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 Don't worry, I am your prince charming.

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Austin Blue


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MessageSujet: Don't worry, I am your prince charming.   Mer 1 Mai 2013 - 22:55




Don't worry, I am your prince charming.


11h26, petit village sombre et abandonné de Gandis.

Un blizzard inquiétant et glacial traverse les rues du Sud de Gandis. Mes yeux bleus fragiles me piquent, bien qu'étant plissés. Les maisons à la taille monumentale de ce village ne sont plus que des ruines dont personne ne doit connaître l'existence. Un éboulement sonore se fait entendre, et me fait sursauter. Je baisse les yeux et ai la surprise de voir un énorme rat passer à la vitesse de l'éclair sous mes yeux. Gelé par ce froid glacial, j'enfouis mon visage dans mon écharpe de laine terrienne. Une vague de frissons traverse mon dos, mais je reste blasé, trop glacé pour faire apparaître quelque émotion.

Cinq minutes passent, puis dix, puis quinze, puis trente... à marcher dans le froid de Gandis. Au bout d'un moment, alors que je marche tout droit sans savoir où je vais, je me retrouve dans le marais de la Désolation. Ne connaissant pas la raison de l'écriteau "ne pas approcher" qui chancelle, je sors ma boule de cristal et fais une rapide recherche. J'apprends que le marais de la Désolation a pour spécificité de posséder des roses dans le marais, roses qui, si on les mange [qui mange des roses ?] stoppent votre magie. Peut m'importe, je ne me sers jamais de la mienne, et je n'ai pas pour habitude de manger des roses.. En approfondissant un peu plus ma recherche, j'arrive à une théorie qui est bien précisée "théorie" et qui n'a jamais été prouvée, disant que les roses du marais pourraient même inverser le sens de la magie, c'est à dire que si elles stoppent la magie des sortceliers, elles pourraientt la donner aux Nonsos. Drôle d'histoire, et assez dure à croire. J'ai toujours pensé, comme tout le monde sur AutreMonde qu'il était pratiquement impossible de donner de la magie aux Nonsos. Enfin, on ne peut pas dire que je suis très cultivé, et le mot "impossible" n'existe pas ici.

A part cela, il a quand même une question à se poser : que fais-je ici ?

# Retour 2 jours en arrière... #

Maison d'Austin, Lancovit.

Cela fait une heure que je contemple une photo de Fantine, me retenant de ne pas la déchirer, car c'est la dernière photo qu'il me reste d'elle, et dont je risque d'avoir besoin pour la retrouver.
Cette femme est une diablesse. Elle m'a volé mon enfant, s'est enfuie avec et a juré que je ne pourrai jamais la retrouver. Sauf qu'on ne dit jamais "jamais", car l'impossible est toujours possible.
Maintenant presque un an que la folle est partie avec mon fils. Elle a brisé mon cœur, anéanti ma vie pour la fin des temps.
J'ai besoin de retrouver mon fils, je me fiche d'elle, il n'y a pas de mot pour la décrire tellement je la hais. J'ai suivi sa grossesse pendant huit longs mois, et pour moi, le bébé était déjà là, je l'aimais déjà plus que tout.
Quand elle a accouché et que le bébé est né, dès qu'ils l'ont sorti, qu'ils me l'ont posé dans les bras, j'ai su que c'était lui mon fils. Je me voyais déjà l'emmener se promener, lui apprendre à parler, à faire ses premiers pas, ses premiers tours à vélo sans petites roues, le voir faire ses premières bêtises, immortaliser tous ces moments magiques en le filmant, et revisionner les vidéos des années plus tard, lorsqu'il aurait été grand, aurait une petite amie... Lorsque cette femme que j'ai autrefois aimée est partie avec lui, je n'y croyais pas. Je me disais que ce n'était qu'un mauvais rêve, que j'allais me réveiller. Mais quand j'ai compris que ce n'était pas un cauchemar mais la réalité, j'ai été anéanti, je n'ai plus parlé pendant plusieurs jours, tous mes rêves ont disparus, j'étais avide de retrouver mon enfant, et je pleurais tous les jours, à tous les repas conviviaux que j'aurais dû passer avec une femme que j'aime et qui m'aime, et un petit garçon adoré et aimé au plus fort par ses deux parents.
Ce matin était l'un de ces jours où je me lamentais encore plus sur mon sort, en regardant la photo de la femme qui avait gâché ma vie. Je ne pouvais m'empêcher de me demander si elle s'était déjà débarrassé de l'enfant, s'il allait bien, s'il grandissait heureux. J'éclatai une nouvelle fois en sanglots, me disant encore une fois que ce n'était pas possible, que j'allais forcément me réveiller un jour. Mais j'étais comme un mort sur son lit. Je me disais que je devais avoir la force de me réveiller, que je devais revivre, que tout irait bien, mais au fond de moi, je savais que c'était impossible et que j'allais demeurer dans le chagrin jusqu'à la fin de mon âme.

Je faisais tout pour les retrouver, pour pouvoir chérir mon fils. J'avais cherché dans tous les pays d'AutreMonde, sauf Gandis. Mais j'avais tout de même très peu de chance de les retrouver en cherchant dans tout le continent car je n'avais aucune idée de s'ils étaient nomades ou avaient une résidence fixe. Je me renseignais un peu partout, mais il n'y avait aucune traces d'eux. Il faut avouer que Fantine était maligne et habile, elle avait bien préparé son coup.
Résigné à les retrouver, je décidai d'explorer le dernier pays qui m'était encore inconnu, et où je n'avais pas cherché : Gandis, le pays des géants.
Je pris un sac à dos, mis quelques affaires dedans, de quoi entretenir mon hygiène et ma santé et partis au plus vite du Lancovit. Une porte de transfert m'amena en un quart de seconde à Gandis, où je me mis à marcher tout droit sans savoir où j'allais, mais en cherchant. C'est ainsi que j'arrivai dans ce petit village en ruines inquiétant...

# Retour au présent... #

Après avoir hésité quelques minutes devant le panneau, je décidai d'entrer dans les marais de la Désolation, car ce serait bien le genre de Fantine de se cacher dans un endroit inquiétant comme celui-ci.

Un marécage boueux, des plantes fanées, quelques rocailles, une odeur de poisson pourri ne faisait pas le charme de cet endroit... Bien que répugnant, j'avais envie de rester dans ce marais, car une ambiance agréable y régnait, comme s'il y avait un enchantement qui incitait à rester ici, un enchantement hypnotiseur, séduisant...
Et puis, d'un coup, comme de l'électricité traversa mon corps et me fit trembler. Une douleur rapide s'étala dans mes veines et mes artères ; une douleur incompréhensible, sûrement parce que je me rapprochais des roses du marais.

A quelques mètres de là, j'entendis une voix douce prononcer de drôles de choses... Je m'approchai un peu pour découvrir qui avait également osé s'aventurer là. Une charmante jeune fille qui semblait vouloir trafiquer quelque chose avec la magie...
Mais, derrière elle, une espèce de grosse bête noire aux yeux rouges s'approchait doucement, prête à bondir. Je ne réfléchis pas, me transformai en loup et sautai sur la jeune fille pour la protéger. Je l'avais mise au sol, et était prêt à prendre tous les coups à sa place, mais je ne risquais pas grand-chose, m'étant transformé.
Seulement, je sentis des griffes s'enfoncer dans mon dos... Mon dos d'humain. Caca de vache. Le marais avait visiblement stoppé ma capacité à me transformer, ce qui était totalement incompréhensible puisque la transformation n'avait rien à voir avec la magie, mais avec les gènes... Je tentai de toutes mes forces de me transformer, tandis que les griffes s'enfonçaient de plus en plus, m'arrachant le dos. La douleur était éprouvante, mes cris et la sueur sur mon visage pouvaient le faire comprendre. Je voulais tenter de me retourner pour combattre la bête, mais il y avait un trop gros risque qu'elle s'en prenne à la fille, voyant que plus personne ne la couvrait pour la protéger. De multiples idées de défenses s'enchaînaient dans ma tête tandis que la douleur devenait de plus en plus intense, et je paniquais, ne sachant que faire.











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Affinités : Loup sois mon pote stp
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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Ven 3 Mai 2013 - 3:37

Dans son ouvrage Botanique et magie, Henri Canard a écrit:
Gandis, le pays des géants, est connu pour son climat difficile. C'est dans cette région inhospitalière qu'on trouve les Marais de la Désolation, avec en leur centre la célèbre île des Roses Noires. La rumeur dit que le sortcelier qui mange une de ces fleurs (plus rarement appelées plantes du Diable) perd sa magie à jamais. C'est pourquoi beaucoup de nains sortceliers, rejetés par leurs semblables, s'aventurent dans cette contrée dans ce but.

