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 You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)

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Lucie Rubis Scarlett


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Age du personnage : 23 ans

Familier : No magie in moi. Sorry for toi
Couleur de magie : Hé tu sais pas lire? Faut que j'écrive N O N S O sur mon front pour que tu comprennes?
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Batteuse sans emploi
Résidence : Tingapour
Dans le sac : Mes baguettes de batterie, des petits trucs volés à droite à gauche, la bague de ma grand mère.

Affinités : Grand-mère: Pour toujours, ma confidente.

Faustine: Hum... comment dire..

MessageSujet: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Dim 5 Mai 2013 - 16:40














♦ You make a storm in my heart... ♦



Je suis en transe. Mes baguettes deviennent le prolongement de mes bras. Je laisse le rythme m'envahir, prendre possession de la totalité des cellules de mon corps. Le bruit de la grosse caisse sonne comme un impact incessant dans ma tête. Les cymbales, comme autant de clochettes, me font frissonner. Je ne fais plus qu'un avec ma batterie. Comme tant de fois auparavant.

Quand je m'arrête, un grand vide m'envahit. Brusquement. Un grand vide de silence. J'inspire, me laisse aller en arrière, puis expire lentement. Petit rituel, le même depuis que j'ai douze ans. Une façon de retourner au monde réel. Un monde que j'ai tendance à vouloir oublier.
Quand je rouvre les yeux, je ne peux m'empêcher de sourire. Ma batterie m'avait tellement manqué. Bon sang, mais comment ai-je pu vivre sans ?

Je promène le regard sur ce qui est désormais mon chez-moi. Un tout petit appart, mais lumineux et agréable. Et insonorisé, surtout. Je m'étire, toute ankylosée. Trois jours que je suis arrivée à Omois. Trois jours que je ne suis même pas sortie. La peur de l'inconnu ? Peut être. Mais bon, Omois ne peut pas être si différente de Paris, si ? J'entends presque ma grand mère me lancer : « Mais qu'est-ce que tu fiches ma fille ! Allez, file dehors, et plus vite que ça ! »

Malgré moi, je souris. C'est vrai qu'elle me manque. Et puis, je suis seule, dans cette grande ville. Il n'y a plus le fait que je connaisse bien la ville pour me protéger. Ma carapace se fissure. Et maintenant, j'ai envie de rencontrer des gens. Alors je sors. De toute façon, il est inutile de discuter avec Grand mère.

Une fois dehors, je m'aperçois à quel point j'avais tort. Omois n'a rien à voir avec Paris. Tout est différent. Et ce n'est pas seulement le fait que des tapis volent dans les airs et que des gens se baladent avec un lion ou un tigre à côté d'eux. Non, rien que l'agitation et l'esprit de la ville sont différents. On sent une ambiance... magique dans l'air. Il fait nuit. Je ne sais même pas quelle heure il est, et je m'en fiche. Je pourrais rester dehors comme ça, des heures, au milieu de la rue, juste pour regarder ces gens passer. Mais je me force à continuer. Ce n'est pas en restant plantée comme un poireau au milieu de la chaussée que je vais rencontrer des gens.

A force de marcher au hasard, j'arrive devant une boîte de nuit. Je ne savais pas qu'ils en avaient aussi sur Autre Monde. Soudainement, je me sens prise d'une envie furieuse de danser, de faire la fête. Ce sera l'occasion de fêter mon arrivée sur ma planète. J'entre, paie l'entrée et me dirige vers la piste. Je ne danse pas tout de suite, j'écoute la musique que les enceintes diffusent à plein tube. A ma grande surprise, j'en reconnais certaines. Il y a des musiques terriennes ! De la vraie bonne musique terrienne !

Je m'élance sur la piste, me fonds dans la masse des danseurs et laisse la musique entrer en moi. Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas dansé comme ça ! Mes hanches suivent parfaitement le rythme de la musique. Les bras au dessus de la tête, je laisse le rythme faire vibrer mon corps entier. Dans la masse des gens, humains ou non, je passe totalement inaperçue. Pour une fois, ça ne me gêne pas. Je transpire, je commence à avoir chaud. Je me fraie un chemin parmi la masse de danseurs. J'en profite pour piquer un ou deux porte-feuilles au passage, autant en profiter. J'espère juste qu'ils n'ont pas mis d'alarme magique dessus. Ce serait con de se faire choper le premier jour de sortie.

Je croise un ou deux elfes qui dansent avec une grâce féline. Ce sont eux qu'on remarque le plus. Moi même je passe quelques minutes à les contempler, fascinée, avant de reprendre mes esprits. Pas de vampyrs pour ce soir. Dommage, j'aurais aimé voir à quoi ils ressemblent.

