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 I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]

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Charlie Plum


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Age du personnage : Une vingtaine d'années pour la plupart des gens.

Familier : Aucun.
Couleur de magie : Red, darling.
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  • Très faible
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  • Plutôt élevé
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Métier : C'est pas un métier... C'est plus complexe que ça encore. o/
Résidence : J'ai pas vraiment de chez moi, à proprement parler.
Dans le sac : T'es sur de vouloir t'aventurer par là ?

Affinités : Une autre bouteille Punkette?
Soren je pensais pas te revoir un jour
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MessageSujet: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Dim 7 Oct 2012 - 12:53









Une traque. Cet homme allait mourir, il ne le savait pas.
Tout ce qu’il voyait dans mes yeux de donzelle, c’était de l’admiration. Il se trompait, comme tous les autres. Il tenta une blague sur un ton mondain, je ris, ça lui fit plaisir. J’avais faim, il allait périr. Les invités tournoyaient, dansaient dans la vaste salle, au rythme de la musique. Je m’étais incrustée dans cette petite fête de riches représentants d’Omois, personne n’avait rien remarqué. Je battis des cils, l’homme devint tout rouge. Le pauvre, il n’avait rien vu venir. Je l’écoutais d’une seule oreille, il continuait avec plaisir son mono-dialogue. Les hommes aiment se sentir supérieur, ils aiment me croire sous leur charme. Je tire les ficelles, tout le temps. Cet homme qui paraissait si studieux au premier abord, était recherché pour détournement de mineurs, petites filles ou petits garçons, tous y passaient. Le salopard. Lui aussi était là en incognito, et profitait gratuitement de l’évènement. Il croyait que je faisais partie de ces autres gens hautains, alors que je ne valais pas mieux que lui. Mais c’était lui ma proie, non l’inverse. J’eus un sourire prédateur, il fut parcourut de frissons.

Mais putain, qu’est ce que je me faisais chier ! Cette soirée manquait cruellement d’animation. Je me levais, prétendant aller aux toilettes, et me fraya un passage parmi la foule. Je repérai non loin de là, un serveur qui semblait naïf et inexpérimenté. Et lui faisant un croche-pied magistral, il s’étala de tout son long par terre, trébuchant sur une traine d’une jupe trop longue, la déchirant. La propriétaire de la robe cria, mit une claque au pauvre garçon qui n’arrivait pas à se relever. Un homme en smoking marcha alors dans le plateau renversé, et lui aussi se retrouva à terre, éclaboussant toutes les personnes autour de lui de sauce.
Voilà, qui était déjà mieux.
Plusieurs nanas crièrent, exaspérées, se plaignant que leurs tenues valaient des millions. Ah, celles là n’avaient rien compris à la vie. Ce genre de femmes écervelées qui ne pensent qu’au matériel, et superficiellement. Même leurs sentiments sont superficiels, pour leurs maris qu’elles croient si bons. Oui, c’est sur que ces femmes là sont mariées depuis bien longtemps, les vieilles peaux. Je savais que je le mettais tous dans le même plat, mais ici, c’était moi qui régnait, ça ne pouvait être autrement. Je saisis une assiette au sol, et l’envoya à la tête d’une fille toute moche. Beaucoup plus rapide que les autres, je les poussais tous, ils tombaient comme des dominos. Demain, personne ne saurait que ce serait moi la fauteuse de trouble, non, ce serait qu’un accident aux yeux des médias. Enfin, je m’amusais. Seule, mais c’était hilarant. De toute façon, j’ai toujours été seule, ça ne m’a jamais posé de problèmes, ou presque. De l’alcool s’écoulait par terre, tout le monde bousculait tout le monde. Ils se demandaient tous se qu’il se passait. Je rejoignis mon homme, qui lui m’attendait sagement. Il m’interrogea sur ce capharnaüm, je haussais des épaules. C’était à mon tour de déguster, ils n’avaient pas prévu de service pour moi, j’étais obligée de faire tout toute seule. . . On ne peut donc compter sur personne !

« Chéri, je suis fatiguée, et je crains fort ne pouvoir regagner mes appartements, j’habite si loin . . . Pouvez-vous me raccompagner ? Si ça ne vous ennuie pas de laisser vos amis bien entendu. . . »

Il se précipita à mes pieds. J’étais vainqueur. Nous prirent donc la direction de la sortie, laissant là tout ses crétins. Je ne pouvais supporter ces gens qui n’avaient d’autre vision que la vie était faite d’argent, qui gaspillaient tous leurs biens pour des idioties. Il ne savait pas ce que c’était la vie, la vraie, celle qui était faite de peines, de bonheur, d’amour et de sang. C’était leur problème, mais je ne les supportais pas. Je ne pouvais pas les tuer, non ils ne m’avaient rien fait. Mais ce soir là, j’avais décidé de corser les choses. Et dans un geste invisible, juste avant de quitter la salle, j’allumais un briquet, et le jetais aux rideaux. Good night, dears.

Il faisait nuit noire dehors, le vent était frais. En fait, tout cela n’était qu’un prétexte, car je n’avais qu’à utiliser un transmitus, aux yeux de l’homme, il avait très bien compris le sous entendu. Or, je n’avais pas assez de magie pour ça, et je voulais qu’il comprenne ce que je voulais de lui. Je le voulais lui. Et dans un coin entre deux bosquets, loin des festivités, je le plaquais au mur, l’embrassant avec violence. Oh, je savais que ça devais lui faire drôle, c’est sur qu’on ne l’avait jamais embrassé comme ça. Il n’avait pas trop compris ce qu’il se passait je crois, mais le message était clair. Putain qu’est ce que j’avais faim, j’avais hâte qu’on en finisse. Je lui mordais la lèvre, pour lui ce n’était qu’un jeu, pour moi l’apéritif. Il succombait à moi, son cœur me tambourinait avec agacement aux oreilles, il commençait à me dévêtir. Il était bien pressé ce connard, on aura fini plus tôt. C’était un homme trop facile, je n’avais rien à faire, je n’aimais pas ça. Tout aurait dut bien se passer, mais un homme surgit derrière le mur. Fucking shit.
















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Will Torance


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Familier : Mort. C'est un souvenir douloureux, il serait adorable de ne pas en parler.
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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Dim 7 Oct 2012 - 15:26

Your cross-hair.


Lieutenant.


Assis sur un des multiples fauteuils de cuir, j'observais avec soin les slows déhanchant demoiselles et enchantant messieurs. Mes doigts, gantés du cuir le plus sombre qui soit, tapotaient avec douceur la surface bleue, teintée, de l'ancienne peau animale. J'observais, patient, que le temps passe, que les alcools et les jeux fassent leurs effets. Car ce soir, j'avais une proie.

(…)

« William. »

L'intonation était sèche, et sans même me retourner, je devinais le papier parchemin que tiendrais dans ses doigts Séné, et qu'elle me tendrait sitôt mon regard posé sur elle. Ça ne fit pas erreur. Mes doigts s'emparèrent de la lettre offerte, que je rangeais, après avoir glissé mes yeux dessus, dans la poche arrière de mon jean. Sans un mot de plus, Séné passa à côté de moi. Je n'eus pas la moindre expression faciale, mais l'ordre avait été reçu et compris. Ce qui se trouvait dans cette lettre se révélait un ordre des Supérieurs, soit un message de la plus confidentialité. Autrement dit, une mission top-secrète. À ne pas ouvrir devant tout le monde.

(…)

Ma chambre, une fois fouillée, se révéla être un beau bordel. Dédaignant le fait, je m'asseyais sur mon lit, une fois absolument certain qu'aucun stratagème d'espionnage n'ait été infiltré dans mon lieu d'intimité, je sortais la lettre de ma poche, et en lisais les conditions. Au bout de quelques lignes, un sourire froid se dessina sur mon visage, et bien que coincée sous mes cuisses, ma queue féline battit un mouvement d'excitation trahie. Mes prunelles étincelantes, je déchirais la lettre, et l'enflammais, avant de me diriger vers ma salle d'eau, dans laquelle je me débarrassais des restes en tirant la chasse d'eau.

« Une vampire, heh ?... »

(…)

La vampire en question avait été localisée par nos services spéciaux. En fait, cela ne s'était jouée qu'à un fil. Elle aurait pu n'être jamais découverte. Si elle n'avait pas commis l'erreur, durant sa dernière « chasse », de prendre pour proie le fils d'une riche procureur d'une petite région d'Autremonde. Ce dernier avait demandé une mise en place d'enquête, de recherches, et il s'était avéré que le fils avait été vidé de son sang, après être allé boire un coup dans un bar miteus, peu enclin à acceuillir des gens de son niveau social, pourtant. Après examen, on avait compris que le jeune homme en question était un petit rebelle, qui avait fuguer de chez son père, et qui s'était déguisé en pauvre homme pour mieux vivre sa liberté. Mal lui en avait pris, puisqu'il avait fini entre les crocs d'une succube nocturne.
Ce soir, j'avais été mobilisé pour intervenir.
La musique, festive, mais raffinée, ensorcelait les sens, et dénudaient les corsets, dans des mouvements de mains presque sages. Pour la quatrième fois de la soirée, une jeune demoiselle aux corsage un peu trop serré au niveau de la poitrine vint me proposer un verre. Je déclinais pour la quatrième fois, tandis que, pugnace, elle s'extasiais devant Teufel, miniaturiser pour l'occasion en un chaton caramel. Nous avions tous les deux notre fierté de noblesse animale, mais la situation de mission obligeait à ce que nous rangions tous les deux de côté notre égo. J'adorais l'avoir en lion, et c'était bien naturel pour lui, mais ce soir, nous devions vraiment être le plus discret possible. Un chaton, c'était discret. Surtout que, et nous avions eu de la chance d'être prudent, Teufel aurait été le seul « gros » Familier. À croire que toutes les personnes ici n'étaient que des types hautains mais sans réelles valeurs. Un reniflement dédaigneux acheva de convaincre ma jeune prétendante qui s'en alla une nouvelle fois. Je patientais, silencieux, immobile. Et Teufel, dans mes mains, ronronnait.