Mais les Roses Noires de Gandis auraient une autre propriété, plus méconnue. Elles seraient la base d'une potion ayant l'effet inverse : rendre un nonso sortcelier ! Utopie ou réalité scientifique ? Quoi qu'il en soit, personne n'a jamais prouvé que ce n'était qu'une rumeur.

Le livre donne aussi la liste des ingrédients nécessaire à la fabrication de la fameuse potion. Outre les fameuses roses, je dois trouver une plume de griffon, six pétales de kalornas, quelques yeux de balboune... Ouais, je sais, ça ressemble à une potion de sorcière. Mais tout ça peut se trouver sur le marché. Il faut aussi prononcer une formule treize fois avant de boire la préparation : anates vincent. J'ignore ce que ça veut dire et je m'en contre-fiche.

Oui, d'accord, ça a l'air surréaliste. Mais... Imaginez juste une seule seconde ! J'ai toujours rêvé d'avoir des pouvoirs ! Ça serait... génial ! Merveilleux ! Extraordinaire ! J'en jubile déjà. Vous savez, je me suis beaucoup documentée sur le sujet. Tout le monde dit qu'on nait sortcelier, qu'on ne le devient pas et que c'est impossible de créer de la magie, mais si regarde bien, ça s'est déjà fait. Prenez les démons. Évidemment, je ne compte pas sacrifier des millions des gens juste pour utiliser leurs âmes en magie, mais c'est possible. Regardez sur Terre : de temps en temps (même si le phénomène devient rare de nos jours), un sortcelier nait de parents Terriens, alors qu'il n'y a plus eu de magie dans sa famille depuis des siècles. On ne sait pas exactement à quoi c'est dû, mais personnellement j'attribue ça à du pur hasard génétique. Non pas que je m'y connaisse beaucoup là-dedans. J'ai aussi entendu parler de gens qui découvrent leurs pouvoirs très tard : c'est arrivé à un homme de Brontagne de trente-cinq ans. Mais c'est impossible dans mon cas, comme mon dernier ancêtre sortcelier a dû mourir il y a des millénaires...

Sans oublier cette Porte de Transfert Terrienne qui a exposé une famille de Gardiens nonsos à des radiations magiques pendant des générations ! Ça a fini par produire un enfant sortcelier. Vous savez, c'est ce Fabrice Besois-Giron, qui est devenu lycanthrope suite à une morsure et qui a ensuite trahi notre race en rejoignant les Sangraves. Crevure... Bref. Je me suis donc pas mal renseigné sur la magie et surtout sur la façon de l'obtenir. Pourtant, le Dieu Canard sait que je ne suis pas du tout studieuse... Je préfère largement me défouler dehors plutôt que de rester enfermer à déchiffrer de vieux bouquins. Mais n'empêche que je sais de quoi je parle. Ne me prenez pas pour une idiote.

J'arrache discrètement la page qui m'intéresse et je replace Botanique et magie sur l'étagère. Puis je quitte la bibliothèque municipale de Travia. Je réfléchis longuement sur le chemin jusqu'à l'auberge où je loge. Est-ce vraiment une bonne idée ? Et si c'était une arnaque ? Je n'ai pas envie de faire toute cette route pour me rendre compte que je ne suis qu'une rêveuse naïve...

Oh, et puis... La vie est faite d'aventures !


Gandis, un jour plus tard.

Ça fait un bon moment que je marche dans ces marais. Heureusement, j'ai prévu des bottes. J'ai fait une bonne trotte depuis la Porte de Transfert de Géopole. Ça fait du bien de marcher, vous ne pouvez pas savoir ! Et puis, ça me fait découvrir du pays ! Moi, je trouve ça sympa, les paysages désertiques. Personne pour t'empapaouter... La nature dans toute sa splendeur, pour toi tout seul ! Je me suis équipée avant de partir : des vivres pour plusieurs jours, une tente, un sac de couchage, un réchaud qui marche grâce à une réserve de magie électrique (TGCM !), une lampe de poche... Parée pour le camping ! J'ai même prévu une barque pliable pour atteindre l'île. Pour l'instant, les marais ne m'arrivent qu'aux genoux, alors mes bottes en caoutchouc suffisent. Mais tout-à-l'heure, ce sera une autre histoire. Et tout ça rentre dans les poches de mon short ! Quand je vous disais que la magie, c'était cool ! Et dire que si la potion marche, je n'aurais plus besoin d'emporter toutes ces choses avec moi... Je continue de marcher en rêvant à tout ce je pourrais faire si j'étais sortcelière. Allez, encore quelques kilomètres et à moi la magie !

ENFIN ! Je vois l'île ! Je la vois ! Je pense que le niveau de l'eau est assez haut. Je sors la barque de ma poche et la déplie. Et voilà, elle flotte ! Je grimpe à l'intérieur et commence à ramer. Direction : l'île des Roses Noires !

J'accoste quelque part où il n'y a pas de buisson. L'île est en vérité minuscule. Ce serait une mauvaise idée de camper ici... Je cueille une dizaine de rose, m'égratignant au passage, et retourne dans ma barque. Je rame jusqu'à poser pied à terre et je marche jusqu'à atteindre un sol sec. Parfait ! Il est grand temps de mettre mon plan à exécution...

Il me faut une marmite de sorcière... Hm... Mon réchaud de camping et ce grandbol en fer feront parfaitement l'affaire. Je fais bouillir de l'eau, j'y ajoute les pétales de kalorna, j'écrase les yeux de balboune qui plongent dans mon chaudron improvisé dans un "plouf" sonore. Les roses, maintenant. J'écartèle les pétales et les fait tomber une à une dans mon mélange. Ne manque plus que la plume... Cool. Eum... Qu'est-ce que je fais, maintenant ? Je décide d'attendre un petit quart d'heure, le temps que ça chauffe. Eh beh, je fais une piètre sorcière... Pas grave. C'est normal que mes premiers pas en matière de magie soient ridicules. Si ça marche, j'aurai le temps d'apprendre !

...Bon, je pense que ça va, là. J'ai apporté des couverts avec mon matériel de camping. Je plonge une cuillère dans le bol. Euh... C'est quoi, déjà, la formule ? Je fourre ma main dans ma poche et en sors la page déchirée. Ah oui...

-Anates vincent. Anates vincent. Anates vincent, anates vincent, anates vincent, ANATAS VINCENT !

J'enfourne la cuillère dans ma bouche. Ouf, c'est chaud ! Et c'est dégueu ! Mais j'avale quand même, me brûlant la langue au passage. Aucune importance ! La magie résoudra tous mes problèmes ! VIVE LA MAGIE ! VIVE LA COURGETTE !

...OK. Voyons si ça a marché, maintenant. J'essaie d'invoquer quelque chose, faire en sorte que mes mains brillent. (D'ailleurs, je me demande de quelle couleur est ma magie...) Je ferme les yeux, me concentre. Rouvre un œil. Rien. Hm... Bon, je réessaierai plus tard. Peut-être que la potion met du temps à faire effet. Au pire, je boirai tout le bol si ça ne marche toujours pas. On verra bien. En attendant... Je vais faire un petit tour. Je vais laisser le réchaud là, ça m'étonnerait que quelqu'un le pique : je n'ai croisé personne et pourtant j'ai marché longtemps.

Je me suis déjà un peu éloignée quand quelque chose me saute dessus et me plaque à terre. J'essaie de me dégager quand une pression plus forte encore s'appuie sur nous. Je comprends qu'un homme s'est jeté sur moi pour me protéger d'autre chose... Je ne peux pas réagir ; je suis bloquée. Attends que je me dégage de là et que je t'en colle une, toi... Je respire sa sueur, j'entends ses cris, je ressens sa douleur. La chose l'attaque. Il subit à ma place. Mais merde, je n'ai rien demandé, je suis une louve, je pouvais m'en sortir toute seule ! Je me débats, cherchant à m'échapper. Je ne dois pas céder à la panique.

Je parviens à me dégager et je me relève. Le spectacle qui s'offre à moi est horrifiant. Une grosse bête noire lacère de ses griffes le dos d'un homme. Je ne réfléchis pas. Je me transforme en louve et me jette sur la créature. Nous roulons à terre dans un corps-à-corps acharné. La bête est plus grosse que moi, mais je suis plus puissante et mes crocs sont mortels. Je plante ma mâchoire dans son cou et elle finit par me lâcher. Je me relève et la regarde agoniser à terre. Puis je l'achève d'un coup de griffe.