Arrivée au bar, j'hésite devant la carte des boissons, avec des noms tout aussi étranges les uns que les autres. J'opte finalement pour le Tzinpaf, le seul nom qui me dise quelque chose. Alors que je sirote, j'entraperçois du coin de l’œil, un éclair roux lumineux qui me fait me retourner.

C'est une fille, rousse, des cheveux qui brillent sous la lumière magique. Elle détonne réellement au milieu de tous ces gens. Très jolie. Elle est assise au bar. Étrange, j'ai l'impression de l'avoir déjà vue. Elle a l'air sympa. Enfin, vue de dos, en tout cas. Pour un peu, j'irais lui parler. Et puis, après tout, j'étais venue là pour rencontrer un peu de monde, à la base. J'hésite. Est-ce que je l'aborde ? Elle va peut être croire que je la drague. Ce qui n'est absolument pas mon intention. Je n'ai jamais douté de mes orientations sexuelles, croyez le bien.

Je m'avance, presque sans m'en rendre compte, puis une fois derrière elle, lui tapote le dos et lui lance en hurlant, pour couvrir le bruit de la musique :

« Excusez-moi, vous sauriez quelle heure il est ? »

C'est seulement après que je réalise. Bordel, mais où est-ce-que je suis allée chercher ça ? Mon Dieu. Je lui ai demandé l'heure. La phrase fétiche des mecs qui veulent draguer. Et encore, je ne suis pas un mec. Quelle conne. Mais quelle conne.






~Le rouge est plus qu'une couleur. C'est un état d'esprit. ~Rubis ♦
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Pearl E. Hawkins


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MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Dim 5 Mai 2013 - 20:38

You make a storm in my heart...
Is that love ?



Le bonheur, la transe. Elle est saoule, et se déchaîne. Sa vie est un désastre, tout ce qu'elle désire reste impossible. La jeune rousse dont les boucles volent dans tous les sens danse de manière provocante, habillée d'une petite robe de soirée moulante, à bustier, taillée d'un grand décolleté, et qui est tellement courte que lorsqu'elle se baisse, on peut voir son string. A première vue, on croirait que c'est une fille vulgaire, prête à se prostituer. Mais, en vérité, c'est une petite terrienne pleine de force, mais douce, et qui possède de nombreuses faces cachées.

Pieds dans mes talons hauts, debout sur une estrade assez élevée au milieu de la piste de danse, je fais rouler mes hanches, encore et encore, danse de façon sexy et attirante. Tout le monde crie autour de moi dans la boîte, et des coquins de garçons essaient de me toucher. Uniquement un garçon torse nu et gaulé comme un dieu ose et monte sur l'estrade avec moi. Il m'attrape par les hanches et danse derrière moi, collé à mon popotin qui se déchaîne. Ce soir je suis tout sauf discrète.
Soudainement, je me retourne face à lui, et l'embrasse langoureusement sans réfléchir.
L'homme le comprend tout autrement, m'attrape et me porte, et m'emmène dans les toilettes. Totalement saoulée, je me laisse faire. Il entre dans un des compartiments, et commence à m'embrasser partout. Je sens une main glisser dans mon dos, ma robe est détachée.

- Arrête... dis-je d'une voix faible.

Il sort un cachet de sa poche, et me l'enfourne dans ma bouche. Trop faible après m'être déchaînée et avoir trop bu, je l'avale sans m'en rendre compte. L'homme met une main sur mes fesses et tente de me déshabiller entièrement. Je pleure, je ne sais que faire, je n'ai pas de force pour me débattre. Le cachet fait de plus en plus effet, un effet de drogue. Je me sens en transe, je suis fatiguée, épuisée, vidée de toute force. Mon maquillage ce soir noir coule.

Soudainement, je ne sens plus l'homme contre moi. J'entends des cris, des bruits de coups. Puis, un homme me ramasse par terre, et me dépose au bar. J'entends une voix masculine et floue qui dit au barman :

- Donnez-lui quelque chose de fort, un bon remontant.

Je sens un coton mouillé essuyer mes joues, sûrement le maquillage qui avait coulé. Je devais sûrement ressembler à un raton laveur. Je continue à sangloter, et serre dans mes bras la personne qui m'a aidé comme ça. J'aimerais bien savoir qui a eu la gentillesse de s'occuper de moi ainsi. Mes yeux sont pourtant ouverts, mais je ne perçois rien, ma vue est totalement floue.
Puis, l'homme qui m'a aidé me met une paille dans la bouche, et s'en va, je ne sens plus sa présence autour de moi. Je bois, sans connaissance, et recouvre la vue au bout d'une certaine quantité d'alcool avalée.

- Excusez-moi, vous sauriez quelle heure il est ?

