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 The passengers

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Neo Linson


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MessageSujet: The passengers   Lun 24 Fév 2014 - 14:06



Hygie ft. Candice

When it rain, it rain ♪



Elle passa le grand portail de la Taludix, son sac sur une épaule, sa caméra sur l'autre ; elle marchait d'un pas rapide, sans un regard pour la foule d'élèves qui l'entourait. Elle fuyait les cours et les responsabilités, la musique l'entraînait dans sa marche et rien ne pouvait la raccrocher à la réalité. Elle avait envie d'aller autre-part, comme ça, de voir d'autres gens, d'autres rues, un autre ciel. Un tour chez elle pour poser son sac, prendre une poignée de crédits-muts, et direction la porte de transfert. Elle avait gardé sa caméra, peut-être pour filmer, et aussi parce que ça faisait cool, une sacoche de caméra à l'épaule.
"Tingapour !", cria-t-elle à l'intention de l'entité magique.

Hygie appréciait la capitale du continent omoisien pour sa beauté architecturale et son activité, aussi fluctuante que celle de Travia mais à l'atmosphère, selon elle, différente, sans qu'elle soit réellement capable d'expliquer pourquoi.

Elle sortit de la salle de Transfert, un peu nauséeuse (traverser magiquement les mers ne la réussissait jamais) et se mit aussitôt en quête d'un endroit agréable où s'arrêter pour grignoter. Elle avait envie de quelque chose de surcé, du chocolat par exemple. Elle repéra rapidement un petit magasin de cupcakes, spécialités terriennes mises au goût omoisien.
Elle s'assit à la petite terrasse qui donnait sur une grande place très fréquentée et regarda distraitement les gens en savourant son cupcake chocolat blanc-crogroseille, plongée dans ses pensées et savourant les quelques rayons de soleils qui réchauffaient un peu l'atmosphère de cette après-midi de Moincho.
Le ciel s'assombrit bientôt. Un gros nuage orageux s'avançait, menaçant, pour cacher le soleil, prêt à éclater sans pitié au dessus des pauvres êtres insignifiants qu'il dominait de toute sa taille et sa puissance.

Hygie paya sa commande et entreprit de se balader dans la place, sans but précis, défiant la pluie qui n'allait pas manquer de s'abattre sur elle. La plupart des badauds, plus raisonnables, étaient rentrés chez eux où s'étaient mis à l'abris dans quelque café ou restaurant.
Elle s'éloigna de la place pour se perdre dans des rues qu'elle ne connaissait pas, et la pluie finit par arriver. Doucement, d'abord, de fines gouttelettes qui faisaient comme des perles sur la peau et dans les cheveux et coulaient doucement sur son visage. Puis les gouttelettes se transformèrent en des milliers de flèches qui l'attaquaient sans douceur, cette fois, et elle se rappela qu'elle avait sa caméra. Si elle se fichait d'être trempée (elle n'avait qu'à demander ensuite à n'importe quel passant d'incanter un sechus pour éviter la sensation désagréable des vêtement mouillés collés à sa peau et des cheveux dégoulinant dans son dos), elle ne voulait pas que son appareil soit abîmé, aussi décida-t-elle de s'abriter, comme toute personne normale et censée.
Elle se réfugia donc dans une boutique de vêtements. Pas du tout son style. Déjà trempée malgré le peu de temps qu'elle était restée sous la pluie, elle avisa une jeune femme qui avait probablement eut la même idée qu'elle - ou qui faisait tout simplement du shopping - et alla à sa rencontre.

- Excusez-moi de vous déranger, est-ce que par hasard vous seriez dotée de magie ?



"Excusez-moi de vous déranger, est-ce que par hasard vous seriez dotée de magie ?"


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MessageSujet: Re: The passengers   Mar 11 Mar 2014 - 5:55



    Candice Heaven

    What do you mean I can’t sing the guitar part ?


    I’ve Got The Magic In Me – B.o.B.