Peut-être est-elle comestible.

Je reprends forme humaine et m'accroupis devant l'homme qui m'a sauvé. (Ou du moins, qui a essayé.) Oh, Duck God... Ce n'est pas un homme, c'est un ange tombé du ciel. Quel dommage que ton beau visage soit sali par la terre, chou... Regardez-moi ces yeux ! Tu es peut-être inutile, mon beau, mais je ne suis pas mal tombée.

Je voulais t'engueuler pour t'être jeté sur moi - et, accessoirement, avoir failli nous tuer tous les deux en m'empêchant de bouger -, mais finalement... Non. je préfère t'interpeller doucement :

-Hey... Tu m'as fait une belle frayeur.
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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Ven 3 Mai 2013 - 10:36

Princess charming.

La bête me fait bien trop mal, je n'ai plus la force de me débattre. Elle enlève doucement, en belle sadique, les griffes de mon dos, de façon à me faire encore plus ressentir la douleur. Je crie une dernière fois, une pluie de douleur s'abattant sur moi. Mon dos n'est plus que ruisseau de sang, et le sol devient rouge foncé, à force de l'absorber.
Sous mon corps, la jeune fille que j'écrase se débat tant bien que mal et essaye de se dégager. Je fais de mon mieux pour l'en empêcher, espérant la protéger. J'aperçois pas très loin une sorte marmite qui boue. Assez étrange, elle doit se sentir sorcière... A cette idée j'ai envie d'éclater de rire, mais ce n'est pas le bon moment choisi il me semble. Non, je suppose qu'elle devait vouloir soit boire une fusion de roses pour perdre sa magie, soit faire une potion pour avoir de la magie, au contraire.

Au bout de plusieurs ébats, elle parvient à se dégager de mon étreinte, et, à ma grande surprise, se transforme en louve. Ah bah voilà, je suis officiellement ridicule maintenant. Je n'aurais pas dû me jeter sur elle comme un idiot ! Enfin, quoique. Si je ne m'étais pas jeté sur elle, la bête l'aurait prise par surprise et je ne sais pas si elle aurait pu tout de même se transformer. La lycanne se jette sur la bête, et la combat avec ardeur, bien qu'étant beaucoup plus petite que le monstre. Un coup de crocs, une griffure, et la bête agonise puis succombe. Ça, c'est fait.

Je me sens tout à coup très mal à l'aise, du fait que je me sois jeté sur elle, et qu'en plus de ça je n'ai pas réussi à me transformer, deux fois de suite qui plus est. J'observe la louve, retransformée, de loin, et la trouve vraiment jolie, avec sa longue chevelure bouclée. Elle me paraît douce comme ça. Jamais je n'aurais pu concevoir qu'elle était en réalité une énorme bête puissante.

Elle me regarde quelques instants, et décide finalement de venir me voir. Les traits de son visage et son regard me font comprendre que bien que reconnaissante, elle a été agacée que je me jette sur elle alors qu'elle était capable de se défendre toute seule.
La louve s'accroupit à ma hauteur, observe mon visage [raah mes beaux yeux], et m'interpelle d'une voix douce :

- Hey... Tu m'as fait une belle frayeur.

Je la regarde dans les yeux, sans rien dire. Re belotte, un picotement aigu attaque mon dos, et gagne ma nuque, tout le long de ma colonne vertébrale. Je serre les dents, et me crispe de douleur. L'espace d'une fraction de seconde, j'ai cru qu'une autre bête était prête à s'en prendre à moi à son tour, mais ce n'était rien d'autre que ma blessure qui commençait à cicatriser.

J'attends un petit moment que la douleur s'évapore totalement, bien que je risque de souffrir un peu plus longtemps que prévu.
Alors que la douleur était presque partie, pouf!, je me transforme en loup.

- Un peu trop tard, grommelai-je.

Je reprends ma forme humaine, et m'explique auprès de la lycanne :

- Excusez-moi... Ma transformation n'a pas marché au bon moment...

J'ai l'air confus, je SUIS confus. Ce n'est pas normal qu'elle m'ait lâché ainsi.
Je cherche une explication pour moi, dans ma tête, mais rien n'y fait, je ne comprends pas. Tout allait bien, j'étais en forme, je marchais, puis j'ai vu la bête prête à s'en prendre à la jeune fille. J'ai tout de suite réagit en tentant de me transformer et en me jetant sur elle. Seulement c'est quand j'ai senti les griffes de la bête dans mon dos que j'ai compris que ma transformation n'avait pas abouti. Alors que la bête me faisait souffrir et m'attaquait, j'ai tenté une deuxième transformation, qui n'a toujours pas marché. Et c'est une bonne dizaine de minutes plus tard que je me transforme. Est-ce que j'aurais un problème dû à je ne sais pas, mon stress, mon manque d'amour et d'affection dû à la volatilisation de mon fils et de sa mère ? Problème qui ferait que ma transformation se fasse à retardement ? Ça m'étonnerait un peu tout de même.

Je me reconcentre sur la belle louve, cherchant quoi lui dire, mais n'ayant aucune idée de comment entamer la conversation. Quoi que je dise, je paraîtrais ridicule, j'ai vraiment perdu toute crédibilité, et je n'ai plus de dignité... J'ai voulu être son prince charmant et finalement c'est elle ma princesse charmante... Retournement de situation qui me met très mal à l'aise.

La blessure cicatrise peu à peu, jusqu'à ce que je n'ai plus que du sang séché dans le dos. Mon métabolisme de loup m'a beaucoup aidé à guérir. Voulant rompre le blanc qui s'installait, je n'hésite pas à lui demander :

- Et sinon... votre nom ?











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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Sam 11 Mai 2013 - 2:14

On se regarde dans les yeux. Duck God, je crois que je suis en train de tomber amoureuse de ses iris.

Puis il se transforme en loup. Je manque de laisser échapper un cri de surprise. Woh, c'est que je suis chanceuse ! Je suis tombée sur un beau gosse lycan ! Hey, je crois bien que j'ai trouvé la perle rare au milieu de ces marais puants... Vive le hasard ! Peut-être que finalement, le Dieu Canard est avec moi.

Il s'excuse et se reprend forme humaine. Ah oui, effectivement, ta transformation a quelques... "bugs". Je remarque au passage qu'il me vouvoie. Je n'aime pas ça. Moi, je tutoie tout le monde... Et j'ai bien envie de devenir intime avec ce gars-là, moi.

Il y a un silence. J'ai l'impression qu'il est gêné. Il doit avoir honte d'avoir échoué lamentablement sa tentative de sauvetage de demoiselle en détresse. Haha, et dire qu'il existe encore des machos pour croire à ce genre de choses ! En attendant, je ne sais pas si la faiblesse de ce garçon est une bonne chose. C'est sympa de se sentir supérieure, mais si on nous attaque comme cette bête vient de le faire... Avoir un partenaire efficace me semble être une bonne stratégie de survie. Il a de beaux yeux, mais si c'est un faible, il ne sert à rien. Eh oui, mon beau, c'est comme ça, la vie.

Il me demande mon nom. Sa manière courtoise et timide de me parler me fait sourire. C'est mignon. Je romps le silence à mon tour :

-Oh, tu peux me tutoyer ! L'ilne, je m'appelle L'ilne. Et toi, c'est ?

Je lui tourne autour, examinant ses blessures. Le monstre l'avait salement amoché, mais le système de régénération quasi-instantané des loups-garou a cicatrisé les plaies en un instant. Les manipulations de la Reine Rouge ont tout de même quelque chose de cool... Hey, mais c'est qu'il est musclé, le type ! Pas mal ! Je lance, tentant de meubler la conversation. Il m'a quand même l'air un peu timide, ce pseudo-prince charmant.

-Heureusement que tu guéris tout seul... Je n'aurais pas pu te lancer de Reparus.

Mon fatras avec le réchaud-marmite n'est pas très loin. Il a dû me voir. Je suis trop bavarde et pas assez discrète, s'il n'est pas bête, il aura deviné que je tramais quelque chose, avec les rumeurs qui courent autour des Marais de la Désolation. (Quel nom, quand même...) Et je vais passer pour une idiote. Surtout que cette cyclope de potion n'a même pas marché ! Peut-être que je ne m'y suis pas prise de la bonne façon... Oh, mais c'est de leur faute, aussi ! Il n'y avait aucune indication sur ce fichu bouquin ! Comment est-ce que je peux draguer les beaux gosses si cette camelote de potion me fait passer pour une idiote ? Ils y ont pensé, à ça ?!