Jusqu'à ce qu'enfin, quelque chose se passe. Les griffes de Teufel s'enfoncèrent sur mes lames protectrices, recouvrant la totalité de mon corps, quand devant moi, un garçon de table s'effondra au sol, entrainant avec lui le tissu d'une robe à Madame. Je ne perdis pas une seconde à contempler la scène, plongeant mon regard dans la foule, à la recherche de.
De elle.
Mes yeux accrochèrent son visage de poupée.

« Trouvé. »

Sans perdre mon sang-froid, je me relevais avec douceur, m'étirant. À ce que je pouvais voir, elle n'avait fait que s'amuser. Pas la moindre goutte de sang. Uniquement une scène guignolesque, déclenchée par ses soins. Contournant la grosse dame furieuse, et les jeunes femmes se battant entre elles, me glissant dans la foule de personnes encadrant le spectacle, je glissais Teufel sur mon épaule, le laissant lacérer avec excitation ma veste de costar. Je n'en aurais bientôt plus besoin, de toutes façons. Contre ma peau, les centaines de lames, qui comme des écailles, recouvraient mon corps dans une armure légère, souple... et coupante. Au dessus, une combinaison sombre. Légère et souple aussi, confortable, qui masquait l'armure en dessous. Et dans mes cheveux, comme à chaque fois, les fibres métalliques chargées de déchirer la chair de mes ennemis. Mais camouflées avec un tel soin dans mes tresses, que peu de vampires avaient eu le temps de s'en rendre compte, avant de se faire égorger.

Traversant la salle, je suivais la demoiselle et sa proie préméditée, je m'en doutais. En chemin, je me questionnais. Pourquoi lui, pourquoi pas un autre ? Choisissait-elle au hasard, ou bien avait-elle une préférence particulière pour certains types ? Je refermais mes doigts, et les gants de cuir émirent un chuintement sinistre. Autour de mes reins, une ceinture de cuir sombre, camouflée au yeux de tous par une large veste noire. À cette ceinture, mes shurikens, couteaux, et, nouveautés, deux armes à feu. Plus une troisième, un fusil à plomb, plaqué contre mes omoplates. Ce soir, je n'avais pas pour but de capturer la vampire.
Je devais la tuer.

(…)

Teufel émit un ronronnement doux. Tapis dans l'ombre, lui en lion, moi contre un mur, nous observions en silence les prémices amoureux du couple étrange de ce soir. La vampire avait été parfaite : dans cet endroit, il fallait venir d'un seul côté de la ruelle pour pouvoir les apercevoir. Et ce n'était pas un endroit fréquenté. De plus, la luminosité assurait à l'humain une incapacité totale de fuite. Elle était excellente. Je comptais à rebours. 5. Les mains sur le corps de l'homme se firent pressantes. 4. L'homme, lui, se chargeait de la dénuder. 3. Elle semblait presque ronronner sous les caresses et les baisers de cet inconnu. 2. Dans ses prunelles, il y avait une flamme qu'il n'y aurait jamais dans les yeux des femmes. 1. Mes doigts se posèrent sur le mur.
Je bondis en avant.
Elle perçut mon mouvement, mais sans le comprendre, apparemment, puisque je n'eus aucun problème à lui foncer dedans. La heurtant avec violence, je l'envoyais rouler un peu plus loin. Je projetais ma main contre le visage de l'homme, dans un Transmitus autonome. Il disparut, sans même avoir le temps de dire quoi que ce soit, que je me retournais vers la vampire. Cette dernière se releva, et un sourire moqueur courut sur mes lèvres.

« Lieutenant de la section des Camouflés, Will Torance, au service de Ses Majestés. Je suis ici pour vous éliminer. »



Silence, je passe.


Dernière édition par William Torance le Mer 28 Nov 2012 - 22:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Dim 7 Oct 2012 - 18:52









Le jeune homme qui m’avait envoyé dix mètre plus loin était un humain je l’avais senti. Shit, il avait fait comment ? Hé, c’était Ma proie ça. M’éliminer, il rêvait le petit chéri. Pauvre gamin, il ne savait pas ce qui allait lui arriver. Et surtout l’erreur qu’il avait commise en envoyant cet homme à l’autre bout d’Autremonde. Il allait juste remplacer la proie qu’il m’avait volé. Will, donc. Salut Will. Malin, donc, pour avoir réussi à me coincer. J’aurais dut être plus discrète durant cette petite fête. Quitte à m’ennuyer d’autant plus, je n’aurais pas dut renverser ce pauvre garçon, et surtout, allumer un feu. Mais je ne doutais pas de mes capacités. Aucun homme n’avait su me résister depuis une bonne centaine d’année, encore moins un humain. J’étais une demi-vampyre, et lui, juste ordinaire, pourvu des mêmes sensibilités que les hommes en général par rapport aux femmes. Je savais ce qui les faisait craquer, je savais comment m’y prendre. Je savais exploiter leurs faiblesses. Et ce n’était pas cette nuit là que tout allait changer.

« Salut chéri, susurrais-je en m’approchant à pas félins près du gosse. Oh, darling, c’est moi que tu cherches ? »

Je lançais l’offensive en lui adressant un sourire qui fait fondre ces messieurs. J’étais sure de moi, et j’avais toutes les raisons pour. Je laissais quand même derrière moi une part de méfiance, mais après m’être attaquée aux pires criminels de la Terre, et plus récemment d’Autremonde, je ne craignais pas un camouflé. Bien qu’il puisse être un très bon camouflé. Mais quand même non, je crois que je n’aurais même pas besoin de me faire violence. Il me désirait au point d’en mourir. Petit Will, a tu été sage dans ta vie ? N’as-tu jamais commis de crimes ? Car si c’est le cas, comme tous les autres, tu périras, j’en suis désolée. Je l’ai promis à Jack, tous les meurtriers mourront. C’est comme une prophétie. J’ai été créée pour te venger mon amour, pour rien au monde je n’arrêterais. C’est comme ça depuis plus de cent ans. Et toi Will, si tu bouges, t’es mort.

Je mettais donc en marche mon œuvre de mort. Quoique de mort, j’ai faim, je verrais si je te laisse en vie. L’homme avait déjà commencé à déboutonner la robe que je portais, en un geste je la fis tomber au sol. J’étais donc là, à moitié nue, corset et jarretelles. Que dis tu donc, petit monstre ? Deuxième sourire, prédateur celui-ci. Etais-tu subjugué, camouflé ? Surement. Je m’approchais donc prudemment, de lui, soupçonnant ce qu’il pourrait faire. Je lui lançais un regard innocent. Tu ne pouvais me faire de mal, je le savais. Tu avais tout vu, tu savais tout sur ce que j’ai fais, sur les crimes que j’avais commis, mais tu ne me tueras pas, toi aussi tu étais ma marionnette. Tu aurais put me croire vulnérable ainsi, n’ayant rien sur moi, mais j’étais d’autant plus dangereuse ainsi, bien que toi tu aie eut toutes les armes possible. Will, c’est moi qui allais te manger, pas l’inverse. Pauvre petit, tu ne savais pas ce qui allait t’arriver. Peut-être tu t’en doutais. On allait se faire plaisir, tu allais t’excuser, à mes pieds, et tu me payeras mon repas. Ici, dans ce coin de rue ? Si tout se passe bien surement.

Derrière toi ton familier. Un lion. Haha, ici c’est moi le prédateur suprême chéri. J’eus un sourire chouilla narguant, l’animal le perçu et grogna. Cht, tout doux bébête. Tu n’allais pas tout gâcher quand même ? Ton maître à l’air si gentil. Alors tiens toi tranquille, veux-tu ?












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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Dim 7 Oct 2012 - 19:22

Your cross-hair.


Suis-je un criminel? Oui. J'ai déjà tué plusieurs fois. Et c'est toujours moi qui décide quand j'appuie sur la gâchette.


La voix ronronnante de la vampire s'éleva dans la ruelle, venant se perdre jusqu'à moi dans des sifflements ensorcelants. Mes prunelles s'étrécirent sous le charme de ses intonations, et pendant une seconde, je frémis. Pendant une brève seconde, j'allais jusqu'à oublier qui j'étais. C'est moi que tu cherches ? C'est moi ? … Mes lèvres s'étirèrent dans un sourire distrait, et mes doigts vinrent effleurer mes hanches, si proches de mes lames. Mais pourtant, il y eu ce mouvement infaillible.

Bruit mât, souffle lourd de la robe qui chute au sol. Mes yeux suivirent les tissus jusqu'au sol, puis y restèrent immobilisés une demie seconde, avant de lentement se relever. Mes prunelles étrécies en une expression aussi dédaigneuse qu'indignée, je contemplais avec une certaine fascination son corps à moitié dénudé. Malgré ma hargne froide et professionnelle à son égard, je ne pouvais que reconnaître le charme sauvage qu'elle dégageait. Et cela ne la rendait que plus hideuse. Elle était aussi hideuse qu'elle était belle. Mes lèvres se courbèrent en un sourire moqueur.

