. Avant de comprendre qu'il ne m'avait pas encore remarqué. Je fis un pas. Je vis son corps se raidir, ses muscles se tendre comme des élastique secs sous sa peau blanche. Mes doigts vinrent épouser la forme des lames restantes sur mes cuisses. La phrase qu'il dit alors résonna dans la chambre, avec sa stupide fatalité. Je restais immobile, interdit. Était-ce à moi qu'il s'adressait ? Non, parce que sérieusement, quelle entrée... pour le moins étrange de la part du type ayant voulu me massacrer un mois plus tôt dans les toilettes. Je plissais les yeux, et sans un mot, me détournais, pour fermer la porte.
Saï en serviette. Je commençais à réaliser la présence de son corps presque totalement nu, alors que j'étais dans la même pièce que lui. Mes yeux s'interdirent de parcourir autre chose que son visage ; ses traits étant agités par le doute, l'excitation, l'énervement, sans doute. La lourde cape vint battre mes mollets, et allant longer les murs, lentement, sinueusement, je plaquais ma paume contre la surface de béton. Le frottement de ma peau contre l'alliage métallique et intramoléculaire de chaux, colle et tous les éléments du béton produisit ce bruit léger, caractéristique. Je fixais Saï.

« Tu n'avais absolument aucune raison de m'appeler un chaman. Que pensais-tu en faisant cela ? Tu croyais sérieusement que je resterais... je ne sais pas... que je resterais dans cet état ? Que j'occuperais un lit de l'infirmerie pour le restant de mes jours ? … Saï... je suis le Sous-Lieutenant des Camouflés... Comment as-tu penser que je ne chercherais pas à remonter jusqu'à toi après tout ce qui est arrivé ? »

Ma voix s'était faite précipitée, mon souffle irrégulier. Mes doigts crispés, sur le mur, j'étais arrivé près de la porte de sa Salle de Bain. J'y jettais un bref coup d'oeil, veillant qu'il n'y ait aucun homme embusqué dans l'endroit, puis refermais la porte en un claquement. Puis je reportais mon attention sur Saï.
Qu'avais-je ? Un sentiment d'énervement autant que de joie. Cette simple présence de sentiment dans ma poitrine avait chauffé à blanc mon cœur, comprimant ce dernier dans un étau sinueux. Mes yeux avaient été assombris à la vue du corps du vampyr, et chaque fibre de mon corps hurlait ce même message électrique : « Lâche tout espoir de résister. Cède. »
Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas encore. J'étais ici pour une raison bien particulière, que difficilement, j'articulais, dédaignant les prunelles éteintes qui s'étaient posées sur moi.

« Je suis ici pour me racheter. »

Mon souffle se tût une seconde, mes yeux dardés sur le visage de Saï. Je vins plaquer mon dos contre le mur, face à lui.

« Je... Je sais que rien n'excuseras jamais mon comportement. Rien. Et que c'est presque trop facile de ma part de venir ici. Mais je refuse d'aller me rendre en disant que j'ai tué. Parce que... ce serait accepter ce que j'ai fais. Or. »

Or je n'étais pas du genre à accepter de vivre dans la conséquences de mes actes passés. Nous le savions tous les deux, par vrai Saï ? Nous le savions parce que je nous avais tellement trompés que le présent n'avait toujours été que cette recherche intempestive du futur. J'avais passé mon temps à fuir le passé, en profitant du présent, mais toujours avide du lendemain. Nous le savions tous les deux, puisque c'était la trahison même qui nous avait poussés à nous égorger l'un l'autre lorsque tout s'était révélé à tes yeux. Je fis un pas vers lui.

« … Saï. Je te demande de m'excuser. »

Je te supplie. Je te supplie, je te supplie de me pardonner, d'ouvrir les yeux, de découvrir que j'ai changé. Que je ne suis plus … que je ne suis plus William, que je veux bien être seulement Will. Que j'ai décidé de me battre contre toutes les idées négatives que tu peux avoir à mon égard. Que je refuse de te laisser une image de meurtrier de moi dans la tête. Que je refuse de ne pas refermer ces blessures que j'ai moi même ouvertes. Mes pas me conduisent jusqu'à Saï, et je levais timidement la main jusqu'à son visage. Une tension en faisait imperceptiblement trembler mes doigts. J'entrouvris la bouche, mais pour dire quoi ? Son corps nu, plus près du mien que jamais. Plus accessible que jamais. Mes prunelles glissèrent sur son torse, puis sur son ventre. Je fermais les yeux. Mes doigts se posèrent sur sa joue. Mon bras glissa, ma main venant se nicher près de sa colonne. Une étreinte. Une simple étreinte, tellement colossale, pourtant. Lové contre moi, j'écoutais le bruit de sa respiration, en me demandant comment je faisais. Comment je faisais pour me débrouiller de manière à le tenir dans mes bras, alors que cinq minutes plus tôt, je démontais un malabar.
Son cœur produisait un battement irrégulier. Exactement comme le mien. Mes doigts se crispèrent sur sa peau. Contrairement à lui, j'étais humain, adolescent, et encore en croissance. J'avais gagné quelques centimètres de lui par rapport à notre dernière fois. Un mot s'échappa de ma bouche, un mot que je ne pris pas vraiment conscience de prononcer. Que je me mis à répéter en boucle, doucement, tandis que je le serais plus fort contre moi. Pardon. Pardon, pardon, pardon.
Pardon. Parce que sans Narcisse, sans ma folie, nous aurions pu être heureux. Pardon parce que je n'avais pas d'honneur, et que je ne t'en accordais aucun. Pardon parce que je n'avais pas le droit de te considérer de cette manière. Pardon pour toutes les larmes et le sang que ton corps avait versé.
Ces mots, les prononçais-je ? Je ne ne le savais pas, rendu ailleurs à la sensation du corps de Saï contre le mien. De sa poitrine, qui se levait et s'abaissait au rythme de sa respiration, de son ventre tendu, de son dos aux muscles raidis, quoique son échine légèrement courbée entre mes bras. De sa clavicule contre la mienne, de sa jugulaire battante contre me bouche, de mes lèvres, perdues dans ses cheveux gris perle. Mes mains pressèrent plus encore la peau de son dos. Je me sentais glisser en avant, comme dans une chute au ralenti. J'avais envie de pleurer dans ses bras. Mais il me semblait avoir épuisé ma réserve lacrymale. Mes lèvres s'entrouvrirent, mais de tous les mots bousculés par mon esprit, aucun ne sortit de ma bouche, de ma tête.
Je devais accepter, peut-être, ce qui me sembla alors évident.
« Je t'aime. Saï. »
Comme un dingue, comme un dingue, comme un dingue, comme un dingue, comme un dingue, comme un dingue... ~
Mon corps, gigantesque machine armé de mon cœur, réagit à cette vérité par la cessation à toutes limites. Mes mains, si sages, lâchèrent son dos pour venir effleurer ses reins, mes doigts glissant sous l'ourlet de la serviette, sur l'os de la hanche. Je t'aime, et j'ai besoin de toi, depuis l'instant où je t'ai vu. Que ce soit ce soir là, ou bien tout à l'heure, en rentrant dans cette pièce. Tu es mon pêché, mon damne. Mais ce que j'adorais aussi. Ce que j'adorais à en mourir. Mes lèvres se posèrent sur ta joues, mes mains sur ton corps, et avec une insistance douce, presque silencieuse, je t'appelais à te rendre contre quelque chose. Je ne voulais rien de plus que la totalité de ce que tu pourrais me donner, peu importait le prix. Que ce soit tes crocs dans ma gorge, ou les miens sur ton corps, je voulais ce dernier, l'obtenir tout à moi comme je l'avais fait la première fois.
« … Aime... s'il te plait. Aime. »
Un obstacle, un premier obstacle, le bureau certainement. J'allongeais son corps dessus, songeant qu'il pouvait être mon lit s'il l'acceptait. Posant mon genou sur le rebord du meuble, j'immobilisais avec douceur ses épaules, mes doigts appuyés sur ses articulations. Mes lèvres touchèrent les siennes, doucement. Comme un test. Comme pour pour voir. Il n'y eut pas de décharge électrique, pas de rejet. Juste ce besoin de continuer ; ce besoin qui avait déjà réchauffé tout mon corps. Alors lentement, je recommençais, prenant soin de ne pas la casser, ma poupée toute blanche, de ne pas lui faire du mal, pas comme la première fois. Mes lèvres quémandèrent l'ouverture des siennes, et quand ce fut le cas, je vins effleurer de la langue ses canines et le reste de ses dents trop pointues. Un frisson courut le long de mon corps quand le baiser lingual atteint son paroxysme, et que je sentis le souffle de Saï se couper, une seconde. Ma main se pressa contre sa poitrine, et je montais un peu plus sur le bureau, mon sang bouillonnant dans mes veines.
« Je... je crois que je n'ai pas verrouillé la porte... »
Pas comme si c'était grave non plus, heh.