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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Jeu 3 Oct 2013 - 14:58





Don't worry, I am your prince charming.


15h07, Marais de la Désolation, Gandis

Un silence pesant règne sur les Marais pendant quelques brèves secondes, avant qu'elle ne me réponde, nullement gênée :

- Oh, tu peux me tutoyer ! L'ilne, je m'appelle L'ilne. Et toi c'est ?

L'ilne. Étrange nom, que jamais je n'avais entendu auparavant. Certes étrange, mais original. Il correspondait bien à son visage doux et joli. Doux, par apparence, car dans ce monde ce que l'on pense voir ou savoir n'est qu'une couverture, un manque d'honnêteté, même les visages mentent ici...
La belle lycanne fait un tour autour de moi, examinant mes blessures en tous points de vue. Le bruit de ses pieds s'enfonçant dans la terre mouillée résonne dans ma tête, et l'odeur nauséabonde des marécages m'empoisonne le nez.
Après avoir jeté un coup d’œil à mes blessures qui se refermaient petit à petit grâce à mon métabolisme surnaturel, elle remarqua :

- Heureusement que tu guéris tout seul... Je n'aurais pas pu te lancer de Reparus.

Je lui lance un sourire plein d'assurance, et tente de me relever peu à peu, la blessure étant encore douloureuse. Mes membres blessés sont comme paralysés, glacés par le froid de canard de Gandis. Comme si nous n'avions pas déjà assez froid comme ça, une pluie glaciale commence à tomber des nuages gris, cachant la lumière du soleil. Contrarié de me sentir aussi faible et atteint par le froid, j'hésite à me retransformer en loup, mais si j'ai eu des problèmes tout à l'heure, vu mon état ce ne serait pas une bonne idée. Mieux vaut rester sous ma forme humaine.

Alors que j'ai attendu un bon bout de temps avant de me résigner à lui répondre, je finis par lui dire comment je m'appelle.

- Austin. Je sais, c'est raide. Mes parents étaient jeunes et devaient être dans un délire sur ces niaiseries de films terriens.

J'arrive finalement par m'asseoir, et mon cerveau se met peu à peu à se réchauffer et à penser plus. C'est ainsi que quelque chose que L'ilne avait dit m'intrigue. "Je n'aurais pas pu te lancer de Reparus."
Les roses des Marais de la Désolation n'étaient-elle pas censées, dans une potion étrange, complexe et méconnue, réussir à donner de la magie à des Nonsos ?
Après réflexion, c'est sûrement ce qu'elle devait mijoter dans son espèce de petite marmite transportable. La louve cherchait en réalité de la magie, raison pour laquelle elle était venue dans ces effrayants Marais.

- Aah, je comprends pourquoi tu es ici. Tu recherches à avoir de la magie, n'est-ce pas ? Tu sais, j'en ai et c'est pas si terrible que ça, je ne m'en sers quasiment jamais.

J'essaie en vain une bonne fois pour toute de me mettre debout, n'attendant pas d'explications de la jolie jeune fille. Trouvant cet endroit sinistre inquiétant, surtout après l'attaque de la bête, je me convaincs que à quoi bon rester ici, dans ces conditions... Je m'en irais bien, me réchauffer au bord d'un feu dans une auberge sympa, seulement, nous sommes dans un coin en ruines et déserté de Gandis, à quoi bon perdre notre temps à chercher un endroit où se réfugier ?..
Qui plus est, il est maintenant seize heures passé, et la nuit tombe vite en hiver, surtout un jour où le ciel est couvert par de lourds et sombres nuages gris... Il fait de plus en plus sombre, le soleil ne va pas tarder à se coucher. D'ici une heure et demie, on est dans le noir.
J'évoque alors l'idée à L'ilne de partir, la nuit tombant, et de se dépêcher pour trouver un endroit pour dormir, ce qui risque d'être périlleux et pas facile dans cet endroit du pays où personne n'habite.

Plongeant mon regard bleu dans ses si jolies prunelles noisettes qui me font tourner la tête devant tant de beauté, je lui tends la main pour qu'elle m'aide à me relever.

Mais dis-donc ma jolie, c'est que tu vas finir par me faire succomber. ♪

Tss ! :
 











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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Dim 6 Oct 2013 - 0:36


Qu'est-ce qu'il est mignon quand il sourit ! Et il s'appelle Austin. Je n'ai jamais vu les films terriens dont il parle, mais j'aime bien comme il sonne. Moi qui ai toujours rêvé de visiter la Terre...

-Aah, je comprends pourquoi tu es ici. Tu recherches à avoir de la magie, n'est-ce pas ?

Je voudrais m'enfoncer sous terre. Mes joues me brûlent. Il n'est pas si bête que ça, finalement, sous ses airs de benêts ahuris. Un ahuri tout de même très mignon. Oh, je ne vous l'avais pas dit ? Ce type est BEAU !

Pas si terrible, ah, tu crois ça ? Je reconnais bien là les discours des sortceliers. Je suis désolée, tu es gentil, mais ce genre de paroles m'horripile au plus haut point. Je proteste, mi-énervée mi-amusée.

-Veinard, va ! Vous, les sortceliers, vous ne vous rendez pas compte à quel point c'est difficile de vivre sans magie. Surtout quand tout le monde autour de toi en a. Ils me narguent tous les jours, c'est à s'en arracher les cheveux !

Mon large sourire contraste avec mes paroles. Comme la nuit tombe, il propose de se dépêcher à trouver un endroit où dormir. J'attrape la main qu'il me tend et nos regards sont plongés l'un dans l'autre tandis que je l'aide à se relever. (Ouh, il pèse son poids !) Dans mon ventre ça s'agite, ça remue, ça fait la fête... Depuis quand un simple regard me fait autant d'effet ?

Je me sens comme une gosse qui s'extasie sur le cadeau qu'elle s'apprête à ouvrir. Austin n'a pas l'air de vouloir me quitter tout de suite. Non, il veut passer la nuit avec moi, peut-être aussi les journées suivantes, tiens, et puis les années à venir, pourquoi pas ? ♪

-Périlleux, tu crois ? Oh, non ! me réjouis-je en continuant à le dévorer des yeux. J'ai une tente avec moi et puis un sac de couchage. On ne pourra pas tenir à deux dedans, mais bon, on se tiendra chaud !

À cette idée, je... QUOI ? Pourquoi est-ce que vous me regardez comme ça quand j'évoque la perspective de dormir serrée contre le corps de ce grand, beau et musclé jeune homme ? Ewlan, vous dites ? Connais pas. Herm.

Tout en parlant, je me dirige vers l'endroit où j'ai concocté ma potion de sorcière.

-Mais tu as raison... (Je palpe le réchaud. Il est presque refroidi.) Le problème, c'est de trouver un endroit où la planter.

Je fourre le réchaud et la cuillère dans ma poche pendant que j'inspecte le bol. Il est encore à moitié rempli de ma décoction maison.

-Hmm... Ce serait dommage de gâcher ça. (J'avale ce qui restait d'une traite en grimaçant.) Dégueulasse ! (Le bol rejoint le réchaud dans ma poche.) On fera la vaisselle plus tard.

Je me tourne ensuite vers Austin. Je suis décidément bien bavarde. Le pauvre ne peut pas en placer une.

-Bon, on n'a qu'à marcher jusqu'à trouver un terrain pas trop humide. D'acc ?
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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Mar 8 Oct 2013 - 14:29

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Don't worry I a m your prince charming ~

L'ILNE & AUSTIN ~
What happen at night...

Elle parle, elle parle, sans arrêt, sans me permettre de dire un mot. Amusé, je la regarde s'exprimer de toutes les manières tellement vite, on dirait une pile électrique. Et en la regardant ainsi, avec autre chose que de la haine dans le regard, j'ai l'impression de revoir Fantine... Elle était si expressive elle aussi, et elle ne s'arrêtait jamais. Pleine de joie, de bonne humeur, jamais je n'aurais pu croire qu'elle se serait enfuie avec mon gosse.