« Toi, alors... »

J'avançais vers elle, dédaignant l'avertissement soudain de Teufel, et pas après pas, je franchissais la pauvre distance nous séparant. Ma main se leva, et du regard, j'embrassais ce visage angélique, ces yeux de braises, et ces lèvres démoniaques. Il était incroyable ce que le corps des femmes était magnifique. Tentant. Séducteur. Maintenant, j'avais mes devoirs, et je devais garder ma prudence. Mais je sentais soudain, dans ma poitrine, une absence totale de motivation. Une absence absolue de répondre au devoir de Lieutenant. Du Lieutenant que j'étais. Je crois que je m'en foutais, sous son regard envoutant. Plus qu'un pas. Peu importait le danger, peu importait la violence qui en résoudrait, puisque je savais qu'elle ne me ferait rien, puisque j'étais Will Torance. Je ne pouvais décidément pas mourir sous les coups d'un vampire. Je les avais trop affrontés pour me laisser piéger.
N'est-ce pas ?
Ma main épousa la forme de sa mâchoire. Je me demandais son âge. Sûr que je devais passer pour un gamin face à elle. Si nous avions retracé avec attention son parcours, nous aurions certainement pu remonter plusieurs années auparavant dans son existence. Ma main droite se posa sur sa hanche dénudée, et je glissais mes doigts sous les pans de la jarretelle. Soie et velours... La raffinerie de ses sous-vêtements m'arracha un sourire, et je me rendis soudain compte, comme désillusionné, que j'étais déjà à elle. Dans son charme, dans ses bras. Mes lèvres se posèrent sur les siennes, et je les effleurais, dans une caresse de découverte. Douceur de sa bouche, douceur de son corps, mes doigts effleurèrent le galbe d'une cuisse ciselée et polie à la perfection. Mon autre paume remonta jusqu'au creux de sa gorge, et je caressais une carotide. Ma langue glissa sur sa lèvre, et mes yeux mi-clos dans une expression amusée, je laissais échapper un sourire.

« Tu as oublié un détail. »

D'une main fulgurante, j'arrachais le fusil à plomb de son holster, et plaquais le canon du fusil contre la poitrine de la vampire.
Le coup explosa dans la nuit.



« Tsss... Très rapide. Beau déplacement. Bien joué. »

Je ramenais le fusil à pompe contre moi, et dans un claquement sonore, rechargeait l'arme. À mes pieds, un large morceau de corset était tombé au sol, et si une blessure mortelle avait été évitée, je savais que la vampire avait été au moins blessée par ma balle. Un sourire arrogant s'étala sur ma face, et je rejetais au sol la veste noire, ainsi que la queue de pie. Mon boulot commençait à partir de maintenant, et cette vampire avait l'air des plus subjugantes. Une bonne et très excitante soirée en perspective. Mes yeux enflammées par une joie dévorante, je laissais pousser mes griffes, et ma queue battit l'air, dans une expression de folle excitation. J'avançais à nouveau, braquant l'arme sur la vampire.

« Petit un, je suis déjà amoureux. Petit deux,... je suis gay. »

Un éclat de rire hilare résonna d'entre mes lèvres. À vrai dire, il s'agissait d'un mensonge. Mais il n'était pas nécessaire que la vampire sache la totalité de la vérité.



Silence, je passe.


Dernière édition par William Torance le Mer 28 Nov 2012 - 22:05, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Dim 7 Oct 2012 - 21:04









« Toi alors… »

J’eus un sourire, je crois que ça avait marché. Il s’approchait de moi. Oh non, ce n’était pas pour me tuer. Il n’aurait pas osé de toute façon. C’était moi qui le manipulait ce gosse, il l’avait compris. Gentil chéri, tu te rendais donc. . . Finalement, c’était facile comme tout. Je pensais qu’il y aurait un peu plus d’action. On se rattrapera dans la nuit. Tu es un garçon facile, petit camouflé, je ne t’imaginais pas comme ça. Tu serais donc aussi facile que cet autre idiot ? Et il me baisa le visage, les joues, le cou, s’arrêtant alors sur mes lèvres. Tu embrasses bien, mais comme un enfant dear. J’ai voulu te montrer, et c’est ce que j’ai fais. Etais-tu satisfait Will ? Je l’espérais bien, je n’aimais pas faire les choses à moitié. Je savais qu’à ce moment là j’avais des yeux de biches, maquillés avec soin sous mes mains expertes. Dans le monde d’aujourd’hui l’apparence joue énormément, elle est principale. Alors j’étais un véritable modèle pour ce point de vue, et les hommes aimaient les femmes coquettes, en général. Et cette soirée là, je ne faisais pas exception à la règle. Comme je disais si bien, il fallait être aussi bien habillé en dessous qu’au dessus. Pour faire plaisir aux hommes. Il me prit le visage entre sa main, et m’embrassa encore, voilà qui était mieux. Son autre main plus baladeuse glissa contre mon corps, s’en rencontrer de résistance. Je me pressais contre lui, mon souffle chaud sur sa gorge. Tu savais ce que je voulais, tu savais que j’avais faim. Tu me ferais donc un don, pour pouvoir rentrer aussi facilement dans mon jeu ? Il esquissa une expression amusée, presque déroutée. Qu’est ce qu’il se passe ?

« Tu as oublié un détail. »

Ah oui, merde. Il appuya ce putain de fusil contre le corset, et pressa la détente. Will, je sais que t’es un gamin, mais pourquoi es-tu obligé de faire des bêtises ? C’était la mauvaise idée de la soirée très cher. Comprenant ce qui allait se allait se passer dès que tu avais posé l’arme sur moi, je me dégageai le plus vivement possible. Trop tard, la balle me touchais, enfin, un peu plus que frôlait, juste sous un sein. La douleur m’envahit, et je me retins de crier. Ah Will. Finalement ce n’était pas si facile. Je t’ai sous estimé. J’en suis désolée. Et c’est mon sang qui coula sur ma peau nue légèrement halée. Je tâtais la blessure, le seul bout de tissu qui me couvrait le haut du corps, tu l’avais détruit. Tu n’es pas très malin Will.

« Tsss… Très rapide. Beau déplacement. Bien joué »

Merci chéri, ça valait mieux pour nous deux que je ne reste pas plantée là. Je suis moitié vampyre tu sais, je ne me serais jamais laissée faire. Mais bravo à toi, bien visé, tu m’as touchée. Et je découvrais en te regardant ton côté prédateur. Félin. Ce familier n’était pas là pour rien à ce que je voyais. Tu enlevais tes vestes, laissant découvrir à la place une chemise, et une cravate noire. J’aimais bien les cravates. Ca fait chic. Je l’aurais celle là. Tu braquais sur moi l’arme qui m’avais dévêtue, ça ne te suffisait donc pas ? Tu voulais vraiment me tuer ? Will, tu savais que c’était toi la proie. Tu ne pouvais vaincre mes charmes. Ils étaient plus forts que toutes les armes que tu possédais. L’excitation me fit vibrer. Ca allait donc être amusant.

« Petit un, je suis déjà amoureux. Petit deux,… je suis gay. »

Oh Will. Tu croyais donc que je pouvais éprouver des sentiments envers toi ? Je n’aimais que Jack, bien qu’il soit défunt. Tu peux aimer quelqu’un d’autre tout en nous faisant plaisir tu sais. Je ne demande pas à voler la vedette. Mais si c’est un homme… Comment un homme peut en aimer un autre ? Un homme doit succomber au corps féminin, c’est dans la logique des choses. Et bien si tu es gay chéri, ce soir là tu aimeras une femme. Moi.

Je m’approchais de toi, ignorant le fusil pointé sur moi. J’avais une nouvelle arme, mais pas voulue cette fois. Tu t’étais auto-condamné darling. C’est sur que ça doit te changer des poitrines plates, voire musclées des hommes, toutes ces formes. Ca non plus ça ne te faisait rien Will ? Bien que la blessure m’eût fait mal, je l’ignorais, souriant, mes yeux brillant d’une flamme dangereuse. Une deuxième fois, j’espérais que c’était la bonne, je me pressais d’autant plus contre toi, te poussant contre un mur, et t’embrassant avec une fougue sauvage. Pendant cela, je dénouais de mon autre main ta cravate, et la mit autour de mon cou, et déboutonnait ta chemise. A présent elle était mienne, sorry.












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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Lun 8 Oct 2012 - 5:23

Your cross-hair.


Libertin.


Pas d'injonctions, et pas la moindre trace de remarque. Ma provocation n'avait pas porté ses fruits, constatais-je en plissant les yeux, tandis que la vampire venait à moi, sans la moindre tentative évidente de défense ou de fuite. Rien. Ce que je lui avait dit ou fait n'avait aucunement destabilisé sa motivation, et elle avançait vers moi, à demi nue, mais son attention incontestablement vrillée sur mon être. Un sourire prédateur étirant mes lèvres, je ramenais légèrement en biais le fusil. Je savais que l'intimidation ne marcherait pas, avec ce genre de femme. Elle était une dominante, et tous les dominants savent refouler les angoisses primaires pouvant agiter les êtres vivants. Je le savais, j'étais un dominant. Nous étions tous les deux sur la même longueur d'onde, et ce combat promettait d'être des plus intenses.