    A chaque fois que j’entends une musique, j’imagine le clip qui va avec. Là par exemple, je me vois en train de tourner sur moi-même, les bras ouverts, avec un air niais collé sur la figure. Je fronce le nez, agacée, et retire mes écouteurs. Décidemment, les idées stupides me poursuivent ces derniers temps. Je jette un coup d’œil aux alentours, m’attendant presque à la voir sous le porche d’une boutique, un sourire aux lèvres, agitant sa main comme pour me saluer, alors que je sais qu’il ne s’agirait en fait que de son majeur. Je secoue la tête et pivote, percutant un homme, dans la trentaine, plutôt charmant. Il me faut quelques secondes pour remarquer qu’il tient dans sa main un magazine, déplié sur la photo immense d’une jeune femme magnifique en sous-vêtements. Oh, tiens, c’est moi ! J’ai un sourire amusé. Ah, les joies de la célébrité ! Je fouille dans mon sac à main, en sors un stylo et lui laisse mon numéro. Ben quoi ? Y a pas que Coco dans ma vie, faut pas déconner. Elle est l’Exception, la Seule et l’Unique. Le reste, ce sont des seulement des hommes. Sexys, humains ou lycans, riches de préférence, doués si possible, et pas collants. L’homme m’adresse un regard lubrique, auquel je réponds par un clin d’œil coquin avant de tourner les talons, pour de bon cette fois.

    J’aime beaucoup me balader en ville. Pas seulement pour les boutiques ou le plaisir des yeux. Mais il y a cette sensation de liberté et de pouvoir qui m’assaille, comme quand je me transforme, qui me rend totalement accro. Ici, je peux rabaisser les gens par ma simple existence, déprimer les moches et les grosses, briser les couples d’un sourire charmeur, obtenir d’incroyables réductions en me penchant en avant, insulter à tout va sans aucune raison particulière. Ah, non, ça c’est habituel. Enfin. Quoiqu’il en soit, j’ai besoin de ma dose quotidienne de quolibets, de regards haineux et de mépris. Sans ça, la vie serait incroyablement ennuyante. Mais le mieux, c’est qu’il existe des victimes parfaites, qui combinent toutes les tares sans essayer de changer. Tiens, suffit de voir cette truie attablée à la table du café. Elle fourre ses doigts gras dans une espèce de cheeseburger dégoulinant de sauce, pioche dans son paquet de frites huileuses, et fourre le tout dans son énorme bouche. Je grimace. Tout chez elle me fait horreur. De sa façon de se tenir, à moitié avachie sur la table, à ses bourrelets, qui dépassent de son t-shirt XXL, se répandant sur ses cuisses immondes, en passant par ses cheveux sales et ternes.

    Avec un rictus, je m’approche d’elle. Elle relève la tête, la bouche encore remplie de nourriture. Un filet de bave coule sur son triple-menton. Non, franchement, c’est la victime parfaite. « Ma chérie, tu es belle à en vomir. Je suis sûre que tu seras élue Miss Truie sans problème, ne t’en fais pas. Par contre, fais attention en rentrant chez toi, faire un peu de sport risquerait de te tuer. Surtout depuis que tu es entrée en guerre avec les fruits et les légumes. Oh, tu dois être en procès avec ta coiffeuse aussi. Elle fait esthéticienne également, je suppose ? Oui, c’est bien ce que je me disais. A plus, passe une bonne journée ! J’espère que tu seras rentrée avant la nuit ! Quoique je doute que le grand méchant loup accepte de te dévorer, il s’étoufferait rien qu’en croquant ton bras. Ciao ! » Non, vraiment, la méchanceté, y a que ça de vrai. Surtout quand on a reçu des cours particuliers depuis toute petite. Merci maman.