Une voix résonne derrière moi. Je me retourne, et me retrouve face à une fille à peine plus âgée que moi, grande, fine, avec un visage absolument divin : des yeux noirs énormément maquillés, de jolis traits, et une belle chevelure noire teinte de mèches rouges. Quand je la vois, mon cœur se met à battre à cent à l'heure, je ne sais pas pourquoi, mais c'est incontrôlable. Puis, en un quart de secondes, je repense à ma rencontre avec Soren, qui lui aussi a essayé de m'avoir dans son lit, mais plus gentiment, puis quand j'ai découvert qu'il était en réalité un chasseur de prime, et quand il m'a amené sur le Blue Terror. C'est là que j'ai découvert qu'il avait une petite amie, Deino, la capitaine du bateau, une pirate. A partir de ce moment, j'ai été jalouse, jalouse, alors que Soren était sensé être mon meilleur ami. Un sentiment d'amour. Mais je n'avais pas ressenti la même chose que je viens de ressentir pour cette fille. J'ai l'impression que mon cerveau me force à oublier Soren, et à mettre le focus sur cette fille qui m'est pourtant inconnue mais qui est sublime.

Finalement, je me résigne. Ça doit juste être un des effets de l'alcool ou de la drogue du sale pervers qui m'a violée.
Je m'apprête à répondre à la fille, mais je tremble, j'ai des frissons, mon cœur se contracte, et je me remets à pleurer. Se faire violer, ce n'est pas rien, et je sens que cette histoire va me hanter et me bouleverser pendant très longtemps.

- Je ne sais pas, je ne sais rien, je ne comprends rien... Je dansais... embrassé... fesses... drogue... et piiis le noir coule... un monsieur... aide... coups... tabasse... remontant... coton... me lamentai-je incompréhensiblement, et en pleurant toutes les larmes de mon corps.

J'ai envie de fumer, pour me soulager. C'est justement Soren qui m'y a fait goûté. Depuis, impossible de m'en séparer. C'est devenu une véritable addiction.
Je commence à paniquer, voulant absolument une clope. Je gigote dans tous les sens sur mon tabouret, cherche sur le bar, mets mes mains dans les poches de la fille qui m'a abordée, désespérément à la recherche de fumée. Ne trouvant rien, je mets ma tête dans mes mains et pleure de plus belle. Je me lamente. Rien ne va dans ma vie. Tout ce que je veux faire, tout ce que je tente, tout ce dont j'ai besoin m'échappe. J'ai envie de rentrer chez moi... De retrouver ma mère... De me réconcilier avec elle... et de me faire câliner et pouponner. Seulement, ça aussi c'est impossible. Je trouverais bien Soren également, lui seul me comprend, lui seul pourrait me réconforter. Seulement, lui aussi, il est sur le bateau avec Deino. Rien que la sensation de chaleur et de protection que je ressens quand il me prend dans ses bras me donne l'impression d'être avec lui. J'entends déjà ses paroles réconfortantes dans ma tête. Lui, il aurait une clope pour moi. Il me donnerait ce dont j'ai besoin. Il m'aiderait.
C'est à ces pensées que je me rends compte que mon soi-disant coup de cœur pour Soren n'était qu'une excuse car j'avais peur de le perdre maintenant qu'il était avec Deino. En vérité, Soren est pour moi un grand frère sur lequel je pourrai toujours compter, un être à ne pas perdre. J'ai envie de le retrouver, je stresse encore plus, à l'idée que je ne pourrais sûrement pas le revoir avant longtemps, maintenant qu'il habite sur un bateau de pirates.












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Lucie Rubis Scarlett


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MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Mar 7 Mai 2013 - 20:18














♦ You make a storm in my heart... ♦


Elle se retourne brusquement, me regarde sans me voir d'un air farouche, apeuré. Ses yeux sont mouillés de larmes, son maquillage a coulé. En la voyant, je me sens encore plus conne. Mais qu'est-ce que je suis venue la faire chier avec mon heure ? Elle ouvre la bouche pour me répondre, mais elle se met soudainement à trembler, puis à pleurer. Comme une petite fille. Elle a un air si fragile, si désemparé que j'ai brusquement envie de la prendre dans mes bras. Et, même avec son maquillage de raton laveur, ses yeux rendus flous par la drogue, même si elle est ivre, je la trouve vraiment, vraiment belle. Elle se met à bafouiller lamentablement :

-Je ne sais pas, je ne sais rien, je ne comprends rien... Je dansais... embrassé... fesses... drogue... et piiis le noir coule... un monsieur... aide... coups... tabasse... remontant... coton...