Je la laissais venir sur moi. Sur ce mouvement, quoiqu'inconsidéré et presque inconscient, je ne ressentis pas le besoin de me protéger. Juste d'amorcer une compréhension de son mouvement, pour pouvoir ensuite agir. Qu'allait-elle faire ? Qu'allait-elle mettre en place, pour me vaincre ? Le contact de son corps contre le mien m'offrit la réponse. Sûr. La séduction, encore, mais en vingt milles fois plus intense. Sa poitrine contre la mienne affola mon cœur, tandis que je me prêtais au jeu. Lorsque mon dos heurta le mur, cependant, le doute me réenvahit. Me prêtais-je au jeu de mon propre intérêt, ou bien est-ce que je n'étais pas en train de retomber dans un piège des plus terribles ? Si la première fois je m'étais douté de son numéro de charme, ici, actuellement, je me retrouvais finalement plaqué contre un mur par une vampire nue contre moi. Presque nue. Mais les jarretelles ne comptaient que peu, dans cette situation.
Baiser enfiévré, passionnant et passionné, mais qui n'avait pas le goût de l'amour. C'était peut-être la première fois que je remarquais cela, après avoir goûté à Saï. Les baisers échangés avec amour étaient perceptiblement plus doux, plus savoureux. Contre le mur, mon coude dérapa, et mon fusil tomba à terre, tandis que je me livrais à la chaleur d'une poitrine pressée contre mon torse. La sensualité du vampire n'était cependant plus à refaire, et je me senti lâcher prise, tandis que ses mains ôtaient une cravate à cou, effleurait ce dernier, dénudait ma gorge. Me prenait-elle pour un débutant ? Plaquant mes mains contre ses hanches, je pivotais, inversant avec violence la situation, elle contre le mur, et moi l'embrassant. C'était moi le dominant. Toujours.
Mes mains plaquées contre le mur, de chaque côtés de son visage, je laissais les griffes de ma transformation chimérique crisser contre le mur, dans des mouvements nerveux de mes mains. Mon souffle saccadé, je stoppais le baiser, mes lèvres entre les siennes. Une seconde de fol émois, mes yeux perdu dans un souvenir et un visage, puis d'un mouvement sec, j'abattais mes griffes sur ses épaules, cherchant à taillader la chair. Si cela ne suffit pas, sans perdre une seconde, j'attrapais la vampire, et la projetais. Et encore une fois. Ma main glissa sous son sein, et de toutes mes forces, j'arrachais la peau déjà blessée, en plongeant deux doigts dans la blessure provoquée par la balle, augmentant la gravité de la blessure. Au moins, j'étais sûr de cette manière que si elle ne faisait pas très attention à elle à partir de maintenant, elle allait mourir d'une hémorragie externe. Je me mis en garde, prêt à frapper une nouvelle fois, tandis qu'elle se relevait. Un sourire glissa sur mes lèvres, et je passais mon pouce près de ma bouche.

« Je peux avoir ton nom ? Combattre des adversaires aussi fascinants que toi n'est pas donné à tout le monde. »


Spoiler:
 



Silence, je passe.


Dernière édition par William Torance le Mer 28 Nov 2012 - 22:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Lun 8 Oct 2012 - 18:37









Le petit Will se laissait embrasser, savourant je crois ce contact brûlant, en répondant avec passion aux baisers. J’allais peut-être le manger finalement. C’était toujours moi qui avait le dernier mot de toute façon, j’ai rencontré des hommes plus difficiles que lui encore. La gosse apparemment n’aimait pas se laisser faire, se montrer soumis à moi. Oh non, les hommes n’aiment pas être menés à la baguette, et Will ne faisait pas exception à la règle ; il me retourna avec violence contre le mur. Mon souffle se faisait ardent sur sa bouche, et ce fut lui qui reprit les baisers. Ok, je te laisserais faire petit, je vais te faire plaisir. Pour l’instant. J’entendis sans vraiment prêter attention ses griffes crisser contre le mur, il devait commencer à s’exciter. Et dans un mouvement totalement inattendu, il laissa tomber ses mains avec puissances sur mes épaules, ma nuque, pénétrant dans la chair avec violence. Je n’eus même pas le temps de crier que déjà il me projetait sur le mur d’en face, auquel je m’écrasais douloureusement, pendant que lui revenais en vitesse vers moi. Et il enfonçant ses doigts dans ma blessure qui n’avait rien demandé, il tira la peau d’un coup sec.

J’hurlais à la mort, dans un râle douloureux, presque bestial, mes mains pressées sous ma poitrine. Putain de salopard. Tout n’était donc pas joué. Tout n’était pas si facile. Finalement. Il avait osé le gamin. Mes mains poisseuses de sang, je récupérais vivement sa veste au sol juste à côté de moi, et la déchirai avant de la nouer en dessous de mon sein. Ok, le ton de la soirée était donné. Si je comprenais bien, les réjouissances ne seront pas dans les minutes qui suivent. Le sang qui devait couler était celui du criminel pas le mien. Je faisais le bien en faisant le mal darling, tu l’avais pas compris ça. En tuant tous ses hommes, j’en ai sauvé au moins le double. C’était trop ambigu pour toi surement. Oh non toi, petit gosse envoyé au service de ses Majestés, tu suivais les ordres, et c’est tout. Tu n’étais donc jamais désobéissant petit Will ? Nous allons y remédier, car ce soir, ce ne sera pas moi qui mourrais. Bien que je fusse dans une position beaucoup plus désavantagée. Je n’aurais pas dut me découvrir complètement, à la merci de tous tes coups, mais d’un autre côté aurais-tu réussi à t’emballer autant ? Pourtant, si je t’avais tué dans un geste invisible et furtif, tout ce serait arrêté là, et je me serais trouvée un autre met. Mais j’en étais là, et je ne pouvais faire autrement. C’était moi la plus forte ici. Tu avais joué, à mon tour.

« Je peux avoir ton nom ? Combattre des adversaires aussi fascinants que toi n’est pas donné à tout le monde. »

Fascinant parce que j’étais nue chéri ? Tu ne voyais pas ça tout les jours, c’est sur.

« Charlie. », répondais-je dans un souffle suffisamment audible pour qu’il puisse l’entendre.

Je me relevais sans faire paraître ma douleur. Pas question qu’il puisse se croire supérieur. Ici, c’était moi donnait le mot d’ordre, par l’inverse. Et cette fois, le sourire que j’affichais n’avait rien d’innocent. Il était tout ce qu’il y avait de plus vampyrique. Et dans un mouvement surnaturel, je me projetais contre lui, lui donnant un coup de genou puissant dans les côtes. Il fallait se rendre à l’évidence chéri, c’était moi la vampyre, la plus rapide, pas toi. Tu n’étais qu’un petit humain, tu croyais vraiment pouvoir m’éliminer si facilement ? Ecrasé au sol par le coup et par mon poids, j’étais accroupie sur son torse. Et sans perdre une seconde de plus, je plantais mes crocs dans sa gorge, déchirant sa peau trop fine, en le maintenant par ses épaules d’une main de fer. Je savais que je ressemblais une femme fragile. C’était tout le contraire, malheureusement pour lui. Sans trop perdre de temps à m’abreuver, car je savais qu’il ne perdrait pas de temps pour riposter, je descendais sur son bras en le mordillant d’une manière presque trop sage, avant de remonter sur sa bouche, que j’embrassais. Que je dévorais presque, en ondulant du corps comme une vipère, me pressant de manière irrégulière contre lui.













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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Mar 9 Oct 2012 - 8:59

Your cross-hair.


Qu'ils soient Partenaires d'une nuit ou Adversaires pour toujours, je refuse de les laisser appartenir à quelqu'un d'autre que moi.


Le cri bestial dans lequel s'égosilla la vampire me glaça jusqu'aux os. Le message était passé, et j'étais prévenu. Désormais, elle allait me tuer. Ce qui avait été un jeu venait de se perdre avec le sang qui s'écoulait de la large blessure. Comme des ruisseaux pourpres qui suintaient d'entre ses doigts, le sang hurlait à la vengeance, réclamant l'apparition du mien. Crispant mes doigts, je l'observais se déplacement avec une vivacité qui trahissait sa douleur, son besoin de combler cette souffrance. Mes prunelles étrécies en une distincte attention sur le moindre de ses faits et gestes, j'observais le claquement du tissus se refermant autour de sa poitrine, cessant de ce fait l'hémorragie externe. Bien, chérie, songeais-je.
Lorsqu'elle releva les yeux sur moi, il y avait dans son regard une lueur proche du sadisme. Ressentait-elle en cet instant le besoin pressant de m'infliger cette même douleur que je venais de lui imposer ? Il s'agissait pourtant d'un fondement élémentaire du Combat. Celui qui ne frappait pas était frappé. Elle se releva totalement, une sorte d'aura glacée l'entourant. Disparue, la charmeuse, et ses illusions qui ne pouvaient plus prendre. Il n'y avait face à moi que tueries, glace, et sang. Le sourire exhibant ses crocs venimeux, je relevais légèrement la garde, minutieux pour chaque détail. Je savais qu'elle pouvait me prendre de vitesse et de force à la fois. Maintenant, utiliserait-elle ces deux spécificités en même temps, ou chargerait-elle en en privilégiant une seule ? C'était la première fois que je combattais unE vampire, et j'avais l'étrange sensation que cela changeait tout. Lorsqu'on se battait contre un homme, ou pouvait être sûr d'une force vindicative. En revanche, la femme usait de stratagème. Nonobstant, et nous le savions tous les deux, elle avait l'avantage d'avoir des capacités surdévellopées par rapport aux miennes. Quoique je fus une Chimère, et que mon corps soit capable de puiser dans les ressources vitales du lion en moi. Que devais-je faire ?
À peine avais-je eu le temps de préparer mes genoux, les fléchissant, de manière à absorber un impact puissant, que d'un mouvement dévastateur pour l'ensemble de mon corps, la vampire me fonça dessus. L'impact me fit quitter le sol, tandis que mon cerveau, lancé dans une analyse spéculaire de mes chances de survie. Cette idée, en dehors de la situation, aurait presque pu me faire sourire. Si violemment, le genou de la demoiselle aux longs crocs ne venait pas de s'exploser conte mes côtes flottantes.
Heurtant le sol de mon dos, le sang filtra entre mes lèvres, et je finis ma glissade contre un trottoir, la nuque meurtrie. Une seconde plus tard, elle était accroupie sur moi, bloquant toute possibilités d'action. De fuite. D'échappatoire. Je la vis, comme au ralenti, plonger sa bouche sur moi. Durant cette brève seconde, je fus un adolescent paniqué, qui voit la mort fondre sur lui, comme un rapace. Le hurlement ne franchit pas mes lèvres, car la sensation de pénétration, entre ma gorge et ma clavicule, m'arracha le souffle. Ses mains, comme des étaux de fer, bloquaient mes épaules, comme pour empêcher tout mouvement. Seulement, j'étais absolument incapable de me rebeller, incapable d'effectuer le moindre mouvement justifiant ses mains. Livré à la stupeur, je ressentais mon propre sang quitter mon corps, dans un baiser des plus sordides. La panique, la terreur, la colère et l'indignation d'un être qui ne s'appartenait plus, livré totalement à la gourmandise monstrueuse d'un putain de monstre. La colère, dans ma poitrine, prit le dessus. Lorsque ses crocs lâchèrent ma gorge, dans un bruit répugnant de chuintement, mes prunelles s'allumèrent d'un éclat vif, dans lequel était inscrit le message « je vais te tuer ». Ma queue, doucement, nerveusement, se mit à tapoter le sol dans des saccades régulières. Ces saccades qu'ont les chats lorsqu'ils sont énervés.
Sa bouche descendit sur mon bras, je sentis ses crocs se refermer, percer avec une certaine douceur les dermes déjà bien abîmées de mes avants-bras, glissant sur mon coude, m'arrachant un frisson. Elle remonta jusqu'à mes lèvres, m'embrassant, dénigrant la douceur adéquate, et son corps bloquant le mien. Ses mains occupées à bloquer mes épaules. Je retins avec force le sourire, refusant de l'embrasser, détournant la tête.