    Au fond, j’envie cette femme. Elle, au moins, elle peut manger ce qu’elle veut. Elle n’a pas à se soucier de son apparence, elle ne doit pas dépenser des milliers en maquillage, coiffure, manucure, diététicienne, vêtements, magazines de mode, soirées mondaines, repas équilibrés. Elle n’a pas à se heurter au monde vicieux qu’est celui de l’argent. Supporter les critiques, conserver une bonne image, se faire des contacts, supporter des collègues détestables, faire des compromis impensables, se vendre pour certaines. Mon monde est plus dangereux que la jungle. Les touristes qui visitent AutreMonde pensent que la faune et la flore sont la pire chose de cette planète. Ils se trompent. Lourdement.

    Une goutte de pluie tombe sur ma pommette, roule le long de ma joue pour finalement se cacher dans ma nuque, bientôt suivie par ses compagnes. Je lève la tête. Frissonne. Je pourrais me transformer pour avoir plus chaud, mais je sentirais le chien mouillé. Non, c’est une excellente excuse pour faire du shopping ! Voyons voir. Cardigan, pull, sweet-shirt, manteau, gilet ? Va savoir. Je rentre dans la première boutique que je vois. Pas question de me tremper en attendant ! Je jauge mon reflet dans le miroir. Robe en noire, bottines en cuir assortie, bandana de motarde, boucles d’oreilles sombres. Hmm, un blouson en cuir, ce serait parfait. Je tourne sur moi-même, à la recherche de la perle rare. C’est alors que j’aperçois une jeune fille trempée à l’entrée, un appareil photo –ou une caméra, peu importe, hmm ? – à la main. Photographe hein ? J’eus un petit sourire. Parfait, j’avais envie d’un petit shooting. Ah mince, elle veut me parler. Pourquoi les subalternes ne peuvent-ils pas la fermer et obéir, comme toute personne inférieure ?

    « Excusez-moi de vous déranger, est-ce que par hasard vous seriez dotée de magie ? » Ben voyons. Pour te sécher je suppose ? Nan, désolée ma vieille, j’emmerde la magie. Par contre, je suppose qu’il va falloir que je sois un brin gentille pour que tu deviennes ma photographe particulière. Cela dit, je ne te garderais que si tu fais de belles photos, avantageuses, stylées, novatrices, et pas trop vulgaires de préférence. C’est pas que j’ai une réputation à tenir, m’enfin les talons aiguilles dans un lit en soie, c’est pas top. Ça déchire les draps, c’est horrible ! Tout ce beau tissu jeté à la poubelle si sauvagement, c’est une vision qui m’est insupportable ! « Nope. Tu fais quel genre de photos ? » Alleeeeez, on entre en douceur dans le sujet. J’ai pas que ça à faire, sérieux.
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MessageSujet: Re: The passengers   Jeu 17 Avr 2014 - 22:19



Hygie ft. Candice

When it rain, it rain ♪



Hygie crut aperçevoir un éclair de mépris passer dans les yeux de la jeune femme, vite effacé par un grand sourire de pub de dentifrice.

« Nope. Tu fais quel genre de photos ?

Elle désignait sa sacoche.

- Ça ? C'est une caméra. Je prends aussi des photos, mais je suis plus dans le cinéma.

Elle avait pris la question pour de la curiosité, sans y perçevoir l'intérêt personnel qui s'y cachait. Elle ne jugea donc pas nécessaire de s'attarder sur le sujet et chercha du regard un vendeur éventuellement en mesure de lui porter secours - elle grelottait. Elle finit par repérer une jeune femme décorée d'un badge à l'effigie du magasin, qui lui appliqua aimablement un sechus revigorant.
Hygie jetta un coup d'oeil au-dehors : le nuage déversait toujours son courroux sur la ville, et n'avait pas l'air pressé de s'arrêter, jubilant de voir ces petits êtres insignifiants dépendre de son pouvoir.
Aucune autre occupation ne se présentant a priori à elle, elle s'intéressa aux articles du magasin, faisant distraitement défiler sous ses doigts les pulls, les chemises, les pantalons. Elle doutait d'y trouver quoique ce soit d'intéressant, elle n'avait besoin de rien et tous les articles lui paraissaient fades et tristes. Elle jeta un coup d'oeil au miroir et à sa jolie veste orange, sans porter attention à ses cheveux en bataille. Lassée de son occupation qui n'en était pas une, elle pensa à sortir de nouveau malgré la pluie battante et aller s'abriter dans un café ou un endroit plus animé, mais elle doutait de trouver un lieu fermé qui ne soit pas bondé de passants aussi trempés qu'elle-même à son entrée. Le magasin avait été épargné par la foule, mieux valait en profiter.