Silence, je passe.
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Sai Niwa


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Narcisse >> Haine et terreur

Shinzô >> Méfiance et respect, pour l'instant

Elena >> Une idylle achevée

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Deino >> Elève, enquiquineuse de première. Entre des hauts et des bas

Tinieblas >> Alliée, "petite soeur". Affection

Far'jim >> Adversaire et traitre aux ombres. Haine

MessageSujet: Re: Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]   Dim 1 Juil 2012 - 21:27

Je le sentais quelque peu... différent. Je ne savais pas trop comment l'expliquer. Une odeur animal semblait venir de lui et pourtant, son familier ne semblait pas l'accompagner. Il avait sur lui une odeur qui n'était pas la sienne et nous étions seuls dans cette chambre. Will ne semblait plus vraiment lui-même. Il était moins... humain ?! Oh, et puis qu'importe. Il y avait plus important à cet instant. Je resserrai la serviette autour de moi, assez mal à l'aise. Je n'étais pas quelqu'un pudique de son corps, même si je l'étais assez dans mes sentiments, mais William et moi avions partagé la même couche et cela en faisait une raison suffisante pour que je tente de couvrir ma nudité. De plus, je me sentais incroyablement faible à cet instant. Pas que j'avais l'habitude de porter des armures ou autre chose dans le genre, mais cette sensation d'impuissance, de n'avoir rien pour me défendre. m'angoissait comme jamais. D'habitude, si je n'avais pas mon sac de potion sur moi(contenant acide pour brûler, parfum âpre pour bloquer l'odorat, ect..), j'avais au moins un poignard pour me défendre. Là, rien.

Mille questions se bousculaient dans ma tête mais deux d'entre elles furent plus insistantes que les autres : comment ce fils de pute avait réussi à entrer dans la base !? Mon armé n'était certes pas là au complet mais nous étions bien une vingtaine d'Ombres ici. Je ne pouvais m'empêcher de penser avec horreur que si un type comme lui avait réussi à arriver jusque dans ma chambre, quand serrait-il s'il avait s'agit d'une armé de sangrave ? Nous étions foutu, tout simplement. Pour le moment, c'était moi qui était dans la bouse de traduc. Il était armé si j'en jugeais par l'infime son métallique venant de lui (épée, poignard ?); moi je n'avais pour seule arme qu'une...serviette. A part le fouetter ou tenter de l'étouffer avec ceci - et donc les attribues à l'air- je pouvais pas faire grand chose. La seconde question me perturbait d'avantage. Pourquoi était-il venu ? Je devais sans doute être bien naïf mais j'avais pensé qu'il me ficherait la paix après la mésaventure dans les toilettes ou qu'il se serrait tué. J'avais pensé à cette dernières hypothèse avec douleur mais désormais, je n'avais qu'une inquiétude au fond du coeur : il voulait se venger ? Me tuer ? J'activai discrètement ma magie, craignant au pire.

La porte fut claqué, me faisant sursauter. Je refermai brusquement mon visage, essayant de garder une figure digne et fier malgré ma tenue légère. De toute façon, les Ombres étaient sans aucun doute alerté de sa présence ici. Ils ne devraient pas tarder. Enfin, je l'espérais. Dans tout les cas, Will ne sortirait pas vivant d'ici. Si je devais crevé (ce qui ne m'enchanter pas des masses) et bien soit ! Cependant, Will ne tarderait pas à le rejoindre en OutreMonde. Et si cela était son but ? Mes mains se crispèrent sur le tissu Je tentais de rester face à lui alors qu'il longeait les murs. Il finit par prendre la parole, me surprenant totalement. C'est moi où il me reprochait de lui avoir sauver la vie ? Cela aurait presque pu paraître amusant si la situation actuelle n'était pas aussi dramatique. William semblait ne pas comprendre comment j'avais pu le laisser en vie, sans penser à une nouvelle rencontre, à ce qu'il me recherche... Slurk ! Je savais bien que j'étais un imbécile, un bonfon repli de naïveté mais pouvait-on m'en vouloir de penser que je pouvais enfin tourner la page ! Il avait voulu me crever et j'avais à mon tour tenter de le faire. Voici, fin de l'histoire. End. Roman suivant. Je restais silencieux, ne prenant même pas la peine de répondre. Il n'y avait aucune raison pour que je le fasse. Pour dire quoi ? Que ses larmes m'avaient touché ? Que son désir de mort m'avait choqué ? Que l'excuse d'une probable dette après qu'il m'ait conduit à l'infirmerie m'avait semblé la raison la plus logique pour pouvoir le garder en vie, pour que je ne sois pas son meurtrier ? Will ne pouvait pas faire comme tout le monde et penser à autre chose ? Je lui avais sauvé la peau, qu'il m'oublie maintenant !