« Charlie, my lovely,
marmonnais-je, en plissant les yeux, mes lèvres peintes par le flot de sang, tu es vraiment... »

Ne trouvant pas d'idées pour achever ma phrase, je coupais court aux discours, et brusquement, me cambrais. Un de mes tout premier avantage, sur certains de mes camarades Camouflés mâles, c'était bien la souplesse. Souplesse que j'additionnais à ma puissance brute. Chopant ses hanches avec mes genoux, bloquant mes chevilles entre elles, je tirais d'un coup sec, la faisant glisser le long de mon corps. Réactif comme un serpent, je me dégageais aussitôt, attrapant ses poignets, que je retournais sèchement. Cette fois-ci, c'était moi qui la plaquait contre moi. Mes deux bras comprimant sa gorge dans un étau sans pitié, allongés tous les deux sur le sol, ce qui adviendrait résulterait d'un combat de force. Elle avait sous-estimé les capacités humaines. Et surtout, ma pugnacité. Je refusais de m'avouer vaincu. Tout le temps, toujours. Que ce soit avec une vampire accrochée à la gorge, ou bien un couteau planté dans le ventre, toujours, je me relevais. J'avais appris à ne jamais rester allongé au sol. Je savais que celui qui ne se relevait pas, ne se relevait jamais. Je ne voulais pas perdre, je ne voulais pas faire partie de ces gens là.
Son corps, plaqué contre le mien, ressemblait maintenant à celui d'un fauve qui se débat pour sa liberté. Je savais que si je la lâchait, elle me tuerait. Si je ne la lâchais pas, elle mourrait, finalement étranglée. Accentuant la pression de mes avant-bras sur sa trachée, je glissais mes jambes autour de son bassin, pour toujours mieux la maintenir contre moi. Dans des saccades violentes, notre étreinte s'éternisa. Si elle cherchait à se dégager violemment, je refusais de la lâcher. Ignorant la violence de ses coups qui accentuaient toujours un peu plus la blessure de mes côtes brisées, de mon souffle irrégulier, j'eus un étrange sourire.

« Jusqu'à la fin... Jusqu'à la fin, je ne te lâcherais pas. »





Silence, je passe.


Dernière édition par William Torance le Mer 28 Nov 2012 - 22:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Mar 9 Oct 2012 - 20:23










« Charlie my lovely, tu es vraiment… »

Il détourna la tête, refusant mes baisers. Comment osait-il ? J’étais vraiment quoi ? Trop femme pour lui ? Trop dangereuse peut-être. Excuse-moi de reprendre l’affaire chéri, je n’allais tout de même pas te laisser me tuer. Si facilement. Apparemment pas content, le petit, une fois encore, une fois de trop, m’envoya valser hors de lui. T’en a pas marre de rejeter tout le temps Will ? Tu ne voudrais pas juste te laisser faire ? Et entrer dans la danse. Et ce fut à ton tour de me plaquer contre toi, me maintenant d’une poigne trop forte pour un humain aux poignets. C’était sur que tu n’allais pas m’embrasser, cette fois là. Et il me comprima ma gorge de des bras, commençant à me couper le souffle, lentement. Pour lui, il n’avait pas intérêt à me lâcher, mais j’étais une vampyre, je ne devais pas mourir comme ça. J’avais vécu des choses trop dures pour que tout s’arrête là. C’était juste inenvisageable. Je me débattais le mieux que je pouvais, mais sans le savoir, je me condamnais, l’étreinte se resserrant d’autant plus. Je comprenais que la force ne servirait à rien d’en cette affaire. J’avais beau onduler, j’avais beau lui assener les pires coups possible, rien ne marchait.

« Jusqu’à la fin… Jusqu’à la fin je ne te lâcherais pas… »

Vraiment ? Will. Tout ne se finira pas dans cette étreinte chéri. Pire que ça, ça m’énervait d’autant plus. Que tu sois le seul, depuis le début de ma vie, de m’avoir piqué le rôle de dominant. Parce que oui darling, tout ça n’était qu’un combat pour l’honneur. Nous avions trop d’estime pour nous, et ça ne collais pas. Personne ne voulait se soumettre à l’autre. Mais dear, même dans un autre monde, ce ne sera pas moi. C’est dans ma nature, et on ne change pas les gens comme ça. Oui, j’admettais que tu étais un adversaire redoutable. Très étrange surtout. Humain. Etais-tu humain au fait, petit Will ? Je connais les humains, ils ne sont pas comme ça. Mais bien que tu sois gay, c’est dans votre nature, vous les hommes, de succomber à nos charme, nous les femmes. Me voir nue, par exemple, c’est impossible que cela t’es laissé indifférent. Et ces points faibles, je les connaissais. Tu vois, me battre ce n’était pas dans mes habitudes. Généralement, je n’en avais pas besoin. Le problème, c’est toi. Il est inscrit en toi. Il fallait y remédier. Et cela m’agaçait au plus haut point.

« Will. . . Tu ne peux donc pas te contenter de passer une nuit avec moi ?, soufflais je le plus fort possible. Est-ce que tu avais vraiment envie que nous en arrivions là, chéri ? Tu n’as aucune idée de mon passé. Tu n’as aucune idée de mes motivations. Est-ce dans tes habitudes de détruire tout autour de toi ? Est-ce dans tes habitudes de ne pas accepter les faits, et de se laisser faire un peu ? C’était trop difficile pour toi d’aimer quelqu’un d’autre qu’un homme ce soir, darling. Et en plus, cette femme, tu te sens obligé de le dégrader, de le faire souffrir. Tu ne peux donc pas accepter qu’elle soit ta partenaire d’une nuit. Alors lâche-moi Will, ordonnais-je d’un ton trop sec. Tu n’en a n’a pas envie. »

Et il me regardait, l’œil amusé au début, que je voyais se dégrader au fil que j’avançais dans ce petit « discours ». A défaut de pouvoir bouger, a défaut de pouvoir agir, et de pouvoir le séduire, j’avais utilisé la seule technique qui aurait put me sauver à ce moment là. Les femmes ont l’art d’employer des mots aussi tranchant qu’une épée, et lorsqu’ils sont bien visés, savent toucher où ça fait mal. Et je croyais bien avoir gagné, à ce jeu là. Les yeux baissés, sans pourtant relâcher l’étreinte mortelle, il semblait cogiter à tout ça. Vampyre, je savais manipuler les mots de séduction avec autant d’ensorcellement que tout autre mot. Je ne mourrais ce soir là. Je demandais juste à me nourrir. Et à m’éclater. Surtout. La nuit ne se passera pas éternellement ainsi.













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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Mer 10 Oct 2012 - 0:16

Your cross-hair.


Volonté.


Les secousses de son corps cherchant à se libérer du mien entraînait une mort lente, épuisante, puisque je resserrais toujours un peu plus l'étau de mes bras. Mon corps, à la fois tendu comme un arc, puisque chacun de mes muscles était bandé dans l'absorption de sa puissance, et détendu dans le calme apodictique à ma prise, je ne bougeais pas plus que nécessaire. Si mon corps se déplaçait, c'était uniquement à cause de ses saccades et cambrements à elle. Mais je lui avait promis, dans mon souffle, dans mon regard, que je ne la lâcherait plus, désormais. Qu'elle allait s'éteindre entre mes bras. Et que rien ni personne ne pourra changer ce fait, car j'étais l'assassin de la Reine. Car j'avais un ordre, et cet ordre n'était pas de mourir.
Mes doigts, fermement serrés contre mes poignets ; étaient crochetés à l'os lui même. Mes chevilles verrouillées, puisqu'entichées l'une à l'autre, et bloquant avec assurance mes rotules plaquées contre les hanches de la vampire. Bassin contre bassin, force contre force. Je ne perdrais pas. Mon souffle commençait à redevenir régulier, et la douleur, bien qu'avivée par les furieuses révoltes de la vampire s'étouffant dans mes bras, commençait à passer outre mon intérêt. Je me concentrais sur chacune de ses respirations. Sur chacun de ses battements de cœur. Mes lèvres entrouvertes, j'observais, avec détachement, la buée de mon souffle s'évaporer dans l'air, dans des formes indistinctes, mais malgré, dans la preuve irréfutable que je vivais. La vampire cessa soudain de bouger. Je savais, par expérience, qu'elle décidait alors de changer de tactique. Elle abandonnait le combat, et se réfugiait dans ses derniers retranchements. Presque malgré moi, un sourire moqueur vint étirer mes lèvres, et je posais mes yeux sur elle, l'observant.