Son regard croisa celui de la jeune femme avec qui elle avait échangé quelques mots. Cette fois-ci, Hygie lui porta plus d'attention. Habillée et maquillée comme dans un magazine de mode, elle était très jolie malgré son air hautain qui, du point de vue d'Hygie, lui ôtait un peu de son charme. Elle avait tout de l'actrice imbue d'elle-même. "Tu fais quel genre de photos ?" Non, pas actrice ! Son physique, son maintien, elle devait sans doute être mannequin. Si elle s'intéressait rarement aux personnes qu'elle croisait ou rencontrait, Hygie se plaisait à tester son sens de l'observation avec ce genre de déductions rapides. L'inconvénient étant qu'elle venait de fixer une inconnue pendant plusieurs secondes. Elle se sentit donc obligée d'approcher pour légitimer son regard insistant :

- Tu t'intéresses à la photo ?

Manière assez peu subtile de relancer la conversation sans donner non plus à la jeune femme le plaisir de lui demander si elle était effectivement mannequin. Hygie n'était absolument pas adepte de la flatterie.



"Tu t'intéresses à la photo ?"






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MessageSujet: Re: The passengers   Dim 27 Avr 2014 - 5:09


    Candice Heaven

    You look like a shit, but who cares ?


    Les cheveux en bataille, une veste de l’année dernière sur le dos, elle faisait peine à voir. Orange en plus. Pas encore assez vieux pour être vintage. Elle ne se souciait visiblement que très peu de son style. Je fronçais le nez. Ce genre de personne me révulsait. Ceux qui ne faisaient pas attention à leur apparence étaient ridicules. A moins qu’ils n’aient une bonne raison, comme utiliser leur argent à d’autre fins, souvent leurs passions. Ceux-là étaient presque tolérables. Ç’avait l’air d’être son cas. Je retins un soupir agacé, préférant écouter sa réponse, qui s’avéra décevante. « Ça ? C'est une caméra. Je prends aussi des photos, mais je suis plus dans le cinéma. » Le cinéma hein ? C’est pas trop mon truc. J’veux dire, j’y ai pensé, bien sûr, avec le physique que j’ai, autant passer de mannequin à actrice. Mais faire semblant de ressentir des émotions, très peu pour moi. Déjà qu’en temps normal j’ai du mal à en avoir, alors les imiter… Comment faire ce qu’on ne connaît pas ? Vous êtes capables d’inventer une nouvelle couleur vous ?

    La réalisatrice alla demander secours à la vendeuse, la priant d’invoquer un sechus. Ceci fait, elle vagabonda dans les rayons, jetant des coups d’œil peu convaincus aux vêtements qui jonchaient les portants. Je regardais autour de moi et convint qu’elle avait raison. Elle n’avait peut-être pas si mauvais goût en fait. La preuve, elle me dévisageait avec insistance. Je grognais intérieurement. Encore une autre putain de lesbienne ? Elle me détailla rapidement, et j’entendis presque les rouages de son cerveau grincer. Je soupirais discrètement. D’accord, juste une autre conne qui se prend pour Sherlock. Je sentis qu’elle venait de comprendre – difficilement – mon rôle majeur et indispensable dans le monde de la mode, et j’eus un sourire mauvais. Et ouais gamine, je suis importante. Et classe. Et stylée. Magnifique, sublime, sexy à en mourir. Tout ce que tu ne seras jamais. Toi, t’es réduite à te planquer derrière une caméra, en espérant que tes films médiocres plairont à un public de merde. T’essayeras de te dégoter les meilleurs acteurs et les meilleurs scénarios, pour finalement en arriver à des films de cul. T’es misérable chérie.

