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 Mean Girlz ~ [Teenie&Candie]

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Maeko

Pink Lady.
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Age du personnage : vingt-trois ans

Couleur de magie : Vous avez vu la couleur de mes cheveux ? Eh bien vous avez une idée.
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
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Métier : Ambassadrice, diplomate
Résidence : Suite prestigieuse au palais d'Omois
Dans le sac : Un rouge à lèvre pêche, un petit miroir compact et un paquet de cigarettes


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Surnom: Jenna;Jenny;Jen;
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MessageSujet: Mean Girlz ~ [Teenie&Candie]   Dim 18 Mai 2014 - 19:53

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
I kill you bitch.
Sixteen sortait à peine de son appartement lorsqu'elle fut assaillie par une foule de jourstalistes. Elle était habituée aux flashs des appareils photos, aux questions qui se bousculaient à ses oreilles, aux micros brandis devant elle, espérant attraper le moindre mot s'échappant de sa bouche. Elle était habituée, et professionnelle, sachant exactement les questions auxquelles elle pouvait répondre, et celle qu'elle devait absolument ignorer.
Habituée, donc. Totalement.
Cependant, ce matin, elle ne s'attendait vraiment pas à cette question-ci.

C'était un gars d'un célèbre magazine people. Elle l'avait déjà aperçu quelques fois à certains événements impliquant un tapis rouge, poursuivant des stars comme elle. Il était brun, des reflets roux dans ses cheveux. Certainement teint. Un surexcité de la rubrique potin comme elle n'en avait jamais vu. Teenie ne l'avait d'ailleurs jamais vu avec une fille, il semblait marié à son appareil photo.
Ou gay.
Les deux était possible, en fait.

Bref. La brune avait eu un mauvais pressentiment au moment même ou cet imbécile avait ouvert la bouche. Et il avait posé LA question.

- Mademoiselle Black ! Comment réagissez-vous au scoop de la dernière conquête de votre fiancé ?

Elle s'était figée. La première chose qui lui était venu à l'esprit était – et ce n'est pas très élégant pour une princesse - « What the fuck ? ». C'est vrai, on parlait tout de même de son fiancé – terme qui, pour les quelques ignorants qui se trouverait là, signifie « personne engagée à un futur mariage ».
Oubliez le mot futur. On va seulement retenir mariage, d'accord ? C'est le plus important.
Sixteen, donc, était fiancée à ce garçon – Nicolas – depuis déjà plusieurs semaines. Ne vous méprenez pas, ils n'étaient en aucun cas amoureux, amis, et ne s'appréciaient même pas. Juste promis au mariage, tout ça par la faute d'une stupide société aristocratique. Mais ils avaient réprimés leurs sentiments de haine, et s'étaient préparés à cet événement, parce qu'aucun des deux n'avait le choix, après tout. Sixteen ne pouvait tout simplement pas décevoir ses parents. Et elle supposait que Nicolas non plus.
Ce dernier, anciennement un bourreau des cœurs (Teenie aurait plutôt dit une pute, mais ce mot ne sied pas à la bouche d'une princesse), s'était alors rangé, et avait fait bonne figure devant la presse.
Du moins, c'est ce que la brunette croyait. Jusqu'à maintenant.
Quelle conne elle avait été de lui faire confiance.

Pour cacher son choc, elle attrapa ses lunettes de soleils et les posa sur son nez. Les flashs lui semblaient déjà moins agressifs, et elle pouvait réfléchir. La dernière conquête de Nicolas... Ce n'était pas forcément vrai. Il s'agissait sûrement d'un malentendu.
L'image du jeune homme s'imposa à elle.
Non, bien sûr que non, ça ne pouvait être un malentendu. Quel imbécile. A cet instant précis, elle le détestait plus que d'habitude.

- Mademoiselle Black ? Mademoiselle Black !
- Il ne s'agit certainement pas de ce que vous pensez
, répondit-elle d'un ton ferme, tout en descendant les marches. « Je vous remercierais de ne pas vous mêler de ce qui ne vous regarde pas. »

Elle s'obligea à sourire. Faire illusion. C'était la seule chose qui importait, là, tout de suite.
Son chauffeur vint l'aider à atteindre la voiture, alors que les journalistes l'empêchaient de passer et l'assaillaient avec leurs stupides questions. Ils parvinrent à rentrer dans la limousine. Kyorel étant la première destination des Nonsos à Omois, la ville avait été adaptée aux terriens et Sixteen n'avait jamais préféré un tapis volant à une voiture fermée... Trop de vent dans les cheveux. Lorsqu'elle résidait à son appartement de Tingapour, elle se déplaçait toujours dans ce véhicule, quoi qu'en pense les gens autour d'elle. On ne la contrariait pas !

Une fois à l'abri des regards – merci aux vitres teintées -, elle se laissa tomber et enfoui son visage dans ses mains.

- On a un problème, lança Julia, son agent, assise à côté d'elle.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi je suis la dernière au courant de choses qui sont censées me concerner, moi et uniquement moi ?

La grande rousse haussa les épaules.

- Tu sais bien qu'on ne peut pas échapper à la presse.