« Will. . . Tu ne peux donc pas te contenter de passer une nuit avec moi ?Est-ce que tu avais vraiment envie que nous en arrivions là, chéri ? Tu n’as aucune idée de mon passé. Tu n’as aucune idée de mes motivations. Est-ce dans tes habitudes de détruire tout autour de toi ? Est-ce dans tes habitudes de ne pas accepter les faits, et de se laisser faire un peu ? C’était trop difficile pour toi d’aimer quelqu’un d’autre qu’un homme ce soir, darling. Et en plus, cette femme, tu te sens obligé de le dégrader, de le faire souffrir. Tu ne peux donc pas accepter qu’elle soit ta partenaire d’une nuit. Alors lâche-moi Will, ordonnais-je d’un ton trop sec. Tu n’en a n’a pas envie. »

Elle aurait presque pu réussir.
Presque.
Si elle n'avait pas commis l'erreur de prononcer la phrase « Est-ce dans tes habitudes de ne pas accepter les faits, et de se laisser faire un peu ? »
Grosse erreur.
Jamais je ne me laisserais faire. Jamais je ne permettrais à quiconque ou à quoique ce soit de dominer ma vie et de faire des choix à ma place, même si cela résulte à mon propre bien. Je n'avais pas reçu la vie pour rien ; et mon existence n'appartenait qu'à moi. J'avais failli mourir, une fois, la toute première, parce que j'avais abandonné l'idée de combattre et de garder ma vie en main. Et chaque fois que j'avais cherché à être pugnace, à relever la tête, toujours, j'avais avancé, et progressé. Tout le temps, j'avais appris de mes erreurs et de mes victoires, mais en un bilan simple : j'étais le tyran de ma vie. Un ostracisme de mon corps, de mon cœur, de mon esprit. Mais uniquement et toujours moi. Et jamais cela ne changerait.
Alors elle avait perdu. Parce qu'à partir du moment où elle prononça cette phrase, et que cette dernière prit tout son sens dans ma tête, je n'écoutais même plus la suite. Je me rendis cependant compte qu'elle avait terminé son speech, et je relevais les yeux sur elle. Dans mes prunelles, une absence totale de fureur, de besoin de tuer, ou d'apitoiement. Il n'y avait absolument rien dans mes yeux.
Le silence s'imposa lentement. Elle dut comprendre d'elle même que je ne répondrais rien, que je ne réagirais pas. Je n'avais plus envie de continuer à me faire mal. Aussi, devrais-je la considérer comme un objet, à partir de maintenant. Sans son erreur, elle aurait pu réussir. Sans son erreur, elle aurait pu me tuer. Je ne voulais et ne devais pas mourir. J'avais des hommes sous ma juridiction. Des hommes que je commandais, et qui, s'ils étaient placés sous un autre commandement, risquaient de perdre leur vie. J'avais des devoirs et des obligations. J'avais Lisbeth à protéger. J'avais Séné à marier avec Xandiar. J'avais Saï à aimer, à baiser, à aimer, à baiser... J'avais Tiva. J'avais Tiva que je voulais voir grandir, progresser, devenir la meilleure. Je ne pouvais et ne voulais pas mourir. Pas pour la bête erreur de lâcher cette pression qui retenait mes mains entre elles. Charlie, … je ne voulais pas spécialement te tuer, maintenant, avec le recul, et la colère dissipée. Mais le jeu dans lequel nous nous étions engagé n'avait qu'une seule finalité. Et si je ne mourrais pas, alors c'était forcément toi qui devrait le faire.

« Tu n’as aucune idée de mon passé. Tu n’as aucune idée de mes motivations. Est-ce dans tes habitudes de détruire tout autour de toi ? »

Ses phrases résonnaient encore dans ma tête. Combien de temps s'était-il écoulé depuis qu'elle les avaient prononcés ? 5 minutes ? Une heure ? Une fine pluie nocturne chutait sur nous depuis quelques temps, ou instants, seulement. Je ne savais pas. Je n'avais pas cherché à desserrer mes bras. Mais ni à les resserrer, d'ailleurs. Mes yeux fermés, la tête posée contre le bitume humide, le visage constellé des gouttes de pluie, j'affrontais dans toute sa puissance sordide la vérité de la mort. Du combat à mort. Si je ne serrais pas, je mourrais. Si je serrais, elle mourrait. Je gagnais. Mais je tuerais une fois de plus. Et je sentais que cette fois-là serait plus dure à oublier que toutes les autres. Jamais un combat n'avait été aussi long, peut-être. Peut-être aussi parce que j'avais perdu la notion du temps, et qu'à fixer ce ciel sans étoile, tout espoir du lendemain semblait réduit à néant. Il n'y avait que ce silence de la ruelle : de moi qui étranglais Charlie. Mes yeux se rouvrirent lentement.

« Pourquoi est-ce que c'est aussi dur de te tuer ?  »

Pourquoi est-ce que je n'y arrive pas ?






Silence, je passe.


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Charlie Plum


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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Mer 10 Oct 2012 - 17:12










L’attente était longue. Horriblement trop longue. Je ne pouvais agir. Toute possibilité de sortir de cette étreinte trop forte était un impossible. J’étais coincée sous lui. Et là je rendais compte que lui pourrait rester au dessus de moi pendant des heures, le temps qu’il faudra. Je me rendais compte, que ma vie était vraiment entre ses mains. Que je n’avais plus rien à faire, plus rien à dire, pour pouvoir de me dégager de là. Je ne pouvais pas mourir comme ça. Je savais que cette nuit là n’était pas la dernière. Tu le savais aussi. Je ne tuais pas les innocents, petit. Mais après tout ça, si j’arrivais à m’en sortir, je ne savais ce que je ferais de toi. A la base, je voulais seulement m’amuser, et boire. Boire. . . J’avais soif. Et voir ce corps palpitant de vie à quelques centimètres de moi, si près, si inaccessible, cela ne faisait que renforcer mon désir de m’évader. Will, j’étais sure que tu n’allais pas me tuer. Je ne sous estimais pas, mais quelque chose me le disais. Ma vie ne pouvait être aussi courte. Quoique elle était bien longue par rapport à certains. Jack. . .

Le temps s’éternisait, je respirais avec peine. La pression n’avait pas diminuée, mais ne s’était pas augmentée pour autant. Je ferais donc avec ce peu d’air. Je n’étais pas si fragile. J’attendrais. J’avais donc touché un point faible. Voir plusieurs. Mais qu’est ce qui te faisait donc cogiter si longtemps ? Quels étaient les mots qui t’ont tellement touché, pour que tu reste ainsi de longues minutes l’air si impassible ? Cela m’agaçait au plus haut point de ne te voir agir. Nous allions y passer toute la nuit. . . J’avais d’autres projets, à la base. Etait-ce donc si difficile de prendre une décision ? A moins que tu trouve cela confortable d’être allongé sur moi. Ca devait te manquer. Mais après tout, peut-être que la seule vision que tu avais de moi était celle d’un monstre assoiffé de sang. En tout cas, pas après le discours que je t’avais fait. « Tu ne sais rien de mes motivations. » Et s’il les savait, tout aurait changé pour lui. Il m’aurait déjà libérée, et soit m’aurait laissée partir, ne voulant pas de moi, soit nous aurions terminés cette nuit ensemble. Car oui, chéri, si je tue, c’est pour une seule raison, venger Jack. C’est le seul homme que j’ai réellement aimé. Mon frère. Alors n’aie pas peur petit, je ne t’aurais pas mangée, pas au sens propre du mot en tout cas, je ne t’aurais pas volé ton amour pour un autre homme. Mais avais-tu la notion de se faire plaisir ? Je ne le savais pas, car je ne connaissais rien de toi. Et ça ne m’intéressais pas plus que ça. Mais sous cette emprise dangereuse, que pouvais-je faire d’autre ? Que pouvais-je faire d’autre que penser, de s’exaspérer sur mon sort, sur celui de cette soirée, qui devenait trop longue. Allongée sur la pierre trempée, je préférais de loin un débat amoureux endiablé. Quoique amoureux. . . Je ne faisais que revenir sur mes pensées, sur les faits, je n’avançais à rien. Personne ne passait dans cette rue, si tout c’était bien passé, mon crime aurait été parfait. Il faisait noir dans la ruelle humide, éclairé parfois par des lampadaires défectueux. Mais putain de merde, quand est-ce que tu allais te décider ? Ma respiration se faisait de plus en plus difficile, je ne pourrais tenir deux heures de plus. Et toi, tu étais plongé dans tes pensées. Tu n’éprouvais aucun désir pour la femme que tu tenais sous toi, nue, tu n’éprouvais aucune compassion pour la femme qui mourrait sous toi, haletante.

« Pourquoi est-ce que c’est aussi dur de te tuer ? »

« Parce que tu n’en a n’a pas envie », répondais je du tac au tac sans même réfléchir, d'un souffle rauque.

Au moins tu t’étais décidé à parler, c’était une bonne chose. Ta question semblait si évidente à mes yeux. Tu n’étais pas motivé. Tu ne voyais pas l’intérêt de me tuer. Mais c’était un fauve que tu retenais dans ta cage, si tu le laissais s’échapper, qui sait s’il se retournerait contre toi. Il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise solution, de ton point de vue. Tu me dévisageais. Peut-être tu espérais que moi j’agisse, que je te dise autre chose. Peut-être que tu espérais que le sort de cette nuit soit entre mes mains. Mais tout reposait sur toi, je ne dépendais que de toi. Tu vois, je n’avais même pas la possibilité de t’embrasser. Mais par pitié, ne replonge pas dans tes pensées. Je ne survivrais pas, ce serait trop long, et mon souffle trop distant. En fait c’était tue moi, ou libère moi. Mais je ne mourrais pas ce soir.