    « Tu t'intéresses à la photo ? » Ah, toi aussi tu t’ennuies ? Tu cherches à relancer le débat, à me proposer un rôle ? Tu veux quoi en fait ? Bah, au pire on s’en fout, autant tuer le temps. Je déteste sentir le chien mouillé. « Pas vraiment. Mais je travaille avec des photographes, alors je me demandais si tu allais reprendre le flambeau. » J’haussais les épaules. Pas que je crois spécialement en ton talent, d’autant que je sais pas ce que tu vaux, mais si jamais t’as la moindre petite idée originale, je suis preneuse. L’année dernière, à Pâques, ils nous ont foutu un costume de Bunny et des carottes dégoulinantes de chocolat. Dégueulasse. Même moi j’étais choquée. Merde quoi, des carottes au chocolat ! Ça a aucun goût ce truc ! Enfin si. Mais c’est trop atroce.

    Bref. J’aime pas la pluie. Ça fait friser mes cheveux, si je me transforme je pue, ça tâche les vêtements – merci chère boue -, ça fait couler le maquillage, et je suis obligée de m’habiller moche. Et le pire, c’est quand j’ai le malheur d’être coincée dans un endroit clos. La louve déteste ça. Et en plus je dois me taper la discut’ avec une paumée inutile. Quelle merde.

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MessageSujet: Re: The passengers   Jeu 15 Mai 2014 - 21:33



Hygie ft. Candice

When it rain, it rain ♪



« Pas vraiment. Mais je travaille avec des photographes, alors je me demandais si tu allais reprendre le flambeau.

Jackpot ! Mannequin.
Elle avait dit ça d'un ton neutre, comme une personne qui n'accorde que très peu d'importance à ce que peuvent bien penser ou vouloir les autres mais qui n'a en revanche aucune difficulté à obtenir ce qu'elle veut. Elle devait voir Hygie comme un intérêt, voire comme une distraction.

Mais cette-dernière n'avait pas grand chose à faire de ce qu'on appelait "orgueil". Tant que cela lui plaisait, elle se souciait peu de savoir ce que les autres pouvaient bien penser d'elle. A vrai dire, elle considérait qu'elle était intelligente, jolie et talentueuse, et que ceux qui n'étaient pas de cet avis avaient indubitablement mauvais goût.

Là, elle avait l'occasion de tester quelque chose de nouveau : la photographie de mode. En fait, elle prenait rarement les gens en photo - il fallait pour cela qu'elle les trouve beaux, et c'était rarement le cas, les gens ayant la mauvaise habitude d'être laids. Mais la jeune fille lui plaisait bien, avec son expression hautaine et son regard bleu-blasé, ses cheveux qui avait sûrement été coiffés avec soin au départ mais qui, sous l'effet de la pluie, frisaient naturellement. Elle était incontestablement intéressante d'un point de vue esthétique. Cela dit, Hygie n'était pas sûre d'apprécier la platitude d'une séance photo qui suivait un genre codifié, avec les poses prédéfinies, les règles du domaine de la mode dont elle n'avait absolument aucune idée.

- Ben je ne peux pas dire que ça ne m'intéresse pas, mais tu ne vois pas d'inconvénients à sortir du cadre habituel ?

Pourquoi pas des photos sous la pluie, tiens ! Ce serait beau, sous la pluie : naturel, sauvage, et incontestablement intéressant d'un point de vue esthétique.



"Tu ne vois pas d'inconvénients à sortir du cadre habituel ?"