Nouveau claquement, nouveau sursaut. J'entrepris de reculer doucement, me souvenant de la lame dans le tiroir de mon bureau. Si j'arrivais à l'avoir en main... Avoir au moins ça pour me défendre convenablement. Et alors que je m'approchais doucement de mon bureau, il prononça une phrase qui me stoppa dans ma veine tentative de protection. Aussitôt, tout mon corps et toute mon âme me hurlaient qu'il ne s'agissait là que d'un odieux mensonge. Encore. Je fermais les yeux, tremblant malgré moi, perdant toute prestance. Je sentais une irrésistible mais ô combien désagréable envie de chialer. Là, tout de suite comme un gosse. Je détestai mon cœur, foutu organe, qui lui voulait espérer. J'entendais ses paroles sans vraiment chercher à les comprendre. Je le surprenais à faire un pas vers moi et je ne cherchai pas faire le moindre mouvement. J'étais immobile, telle une statue de marbre blanc. Seuls mes légers tremblements me trahissaient.

« … Saï. Je te demande de m'excuser. »
- Oh mais la ferme ! Lâchai-je d'une voix curieusement aigu. Tu entends ? Ta gueule ! Et ne t'approche pas de moi ! Tu n'es qu'un menteur, un manipulateur, un assassin, un... Je t'ai laissé en vie, merde... Je refuse que tu... que tu...

Je n'arrivais même pas à terminer ma phrase, sentant des larmes amères venir souiller mes joues éternellement pâles. Je ne savais même pas si il m'écoutait vraiment car je sentis son corps chaud se rapproché du mien, glacé. Je sentis alors ses doigts contre ma joue dans une caresse douce, tendre. J'aurais voulu hurler à l'hypocrisie. Le souvenir de Narcisse me frappa avec violence, des mains douces sur moi alors qu'il m'achevait. Une douceur mortelle. Je sentis ses bras autour de moi, écoutant son corps battant curieusement dans un rythme irrégulier et dans cette simple étreinte je me sentais infiniment grand et infiniment petit. Je glissais mon visage dans ses cheveux, humant cette odeur sucrée qui le caractérisait tellement. Mes larmes cessèrent de couler et je me laissais doucement aller dans ses bras, toute envie de combattre à l'abandon. J'avais juste envie que tout s'arrête et que l'on me foute la paix. Je me sentais bien à cet instant et j'essayais de me battre contre ce sentiment. Je devrais le rejeter, le frapper ou même mieux que ça, serrer son cou jusqu'à ce que mort s'ensuive. Je me contentais de ne pas bouger, et de glisser en automatisme mes mains sur sa taille, notant que son corps avait changé. J'oubliais qu'il n'était pas encore véritablement adulte.

- Arrête de jouer avec moi. Fis-je finalement, obligeant ma voix à ne pas trembler.

Je l'entendis alors marmonner. Je me collais d'avantage à lui, essayant de mieux percevoir ses paroles qu'il semblait vouloir répéter pour l'éternité. « Pardon », voilà ce qu'il répétait. Ce simple mot qui avait l'effet d'une bombe. Je ne percevais pas très bien ces répliques, malgré mes capacités sur-humaine. La seule phrase qui se détacha de tout le reste me fut doucement gémir :

«...Pardon pour toutes les larmes et le sang que ton corps avait versé. »

Je redressais ma tête et se fut au tour de son visage de se perdre dans ma chevelure. Je sentais ses doigts sur ma peau nu et j'obligeais mon esprit à resté sage, à ce que mon âme ne s'enflamme pas. Ni mon corps par l'occasion. Il semblait sincère, comme lorsqu'il avait semblé m'aimer auparavant. Je mourrais d'envie de le croire, d'effacer d'un mouvement de main toute la douleur, les larmes et la peur de ces derniers mois. Je voulais... Oh, je voulais tout. Je voulais que l'on s'embrasse, que l'on se touche. Je voulais AutreMonde en feu pareil à nos corps que l'on unirait de nouveau. Je voulais t'entendre me les dire, me les dire ses mots que je rêvais et qui pourtant je ne pouvais croire réel. Des mots que tu prononçais comme si tu avais lu dans mon esprit. J'aurais juré que mon coeur avait stopper ses battements à ce moment-là. Les planètes, les mondes et les galaxies ne semblaient plus tourner dans le bon sens, le temps semblait s'être stopper et moi, je me sentais revivre. Tout en souffrant beaucoup trop. Comme si la foudre avait frappé mon coeur, intense mais éphémère. Avant que je ne puisse réaliser la situation, je sentis ses mains se déplacer sur mon corps et j'ouvris légèrement la bouche. Je sentis ses doigts frôler mes reins. Ta bouche sur ma joue. Je te sentais timide, Will. Ce qui était très étonnant, n'était-ce pas toi qui avait pris les devant la première fois ? Toi qui m'avait déshabiller et aimer tout une nuit sans que je n'ai à faire quoi que ce soit d'autre que de gémir ? J'avais l'impression que tu me demandais l'autorisation, comme si tu me préparais pour ma première fois. Comme si je n'étais qu'un gosse, un puceau. Il me poussa doucement mais avec fermeté et je sentis mes jambes venir taper contre le bureau. Je finis par me laisser faire, malgré mes muscles tendus. J'étais une poupée docile et silencieuse. Je voulais Will, juste Will. Que meurt William et qu'il me rend mon amant. Était-ce toi qui m'avait entre tes bras ? Toi qui me suppliait d'aimer tout ceci et de t'aimer toi... Etait-ce toi qui m'allongeait sur ce bureau ? Etait-ce toi mon Will ? Fait moi oublier William, le loup te l'ordonnait. En échange, je m'offrais à toi. Complètement, malgré ma profonde angoisse. J'avais si peur d'être tromper de nouveau. Ta présence me réchauffait, tes mains sur ma peau, ta bouche qui glissa sur la mienne avec une certaine inquiétude. Je ne bougeais pas d'avantage et fermai même les yeux. L'embrasser. Cela me semblait tellement incongru après tout ce que nous avions vécu. Mon familier me fut la remarque moqueuse que ce n'était pas aussi indécent que de se retrouver pratiquement nu sur un bureau avec celui qui avait été son bourreau. Je coupai rageusement le lien entre nos esprit et écartai légèrement mes lèvres pour qu'il m'embrasse. Sa langue pénétra ma bouche et mes mains glissèrent sur sa nuque, sans que je ne le choisisse. Elles connaissaient déjà le chemin. C'était un baiser fort, intense et désespéré. Un baiser de retrouvailles alors que le dernier que nous avions échangé avait été celui de l'achèvement. Sa main était sur mon torse qui se soulevait au rythme de ma respiration irrégulière. Je ne pleurais plus, je ne tremblais plus. Il me dit soudain que la porte n'était pas verrouillé. Il essayait d'engager la conversation ? C'était pas le moment, mais alors là, pas du tout. Que cherchait-il à me dire exactement ? Je me redressais légèrement, venant l'embrasser avec un certain manque de retenue. Ma main vient se glisser sur sa cuisse.

- Je m'en fou, Will. Mon Will... Mais alors complètement. Je te veux. Je t'... Qu'est-ce que tu attends ?