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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Mer 10 Oct 2012 - 22:52

Your cross-hair.


Bis zu im tiefsten von meinen Träumen.


« Parce que tu n’en a n’a pas envie »

Un éclat de rire s'échappa d'entre mes lèvres, mais je ne trouvais rien à redire. Peut-être avait-elle raison. Peut-être n'avais-je simplement pas envie de la tuer. Je ne trouvais en moi aucune trace de motivation qui assurait et expliquait que je puisse resserrer mes poignets. Y arriverais-je ? Il semblait que la réponse était en train de s'inscrire dans chaque fibre de mon corps, avec une coupable déraison. Non. « Non ». Non, j'en étais incapable, en cet instant. Mon esprit vide, à la raison s'enfuyant comme le souffle du vampire. Entre mes lèvres entrouvertes filtrait une réponse que je ne parvenais pas à mettre en mot. Et pourtant, elle avait déjà creusé son existence dans ma poitrine, en stoppant les battements de mon cœur. Je fermais les yeux, pour ne plus voir son visage, pour ne plus voir ces lèvres à elle, ouvertes dans une recherche désespérée d'air. Je devais tuer. Je devais tuer, parce que j'étais ce chien enchaîné à ces devoirs, ce fauve défendant son honneur, cet homme dominant.
Je vins poser mon front contre le sien.
Mes doigts se décrochèrent entre eux. Et j'attendis cette seconde qui précéderait ma mort. Seconde imminente, seconde d'éternité, qui jamais n'arriva. Un homme, à moitié ivre, pénétra dans la ruelle, et titubant, se stoppa devant l'étrange étreinte de notre couple improbable. Son sourire désabusé était teinté du même éclat vide de son regard noyé d'alcool, et il ne me fallut qu'une respiration pour avoir l'impression que mes fosses nasales étaient à jamais imprégnées de l'odeur nauséabonde de l'absinthe. Flagrance qui collait à sa peau, et qui vint déchirer de son surréalisme l'instant de la situation. Comme si soudain, le monde avait perdu la tête. Comme si soudain, je ne comprenais plus rien, et il n'y avait plus aucune raison que je comprenne quoi que ce soit, tellement la venue de cet homme me parut étrange. Il tituba jusqu'à nos mollets, se penchant au dessus de nous dans des hoquets moqueurs.

« Alors... les... amoureux... on... s'balade dans l'noir... ? V'savez, c'est pas... confortable... le sol... »

Sidéré, je fixais l'homme, cherchant une seconde la moindre trace d'animosité à notre égard. N'était-il pas un allié de Charlie ? N'était-il pas un de mes alliés ? Non. Je ne connaissais pas son visage, et chacune des identités de mes hommes étaient imprimées dans ma mémoire. Non. Non, il s'agissait bel et bien d'un ivrogne, dont la venue intempestive massacrait le fil du destin. J'avais survécu quelques minutes de plus. Il explosa de rire, dans son hilarité grasse et empestée d'alcool. Puis, il fit mine de s'écarter.

« Z'êtes... cons... azy... genre y'a les hôtels c'est tellement plus... »

On ne sut jamais ce qu'étaient de plus les hôtels, car il disparut dans le noir, fredonnant une comptines aux allures enfantines. Mes prunelles s'arrachèrent à al contemplation effarée de son lieu de disparition, pour venir se poser sur le visage de Charlie. Il y eut un bref silence, puis brutalement, je l'arrachais du sol. Et de toutes mes forces, ignorant mes muscles qui hurlaient à la douleur la plus sauvage de mon flanc, venait la plaquer contre un mur. Ce dernier crissa, et un peu de poussière tomba sur nos têtes, comme une pluie en accord à l'illusion de la soirée. Je ne perdais pas une seule seconde. Dans une caresse de mes lèvres, mille fois répétées, avec des hommes mais si peu de femmes, j'effleurais sauvagement la bouche de Charlie, méprisant dès lors tout danger. Tant pis. Je n'abandonnais pas, je reconnaissais mes limites. Mes limites définissaient cette incapacité de mon être à résister à l'appel de la chair. Ma langue viola l'intimité d'une barrière de dent, et l'embrassant fiévreusement, je me livrais autant que je me battais. Paradoxe impensable, improbable, mais qui continuait dans ma linéarité de lion dominant. Mes doigts glissèrent sur une peau nue, une peau que je caressais alors avec une douceur que je caressais alors avec une douceur effarante, presque violente tellement elle se faisait délicate. Je ne savais pas pour les hôtels, mais ce soir, pour la bête la plus sauvage que le prédateur que j'étais ait pu rencontrer, le mur était un support à mes ébats des plus intime et complice qui soit. Oui, ce soir, un pan de mur abriterait certainement les secrets charnels de deux êtres refusant de se soumettre l'un à l'autre, mais dont l’extinction mutuelle ne dépendant que de leur pugnacité belligérante. S'il n'y avait pas de solution, alors il n'y avait pas de problèmes, avait dit quelqu'un. Ce soir, la solution était le problème. Et le problème n'existait plus, dans mon souffle fiévreux. Je revins poser mon front contre le sien, l'enfermant dans l'univers de mon regard, la forçant à ne plus exister rien que pour moi. »

« Toi... maintenant, tu es à moi. Jusqu'à ce que la lune se couche. Si après, cela ne marche pas, ce sera au plus rapide... à celui qui enfoncera le plus rapidement sa lame dans la gorge de l'autre. »

Mes doigts coururent sur la veste déchirée, comprimant la blessure, et j'ôtais le tissu, avant de venir dessiner les courbes de son dos dans une caresse légère. Pourtant, du bout de mes doigts, j'imprimais chaque sensation, chaque remarque tactile, apprenant par cœur son corps que je voulais mien pour ce soir. Mes lèvres se déposèrent sur ses prunelles, je baisais des yeux dont il faudrait voir s'ils abandonneraient leur éclat. Mais seulement demain. Seulement quand ce que je décidais de commencer là s'achèverait. J'eus une brève pensée pour Saï. Puis le visage de l'albinos disparut, remplacé par celui de Charlie.






Silence, je passe.


Dernière édition par William Torance le Mer 28 Nov 2012 - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Ven 12 Oct 2012 - 19:55










En réponse à cette déclaration brève, tu ris. Ah ok. Donc finalement, tout cela était aussi simple ? Tu aimais me voir souffrir, faire agoniser les gens ? Oui, je prenais mal cet éclat de rire, que je trouvais très incohérent. Je me savais de nature à m’énerver pour un rien, et ce genre de choses m’exaspérait. Will, si tu trouvais ça si marrant, pourquoi tu ne me tuais donc pas sur le champ ?
Il se pencha alors sur moi, front contre front, yeux dans les yeux. Le moment était donc peut-être venu pour moi de mourir. Cela faisait trop longtemps que j’étais là, surement. Et pendant un instant infime, je n’entendis plus rien. Même la pluie semblait s’être arrêtée. Et je sentis ses mains se décrocher de ses poignets. Et il ferma les yeux. Tout alla très vite dans ma tête. En fait, tout s’était inversé. Je pensais mourir. Mais c’était lui qui avait accepté cette idée, de mourir. Il avait désobéit. Désobéit aux ordres de me tuer. Il ne pouvait me tuer, il le savait lui-même. J’étais donc partie une mauvaise machination. Et j’étais impressionnée, ce gosse s’était en quelque sorte livré à moi. Et je le regardais, la bouche presque bée, attendant que je le tue. C’est ce que j’aurais dut faire, le saigner, mais je crois que j’avais du respect pour cette action. Alors je ne le fis pas. Et ce n’était pas dans mes manières de procéder. J’aurais put être rancunière aux blessures et douleurs qu’il m’avait fait subir, mais je me remettais plus vite de tout ça grâce au sang vampyrique qui coulait dans mes veines. Il avait fait le bon choix, le petit chéri. Le choix de me libérer, de refuser ses devoirs, de passer enfin, ce qui aurait dut ce faire depuis longtemps, une nuit avec moi. Tous les deux très concentrés dans nos actions, lui qui attendait le coup de grâce, moi qui cogitais, je remarquais alors un ivrogne pénétrer dans la ruelle qui aurait dut rester éternellement vide. Gosh, qu’est ce qu’il puait. La fumée, la transpiration, le vieux, l’alcool, tous ces subtils ingrédients dans le cocktail de son odeur. Il s’approcha, se pencha sur nous, comme observant deux gosses se chamaillant, un sourire béat aux lèvres.

« Alors… les… amoureux… on… s’balade dans l’noir… ? V’savez, c’est pas… confortable… le sol… »

Mais putain, qu’est-ce qu’il puait ! Ah oui, j’étais bien d’accord monsieur, je ne trouve pas ça très confortable un sol trempé, encore moins lorsque l’on est entrain de se faire étrangler. Oh ben oui, on aurait put faire ça, en classe, dans une chambre. Ce pauvre con de criminel, j’aurais dut attendre, et l’amener dans un endroit plus intime, au moins, tout cela ne serait jamais arrivé. Je crois. Le bonhomme nous dévisageait, avec toujours ce même sourire idiot aux lèvres. Il partit dans un rire crasseux, mêlé au hoquet et à de la toux. J’aurais bien aimé lui dire, « Mais qu’est ce qu’il y a de drôle ?!? », mais d’un autre côté, j’imaginais nos têtes de deux gamins les yeux grands écartés, lui qui nous regardait comme si on avait fait une bêtise. Quoique, moi j’étais à poil, une cravate au cou, lui couvert de sang. Tout était normal.