# Retour en arrière #

2 ans auparavant
Elle bondit, excitée comme je ne sais quoi, partout dans notre chambre, elle ne s'arrête de sauter dans tous les sens.
« Je me sens tant excitée ! Je ne sais pas ce qui m'arrive. J'ai envie de faire des crêpes. Mmmh des crêpes avec du chocolaaat fondant ! T'aimes les crêpes ? Tu devrais goûter c'est super bon ! »
Jamais elle ne s'arrêtera de parler. Je commence à croire qu'elle est hyperactive. Sérieusement. Peut-être devrai-je penser, à l'avenir, à l'emmener chez un médecin spécialisé pour faire des tests. Imaginons qu'elle l'est vraiment. Et si c'était grave ? Et si elle était dangereuse ? Peut-être devrait-elle prendre des cachets, ça serait plus prudent pour son entourage et pour elle-même.
Allongé sur le lit, je la regarde, ne me lassant pas de ses jolis yeux et de son joli sourire lorsqu'elle devient dingue. Un sourire amusé se dessine sur mon visage, et je lui fais signe de me rejoindre sur le lit. Elle s'allonge à côté de moi, se met sur ses côtes de façon à pouvoir me regarder, et je lui murmure, plus amoureux que jamais :
« Eh, ma belle, t'es complètement dingue... »
Je l'embrasse, tendrement, et continue :
« Si tu savais à quel point je t'aime. »
Je donnerais tout pour toi. Tout. On s'embrasse sans s'arrêter, avec plus de passion que jamais. Sans réfléchir, je lui ôte son haut, sans même lui demander si elle est d'accord. Mais elle ne demande pas d'explication. Et on s'emporte. On va loin. On n'a rien pour se protéger. Mais on le fait. On est heureux. On était prêts.

Deux semaines plus tard.
*BOUMBOUMBOUM*
Quelqu'un frappe brusquement à ma porte. Le temps que je me lève du canapé dans lequel j'étais si bien installé, et que je me dirige vers l'entrée, la personne ne se désespère pas et continue à frapper à ma porte avec acharnement. Elle va finir par la casser, si elle continue comme ça. Un peu dans les vapes parce que je venais de me réveiller, j'ouvre la porte, et me retrouve nez à nez avec Fantine en pleurs. Alors que je m'apprête à la faire entrer et à lui demander ce qui lui arrive, elle tombe dans mes bras, tel un légume mou, incapable de faire un pas de plus. Elle hurle de malheur, de grosses larmes chaudes coulent le long de ses joues rougies par sa colère. Je la serre dans mes bras, son visage enfoui dans mon cou, et tente de l'aider à aller s'asseoir sur le canapé, mais, mission impossible pour elle ; elle est trop bouleversée et son corps ne répond plus aux ordres de son cerveau. Je la soulève alors telle une mariée, et la dépose lentement sur le canapé. Je m'accroupis face à elle, et lui demande :
« Fantine, dis-moi tout, dis-moi ce qui t'arrive. Tu sais que tu peux tout me dire. »
Entre ses pleurs, elle hoquette quelque chose d'incompréhensible.
« Comment ? »
Elle repart de plus belle, et sors un objet de sa poche qu'elle me met devant le nez. Quelque chose de long et fin. Je l'attrape, et le regarde mieux. Je comprends que c'est un test de grossesse. Inutile pour moi de regarder si le résultat est positif ou négatif, j'ai compris.
Finalement, je passe ma journée à consoler et rassurer Fantine, à lui dire que je serai là pour elle durant toute la grossesse, quoi qu'il arrive. Je lui évoque la possibilité d'avorter, mais elle m'explique que le fœtus est trop vieux pour ça ; il est trop tard. Elle doit faire avec, elle, ou plutôt nous, allons devoir élever un enfant. Alors que nous ne sommes même pas à l'âge adulte. Mais quelle connerie. Je me sens coupable. Si on l'a fait, c'est bien de ma faute. C'est moi qui ai commencé à vouloir aller plus loin, et je n'avais même pas de protection. Je suis tellement nul, tellement indigne.
Fantine m'explique alors que ses parents l'ont viré de chez elle, qu'elle n'a nulle part où aller. Je lui propose alors de rester chez moi.

Pendant toute sa grossesse, on se débrouilla pour se serrer dans ma toute petite maison. Une fois que Fantine eut digéré le fait qu'elle allait être mère, c'est de la rigolade tous les jours, je fais de mon maximum pour la faire rire. On s'amuse, elle vit bien sa grossesse. Seulement, elle éclate souvent de joie comme le jour où nous l'avons fait. Réellement inquiet, je l'amène finalement chez le médecin au sixième mois de sa grossesse, qui nous confirme bien que Fantine a des tendances hyperactives. Il lui fournit donc des cachets obligatoires, en nous prévenant qu'il faudra souvent aller faire des échographies, car la grossesse serait sûrement perturbée. A partir de ce moment-là, des tensions naissent dans notre maison, on se dispute souvent, et je l'accuse de ne plus prendre ses cachets. Et, un matin, j'ai trouvé son mot. Jamais je ne verrai mon enfant.

# Retour au présent #

Mais évidemment. Fantine était hyperactive. Peut-être est-ce la raison pour laquelle elle est si soudainement partie. Mes soupçons devaient être concrets, elle ne prenait pas ses cachets tout le temps, sûrement inquiète pour le bébé. Cette maladie que je redoutais depuis longtemps a donc fini par mettre fin à notre relation, à briser mon cœur, et à gâcher ma vie.

Je me concentre sur la lycanne qui me propose de marcher pour trouver un endroit moins boueux.
Etudiant sa réflexion, je regarde aux alentours. Un endroit moins boueux... Ici, c'est pratiquement introuvable, nous sommes dans des marais. Le principe d'un marais, c'est bien que c'est humide partout et donc que le sol est soit eau soit boue.

« Mouais. Ecoute chérie, t'es bien jolie mais c'est pas pour autant que je vais te suivre sur des trucs qui servent à rien. »

Je commence à partir, revenant sur mes pas d'une heure plus tôt, et fait signe à L'ilne de me suivre. Un sourire pour la rassurer. Putain ce qu'elle est belle. Tout en marchant, me dirigeant vers le village déserté et en ruines par lequel je suis passé pour me rendre ici, j'explique mon idée à la belle lycanne :

« Pour venir ici, je suis passé par un village en ruines, et quelques maisons ne sont pas encore totalement détruites et peuvent être exploitées. On n'a qu'à dormir dans l'une d'elles. Même s'il fera aussi froid que dehors, ça nous fera déjà un abri, en plus le temps commence à se gâter. On n'aura qu'à installer ton sac de couchage. »

Je la préviens également de faire attention, car des bouts de maisons risquent de nous tomber dessus dans la rue. Je repense à la petite maison qui devait auparavant être un commerce que j'avais aperçu à l'allée. Elle ne me semblait pas encore totalement détruite, et assez sécurisée et en bon état pour y passer la nuit.


(c)Unorthodox Jukebox
[/quote]











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MessageSujet: I wonder how, I wonder why...   Lun 21 Oct 2013 - 0:31


-Comment ça, des trucs qui servent à rien ? T'as mieux, peut-être ?

Ce type se fout de moi ! Attendez, une fille tombe du ciel pour lui proposer une tente avec un sac de couchage, un réchaud et des vivres (et puis quoi, je ne suis pas une laideron)... Et il ose sortir que mes "trucs" ne servent à rien ! Quel ingrat... Tu parles d'une apparition céleste !

Nous nous mettons à marcher. Il m'explique qu'il est passé par un hameau en ruines pour venir ici et qu'on pourrait s'y réfugier pour la nuit. Je trouve l'idée merveilleuse, mais je suis trop vexée pour la louer à haute voix. Surtout que c'est exactement ce que j'avais proposé, sauf qu'il nous manquait un endroit où dormir. Alors ce n'est pas la peine de la ramener, Monsieur Cequetudisestinutile, Jesaistoutmieuxquetoutlemonde et Jeneveuxpasdormirdansunetenteavecuneinconnuellemefaitpeur.

Il m'avertit aussi que le village étant en train de s'écrouler, il faudra faire attention à ce que rien ne nous tombe dessus. J'aimerais bien qu'une maison te tombe dessus, moi, ça t'apprendrait. Pfft. Je grommelle :

-N'empêche que ça revient au même que de chercher un endroit pas humide pour dormir, on aura juste pas besoin de tente.

Il se passe un petit moment où personne ne parle et où je songe que bouder pour une raison aussi idiote que celle-ci n'est non seulement pas intelligent, mais surtout ça ne me fera pas gagner les bonnes grâces d'Austin. C'est quand même chou, comme prénom, vous ne trouvez pas ? Hmpf... Je sens que la route va être longue. Il ne m'a pas dit combien de temps nous prendrait le trajet, mais les marais sont étendus et on peut marcher longtemps avant d'en sortir. Voilà une nouvelle raison de sortir de mon boudin : je vais m'ennuyer tout le long si je continue à me taire. Je m'étire les bras.