Je ne comprends rien de ce qu'elle me dit, mais ça a l'air grave. Les mots drogue, coups et tabasse me font frémir malgré moi. Tout ça sent l'agression à plein nez. Il faut toujours que je mette le nez là où il ne faut pas. Je ne cherche pas à plus comprendre ce qu'elle m'a dit, j'en ai entendu assez. Elle pleure de plus en plus, et commence à paniquer. Un effet de la drogue, que je reconnais pour avoir observé. Plusieurs fois. Elle me fait reprendre mes esprits quand elle fouille dans mes poches. Je n'ai pas le temps de réagir. Ses doigts fins effleurent les deux portefeuilles et ressortent, n'ayant apparemment trouvé ce qu'ils cherchaient. C'est bien la première fois qu'on me fait les poches, tiens. Elle se remet à pleurer de plus belle, la tête entre les mains. Elle semble perdue dans de multiples souvenirs qui me sont inconnus.

Presque sans m'en rendre compte, je m'assois à côté d'elle, et me met à lui caresser les cheveux d'un geste presque... non, pas maternel. C'est plus fort que ça. Je ne saurais pas le définir. Pas encore.
Et pendant que je lui murmure des mots sans queue ni tête pour la rassurer, je réfléchis. Il est hors de question que je la laisse ici, surtout dans cet état. En plus, qui sait, le type qui l'a agressée n'est peut être même pas parti. Sans réfléchir plus, prise d'un besoin soudain de protéger cette fille dont je ne connais même pas le nom, je prends son visage entre mes mains et lui dis en la regardant droit dans les yeux :

-Écoutes moi. Je ne sais pas exactement ce qui t'es arrivé. Je ne sais même pas qui tu es. Mais je veux t'aider. Alors, est-ce que tu veux que je te ramènes chez toi ? Ou alors, tu viens chez moi. Mais il est hors de question que je te laisse ici. Tu as compris ? Lui demandais-je, inquiète

On dirait qu'elle ne me voit même pas, elle est totalement shootée. De toute façon je ne la laisserais pas là. Quelqu'un l'a aidée apparemment, mais il l'a laissée seule. Et il lui a redonné de l'alcool. Deux choses à ne pas faire.

Ça ne fait même pas une semaine que je suis sur Autre Monde que j'invite déjà quelqu'un chez moi. Seulement, je ne pensais pas que ça se passerait dans ces circonstances. Et, je pensais que ce serait... avec un mec. Mais je ne l'invite pas pour ça. Qu'on soit clairs.

PS: Est-ce que tu pourrais mettre une couleur de police plus foncée? Parce que là, c'est trop dur à lire ^^"






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MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Mar 7 Mai 2013 - 22:40



Alors que je me lamente, la femme qui m'a demandé l'heure prend pitié de moi et s'assoit à côté de moi, caressant mes cheveux roux de ses grandes et fines mains. Je n'aime pas qu'on ait pitié de moi. Pas du tout. Mais dans ce cas-là, je m'en fous, je n'ai pas la force de l'engueuler. Non, moi, ce que je veux, c'est voir Soren à tout prix.
Elle ne me lâche pas du regard, avec ses yeux noirs brillants dans le noir. Les projecteurs de la boîte se reflètent dans ses prunelles. J'ai tout à coup un peu honte, car mes yeux habituellement couleur noisette doivent sûrement avoir les pupilles totalement dilatées par la drogue et paraître noirs.

Mon corps tremblant toujours, j'essaye de mettre la paille dans ma bouche. Je tente tant bien que mal d'attraper la paille avec mes lèvres tremblantes et mes dents qui claquent. Finalement, au bout de quelques minutes de débat avec ma paille, je sirote dans le verre, action qui ne me sert qu'à avaler de l'air, car je m'étais enfilé tout l'alcool quelques minutes auparavant. La fille qui me réconforte et dont j'ignore le nom continue à me caresser les cheveux, en me murmurant des mots rassurants que je ne perçois pas avec le bruit sourd que dégagent les enceintes.

De la musique terrienne passe de temps en temps, me rendant quelque peu nostalgique, bien que j'habite sur AutreMonde depuis maintenant dix longues années. Puis, je me ramène immédiatement au jour qui m'a amenée sur cette planète. Le jour de mon huitième anniversaire. Le jour où je n'ai plus rien laissé passer, où j'ai pris ma vie en mains, et où j'ai décidé d'arrêter de me laisser faire par tout ce monde idiot d'adultes qui m'était à l'époque inconnu (et qui le reste toujours...), ce jour où j'ai arrêté de faire comme si de rien n'était vis-à-vis de mon père. Mon père, que je n'ai pas revu depuis dix ans... Mon cœur vibre à cette pensée. Même s'il a eu beau gâcher mon enfance en se fichant de moi et en ne faisant pas partie de ma vie, bon juste à m'acheter des cadeaux hors de prix, je pense que au fond, j'ai toujours dû l'aimer. Il aurait dû être mon super héros de papa, comme tous les enfants ont. Seulement, ce pour quoi je lui en ai toujours voulu, c'est bien de vouloir m'acheter avec ses cadeaux. L'amour, ça ne s'achète pas. J'étais juste une gosse de riche. Et je suppose que je le serai toujours. Mes parents étaient bourrés aux as, et moi aussi, par héritage.