« Z’êtes… cons… azy … genre y’a les hôtels c’est tellement plus… »

Tellement plus sophistiqué ? Confortable ? Adapté à ce genre d’ébats ? L’ivre s’en alla, nous laissant là sidérés. Je failli rire, tellement cette phrase était incongrue. Mais monsieur, juste avant que vous alliez arriver, j’étais entrain de mourir, lutant pour chercher de l’air, m’exaspérant sur Will qui ne savait pas se décider. Tout cela était si tordu. . . Je ne voyais pas la logique de cette soirée. Gosh, je ne m’étais jamais imaginé une nuit comme celle là. Ma proie avait été changée. Et ce n’était pas la seule chose différente de la base. Si je devais baiser avec Will, c’est sûr qu’un hôtel aurait été beaucoup plus approprié, mais je devais dans mon premier plan le faire avec ma victime, dans cette rue, contre ce mur. Et dans un mouvement violent et inattendu, quoique inattendu, ce fut comme si il me décrochait du sol, pour me plaquer avec force contre le fameux mur. Ce pauvre mur qui n’avait rien demandé, et qui cracha sur nous des débris blanchâtres. Et Will attaqua, m’embrassant avec fougue, rage presque. Des baisers totalement différents des précédents. Beaucoup plus sûrs. Et je répondais avec soin, mes bras venant s’abriter derrière sa nuque. J’avais décidé que ce soir, ce petit vivrait une extase jamais connue, qu’il soit comblé, qu’il ne regrette pas ses actes récemment passés. Qu’il comprendra ce qu’est une femme la nuit, autrement dit moi accompagnée de mes meilleurs alliés. Sa main descendit le long de mon corps, avec une douceur impensée. Et comme si cela était d’ordre très important, il s’arrêta, tout à coup très sérieux, et vint reposer son front sur le mien, ses yeux dans les miens.

« Toi… maintenant, tu es à moi. Jusqu’à ce que la lune se couche. Si après, cela ne marche pas, ce sera au plus rapide… à celui qui enfoncera le plus rapidement sa lame dans la gorge de l’autre. »

Si tu veux chéri. Je te ferais plaisir. Comme à mon habitude avec les hommes, je te laisserais te sentir supérieur, alors qu’en fait, c’était moi qui contrôlais tout. Mais darling, au petit matin, au levé du soleil, nous n’aurons même pas besoin de nous entretuer, tellement tu seras comblé. La seule lame qui percera une gorge sera peut-être celle de mes dents dans ton cou, si ma soif sera trop présente. Mais avant, faisons nous plaisir, veux-tu ? De ton autre main, tu détachais le boût de ta veste déchiré qui était noué au dessous de ma poitrine. Depuis le temps, la blessure avait commencé à cicatrisé, mais des mouvements trop brusque suffirait aisément à la rouvrir. Je ferais donc attention. Will se pencha sur mon visage, je fermais mes yeux qu’il embrassa avec tendresse. Ils te plaisaient donc autant ? Les rouvrant, j’eus un sourire, qui paraissait des plus sincères, que les hommes trouvaient tendres. Je ne pouvais avoir des sentiments. Mon cœur était clos, verrouillé, cadenassé, fondu depuis trop longtemps. Je n’éprouvais rien, et je ne pouvais y remédier, c’était nécessiter de l’impossible, de l’irréel. La seule personne avec qui j’aurais put coucher avec véritable amour était mon frère. Ah, l’inceste. Mais je savais faire semblant. Je ne mentais pas, mais je faisais semblant, nuance. Et ça marchait à tous les coups. Je ne roulais pas les hommes dans de la farine, je ne pouvais juste faire autrement. Et ça suffisait amplement à les combler, des plus aux moins pressés. Et je repris les baisers, tout aussi sauvage, mais dans un ton plus tendre. Ma main caressait les courbes de son visage, de ses joues, pendant que l’autre le déshabillait lentement. Je descendais en baisant son cou, puis remontait comme attirée, toujours par sa bouche, l’embrassant de plus belle. Ces gestes, si habituels, si mécaniques pour moi, n’avaient aucun sens. On aurait put à me comparer à une machine de l’amour, mais personne n’était là pour témoigner, et personne n’avait son mot à dire. Mes amants, qui se comptaient par milliers, étaient morts pour la majorité. Mais le pire était que je n’en avais rien à branler d’eux. C’était désolant, mais ça faisait plaisir. Et la mentalité de ces actions ne me faisaient ni chaud ni froid. Je n’étais pas dégoutée par mes actions, tout cela était logique pour moi. Ce qui était bien, c’est qu’on ne pouvait me comparer à une pute, puisque je ne vendais pas mon corps, j’effectuais un acte de vengeance éternelle. Je me concentrais alors sur le petit Will, qui lui, ne me demandait qu’à être la partenaire de cette nuit humide. On avait enfin trouvé un accord.











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MessageSujet: Re: I'm just a cross-hair [PV= Willette ♥]   Jeu 29 Nov 2012 - 7:45

Your cross-hair.


Amour et plaisir. C'est facile de confondre.


J'ai passé plusieurs semaines à réfléchir. Je vais continuer telle quelle. Je verrais. Love sur ton front. Excuse moi pour le retard. Avis aux lecteur(ices)s, le rp s'engage dans une voie plus érotique que les posts précédent. Si vous trouvez ça dégueulasse, je vous prierais de ne pas m'en accuser: vous êtes prévenu(e)s.

Tu avais raison. C'était tellement plus facile de s'abandonner à un rôle qui ne consistait qu'à laisser la chair et le sang dominer l'existence. Tu avais raison, parce que tes mains qui couraient maintenant sur mon corps n'avaient rien de plus sacré qu'elles-mêmes, et que je jubilais d'être tien. Je ne pouvais te faire mienne, dans ce jeu qui nous opposait, mais au moins, je tirais profit d'être au summum d'un plaisir qui ne faisait que débuter.

Tes lèvres sur ma bouche, ou tes mains dans mon dos, qu'importe ? Je voulais te dire que tout ceci était phénoménal, et que j'espérais que ça durerait un peu plus longtemps. Peut-être que pour nous, les heures seraient plus longue, la nuit plus profonde ? Qui sait, Charlie ? Peut-être que dans mes bras, dans les tiens, nos corps ne seraient plus victimes du temps, et que nous serions simplement des support à ce plaisir commun ? J'avais senti le vent sur la peau de ma poitrine, et mon haut avait du partir dans un mouvement dont je ne m'étais même pas rendu compte de la prosodie de nos gestes. Mm, peut-être que tout ça, tu vois, ce n'était rien d'autre qu'un gigantesque jeu aux règles tellement bien définies que nous en oublions les consignes ? Comment bien baiser, lorsqu'on était captivé par nos proies mutuelles ? Toi, ma victime. Moi, ta victime. Nous deux, enlacés. N'était-ce pas si perfide, si délicieusement monstrueux ?

J'aimais tes yeux d'enfants, ta bouche aussi avide qu'une prostituée, et ton corps déchiré dans une réalité qui ne lui appartenait pas. Vampyrs, auriez-vous toujours le dernier mots sur mon corps ? Ce corps que tu faisais se soulever et s'abaisser lentement, tes mains descendant toujours plus bas, à cette recherche dont je devinais la finalité, mais que j'espérais voir arriver le plus tard possible. Profiter de chaque seconde augmentait le plaisir d'une bouche humide, couvrant ma peau.

Idiot. Idiote. Pauvre sotte, et quel imbécile je faisais.
Je savais ce que tu attendais. Pas ce que tu désirais : cela, mes doigts s'en chargeraient. Je parlais de l'aube. Lorsque la lune disparaîtrait. Qui gagnerait, Charlie ? Ce jeu auquel ni toi ni moi ne désirions laisser l'autre emporter la victoire ? J'avais trop de fierté, pour un humain. Un vampyr me l'avait dit, avant que je ne l'embrasse, pour le décapiter. Trop de fierté. Trop de volonté. D'un naturel qui me poussait à vaincre, quels qu'en soit les moyens.

S'il fallait que j'attrape ainsi tes doigts, et que je les glisse sous les plis des derniers tissus recouvrant mon corps, pourquoi pas ? S'il fallait que je m'abaisse jusqu'à ta gorge, pour y traquer la chaleur d'une respiration qui devenait sifflante, au milieu de mon propre souffle saccadé, cela importait t-il ? S'il fallait que je presse ton corps contre le mien ?
Le vent excitait ma peau, gelant mes dermes dans une contraste total à ce feu qui nous embrasait. Le béton mouillé en dessous nous n'avait rien de confortable, mais cela ne rendait-il pas la chose merveilleusement intense ? De la chair et du bitûme. Voilà le titre de nos ébas, ce soir, sur ce sol qui me faisait apprécier d'autant plus la chaleur de ton ventre, et la douceur des courbes. Mes muscles tendus et détendus par le chaud, puis le froid, l'humide, le mouillé. Ma langue dans ta bouche. Le romantique d'une partie de jambe en l'air, dans l'ambiance feutrée d'un Victor Hugo. Haha...

Mes doigts s'emparèrent des cuisses de Charlie, et les écartant d'entre elles, je m'abaissais, laquais au service de ses propres désirs. Déposais un baiser sur le nombril, puis descendais plus bas, mes doigts appuyant avec virtuosité sur l'intérieur de ses jambes, glissant sous les genoux. Ma bouche venant reposer sur des lèvres que le nom, ma langue se jouant de l'intimité d'une barrière de chair. Fruit sacré de la femme, interdit à la dextérité des hommes, dans lequel bouillonnait une cyprine aux arômes d'hydromel. Mes doigts agrippèrent un sursaut de son corps, tandis que ma respiration se perdait. J'embrassais, je dévorais, ou je suçais ? J'étais incapable de réellement définir, passant d'une masturbation à l'autre, dans le concerto des soupirs de la vampyr, allant et revenant, mes lèvres bordées d'un filet pâle.






Silence, je passe.
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