-Boon, et sinon, tu fais quoi dans la vie ?

Il est temps de faire plus ample connaissance, vous ne croyez pas ? Après tout, au train où vont les choses, on est partis pour rester ensemble un bout de temps. Quand j'y pense, la façon dont ça s'est fait est drôle. On ne se connait pas et il me propose naturellement de nous dépêcher de trouver un endroit où dormir, comme si ça coulait de source. Bien sûr, ce n'est pas la première fois que je dors dehors et ce genre de choses m'arrive souvent (les assoiffés d'aventure de mon genre rencontrent tout un tas de gens sur les routes). Mais la façon dont ça s'est fait n'a pas quelque chose de bizarre, quand même ? Bon, d'accord, j'étais la seule âme vivante à des tatrolls à la ronde. Mais peut-être que ce n'était pas un hasard. Et s'il était venu pour moi ? Ça fait trop de temps que je n'ai pas eu affaire aux Sangraves. Ils se font discrets, mais je sais qu'ils ne dorment pas pour autant. Et s'il n'avait attendu que l'attaque de cette bête... pour se présenter sous un jour de preux chevalier maladroit à mes yeux ? Peut-être que ce n'est même pas sa véritable apparence. C'est facile de se faire passer pour un beau gosse avec la magie. On ne peut jamais savoir.

Quoi qu'il en soit, je suis rassurée. Je ne perds pas le Nord. Je suis peut-être un peu paranoïaque sur les bords (un peu), mais au moins je ne mourrai pas bêtement parce que je suis tombée tête la première dans un piège aussi grossier que celui-ci. Sangrave ou quoi, rira bien qui rira le dernier, mon coco. J'ai plus de ressources que tu ne t'en doutes.

Peut-être que je me trompe complètement. Ce ne serait pas la première fois. Mais je ne crois pas au coup du sort. En attendant, je n'ai qu'à continuer de me comporter normalement.

-Tu sais combien il y a de tatrolls jusqu'à ton hameau ?
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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Jeu 20 Fév 2014 - 14:04

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What happen at night...

Des ondes d’inquiétudes me parviennent dans le corps et me mettent mal à l’aise. Discrètement, je pivote ma tête vers ma compagne (puis-je l’appeler comme ça) et perçois son embarras qui déteint immédiatement sur moi. Elle pense à quelque chose, je ne sais trop quoi, qui n’est pas agréable vu son expression du visage. Les yeux plissés, elle continue à avancer à mes côtés dans le bois de marécages brumeux, puis s’étire lentement les bras. Une tension indescriptible règne, un mélange de confusion et de gêne. Cette fille incroyablement belle aux cheveux soyeux comme un tissu que seuls les riches rois peuvent se permettre d’utiliser s’apprête à dormir avec moi alors que l’on ne se connaît pas. Juste le hasard. Juste l’aventure.
L’incorruptible blanc n’arrange pas plus les choses et ne nous met point plus à l’aise. On entend uniquement le bruit de nos chaussures qui s’enfoncent dans la terre mouillée. Des petites fleurs fanées restent accrochées à mes godasses, ce qui m’énerve particulièrement, même si ce n’est pas très dérangeant pour marcher, étant donné que je me trouve dans des marais.

Pouich, pouich  Bon Dieu que ça m’énerve ! Rageur, j’arrache une pauvre petite branche à un arbre sur le point de mourir et racle toutes les petites feuilles et morceaux de terre qui restent accrochés à mes baskets. Intimidé, je jette un coup d’œil vers la louve qui me dévisage. Je parais pour un gros maniaque, à prendre la peine de nettoyer mes chaussures alors que nous sommes loin d’en avoir fini avec ces marécages.

« Bon, et sinon tu fais quoi dans la vie ? » me demanda enfin L’ilne pour briser le silence.

En me demandant ça, elle détourne son attention du trajet, et, le brouillard n’étant pas d’une grande aide, elle n’aperçoit pas le trou qui se trouve juste devant elle. Je lui dis alors en élevant la voix de faire attention, mais le temps que l’information parvienne à son cerveau, elle sera déjà tombée dans la fosse. Mouvement de réflexe, je l’attire alors vers moi, et nous nous retrouvons à une distance très approximative l’un de l’autre… Peut-être que seulement un demi-centimètre nous sépare uniquement. Gêné, je la repousse alors.

« Hum, désolé, il y avait un trou devant toi et… »

Je ne prends pas la peine de me justifier et continue aussitôt en répondant hâtivement à sa question.

« Bref, aucune importance. Je ne fais rien de ma vie. C’est juste une sorte d’aventure excitante et effrayante à la fois ; je suis à la recherche de mon fils et de sa maudite mère. Et toi donc ? »

Je m’arrête là, ne lui fournissant pas plus d’explications, après tout je ne la connais que depuis une heure tout au plus.
Dans le silence, nous reprenons notre marche qui semble infinie, qui n’a l’air de jamais vouloir s’arrêter. La louve semble ne pas vouloir répondre à ma question, car j’attends sa réponse depuis déjà au moins un bon quart d’heure. Je souffle, épuisé par le trajet, ne demandant juste qu’un peu de repos, et ennuyé par cette « promenade » horriblement barbante. Soit cette fille n’a pas envie de me parler, soit c’est moi qui ne veux pas lui parler, mais nous n’avons pas l’air d’être faits pour nous entendre. Elle ne me paraît pas intéressante. De toute façon, que je le veuille ou non, je dois faire avec car vu notre situation, nous sommes bien condamnés à rester ensemble pendant au moins deux bons jours, si on ne veut pas pourrir tous seuls dans ce vieux Gandis.
Elle me demande alors à combien de tatrolls nous sommes de mon petit hameau. Je n’en ai aucune idée, je ne me fatigue donc pas à lui répondre, et sors une clope. Je dois m’y reprendre plusieurs fois pour réussir à allumer mon briquet, puis avale une grande bouffée de tabac. En levant la tête vers le ciel, je rejette la fumée par la bouche et le nez. C’est alors que j’aperçois au loin, très loin, une grande bâtisse.

« Eh, soit c’est des illusions d’optique, soit le brouillard me confond la vue, mais je crois bien apercevoir le toit d’une maison au loin. »














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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Dim 2 Mar 2014 - 12:16

Austin m'attire brusquement contre lui. Gnééé ? Qu'est-ce qu'il lui prend ? Il me repousse ensuite, visiblement gêné. Je le dévisage, surprise. Tu sais, il y a d'autres manières de faire la cour à une fille, bonhomme. Il bredouille une histoire de trou. Euh, oui, pourquoi pas. Je ne sais pas si cette manie de jouer aux preux chevaliers avec moi m'agace ou m'amuse. Je crois que ça ne me déplaît pas. Austin est maladroit, mais mignon.

-Bref, aucune importance. Je ne fais rien de ma vie. C’est juste une sorte d’aventure excitante et effrayante à la fois ; je suis à la recherche de mon fils et de sa maudite mère. Et toi donc ?

-Oh, je lâche.

C'est drôle, je ne le voyais pas en brave papa remuant ciel et terre pour retrouver sa famille. Et merde, ça veut dire qu'il est pris... Enfin, il n'a pas l'air très pressé de revoir sa copine. Peut-être que ce n'est même plus sa copine... Oh, la ferme, L'ilne, tu n'es pas là pour ça.

-Eh bien, bonne chance dans ta quête, je murmure ensuite en jetant des coups d'oeil inquiets aux alentours. J'ai l'impression qu'une bête rôde non loin. Moi, je... barf, je ne fais rien d'intéressant.

Je ne sais pas où j'ai été chercher une réponse aussi nulle, mais passons. Ces marais ne sont pas aussi calmes qu'ils en ont l'air. La créature qui m'a attaquée tout-à-l'heure en est la preuve. J'en ai assez qu'Austin ait le rôle du sauveur (avec un brin de raté, soit dit en passant), je ne suis pas assez attentive. Bon, à partir de maintenant, je fais attention où je mets les pieds.

La conversation s'arrête avec autant de mollesse qu'elle a démarré. Je me demande si ce que je dis est si ennuyeux que ça. Ou peut-être qu'il ne m'a simplement pas entendue, j'ai parlé bas. Ce serait ma veine d'être tobmée sur un Pr. Tournesol.

Quand je lui demande au bout d'un moment combien de tatrolls nous reste-il jusqu'à notre destination, il se contente de sortir une cigarette. ...D'accord, la vérité est qu'il me snobe. Quel personnage sympathique ! J'ai horreur de ça, et je m'aperçois que j'ai aussi horreur de l'odeur du tabac. C'est un loup pourtant, ça devrait le déranger. En même temps, j'ai l'impression que ses sens ne sont pas au top.