Je ne pouvais lui dire que je l'aimais. Pas maintenant, pas tout de suite. J'avais encore si peur qu'il me brise. Les mots de Narcisse résonnaient encore dans ma tête, des paroles venimeuses...

« Will déteste les hommes. Il les déteste tous. »

Je frissonnais un instant à ce douloureux souvenir. Ça aussi, c'était pas le moment. La serviette tomba sur le sol dans un léger mouvement de hanche. De mon autre main, je forçai le corps de Will à se rapprocher du mien, tout près du mien. Je me donnai, faisais-je encore une erreur ?

- Je... Je... S'il te plait.

Et mes joues se colorèrent de rouge alors que je venais coller mon bassin contre le sien.

- Montre moi que tu m'aimes. Prouve-le. Fis-je avec plus de fermeté.


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Will Torance


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Age du personnage : 25 ans

Familier : Mort. C'est un souvenir douloureux, il serait adorable de ne pas en parler.
Couleur de magie : Rouge
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Très élevé


Métier : Lieutenant des Camouflés.
Dans le sac : L'univers, en petit format.

Affinités :


MessageSujet: Re: Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]   Sam 6 Oct 2012 - 17:20



« Tu te fous de moi ? »

Mes doigts agrippèrent les poignets de Saï, et lui retournant d'un coup sec les articulations, je l'immobilisais de la moindre tentative d'approche. Puis, levais la main, et de toutes mes forces, le claquait.

« Est-ce que tu es vraiment la créature la plus stupide qui soit sur cette planète ou quoi ? Mais regarde toi, Saï ! Tu es le Chef des Ombres, et tu te livres entièrement au premier allumeur qui vient se frotter contre toi ! Tu n'as donc rien appris avec moi ? Il suffit que je je te fiche sur un bureau, que tu sois nu... bon... mais Saï, bordel ! »

Le relâchant, je posais sur son visage un regard dénué de sympathie. Une colère froide, redemptrice, courait mes veines, mais pourtant, jamais je ne m'étais senti aussi bienveillant et miséricordieux à l'égard de quelqu'un. Car je ne lui avais pas menti en disant que je l'aimais.

« Il est hors de question que j'aime un crétin fini, Saï Niwa. Que je te prouve quoi ? Que je te quiphe ? Tu veux qu'on baise là ensemble, sur le bureau ? Pourquoi pas, ce serait alléchant, si je n'étais pas William Torance et si tu n'étais pas Saï Niwa. Bon sang, mais ouvre les yeux ! Sais-tu combien d'hommes se sont interposés, lorsque je suis entré ici, pour te protéger ? Ils étaient tous prêts à donner leur vie pour m'empêcher d'atteindre l'endroit où tu te terrais. Et toi tu récompenses leurs efforts en t'offrant corps et âme à, ce qui me semble, être un psychopathe, non ? Tu n'as même pas pensé que je puisse te tromper ? Que je fasse ça par pur plaisir de tirer mon coup avec toi et ensuite de t'égorger ? Les Ombres sont un problème à éradiquer, pour les Camouflés, parce qu'ils interfèrent avec les services spéciaux. Tu sais combien j'ai dépensé pour faire en sorte que Séné Sensass ne s'y intéresse plus ? Alors bordel, arrête de laisser tes hormones pulser ta vie, Saï ! Sois beaucoup plus fort que l'espèce de mauviette que tu es là ! »

Je me relevais, une expression dédaigneuse sur le visage, et ma queue battant au rythme de la nervosité qui serrait ma poitrine. Arrachant mon regard du spectacle de Saï sur le bureau, je traversais la pièce et allais claquer la porte pour assurer sa fermêté, puis la verrouillait d'un sortilège. Ensuite seulement, je pus me retourner vers Saï. J'en profitais pour arracher la lourde cape qui masquait mes attributs félins.

« Tes yeux, ton nez, tes lèvres, ton visage, ta gorge, ta carotide, tes clavicules, ton buste, tes bras, tes doigts, ton pénis, tes jambes, ton corps ; tout ! Tout, j'aime tout. Mais je ne supporte pas le crétin que tu es. Tu m'en excuseras. Mais en tant que génie, je suis un poil arrogant, et je ne peux pas penser copuler avec un type plus bête que ses pieds. Tu n'as même plus d'honneur ! Quel est l'intérêt de te coucher à mes pieds si tu es au courant que je peux t'enfoncer une lame dans le cou ? Tu as pensé à tes hommes ? À ceux qui t'aiment et t'attendent ? Tu es un abruti ! »

Laissant s'allonger mes griffes, jusqu'à ce qu'elles atteignent une longueur de trois centimètres, mais considérant leur masse volumique susceptible de frapper le fer, j'allais à la hauteur de Saï, qui s'était relever, et je le surplombais, de toute ma taille, de toute ma hauteur, de toute ma domination. Mes doigts vinrent effleurer son ventre, mes griffes dessinèrent les courbes de ces muscles abdominaux dont j'avais amoureusement abusé lors de notre première nuit. Mes paumes, doucement, se collèrent presque totalement contre la peau de son ventre, et pendant une demie second, j'eus l'esquisse d'une caresse sur le bout des doigts. Ma main s'ôta de son corps, et mes lèvres se rapprochèrent des siennes, pour qu'ils ressentent et comprennent chacun de mes mots.

« Je suis Lieutenant. J'ai mes devoirs, mes responsabilités. Pourtant... j'ai sombré dans ma propre folie, lorsque j'ai eu la possibilité de me venger. Narcisse était cette possibilité. Je refuse de dire que je suis guéri, Saï, parce que nous savons tous les deux qu'on ne guérit pas de « cela ». Après, il y a des chances que je m'en sorte et que j'aille de l'avant. Alors que toi... tu répètes les mêmes erreurs, alors que … tu es beaucoup plus vieux que moi. Je ne me jette pas de fleurs, mais oui, je suis plus intelligent que toi, puisque je n'ai que dix sept ans, je suis un humain, et je suis hautement gradé dans l'armée de défense interne d'un des plus gros commandement de ce monde. Alors que toi, malgré toute ta puissance militaire... Tu ne cherches pas à changer vraiment. Tu es peut-être « un peu » plus sûr de toi, « un peu » plus audacieux... mais est-ce que tu as accepté de changé ce qu'il y a là dedans ? »

Mon doigt vint tapoter sur sa tempe, signalant de ce fait son esprit.

« Tu te souviens le jour où je t'ai … défié ? Pour que tu me mordes. Je me doutais que tu ne le ferais pas, mais j'espérais au fond de moi même me tromper. Pas par masochisme, mais peut-être justement par besoin de voir se libérer en moi un secret, et ce aux yeux de la personne aimée. Parce que si tu y avais goûte, à mon sang, tu y aurais décelé des appartenances autres qu'humaines. Je ne renie pas vraiment mon humanité, puisque c'est ce que je suis... mais j'ai … en fait, contrairement à toi, et c'est peut-être la cause de mon irritation, je peux « changer ». Changer avec un tel bouleversement que je suis ce que je deviens. »

Mon corps, j'allais le plaquer contre lui, pour qu'il ressente. La puissance changée de mes os, la queue, la queue, surtout. Mes crocs et mes yeux, il ne pourrait pas le savoir. Pas pour le moment. Mais peut-être jamais ? Je reculais ensuite.