Soudain, deux mains froides, fines et sèches, collées aux extrémités de mes deux jours, me sortent de mes pensées, me faisant sursauter. C'est encore la fille. Elle me fixe droit dans les yeux. Je la fixe moi aussi, du mieux que je peux. Devant ses belles prunelles, je me fais encore une fois la réflexion qu'elle est vraiment très belle. Tout est confus dans mon cerveau. Puis, elle m'adresse la parole.

- Écoute moi. Je ne sais pas exactement ce qui t'es arrivé. Je ne sais même pas qui tu es. Mais je veux t'aider. Alors, est-ce que tu veux que je te ramènes chez toi ? Ou alors, tu viens chez moi. Mais il est hors de question que je te laisse ici. Tu as compris ?

Je hoche discrètement la tête.
Oui... Ramène-moi chez moi... Si seulement tu pouvais. Qui sait ? Peut-être que ma mère ne voudrait plus de moi. Depuis ce matin, depuis que j'ai quitté le Blue Terror, je n'ai plus vraiment d'endroit fixe où habiter. Et personnellement, cela ne me préoccupe pas plus que ça, avec tout le fric avec lequel je me suis barrée de chez ma mère. Si je veux, je peux très bien m'acheter un logement dès ce soir. Et puis, de toute façon, dans l'état où dans lequel je me trouve, il me serait impossible de me rappeler où ma mère habite.

Lorsqu'elle me propose d'aller chez elle, j'ai envie de lui dire que oui, j'en meurs d'envie... Une étrange curiosité me pousse à en apprendre davantage sur elle. Comme un aiment attiré par du métal, je suis attirée par elle. Elle me fait un drôle d'effet, effet qui n'est pas descriptible. Effet qui est peut-être d'ailleurs dû à l'alcool ou à la drogue. Les idées et hypothèses se mélangent dans ma tête, je ne sais plus quoi faire.
Une seule chose me retient d'accepter ta demande : après ce qu'il m'est arrivé ce soir, pourquoi devrais-je aller chez une inconnue rencontrée en boîte, peut-être shootée elle aussi ? Elle pourrait en vouloir à ma vie, ou m'agresser elle aussi. Impossible d'en être sûre. Le doute s'est installé en moi à vie, après cette drôle et effrayante de soirée.

Je continue à fixer la fille, et daigne lui répondre, les lèvres tremblantes :

- Je n'ai pas de maison. Du moins, plus depuis ce matin... je crois. Et merci pour ta proposition, mais après ce qu'il m'est arrivé ce soir, le doute s'est installé en moi, et rien ne me prouve que toi aussi tu n'es pas une folle qui chercherait à m'agresser de quelconque manière ou même me séquestrer...

Sur ces mots, j'enlève ses mains de mon visage et les dépose doucement sur le bar. Je me lève de mon tabouret, et tente de faire un pas, puis deux... puis, je m'écroule par terre d'un seul coup. Sûrement un petit malaise. Mais je m'en fiche, je suis bien, là, allongée par terre... je ferme doucement mes paupières, m'en allant dans un autre monde, un monde parfait, où tout est parfait, où ma vie est parfaite, sans soucis, sans problèmes...












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MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Ven 24 Mai 2013 - 22:48


♦ Love? What is that? ♦


Elle m'observe d'un regard vide, ses yeux dilatés par la drogue. La drogue du viol... Elle a l'air de comprendre ma question, hoche la tête. Mais une bataille semble se livrer à l'intérieur d'elle même. Ses yeux prennent une teinte affolée, perdue. C'est ainsi que je comprends qu'elle est seule. Tellement seule. Elle semble hésiter, peser le pour et le contre. Enfin, elle entrouvre ses lèvres desséchées par la chaleur environnante, et de ces lèvres sortent ses premières paroles presque cohérentes :

-Je n'ai pas de maison. Du moins, plus depuis ce matin... je crois. Et merci pour ta proposition, mais après ce qu'il m'est arrivé ce soir, le doute s'est installé en moi, et rien ne me prouve que toi aussi tu n'es pas une folle qui chercherait à m'agresser de quelconque manière ou même me séquestrer... 

Plus de maison. Donc pas de famille. Je comprends mieux cette lueur que j'ai entraperçue dans ses yeux. Et je comprends aussi qu'elle ne me fasse pas confiance. Doucement, elle prend mes mains qui étaient restées autour de son visage, ce si beau visage d'ange roux. Elle les pose sur le bar, et je ressens comme un manque quand ses mains quittent les miennes. J'aimerais qu'elle les reprenne et ne les lâche pas. Moi même, je ne comprends plus mes propres pensées. Peut être la fumée environnante a-t-elle atteint mon cerveau. Peut être que je suis en train de devenir... non, impossible. Mais je ne peux pas m'empêcher d'y penser. Peut être que je commence à douter de mes... orientations.