-Eh, soit c’est des illusions d’optique, soit le brouillard me confond la vue, mais je crois bien apercevoir le toit d’une maison au loin.

Bonnn, d'accord, il est quand même sacrément mignon quand il lève la tête au ciel en sortant des phrases comme ça. Peut-être qu'il ne fait pas exprès d'être aussi exaspérant. Quoi qu'il en soit, nous voilà presque arrivés, et je peux vous dire que c'est une bonne nouvelle. J'en ai assez de cette ambiance mal à l'aise.

Ni une ni deux, nous atteignons le fameux hameau. Il ne s'agit pas de plus de quatre ou cinq maisons, ou devrais-je dire ruines, dont la pierre semble avoir été grossièrement taillée il y a des centaines d'années. Le travail est grossier, mais solide. Ou il devait l'être. Il ne reste plus grand-chose, et ces bâtiments doivent correspondre à des maisonnettes, mais je les trouve gigantesques. Rappelez-vous que nous sommes au pays des géants. C'est l'abri rêvé pour la nuit. Finalement, Austin n'est pas si bête que ça. Enfin, peut-être.

-OK, je m'incline, je lance, impressionnée, tandis que nous dépassons la première bâtisse. T'avais raison, c'est l'hôtel cinq étoiles, ici.

Je m'installe sur ce qui ressemble à un muret pour nous et qui fait partie d'une maison dont deux des murs se sont entièrement effondrés. Je tends le cou. Il ne reste quasi rien du plafond, mais il avait aussi raison en parlant de l'instabilité de ces restes. Ça pourrait bien nous tomber dessus pendant la nuit. Peut-être qu'on ferait mieux de dormir à ciel découvert. Assise à califourchon sur le semblant de muret, j'ouvre mon sac à dos devant moi.

-Baon, et pour le resto, j'ai des converses, des converses et des conserves. Mais magiques, hein, attention, c'est superbement... conservé. Ragoût de kré-kré-kré et mroums au sirop, et je cuisine comme une nouille. J'aurais peut-être dû découper la carcasse de la bête bizarre de tout-à-l'heure, tu penses qu'on va en avoir pour longtemps avant de sortir de là ?

Sortir de là... Je m'aperçois un peu tard que ça signifie que je peux dire adieu à mes rêves de sortcelière. C'est dégueulasse, c'est toujours les mêmes qui sont favorisés. Le type qui a écrit ce grimoire est un fils de harpie sadique. Il s'est bien foutu de ma gueule. Je soupire, en espérant que Monsieur le preux chevalier se montre un poil plus ouvert.

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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Mer 19 Mar 2014 - 17:04





LOST.






feat. L'ILNE
« Il y a une différence entre le coeur d'un humain et le mien. Le coeur humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j'ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d'eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l'une et l'autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l'intelligence de mourir. » Markus Zusak

Un sourire aux lèvres, j’accélère le pas, m’apercevant que j’ai bel et bien raison. Le hameau s’étend devant nous, considéré comme petit pour les géants, considéré comme immense pour nous. Je tourne la tête vers ma belle compagnie, me régalant de son air émerveillé. Eh oui ma chérie, depuis le début tu me prends pour un sombre idiot, mais l’idiotie peut parfois être surprenante.

Satisfait, je déguste ses farouches paroles fascinées :

« OK, je m'incline. T'avais raison, c'est l'hôtel cinq étoiles, ici. »

Il nous fallut cependant quelques minutes pour dépasser deux, trois maisons. Je perdais la notion de la grandeur dans ce pays, mais j’étais quasiment sûr que ce n’était qu’un petit village campagnard. Les autres villes et habitats de ces monstres avaient tendance à être bien plus massifs, dans les souvenirs flous qu’il me restait des deux jours qui avaient précédés celui-ci. Effectivement, ravagé par la fatigue, ma mémoire prenait ses ailes et s’envolaient tendrement, laissant derrière elle des abîmes au fond de mon cerveau.

Tandis que j’étais dans mes pensées, tentant de raviver mes souvenirs, je me rends compte que L’ilne tâte un mur assez bas, suffisamment pour que nous puissions y monter sans user de nos pouvoirs surnaturels, pour vérifier sa résistance. Visiblement satisfaite, elle se hisse dessus, gigote un peu dans tous les sens, et lève la tête vers le ciel à moitié à découvert, observant le restant de poutres instables. La plus grosse partie du toit, les tuiles et tout le reste, se sont effondrés. A en voir sa grimace, je devine qu’elle pense au fait que c’est peut-être une mauvaise idée de dormir sous un toit, étant donné l’instabilité des maisons.

Désormais assise à califourchon, elle ouvre son sac et farfouille dedans, m’énumérant une multitude de choses en même temps :

« Baon, et pour le resto, j'ai des converses, des converses et des conserves. Mais magiques, hein, attention, c'est superbement... conservé. Ragoût de kré-kré-kré et mroums au sirop, et je cuisine comme une nouille. J'aurais peut-être dû découper la carcasse de la bête bizarre de tout-à-l ‘heure, tu penses qu'on va en avoir pour longtemps avant de sortir de là ? »

Des converses, des converses et des conserves. Nerveuse, elle avait sûrement dû s’emmêler dans son vocabulaire, mais cet étourdissement m’arrache un sourire, et je ne peux m’empêcher de la taquiner, même si elle vient de me poser une question bien plus intéressante :

« Ah ouais, tu manges des chaussures toi ? Ahahah, tu as dû t’embrouiller, les converses sont des chaussures terriennes il me semble ! »

Je lui fais un clin d’œil et lance un dernier rire forcé.
Méditant sur sa requête, me demandant effectivement combien de temps nous allions rester coincés ici, les conditions météo n’étant pas favorables à notre départ, je me disperse du centre de la conversation, ou plutôt de mon interlocutrice. Lorsque je relève alors la tête, ses mains sont blanches, le sang ayant du mal à circuler, et elle les presse durement contre le muret. Ses cheveux ondulant sur les côtés de son visage, je n’arrive pas à discerner son expression. Lentement, je la dégage de sa lourde chevelure que je dépose derrière ses épaules. Elle regarde dans le vide, son teint vire au vert, elle a très mauvaise mine, elle semble malade.

« L’ilne ?! Ça ne va pas ?! »

J’attends quelques secondes, peut-être cinq. Cinq secondes de trop, cinq secondes sans réponse. Je déteste voir les gens mal.














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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Dim 13 Avr 2014 - 17:30

>.< :
 


Bon sang, j'ai la tête qui tourne tout d'un coup... J'aurais dû manger un peu plus ce matin. Pourtant, il me semble que j'ai quasiment avalé un éléphant avant de partir. Bah, ça va passer. J'essaie de me concentrer sur Austin qui curieusement me parle de chaussures, mais je n'arrive pas à comprendre ce qu'il raconte. Il faudrait que je m'allonge. Mais non, ce n'est sûrement qu'un mal de tête, je ne vais pas me laisser abattre par ça. Encore moins devant Austin. Allez quoi, t'en as vu de plus dures que ça, L'ilnou...

Une main rassemble les cheveux qui tombent devant mes yeux. Austin me dévisage sans cacher son inquiétude. J'aimerais lui sourire pour le rassurer, mais je me sens trop mal pour y parvenir. Je suis pathétique. Je me rends compte que mes doigts sont blancs à force de les serrer autour des pierres du muret.

-L’ilne ?! Ça ne va pas ?!

Je l'entends parler, mais il est trop lointain pour que je lui réponde. Hé, qu'est-ce que c'est que cette vague de chaleur ? On ne croirait pas que ça cogne autant à Gandis. Je m'applique à respirer. Merde, que ça s'arrête. Allez.

-Fait chaud... j'articule faiblement.

Je passe une jambe au-dessus de mon siège improvisé pour me laisser tomber plus ou moins souplement le long du muret. En fait, je tombe comme une masse, et j'ai même un peu mal aux fesses, mais ça n'a pas d'importance. Ma tête me lancine atrocement. Et à la façon dont Austin m'observe, ça doit se voir.

-Hé, je sais, je ressemble à un zombie, mais me regarde pas comme ça.

Je ferme les yeux quelques secondes. Je pensais que m'adosser contre quelque chose me ferait me sentir mieux, mais ça ne change pas grand-chose. Bon sang... J'ai l'impression d'être à deux doigts de tomber dans les pommes. En tout cas, je vois les chandelles.