« Chimère. Tu sais ce que c'est ? Un peuple d'humains transformés, provenant d'une planète étrangère. Émigré et sur la Terre, et sur Autremonde. … Tu ne connais pas mon histoire, hein, Saï ? »

Comme une tempête de sable, chaude, mais brutale, tous les souvenirs remontèrent, affluèrent, pour se libérer dans mon regard et entre mes lèvres.

« Lorsque mes parents se sont fait tués par les Sangrave, le jour où nous étions en voyage d'affaire dans un peuple Salteren, j'ai toujours pensé que leur raison de leur présence dans le pays du sable relevait du voyage diplomatique. Il faut comprendre qu'ils étaient politiciens. Seulement..., et je ne m'en doutais pas, ils étaient tous les deux des Chimères provenant de Terre. Je suis pleinement Chimère. La Chimère, Saï, c'est un parasite organique, incrusté dans chacune de mes gamètes, qui est capable d'enregistrer et de dupliquer n'importe quelle informations étrangères à mon propre organisme humain, et de se l'identifier en l'intégrer et le développant. … Il y a quelques temps, … c'est l'organisme d'un Salteren que mon corps s'est approprié. »

J'allais m'asseoir sur le bureau, mes talons venant battre une mesure irrégulière, tandis que j'observais la porte de l'autre côté de la pièce. Mes yeux redevinrent noisette, et je posais mon regard sur Saï.

« Si tu me mordais... et que je parvenais à m'intégrer correctement ton adn dans le sang, je pourrais transformer cette jolie queue en la capacité de me transformer en loup ou en chauve-souris. »

Mes lèvres s'étirèrent. « mais ça ne m'intéresse pas. »

Ramenant le visage au ciel, j'observais le plafond. Combien de temps faudrait t-il avant que les sbires de Saï n'ouvrent la porte ? À peine avais-je pensé cela que des coups résonnèrent contre la porte vérouillée par mes soins. Je bondissais aussitôt en bas du bureau, et d'un claquement impérieux de doigts, attirait à moi des vêtements que je voyais trainer au sol.

« Enfile ça ! »

Forçant presque Saï à revêtir son pantalon, je le poussais près de la porte, avant de m'emparer de son épaule, et de lui glisser à l'oreille.

« Ils savent que je suis là. Après, c'est à toi de faire en sorte que je n'ai pas besoin de … m'enfuir une nouvelle fois. J'ai à te parler et la discussion ne fait que commencer. »

(…)

« Bien. »

Saï referma la porte en douceur, une fois que les hommes assemblés et hargneux furent rassurés. Du moins, calmés. Rassurés, à leur place, je ne le serais pas. Au contraire. Je défoncerais la porte ou les murs pour aller m'assurer de mes propres yeux de la situation, même si cela devait me coûter la vie. Je venais près de lui. Je sentais émaner de son corps une once de défiance, comme s'il m'alertais que le toucher, ne serait-ce que l'effleurer, causerait des dommages collatéraux trop importants. Trop importants pour que je sois capable de les réparer. Je ne pouvais pas guérir tout le monde. Je n'étais pas dieu. Mes doigts se posèrent pourtant sur sa joue. Juste un contact. Je reculais.

« Puisqu'au final, j'ai une journée de repos. »

Puis mes doigts l'attrapèrent, et l'attirant à moi, son corps contre mon corps, je le plaquais contre un mur, et ma bouche s'entrouvrit entre ses lèvres, dans un sourire moqueur. Je suis une nuance, dans mon corps, mon esprit et mon âme. Mes lèvres se posèrent sur celles de Saï, et je retins mon souffle.

« Maintenant, je vais te prouver que je t'aime. »


Mes doigts glissèrent dans son dos nu.



Silence, je passe.
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Sai Niwa


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Age du personnage : 119 ans

Familier : Roko, un kroa
Couleur de magie : Dorée
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Chef des Ombres
Résidence : En voyage, sur mon territoire ou au QG
Affinités : Will >> Envie de prendre le risque, mon lionceau ?

Narcisse >> Haine et terreur

Shinzô >> Méfiance et respect, pour l'instant

Elena >> Une idylle achevée

Kei >> Son "grand" petit frère (rôle libre)

Deino >> Elève, enquiquineuse de première. Entre des hauts et des bas

Tinieblas >> Alliée, "petite soeur". Affection

Far'jim >> Adversaire et traitre aux ombres. Haine

MessageSujet: Re: Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]   Lun 3 Déc 2012 - 21:24

Les souvenirs olfactifs sont plus tenaces que les souvenirs visuels. C'était un sujet que je ne pouvais contredire, étant de toute manière aveugle. Ce qui était certain c'est que je me souvenais de chaque odeurs, de chaque essences toutes plus ou moins subtiles. Je me souvenais de son odeur particulièrement sucré quand il m'avait abordé la première fois au bar, malgré que mon esprit à ce moment-là était plus ou moins obscurci par l'alcool. Je me souvenais de l'odeur de son corps quand nous avions couché ensemble. Je me souvenais de celui de son sang lorsque j'avais plongé ma lame dans son ventre. Là, je savais que que le souvenir de sa gifle serrait tout aussi vif que son odeur. Je m'attendais à tout, sauf à ce geste. C'était lui qui avait fait fi de tous les dangers que pouvaient représenter les Ombres pour me retrouver, c'était lui qui m'avait demander de le pardonner, puis il m'avait couché sur son bureau et alors qu'enfin je prenais à mon tour un risque j'étais giflé. C'était à ne plus rien y comprendre. Pourquoi rien ne pouvait être simple entre nous ; pourquoi rien ne se passait comme je le voulais dans ma vie et surtout, comment se faisait-il que j'étais chef des ombres alors que j'étais incapable de réfléchir correctement à ma relation amoureuse -qui commençait fortement à partir en sucette d'ailleurs- ? Il commença à me faire la moral alors que moi, je sentais dangereusement mes larmes venir. Je crois que jamais je n'avais été aussi heureux d'être aveugle, ainsi, je n'avais pas à voir ses yeux qui devait sans doute me fusiller. Il libéra enfin mes poignets mais je n'osais pas bouger.