Les pensées multiples qui tournent dans mon cerveau détraqué ne m'empêchent pas de me ronger les sangs en la voyant se lever et commencer à partir d'un pas chancelant. Je n'ai pas su l'aider. Et maintenant, qui sait ce qu'elle va faire ? Que va-t-il lui arriver ? Je n'ai pas le temps d'y réfléchir plus longtemps. Je la vois faire un pas, deux pas, de moins en moins assurés. Puis, elle chute. Comme ça, d'un seul coup. Et elle ne bouge plus. Elle est là, allongée dans cette espace entre le bar et la piste de danse, ses cheveux roux encadrant son visage d'ange. Ses yeux sont fermés, on pourrait presque croire qu'elle dort. Mais la pâleur de son teint contredit cette première impression.

Une seconde de flottement, le temps que je réagisse. Puis, je suis à ses côtés. D'autres personnes l'ont aussi remarquée, m'aident à la porter dehors, sur un banc. Certains ont l'air blasé de ceux qui ont l'habitude de ce genre de scènes. Ils partent tous les uns après les autres, me laissant seule avec ma belle rousse.
Il fait nuit, l'air frais lui fera peut être reprendre ses esprits. Je m'assois à côté d'elle, et j'ai enfin tout le loisir de l'observer, à la lumière des lampes d'extérieur. Ses cheveux sont toujours aussi beaux, sa peau blanche brille telle un diamant, elle a l'air si paisible dans son sommeil, et si tourmentée en même temps !

Je décide d'attendre qu'elle se réveille. Et là, j'espère qu'elle aura assez confiance en moi pour me suivre. Ou au moins pour m'écouter. Juste m'écouter.






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MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Mar 8 Oct 2013 - 15:48

The Greatest - Cat Power ~

You make a storm in my heart †

That feeling... ~

Une douce lueur artificielle caresse mon visage... Je ressens l'agitation autour de moi, du bruit, de la panique. Des cris, des gémissements inquiets. Je pourrais me réveiller, et leur dire que tout va bien, mais je me sens tellement bien, évanouie, les yeux fermés, ma vie n'est plus qu'une part de rêve. Si seulement cela pouvait être ainsi dans la réalité. Si seulement j'avais le droit de rester endormie le temps que je le souhaite. Seulement, je suis obligée de me réveiller. Remarque, qu'est-ce qui me retient donc de dormir ? A qui est-ce que je manquerais ? Les deux seules personnes qui comptent dans ma vie étant Soren et ma mère. Ma mère, qu'est-ce qu'elle en a à faire de moi ? Elle vient de me foutre dehors. Je n'ai nul endroit où aller, où dormir, où me loger. Et je ne retournerai pas la voir de sitôt. Et Soren... Soren ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? Rien. C'était si parfait, on s'entendait si bien... Tu m'as laissée avoir des sentiments pour toi, même de l'espoir. Mais maintenant que tu as ta Deino, depuis quand n'as-tu pas pris la peine de m'appeler, ni-même de m'envoyer un message ? Je ne compte plus pour personne. Et c'est ainsi, c'est la vie, je dois faire avec.

Soudain, je sens des lattes de bois d'appuyer contre ma colonne vertébrale. Une brise fraîche vient me caresser le visage, et la lumière d'un lampadaire m'éclaire le corps. Je suis mal installée, les lattes appuient sur mon dos et me brisent les côtes, mais si je ne suis pas bien physiquement, je me sens bien mentalement. Alors, je reste immobile et ne bouge pas d'un poil. Je me sens morte, mais si vivante en même temps... Cette sensation est incroyablement agréable. Pour vous je ne suis plus, pour moi je suis. Cette phrase est étrange, et dure à comprendre... Mais pour moi elle paraît très claire. Car c'est ce que je ressens en ce moment. Walalala, quand je rêve je deviens poète, dis-donc.
Les sensations changent. Des frissons parcourent peu-à-peu mon dos, et je sens l'adrénaline monter. Je suis comme dans les vapes... Sûrement un des autres effets de la drogue de ce connard.

Des chatouilles douces me remontent le long du corps... Ce sont des chatouilles provoquées par une chevelure de femme, je le ressens. Son visage se rapproche du mien, et je peux sentir son souffle sur moi. Elle m'observe. Cette femme a l'air si belle. Peut-être est-ce la femme qui voulait m'aider au bar, alors que je me saoulais devant elle. Peut-être n'est-ce juste qu'une sombre inconnue.
Je n'ai plus possession de mes mains. Elles se baladent toutes seules. Au bout de mes paumes fraîches et mes doigts glacés, je sens un visage aux traits fins, assez secs. Il m'a l'air d'être un joli visage. Soudain, ma main se bloque dans la nuque de la femme. Du bout des doigts, elles jouent avec ses cheveux et caressent doucement le bas de ses racines.
Mes paupières papillonnent et s'entrouvrent. Je fixe le regard de la femme du bar, gardant ma main derrière son cou, et fredonne une berceuse qui me vient à l'esprit, une berceuse que ma mère me chantait lorsque j'étais bambine. Une berceuse terrienne.