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MessageSujet: Re: The passengers   Mar 20 Mai 2014 - 4:31


Holy shit, I’m hot


Tout ce que tu laisses c’est juste une photo de toi…



Elle l’observa une nouvelle fois, s’attardant sur les légers frisotis qui peuplaient sa chevelure de blé, qui s’était assombrie sous l’effet de la pluie ; sur son menton volontaire ; son air hautain ; ses yeux qui s’étaient assorties aux trombes d’eau en virant au bleu-gris ; elle vit toutes ces petites choses que la plupart des gens n’appréciaient que dans un même ensemble. Et cela, Candice le ressentit. La jeune fille la regardait exactement comme ceux qui recrutaient les mannequins. Sans état d’âme. Elle eut un frisson. Si jeune et déjà pervertie par le milieu. La blonde baissa imperceptiblement la tête, laissant quelques mèches retomber sur son visage, une façon comme une autre d’ériger une barrière protectrice entre ce regard sans vie et elle. Elle ne pouvait s’en empêcher. La première personne à l’avoir observée de cette manière était sa mère. Elle avait cette lueur morte qui luisait au fond de ses yeux, et petit à petit elle avait pris l’habitude de se cacher avec ses cheveux. Habitude qui ressurgissait automatiquement dès qu’elle recroisait un regard semblable. Elle prit une grande inspiration et la fixa droit les dans yeux. Pas question de se laisser démonter par une gamine.

Ce qu’elle y vit la surpris. Nulle étincelle morbide dans ces yeux-là, simplement de la curiosité et une intense réflexion. La brunette cherchait un autre type de beauté, quelque chose de moins stéréotypé. Et curieusement cela lui plut. D’être atypique. Différente. Pas tout à fait comme les autres. Une beauté pas forcément universelle, mais en qui chacun pouvait se retrouver et s’admirer à travers elle. Elle se permit un sourire sincère l’espace d’un instant, avant de réaliser subitement qu’elle était en train de changer. Et pas seulement à cause de Coco. Certes, elle avait instauré les prémices de son renouveau, mais elle l’avait forcée par là à s’ouvrir aux autres. Et par conséquent à évoluer. Candie serra discrètement ses poings, un rictus sur le visage. Damn, la cancéreuse allait la contaminer avec son monde de bisounours. Pas sûr que ce soit une bonne idée. Quoique jusqu’ici, le changement ne lui avait jamais fait de mal. Et c’était même plutôt agréable. Oh, shit, elle l’avait vraiment contaminée. Soit. Maintenant qu’elle y avait foutu un pied, autant continuer et voir si ce monde pittoresque en valait la peine.

« Ben je ne peux pas dire que ça ne m'intéresse pas, mais tu ne vois pas d'inconvénients à sortir du cadre habituel ? – Oui, pourquoi pas. Qu’est-ce que tu proposes ? » Elle avait répondu du tac au tac. Pas de temps à perdre. Autant aller droit au but et voir si ça pouvait être amusant. Et puis, elle pourrait les vendre chers aux magazines de mode et se faire une jolie réputation dans le milieu. C’était du tout bénef. N’empêche, elle se demandait quelle idée elle avait en tête. Un truc original… Son regard se porta sur la pluie tambourinante. Damn. Hell, no. La cinéaste avait l’air de bien apprécier l’eau, mais ce n’était pas vraiment son cas. Elle grogna. Elle avait intérêt à avoir de bons arguments pour la convaincre d’aller choper un rhume. Et de faire de sublimes photos. Histoire de se dire après coup, ça en valait la peine. Candie passa une main dans ses cheveux emmêlés, vaguement consciente qu’il valait mieux les laisser ainsi. Naturelle, libre et sauvage. Allez, montre tes crocs petit ange !
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MessageSujet: Re: The passengers   Mer 28 Mai 2014 - 19:52