« Il est hors de question que j'aime un crétin fini, Saï Niwa. Que je te prouve quoi ? Que je te quiphe ? Tu veux qu'on baise là ensemble, sur le bureau ? Pourquoi pas, ce serait alléchant, si je n'étais pas William Torance et si tu n'étais pas Saï Niwa. »

Il continuait à faire son discours alors qu'un long gémissement sortait de ma bouche, sans doute cousin avec mes soupirs. C'était bien là tout le problème de notre relation, darling. Tu étais William et j'étais Sai. Tu étais Lieutenant des Camouflés, j'étais Chef des Ombres. Putain, je n'avais jamais souhaiter l'être Will ! Je n'étais que le bras droit de la fondatrice de ce clan, Ishana, son vampyr à tout faire. Je prenais mon pied à buter des sangraves sans que je n'ai à prendre la moindre décision pour les autres car c'était la seule chose que je savais faire. Je n'agissais que pour tuer et survivre, tel était les désirs de la Buveuse de sang humain. J'étais soldat, bordel, pas chef ! Je n'étais pas fait pour être leader, ce rôle ne me convenait pas ! Alors, comment pouvais-tu croire que dans ma tête de presque parfait petit soldat, j'avais pu penser à quelqu'un d'autre que moi-même à cet instant. Oui, je te l'avouais. J'étais qu'un putain d'égoïste. Un crétin si tu préférais. Oui, je voulais qu'on baise. Oui, je voulais que l'on fasse l'amour. J'en avais assez de toujours penser pour les autres, de prendre se déguisement de « patron » qui au final ne me convenait pas. Ce qu'ils pouvaient bien faire pour moi ne me touchait pas lorsque tu étais contre mon corps, ce que tu pouvais me donner comptait beaucoup plus qu'eux. Pourtant, les mots que tu me crachais à la figure ne ressemblait en rien à des offrandes, ils étaient plutôt comparables aux plus tranchants des poignards.

« Tu n'as même pas pensé que je puisse te tromper ? Que je fasse ça par pur plaisir de tirer mon coup avec toi et ensuite de t'égorger ? Les Ombres sont un problème à éradiquer, pour les Camouflés, parce qu'ils interfèrent avec les services spéciaux. Tu sais combien j'ai dépensé pour faire en sorte que Séné Sensass ne s'y intéresse plus ? Alors bordel, arrête de laisser tes hormones pulser ta vie, Saï ! Sois beaucoup plus fort que l'espèce de mauviette que tu es là ! »

Il... Il avait protéger les Ombres ? Pour moi ? J'en étais estomaqué. Je me redressais vivement et dit dans un souffle à peine audible ce mot, cette question qui me rongeait le cœur et les tripes :

- Pourquoi ?

Le claquement de porte me répondit. Se n'était qu'un simple mot et pourtant il avait autant d'effet que si j'en avais dis mille. J'avais honte de moi, et ça ne me ressemblait pas du tout. C'était lui qui devait se sentir coupable, pas moi ! C'était lui qui aujourd'hui était venu dans ma chambre la bouche en cœur pour que je lui pardonne d'avoir participé à ce qui avait failli être mon dernier jour, lui qui semblait s'être joué de mes sentiments avant de réaliser que lui aussi les partageait, lui qui m'avait rendu faible et con.

- Pourquoi faire tout ça ? Pourquoi revenir ? Tu peux bien me dire que je suis un crétin, je ne dis pas le contraire ! J'assume d'avoir pensé que tout aurait du être simple ! Notre relation, notre séparation... Tu crois franchement que je n'ai pas peur ? Que j'en ai rien à foutre de tout ? Tu crois que c'est parce que je suis devenu chef par un putain de hasard que cela change ma peur ! Je... C'est jamais simple. Pourquoi donc ?

Les derniers mots n'avaient été qu'un murmure et je n'osais dire plus. J'avais l'impression de parler pour ne rien dire de toute façon, mes mots n'étaient que le résultat de mes ressentis intérieurs mais ils ne valaient sans doute pas grand chose une fois prononcé. William continuait son discours, alors que je n'osais plus faire un mouvement. J'étais complètement passif, comme un oisillon tombant du nid. Je n'arrivais pas à me décider si il était William ou Will. Si il était l'homme dont je devrais avoir peur, ou l'homme que je devais aimer. Serais-ce trop demander d'avoir une vie ou je pourrais simplement être amoureux sans que je n'ai à me soucier d'autre chose que de nous deux ? Sans que je n'ai à me sentir en danger. Narcisse était mort mais il n'était pas la seule personne que je pouvais craindre sur AutreMonde.

Will semblait prendre un chemin plus tendre en disant combien il aimait mon corps, mais lorsqu'il me dit qu'il ne supportait pas le « crétin » que j'étais, je compris qu'il était vraiment furieux. Il ne s'arrêtait paset je commençais sérieusement à perdre contrôle. Entre panique, honte et peur, je sentis ma magie picoter mes doigts. Depuis l'affaire Narcisse, cela m'arrivait.

Quand il me balança à la gueule que je ne pensais pas à mes hommes, j'eus l'impression d'avoir reçu la foudre. Bordel, oui je n'avais pas pensé à eux et je n'avais pas voulu même. Pourtant, je devais le faire malgré que je préférais être un égoïste. C'était mon devoir. Je me relevais alors, toujours aussi nu. Si le contact précédent m'avait réchauffé, je sentais désormais le froid me caresser la peau. Ma nuque, mes épaules, mon torce, mes cuisses, mon nez et mon ventre aussi dont Will vient effleuré de son doigt griffu. Plus griffu que le mien. J'avais envie de lui dire que si j'étais un crétin, lui était un traitre pour m'avoir donner à Narcisse. Je gardais en moi cette féroce rancœur mais je ne voulais pas m'abaisser à ça. Je l'aimais à m'en damner après tout, ce stupide lionceau et je le pardonnais. J'avais mal, mais je pardonnais. Les mains qu'il posa sur mon coeur me volèrent un frisson, ses lèvres s'approchèrent des miennes. Je sentais son souffle chaud près de ma bouche mais je ne fis pas mine de m'y approcher même si j'étais certain que toi comme moi en avions terriblement envie.

J'écoutais ses paroles, un peu plus calme. Je comprenais mieux sa colère même si cela ne me fit que me sentir un peu plus vide. J'étais compréhensif mais ennuyé. Ennuyé dans le sens ou je ne savais que lui répondre. Je me sentais comme un petit garçon pris en faute et si à l'époque de mon enfance, j'aurais plutôt gouté au fouet qu'à la moral, je n'aimais pas entendre ma propre leçon. Il me disait qu'il pouvait s'en sortir, changer, grandir tandis que moi, je m'enfermais dans ma propre bulle, mes propres erreurs. Une bulle était ronde ; je répétais donc mes erreurs. C'était le cercle infernal.

« Tu es peut-être « un peu » plus sûr de toi, « un peu » plus audacieux... mais est-ce que tu as accepté de changé ce qu'il y a là dedans ? »

Ses doigts se posèrent contre ma tempe et mes épaules s'affaissèrent. Changer ? En avais-je vraiment l'envie ? Je supposais que oui. Au fond de moi. M'occuper d'être sangrave était la seule chose que j'avais appris. Reconnaître l'odeur démoniaque de leur magie, les poursuivre, les capturer, les torturer, les tuer. C'était tout ce que je connaissais de la vie, cependant, j'en avais assez d'avoir du sang sur les mains mais je ne pouvais m'empêcher de penser à la famille Lakia et à Äyko. Pour eux et pour tant d'autre victimes, je ne pouvais abandonner ma mission.