-Merde... Qu'est-ce qui m'arrive ?

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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Mar 28 Avr 2015 - 14:50





LOST.







feat. L'ILNE
« Il y a une différence entre le coeur d'un humain et le mien. Le coeur humain est une ligne, tandis que le mien est un cercle, et j'ai la capacité infinie de me trouver au bon moment au bon endroit. En conséquence, je trouve toujours des humains au meilleur et au pire d'eux-mêmes. Je vois leur beauté et leur laideur, et je me demande comment une même chose peut réunir l'une et l'autre. Reste que je les envie sur un point. Les humains ont au moins l'intelligence de mourir. » Markus Zusak

« Fait chaud… » parvient-elle à chuchoter péniblement, avant de se placer de manière à descendre sans difficultés du muret. Avant que je n’ai le temps de m’avancer et de la soutenir afin de l’aider- me doutant bien qu’elle allait mal se réceptionner- elle dégringole et atterrit violemment sur le sol terreux et poussiéreux, parsemé de petits cailloux.

Ne cherchant pas à la mettre mal à l’aise ni à l’inquiéter davantage qu’elle ne l’est sûrement par rapport à son état actuel, je me contente de m’accroupir à ses côtés, sans rien dire, simplement en la regardant de manière insistante.

« Hé, je sais, je ressemble à un zombie, mais me regarde pas comme ça. » dit-elle avant de fermer les yeux quelques secondes. Elle les ouvra à nouveau, et murmura « Merde... Qu'est-ce qui m'arrive ? ».

Alors que je m’apprêtais à poser des questions à L’ilne de manière à en savoir davantage sur ce qui lui arrivait, j’entendis un grondement. Je crus tout d’abord à la présence d’un géant ou autre créature, puis je réalisai qu’il s’agissait simplement de l’orage qui se faisait menaçant. Je levai la tête et constatai qu’il était sérieusement dangereux de rester sous les poutres instables avec de telles intempéries. Il était peut-être temps pour moi de prendre la situation en main. Je ne pouvais pas prendre le risque de rester avec cette jeune louve qui était dans un pitre état dans cet endroit.

Sans poser de questions, je passai mon bras droit sous les frêles genoux de L’ilne, et le bras gauche dans son dos, avant de la soulever brusquement. Pressé de déguerpir, j’entamai une marche rapide sous la pluie qui se faisait de plus en plus forte.

« Désolé L’ilne, mais ce n’est pas prudent de rester dans un endroit aussi peu sécurisé alors que tu es dans un tel état. Mieux vaut trouver un abri sûr. Maintenant, j’aimerais bien découvrir ce qui t’arrive. Pourquoi te sens-tu si mal ? As-tu ingurgité quelque chose de toxique récemment ? »

L’ilne étant plutôt faible, je vis bien que je n’obtiendrais pas de réponses avant quelques minutes ; elle semblait avoir du mal à trouver ses mots et à les prononcer. J’envisageais alors de mon côté toutes les réponses plausibles à la situation. Peut-être avait-elle attrapé un virus lorsque nous étions dans les marais, ou alors simplement un rhume ? Peut-être n’a-t-elle au contraire pas mangé depuis un certain temps et fait alors une crise d’hypoglycémie ? Peut-être a-t-elle consommé des substances stupéfiantes, pas vraiment recommandées ? Ou alors…

Mais oui ! Bien sûr ! Eurêka ! Lorsque j’ai aperçu L’ilne de loin pour la première fois, elle mijotait je ne sais trop quoi avec un réchaud. Sûrement une potion. Ah mais oui ! Ça me revient ! Avec ce qui nous arrive, j’avais oublié qu’elle avait, un peu plus tôt, fait allusion au fait qu’elle n’était malheureusement pas dotée de magie, et elle semblait en être déçue. Et il est vrai que j’avais entendu dire que les roses du marais avaient pour vertu de faire don de magie à un quelqu’un qui en était démuni, mais pour cela il fallait les préparer dans une potion complexe et spéciale. L’ilne avait évidemment dû faire l’erreur d’essayer de la préparer, et s’était sûrement trompée dans la recette. Incontestablement, elle avait bu la potion, et en était maintenant malade.

Je m’arrêtai alors et la déposai sur le sol. Toujours en la soutenant, je lui expliquai :

« Tu as bu cette potion que tu étais en train de préparer lorsque je t’ai croisé, n’est-ce pas ? C’était une potion à base des roses pour obtenir de la magie ? Tu n’aurais pas dû. Soit tu as mal préparé la recette, soit effectivement, cette histoire n’est que foutaises. Dans tous les cas, si tu as bien avalé quelque chose de nuisible à ta santé, tu ferais mieux de te faire vomir, maintenant. C’est le mieux. Ne te préoccupe pas de ma présence. »

Ok, j’ai conscience que ce que je lui demandais était un peu humiliant pour une fille, surtout qu’on venait à peine de se rencontrer. Pour lui montrer ma conviction, je croisai les bras, et attendis, trempé sous la pluie.












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MessageSujet: Re: Don't worry, I am your prince charming.   Sam 2 Mai 2015 - 22:42

Qu'est-ce qu'il fait chaud. Il ne faisait pas si chaud tout-à-l'heure, si ? Je ne sais plus trop. Tout est flou autour de moi, et il y a ce crétin de marteau-piqueur qui a décidé de massacrer ma tête. Si quelqu'un pouvait le prier d'arrêter, ce serait gentil. Austin peut-être. S'il-te-plait Austin. Je suis sur le point de lui demande, mais la question me parait soudain stupide et tout s'embrouille dans ma bouche. Je dois être pitoyable à voir. Je n'ai pas très bien compris ce qui s'est passé. Je crois qu'Austin m'a allongée. Non. On bouge. Ça veut dire qu'il me porte. Par tous les dieux d'Autremonde, c'est pire que pitoyable. Je me fais ballotter comme un sac à patates. Mais c'est gentil de sa part... j'imagine qu'il faudra que je le remercie plus tard. Quand j'aurai retrouvé un cerveau un peu moins chaotique. Je vous jure, c'est vraiment le bordel là-dedans. Ne vous étonnez pas si mes pensées ne sont pas toutes cohérentes. Il n'y a que deux choses sur lesquelles j'arrive à me concentrer à peu près. Le marteau-piqueur. (Quoique lui c'est pas volontaire.) Et la présence d'Austin. Si je fais un effort et que je lève la tête, je vois très bien son visage. C'est la première fois qu'on est aussi proches d'ailleurs. C'est assez gênant finalement, j'imaginais autre chose tout-à-l'heure... Mais je peux vous dire qu'il est vraiment adorable.

Ça y est. Il me pose. Wouch, même ça est douloureux. C'est tellement humiliant d'être dans un tel état de faiblesse. D'un autre côté, si Austin n'avait pas été là pour jouer les chevaliers servants (finalement, il aura réussi à me sauver la vie), j'aurais été mal. Encore plus, je veux dire. Fait chier. Ça veut dire que je vais lui être redevable. Quoique... Je lui ai pas déjà sauvé la vie tout-à-l'heure ? Ou alors c'était lui qui essayait et puis... Je sais plus. Réfléchir me donne encore plus la migraine.

Il est en train de me poser une question. Je crois qu'il m'en a déjà posé une tout-à-l'heure, mais j'étais trop dans les vapes pour comprendre. Je sais je sais, c'est pitoyable, avec un peu de chance il n'aura pas remarqué. En même temps il parle beaucoup, c'est compliqué à suivre. Il parle de recette... Il a dit plusieurs fois le mot "potion". Et "roses". Oh merde, ça voudrait dire que c'est la faute de cette putain de potion censée m'apporter des pouvoirs ? Quelle con...

« ...tu ferais mieux de te faire vomir, maintenant. C’est le mieux. Ne te préoccupe pas de ma présence. »

Je suis déjà sur le point de te dégobiller dessus, sweetheart. C'est assez dégueulasse, mais bon, au point où j'en suis... Je me hisse sur les coudes, m'enfonce deux doigts dans la gorge et le reste vient tout seul. Je vomis tout le contenu de mon estomac en essayant de ne pas m'en mettre partout. Et j'ai rien pour me rincer, en plus.

« Putain. »

Finalement, on dirait que j'arrive à parler plutôt bien. J'espère qu'Austin a raison et que ça va aller mieux maintenant. En attendant, j'ai toujours autant mal à la tête. Je me tourne quand même vers lui (sans oser imaginer la tête que je dois avoir) :

« Merci. »

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