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 Tomber sur quelqu'un... au sens propre... et figuré

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AuteurMessage
Wilson E. Váldez


avatar

Age du personnage : 17 ans

Familier : /
Couleur de magie : Pas de magie
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Plutôt faible


Métier : Pas de métier, mais aide parfois à l'auberge
Résidence : L'auberge "Chez Anna" à Tingapour
Dans le sac : Dans le sac? Rien d'illégal, si c'est ce que vous voulez savoir.


MessageSujet: Tomber sur quelqu'un... au sens propre... et figuré   Mer 12 Déc 2012 - 17:25

Le flot des gens qui passent, courant, marchant ou encore sautillant. Les yeux en l’air ou bien rivés au sol. Tant de gens inconnus, étrangers. Des hommes, des femmes, des animaux. Des vieux des jeunes. Des humains, des non-humains. Peut être des Sangraves. La population d’Omois. Ce flot qui se déverse, tel une rivière, un fleuve, dans les rues de Tingapour.

Et trois mètres et dix centimètres au dessus de cette foule, Kyo observe. La tête appuyée contre les carreaux de sa fenêtre, les yeux dans le vague mais fixés sur la foule, il observe. Il observe ces gens, qui vont là où eux seuls le savent. Chacun suit son propre chemin, son propre destin. Kyo n’en connaît aucun. Aucun ne le connaît. Et il observe, d’un air pensif, presque songeur en caressant d’une main son médaillon. Les visages sont flous, les gens marchent vite et sont loin.

Et la ville crache, encore et encore, sans s’arrêter, ses habitants, ses voyageurs de passage, ses gardes, ses voleurs. Et lui, au milieu de tout ça, spectateur de cette ville de fous, un jeune homme aux yeux verts observe, contemple. Que peut-il faire d’autre ? Il est dépassé par cette vitesse, cette précipitation dans laquelle baignent les Omoisiens.

Il s’écarte doucement de la fenêtre, quittant brusquement tout ce monde, toute cette précipitation, et se laisse tomber sur son lit. Il observe le plafond et soupire. Un plafond blanc, traversé par une légère fissure. Un plafond tout ce qu’il y a de plus normal. Mais ce plafond est la dernière chose qu’il a vue de cet appartement avant de laisser sa jumelle seule, pour ne plus jamais la revoir.

Depuis ce jour maudit, il s’était juré de ne plus jamais revenir ici. Mais il s’y était finalement résigné. Bien obligé. Il n’avait plus d’argent et cet appartement était le seul endroit où il pouvait dormir afin d’éviter de se retrouver à la rue.

Mais cette pièce était toujours emplie de la présence de Mya. Il pouvait presque la voir, ses yeux aussi verts que les siens scintillant dans la lumière pâle de l’appartement. Il cligna et des yeux. L’espace d’un instant, il l’avait vue. Une fois de plus.

Il soupira de nouveau et se leva. Il ne pouvait plus supporter de vivre dans cette pièce. Autant sortir, même s’il détestait la foule. Il ferma la porte, à clé cette fois, et descendit les escaliers. Arrivé en bas il expira avec soulagement. Un soulagement qui fut de courte durée. Aussitôt, il se sentit happé par la foule et submergé par ces voix. Parfois, il se sentait atteint d’agoraphobie. De plus en plus souvent. Il se laissa entraîner par la foule inconsciente de sa souffrance. Il avait l’impression de devenir fou, sourd et aveugle. Il voyait trouble et les voix lui parvenaient comme une étrange cacophonie.

Son salut lui vint d’une petite ruelle déserte. Il s’y engouffra à toute vitesse et s’adossa contre un mur. Sa respiration saccadée se calma peu à peu. Les bruits de la ville à quelques mètres bourdonnaient à ses oreilles sans atteindre sa conscience. Il ne pouvait plus supporter cette ville. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Il se le demandait de plus en plus souvent.

Il s’assit contre le mur. Bon, c’était déjà mieux que de se morfondre dans son appartement avec l’image de sa sœur qui clignotait devant ses yeux.
Il resta prostré sur le sol pavé pendant de longues minutes avant de se décider à bouger. Il inspira longuement, sentant ses mains trembler. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il avait toujours été un peu agoraphobe certes, mais pas à ce point. Jamais il n’avait fait une crise de ce genre.
Il se força à rejoindre la grand-rue. Toujours la même agitation, toujours le même flot continu de monde. Tout était ainsi à Omois.

Cette fois, il força le passage, bousculant les passants qui se trouvaient sur son chemin. Certains râlaient, d’autres, plus blasés se contentaient de lui jeter un regard noir. Aucune compréhension pour la pâleur de son visage, pour la peur dans ses yeux, dans ces regards. Tout était ainsi à Omois.

Il avança ainsi, lentement, mètre après mètre, comptant les pas. 48, 49...57 Il ne savait pas où il allait, la tête lui tournait, ses pieds lui faisaient l’effet d’avancer tous seuls, comme guidés par une force qui dépassait sa pensée.
Il finit par atteindre, sans savoir comment, le centre de Tingapour. Le pire de tout. Des tapis, des pégases, même le ciel était encombré. Il se sentait comme une fourmi sous les rayons d’une loupe.

Il traversa la rue, mi-trébuchant, mi-marchant, et arriva, sans savoir comment une fois de plus, de l’autre côté. Il s’était tellement éloigné de son appartement qu’il ne savait même pas comment y retourner. Il aperçut soudain l’entrée d’un parc. Une oasis dans le désert.
Il se posa sur un banc et renversa la tête en arrière. Il voyait des taches qui clignotaient sous ses paupières. Il y avait moins de monde ici, il sentit sa respiration s’apaiser doucement, les battements effrénés de son cœur ralentir.

Il resta assis sur ce banc longtemps, le visage baigné de lumière. Lorsqu’il rouvrit enfin les yeux, il se sentait apaisé. Presque prêt à repartir.
Il se leva avec appréhension, redoutant déjà la route à venir. Il marcha lentement dans l’allée, comme pour retarder le moment de sortir du parc. Il regardait à peine où il allait, et il trébucha sur une pierre qui dépassait.

Il se sentit basculer en avant et chercha un endroit où se retenir. La seule chose que rencontra sa main fut la veste de la personne qui arrivait en face. Il se releva prestement et rougit un peu:

-Excusez-moi

Il se sentait plus ridicule que jamais. Il avait bon dos le combattant tueur!

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