-Je sais bien que je ne suis pas parfait. Je.. Je sais tout ça, mais je ne fais rien. Ironique, n'est-ce pas ? Tu penses tout connaître de moi ? Mais tu n'es pas devin, William. Je suis comme.. un programme informatique que l'on n'aurait oublier de mettre à jour. Je ne sais pas si tu peux le comprendre.

Il parla à son tour, me demandant si je me souvenais où il m'avait défié de le mordre. Comment oublier ? C'était le jour où j'avais finis à Spartes, avec Narcisse. J'y étais mort pour mieux ressusciter. J'avais poser une question à Will lorsque je l'avais retrouvé pour me venger : Pourquoi ne pas m'avoir achever ? Il m'a répondu ne pas savoir. Et pourtant, désormais, la réponse était évidente, c'était parce qu'il m'aimait. Passionnément et terriblement. La question que je me posais dorénavant était tout autre : si il m'aimait, pourquoi m'avoir offert à Narcisse ?

- Je n'oublie pas Will. Le souvenir de ce jour me hante sans cesse, chuchotais-je avant de dire d'une voix plus forte. D'ailleurs, il faudra que tu m'expliques à un moment ou à un autre pourquoi tu as laisser Narcisse m'avoir.

La voix de la fleur me chuchota à l'oreille que c'était par haine des hommes. C'était faux, sinon il ne serrait pas là. Il ne me trahirait plus, j'avais confiance même si j'avais peur d'avoir tord de la lui accorder cette confiance. Mon vélori me parla de tout autre chose que ce jour maudit. Il me parla d'un événement, d'un changement et qui pourtant était une évidence. Son odeur était différente, plus fauve. Il pouvait changer, car il n'était pas complètement humain. Je ne pourrais jamais le mordre, même en sachant ce qu'il était devenu. Avant même qu'il ne me touche, je compris. J'étais très choqué certes mais c'était une réalité que j'avais supposé en le sentant. Ses muscles étaient plus durs, ses os aussi. Je sentis plus nettement ses griffes aussi mais ce qui me perturba le plus fut sa.. queue touffu qui frôla ma peau. Je la touchais du bout de mes doigts et je sentis le poil animal. Quelle espèce était-il désormais ? Je voulu croire qu'il était lion, ça lui ressemblerait tellement.

- Oh fuck, slurk... Chimère tu dis ? On dirait un salteren mais.. plus humanoïde. Plus toi en faite. (bref silence, le temps que je me remette de mes émotions, puis: ) Je te connais pas, tu ne me connais pas. Narcisse me l'a bien fais comprendre. Que veux tu me dire exactement ?

Pourquoi est-ce que je n'acharnais à parler de ce type ? Moi qui avait tant voulu oublier pendant ma période « sombre ». William lui ne voulait rien oublier, au contraire, il voulait se remémorer et me faire partager ses souvenirs. L'aimé des Dieux m'avait raconté l'histoire du Torrance mais entendre le concerner était tout autre. Je ne l'interrompis pas cette fois. Il parla peu de sa famille, mais plutôt de la génétique qui en résultait. L'organisme d'un Salteren tu disais mon ange ? Intéressant, fascinant même. Je bougeais légèrement la tête quand je l'entendis s'assoir sur le bureau, essayant de garder un contact même si il était faussement visuel. Organisme de nain, de dragon, d'elfe et même de vampyr... Il aurait pu être vampyr si je l'avais mordu mais pas parce que j'avais passé cet acte tabou mais parce ses gènes l'auraient voulu. Angoissant. Fort heureusement pour moi, il me dit ne pas le souhaiter. J'ouvris légèrement la bouche. C'était beaucoup d'information d'un coup et même si ma tête réclamait une pause, mon coeur demandait des réponses. Will, comme à son grand habitude, choisit à ma place. Il réagit plus vite que moi face aux coups venant de la porte. Il m'obligea presque à reprendre une tenue plus correcte et me balança vers la porte. Que leur dire ? Que voulait-il bien que je leur dise ?!

« Ils savent que je suis là. Après, c'est à toi de faire en sorte que je n'ai pas besoin de … m'enfuir une nouvelle fois. J'ai à te parler et la discussion ne fait que commencer. »

Voulais-tu dire que j'allais avoir des réponses ou.. autre chose ? Je posais ma main sur la sienne qui tenait mon épaule fermement.

- Je ne veux plus que l'un nous ne soit obliger de s'enfuir, lionceau. On a trop de chose à se dire.

Je m'avançais alors vers la porte. C'est là que je me préparais au plus grand mensonge de mon existence. Parler de mes relations étaient hors de question. Je devais expliquer que c'était une ruse de ma part pour.. les stimuler ! J'en sais rien en faites. J'improviserais.

***

Un long soupir s'échappa de mes lèvres. C'était une bonne chose de faite. Je ne savais pas si tout le monde me croyait mais j'avais été si convainquant que personne n'oserait mettre ma parole en doute. Je détestais cette situation et la personne qui en était la cause était encore dans la pièce. L'envie de coucher avec lui m'était passer. J'avais plutôt envie de lui coller une droite et d'exiger au plus vite qu'il réponde à toutes les affreuses questions qui me traversaient. J'avais les sens en alerte, l'esprit à vif. L'une de mes Ombres avait même oser me demander si je n'étais pas sous l'effet d'un sort et si je lui permettais de vérifier cela. Me retrouver dans une telle situation avait été humiliante ainsi que agacante. Je n'avais pas eu le choix pourtant, c'était cela ou William aurait du se retrouver avec tout un groupe de guerrier en furie. Et je n'étais pas sur qu'il sache les arrêter cette fois. D'ailleurs, je ne savais pas par quel miracle il avait réussi à passer entre les mailles du filet la première fois. Sans doute à cause du chantier, les Ombres n'étaient plus des guerriers à ce moment là. Leur esprit était plus vigilant au plafond qui menaçait de tomber plutôt qu'a un potentiel ennemi.

- Qu'est-ce que je ferais pas pour toi, hein.. Fis-je d'une voix amer.

Des doigts se posèrent sur ma joue et mes épaules de crispèrent. Oh mon Will, si mes yeux pouvaient voir et tirer, je t'aurais fusiller du regard et tu serais mort puisque mes mains étaient incapable de te tordre le cou. Saleté d'amour qui m'empoisonnait le cœur, tu étais si doux et si dangereux.

« Puisqu'au final, j'ai une journée de repos. »

Il m'attrapa alors et me plaqua contre un mur. Je sortais les dents, nullement attendri. Mes mains glissèrent sur sa taille ; féroce et possessive étreinte. Il posa ses lèvres contre les miennes et je me laissais m'adoucir non sans garder une certaine remontrance.