« Ma petite est comme l'eau,
Elle est comme l'eau vive.
Elle court le long du ruisseau que les enfants poursuivent.
Courez, courez, vite si vous le pouvez.
Jamais, jamais, vous ne la rattraperez. »

Ma voix est usée est fatiguée, telle la voix d'une droguée. Mais je m'entête à chanter. Je chante jusqu'à ce que la tristesse remonte en moi. Une larme, une seule larme parvient à s'échapper de mon œil, bien que je tente de la ravaler. Elle ne me laisse gémir aucun son. Elle me laisse un peu de fierté. Je tente de paraître forte, même si je ne le suis pas. Je suis faible. Si faible. Tellement faible que c'est la deuxième fois que je pleure ce soir. Et ce sont les faibles qui pleurent. Je tente de ravaler ma fierté une bonne fois pour toutes.
Je plonge mon regard noisette dans les beaux yeux scintillants d'intelligence de la jeune femme qui a été pleine de gentillesse avec moi tout à l'heure. Et qui reste à mon chevet, bien qu'elle ne me connaisse pas, bien que je sois passée pour une faible devant elle, bien que je vaux rien. Elle croit en moi. C'est ce qu'on pourrait penser, du moins.
Hésitante, et ayant du mal à parler, je finis par bien vouloir l'écouter, et lui demande :

« Pourquoi te préoccupes-tu de moi ?.. Je n'en vaux pas la peine. »  


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Lucie Rubis Scarlett


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Age du personnage : 23 ans

Familier : No magie in moi. Sorry for toi
Couleur de magie : Hé tu sais pas lire? Faut que j'écrive N O N S O sur mon front pour que tu comprennes?
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Batteuse sans emploi
Résidence : Tingapour
Dans le sac : Mes baguettes de batterie, des petits trucs volés à droite à gauche, la bague de ma grand mère.

Affinités : Grand-mère: Pour toujours, ma confidente.

Faustine: Hum... comment dire..

MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Dim 27 Oct 2013 - 12:39


♦ Wait... ♦


♪ Je suis là et j'attends... ♪

Cette phrase qui tourne dans ma tête, passe et repasse dans mes pensées, comme une litanie, sans que je puisse savoir de quelle chanson elle provient. Plus de refrain, plus de couplets, seulement ce petit bout de musique, ces cinq mots qui chantent en boucle.

♪ Je suis là et j'attends... ♪

Je somnole à moitié, la tête penchée en avant, mes cheveux bicolores touchent lentement son visage, caresses noires et vermillon sur la neige pâle de ses joues. Mon souffle fait frémir doucement ses cheveux éparpillés sur les lattes du banc comme les ailes d'un papillon roux. J'ai un peu froid.

♪ Je suis là et j'attends... ♪

Sa main tremble, se soulève, et vient lentement se poser sur ma joue. Je retiens mon souffle, tandis que ses doigts tracent doucement le contour de mon visage, passent sur mes pommettes, caressent mon menton, s'arrêtent sur ma nuque et jouent avec les racines de mes cheveux. Je sens mon corps parcouru de frissons que je ne parviens pas à identifier, tellement ils me paraissent mal placés... envers une femme, je veux dire, une femme que je ne connais pas, en plus. Je ne ressens plus que de la confusion, pourquoi cette douceur dans ses doigts, pourquoi ces frémissements étranges ?
Pourquoi, quand ses yeux s'ouvrent enfin, mon regard est-il soudainement aimanté au sien ? Pourquoi des larmes coulent-elles de mes yeux quand elle entonne cette berceuse de sa voix enrouée par la fumée ?

« Ma petite est comme l'eau,
Elle est comme l'eau vive.
Elle court le long du ruisseau que les enfants poursuivent.
Courez, courez, vite si vous le pouvez.
Jamais, jamais, vous ne la rattraperez. »


Je connais ces paroles, je connais cette mélodie. Je revois ma mère, une photo d'elle, de Lise... ma sœur décédée. Ma mère n'a jamais chanté que pour cette photo. Jamais pour les autres, jamais pour moi. Elle a une si belle voix pourtant. Mais pourquoi penser à ma mère maintenant ? Elle ne s'était jamais souciée de moi, pourquoi accapare-t-elle mes pensées à cet instant ?
Une larme, une seule, s'échappe de son œil et roule sur sa joue. Elle a l'air si jeune ! Je pensais qu'elle avait mon âge, mais elle en paraît désormais dix-huit. Elle me tire de mes pensées en prononçant cette phrase de sa voix toujours éraillée :

« Pourquoi te préoccupes-tu de moi ?.. Je n'en vaux pas la peine.
- On vaut toujours bien plus qu'on ne le pense... et surtout, vivre en vaut toujours la peine.