Hygie ft. Candice

When it rain, it rain ♪



Un petit sourire au coin des lèvres, Hygie s’approcha des portes vitrées du magasin pour jeter un coup d’œil à la rue. La pluie se faisait plus fine, toujours insistante mais plus subtile, comme si elle acceptait, dans sa grande magnanimité, de se prêter aux élans artistiques de cette jeune mortelle. De là ou elle était, Hygie voyait la grande place et ses vitrines, ses pavés en spirale. A l’autre bout, une avenue qu’elle savait tranquille, bordée d’arbres imposants et de grandes maisons d’architecture terrienne. Elle visualisa le décor  filtré par un léger rideau de pluie, fit la moue, chercha plus loin. Après l’avenue, un parc : de longues allées, le jeu de lumière entre les feuilles des arbres, l’arabesque des bancs en fer forgé, le miroir du lac et ceux des flaques d’eau. Le tout fondu en un harmonieux dégradé de lumière grise et strié de gouttes argentées.
Revenue à la réalité, elle se tourna vers sa nouvelle source d'inspiration.

- Il pleut moins fort. On y va ?

Sans penser un instant que son initiative puisse paraître étrange ou ne pas plaire à la jeune mannequin, elle passa de la chaleur confortable du magasin à la fraîcheur trempée de la rue.



"On y va ?"






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MessageSujet: Re: The passengers   Dim 1 Juin 2014 - 5:23


Candice Heaven



Ain’t no sunshine, when he’s gone, he’s always gone too long.


La jeune fille se colla à la vitre, et c’est alors que je réalisais que je ne connaissais même pas son nom. Je fronçais le nez. En temps normal, je ne m’en souciais guère, mais cette fois-ci, la question, lancinante, bourdonnait dans mon crâne. Tch. Je lui demanderais plus tard, voilà tout, pas besoin de me tracasser pour ça. N’est-ce pas ? Je jetais un coup d’œil au-dehors. La pluie s’était calmée, devenue douce et tendre, presque accueillante. La louve mourrait d’envie de se ruer à l’extérieur pour se rouler dans les flaques, avant de s’allonger près d’un bon feu. Hautement puéril. Mais tentant. Je balayais l’idée d’un mouvement de tête et me concentrait sur la future réalisatrice de pornos. Elle observait attentivement la rue, mais sans vraiment la voir, comme si elle visualisait chaque endroit et le modelait de différentes façons, jamais tout à fait semblables, mais pas totalement différentes non plus. Étrangement, elle me faisait froid dans le dos. En fait, toutes les personnes un peu atypiques me mettent mal à l’aise. Je ne sais jamais quoi leur dire, parce que leurs réactions seront forcément à l’opposé de l’effet escompté.

« Il pleut moins fort. On y va ? » J’hochais la tête, dubitative. La jeune fille se glissa hors du magasin et je la suivis, ignorant le regard courroucé de la vendeuse, qui avait sans doute eu le maigre espoir de vendre une de ses mochetés. Je suivis la brune jusqu’à un parc, plutôt charmant, avec un côté vaguement féérique, mais du style « pleurer à s’en tordre de rire pour crever dans d’atroces et délicieuses souffrances ». Sans doute les endroits favoris des photographes free lance. L’endroit véhiculait un formidable embrouillamini d’émotions contraires, apportant la joie et l’angoisse, le désespoir et l’émerveillement, pour nous plonger dans les affres de la mélancolie avant de nous en sortir d’un reflet rieur. Pendant qu’elle installait l’appareil, je m’assis sur le banc de fer forgé, glissant lentement mon doigt sur les gouttes qui persistaient à s’y accrocher, avant de retomber lourdement dans les flaques. Et puis il y avait l’espèce de lac aussi. Je sentais d’office que j’allais y passer, rien que pour le plaisir de capturer ce moment étrange dans lequel l’espace se tord, confondant ainsi l’eau et la terre en projetant des milliers d’éclats aux alentours, avant de succomber à la panique due à l’absence soudaine et illogique d’air.
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