« Maintenant, je vais te prouver que je t'aime. »
- Soit convainquant, lionceau.

Démon, tu savais choisir les mots pour faire fondre mes barrières. Ta main caressa mon dos m'arrachant un frémissement. Je fis descendre mes mains jusqu'à tes hanches, glissant mes crocs jusqu'à ton cou que je mordillais. Je contrôlais même si le sang que je sentais sous ma langue était une vilaine tentation.

- Tu as intérêt de trouver de bons arguments.

Je souris avec amusement, plus détendu. Je bougea mon bassin de tel sorte que se soit moi qu'il est le dessus. Ce fut qui se retrouva contre un mur, légère marque de griffure sur les griffes. Cela, je ne le contrôlais pas. Tu devras t'en contenter mon lionceau.

Je jouais avec lui et je le laissais jouer avec moi. Je violentais son corps et le choyais. C'était peut-être cela aimer, ce mélange de paix et de feu. Alors, aimons nous Will, de toutes les manières possible.


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Will Torance


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Age du personnage : 25 ans

Familier : Mort. C'est un souvenir douloureux, il serait adorable de ne pas en parler.
Couleur de magie : Rouge
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Très élevé


Métier : Lieutenant des Camouflés.
Dans le sac : L'univers, en petit format.

Affinités :


MessageSujet: Re: Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]   Mar 19 Mar 2013 - 16:21

https://www.youtube.com/watch?v=Bi6pyEjZ36A

Tadaaaa !
Désolée.



Oh, chéri. Seigneur.
Voici ton serviteur, jeté à tes pieds, qui vient louer ta grandeur. Il est heureux, car il ne marche selon le conseil des méchants. Il est heureux, car il ne s'arrête pas sur la voie des pécheur. Il est heureux, car il ne s'assied pas sur le banc des moqueurs. Il est heureux car il trouve son plaisir dans la loi de l'Eternel, et il la médite nuit et jour. Il est comme un arbre planté près d'un cours d'eau, qui donne fruit lorsque vient sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit pas. Heureux soit le serviteur de Dieu, car tout lui réussit. En effet, il n'en est pas ainsi des méchants. Ceux-ci sont comme la paille que le vent dissipe. C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, ni les pécheurs dans l'assemblée des justes. Car l'Éternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la ruine.

Seigneur, voici ton serviteur, plongé dans les ténèbres, qui ignore où tu es, et qui vient de se perdre. Seigneur. Où se trouve ton regard, quand l'abime a placé sur ma route un pont qui ne se franchit pas. Ce n'est plus un pont, et il me faudrait chuter dans l'abime, pour te retrouver. Ce n'est plus un pont ; c'est un âme qui s'élève et me bloque la route. C'est une âme qui chante, et qui émeut mon cœur. C'est une âme que je ne peux pas ignorer, et qui me rappelle alors l'insupportable vérité, Seigneur.
Dieu n'existe pas.

« Oh, chéri. »

Un rire incrédule filtra dans mes lèvres, tandis que les mains du vampyr se glissaient sur mon corps, jouant sous les vêtements, dépassant couches après couches les trop minces barrières entre nos corps.

« Tu te fous de moi. Je suis toujours convainquant. »

Mais les dents contre ma gorge, qui soulevait quelques centimètre carré de ma peau m'arrachèrent un frisson. Mes doigts cherchèrent le pantalon, et se plaquèrent au dessus de l'entre-jambe, pour glisser sur le tissus, mon souffle coupé par la soudain griffure à la joue. Avec rapidité, mes doigts s'emparèrent de ses poignets, et je les lui retournais avec douceur, pour amener nos bras dans son dos, l'embrassant. Ses lèvres, ses joues, sa langue, je voulais tout. Fauchant son pied droit, en continuant à retenir ses poignets entre mes doigts, je ne faisais tomber au sol, pour rester dominant. Mes jambes et mes mains contre le sol, dans un baiser, je laissais le feu de mon ventre se dilater dans mon être entier, et ma main abandonna la surface trop lisse du sol pour caresser avec insistance son corps. Chaleur et acharnement ; je me relevais, à genoux au dessus de lui, pour ôter le T-shirt, sans lâcher des yeux ce regard éteint, mais dans lequel j'y trouvais la flemme qui dévorait mon propre plaisir. Le T-shirt s'envola, et mes mains frappèrent de nouveau le sol, s'emparant de sa nuque, le soulevant contre moi. Le jeu était mien ; je savais quelle mesure prendre, et je m'y accrochais comme un dément. Les muscles dorsaux ondulaient sous la peau, et dans la chaleur de nos corps en fusion, je sentais les dermes se recouvrirent d'une pellicule humide et scintillante. Mon souffle chaud, mêlé à celui de Saï, survolait ma peau, et je glissais mes doigts sous le pantalon, pour le dévêtir. Ma langue se jouait des barrière ; dans un contact rose et fluide dessinnait le creux de la gorge et de la mâchoire du vampyr. Les ronronnements que j'avais cru irréels au départ sortaient maintenant de ma gorge comme un écho à mon souffle, et arquant mon bassin, je renversais un peu plus l'être, nu sur mon corps.
C'était un péché ; c'était l'attaque de mon cœur. Qu'il teste la réalité de mes points faibles, et peu m'importait si ses doigts, en appuyant, me faisait mal. Je m'en foutais si maintenant c'était lui qui m'avait renversé, et si il n'y a avait pour me couvrir que son corps. Je m'en foutais, et qu'il check les faits de ma violence en grondant sur mon ventre n'avait plus d'importance. Je me tordais, en fermant les yeux, l'enfermant entre mes cuisses, avant de rugir, pour l'attraper par les épaules, et le ramener à moi dans un baiser agressif. Je m'accrochais à mon impureté, et à cet amour qui déchirait l'intérieur de mon corps, en priant pour que le monde se soulève, et que le plaisir dure, plus intense encore. Je sentais les ongles qui déchiraient mes épaules, et mon cri. Pas bref ; mais exultant, dans la cambrure de mon dos ; je m'élevais dans l'intensité, tendu comme un arc, pour lui imposer d'aller plus vite. Maintenant, j'avais sa gorge à portée de main, et mes doigts glissaient sur son dos, comme s'il était inaccessible. Je pouvais essayer de faire semblant, je pouvais faire semblant d'aimer ; mais ça, ça, j'en étais incapable. Qu'il hurle, qu'il gémisse, je n'en pouvais plus, et mes doigts se refermaient maintenant sur ses hanches, pour que le rythme me satisfasse. It's pretty good, soufflait quelque chose dans ma tête, et je renversais ma tête pour venir reposer contre son épaule. L'odeur de la sueur collait à mes cheveux, et les yeux écarquillés, je contemplais sans le voir le plafond devenu si noir. Pas de fake, cette fois ; et je vibrais, en feulant.



Silence, je passe.
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Totgeliebt [Pv Willou] [M YAOI]
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