Je ne sais pas d'où j'ai sorti ça. Je ne me savais pas si philosophe. Je ne m'arrête pas là et poursuis :

- Que veux-tu faire maintenant ? Est-ce que tu veux que je t'amène à un hôtel, ou chez un ami ? Ou est-ce que tu as assez confiance en moi pour me suivre ?

Je me sens tellement différente de ce que j'étais. La Lucie terrienne et la Lucie autremondienne sont si opposées ! Quand je faisais partie de ma petite bande de voyous, j'aurais laissé cette fille allongée sur son banc, ou alors je ne l'y aurais même pas amenée. Les gens changent. Et je crois bien que je préfère cette Lucie que je suis devenue. Je n'attends plus... presque plus.






~Le rouge est plus qu'une couleur. C'est un état d'esprit. ~Rubis ♦
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Pearl E. Hawkins


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MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Dim 27 Oct 2013 - 14:26

Faustine De Jeunest a écrit:
The Greatest - Cat Power ~

You make a storm in my heart †

That feeling... ~

« On vaut toujours bien plus qu'on ne le pense... et surtout, vivre en vaut toujours la peine. »

Cette phrase si philosophe résonne en moi, mais, au contraire d'un écho, elle se fait de plus en plus forte, tel une cloche. Si vivre en vaut la peine, si je vaux plus que je ne le pense... Alors pourquoi est-ce que je me retrouve ici, à parler à une inconnue aux mèches vermillons, plus âgée que moi ? Pourquoi est-ce que je suis bourrée, droguée et que je me suis faite violée alors ? Pourquoi est-ce que je n'ai plus de toit ? Pourquoi la vie est-elle si injuste ? Pourquoi la vie n'en vaut pas la peine avec moi ?..
Je continue à scruter son visage qui semble si assuré, mais si inoffensif en même temps...

« Que veux-tu faire maintenant ? Est-ce que tu veux que je t'amène à un hôtel, ou chez un ami ? Ou est-ce que tu as assez confiance en moi pour me suivre ? »

Si seulement je pouvais te suivre. Si seulement je pouvais lui répondre comme ça sans réfléchir, si seulement je n'avais pas peur, tout serait plus simple. Un ami ? Mais quand on y pense, ai-je au moins des amis ? À part Soren, de qui donc suis-je suffisamment proche pour passer la nuit avec ? Je ne peux pas me ramener à Aquaria comme ça, sur un coup de tête, juste parce que je ne vais pas bien et que j'ai besoin de lui. Deino m'égorgerait de toute façon.
La fille me regarde toujours, les yeux cernés, fatigués, attendant ma réponse. Son regard est intense, et malgré sa gentillesse et son doux visage, elle m'intimide. J'ai comme l'impression que si je lui dis que je ne peux pas la suivre, elle m'en voudra, ou se vexera. Mais au point où j'en suis... je n'ai plus de chez moi, pas d'ami chez qui aller, et ni même assez d'argent pour me payer une nuit à l'hôtel... Tout est chez elle, chez ma mère. Cette salope.

Je me sens un peu dans les vapes, bien que l'effet de la drogue commence peu à peu à se dissiper. Avec un peu de difficultés, je me lève du banc. Debout, face à la fille dont j'ignore toujours le nom, de lance, avec un maximum d'enthousiasme :

« J'imagine que je n'ai pas vraiment le choix. On y va ? »

Elle semble interloquée et me dévisage. Je lui tends la main pour l'aider à se lever, même si elle risque de me faire tomber étant donné mon état, avec ma morphologie très fine qui n'aide pas vraiment. J'esquisse un petit sourire.

« Au fait... Je ne connais même pas ton nom. »

C'est la moindre des choses de lui demander, si je suis prête à la suivre sur un coup de tête. Alors qu'elle se dépêche parce que je peux changer d'avis très vite.
Alors que j'attrape sa main pour la lever, mes jambes lâchent et je m'écroule sur le sol, me retrouvant prise au dépourvu, les jambes dans tous les sens et les fesses collées sur les pavés des rues de Tingapour. Je ne sais pas quelle heure il est, sûrement très tard, mais ce que je sais, c'est que ce n'est pas là que je vais courir le marathon.


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Austin Blue


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MessageSujet: Re: You make a storm in my heart... (PV Faustine ♥)   Sam 8 Mar 2014 - 23:16

On peut définitivement arrêter ce RP, je laisse tomber Faustine pour me créer un autre compte :3 Navrée :$ ♥











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