Elle lui tendit des photos sur lesquels on voyait une femme blonde quitter le domicile de son fiancé, deux quartiers plus loin.

- Ça vient de tomber. Elle est partie de chez lui ce matin, on suppose qu'ils ont passé la nuit ensemble.
- Et on a la moindre idée de qui est cette fille ?
- Candice Heaven. Une mannequin très connue.
- Merveilleux. Elle regarde pas les infos ? Elle a un problème avec la notion de fiançailles ?
- Teenie...
- Non, c'est bon. Ça va.


Sixteen fut prise d'un sentiment étrange. Jalousie ? Trahison ? Elle n'en savait rien. Elle ne voulait même pas savoir. Elle était dégoûtée d'elle-même, dégoûtée d'être blessée par une chose aussi futile, venant d'un homme qu'elle n'aimait même pas. Elle n'avait qu'une envie, s'enfermer chez elle et ruminer sur son sort.
Perdu, il fallait qu'elle aille bosser.

- Bon, qu'est-ce qu'on fait dans ce cas ?
- Tu as trois solutions. Sois tu le quitte...
- Tu sais bien que je ne peux pas faire ça.
- Je ne te parle pas de tes parents. Moi, je suis là pour ton image publique, c'est pour ça que tu m'as engagé. Donc sois tu reconnais, devant les médias, qu'il t'a trompé, et tu mets fin à votre relation. Sois tu leur dit que c'est un malentendu, et je te souhaite bonne chance pour expliquer ça. Dernière solution : tu admets ce qu'il s'est passé et tu dis lui avoir pardonné. Ou sinon, tu peux ignorer cette histoire, mais tu sais comme moi que tu ne pourras pas faire ça trop longtemps.
- Hmph.. Je crois que je vais réfléchir.
- On te dépose directement à ta séance photo.
- Ah oui, c'est vrai.
- C'est pour la nouvelle collection de vêtements TANYA WINTER.
- J'avais donné mon accord ?
- Oui.
- Ah. Rassure moi, je ne fais pas la partie lingerie, hein ? Si je n'étais que mannequin, à la limite, je le ferais, mais disons que ça ne colle pas à la partie couronne.
- Ne t'inquiète pas, j'ai prévenu, ils ont engagé une autre fille pour ça. Vous serez deux, sur la campagne de pub.


Quelques instants plus tard, la voiture s'arrêta devant un grand bâtiment aux marches de marbres et Sixteen descendit. Pas de jourstalistes en vue. Ouf.
Tout en montant les marches, elle fouilla dans son sac pour attraper sa boule de cristal. Elle composa rapidement le numéro de Nicolas.

« Tiens, il est dans mes favori ce con, faudra que je pense à y remédier »

Une sonnerie. Deux sonneries.

« Réponds abruti. »

Trois sonneries.

« Je vais me faire un tapis avec ta tignasse de beaugosse. »

Quatre sonneries.

- Allô ? fit une voix ensommeillé à l'autre bout du... de la boule de cristal (qui a inventé un truc aussi peu pratique à déplacer ?)
- Nicolas ?
- Hmph...
- C'est Sixteen. Tu te rappelle ? Ta fiancée.
- Me mets pas d'mauvaise humeur dès le matin, s'il te plaît.
- Il est midi. Moi, je suis plutôt de mauvaise, de très mauvaise humeur.
- Je suis censé m'en soucier ?
- Un conseil casanova : quand tu ramène tes pétasses à la maison le soir, FAIS EN SORTE QUE CA NE SE RETROUVE PAS A LA UNE DES JOURSTAUX.
- Merci du conseil. J'y penserais.
- Je suis très sérieuse. Je sais que tu ne veux absolument pas de ce mariage, et crois-moi, moi non plus, mais si tu pouvais au moins faire semblant de t'impliquer ?
- Et pourquoi je me donnerais cette peine ?
- Tes parents. Les miens. La presse. Et, je sais pas, un minimum de respect pour moi ?
- Ouais, ouais, j'ai compris...
- D'accord, je vois bien que ça ne sert à rien d'essayer de te raisonner. Elle était jolie au moins ?
- Non, chérie. Toi, t'es jolie. Elle, elle est sexy, c'est une catégorie à laquelle tu n'appartiens pas.
- La ferme !
- Ouh... La princesse se rebelle ?
- Je te signale que je PEUX être sexy.
- Ah oui ? J'aimerais bien voir ça.
- Crève.
- Ah, mais j'oubliais ! Je verrais certainement ça... pendant.. notre nuit de noces.
- Tu es répugnant. Je te rappellerais quand tu aurais cuvé ta connerie. Non, attends, je ne te rappellerais pas.


Elle raccrocha d'un geste rageur, se rendant compte à quel point elle pouvait être vulgaire lorsqu'elle lui parlait à lui. Elle n'arrivait pas à croire que ses parents lui faisait ça. C'est vrai, elle avait toujours été une fille obéissante, douée, jolie, appliquée. Pourquoi devait-t-on la marier à ce... ce... MOLLUSQUE ?
- Okay, insulte de merde, il va falloir prendre des cours, Teenie -
Elle rentra dans le bâtiment, respira un bon coup et se colla un joli sourire sur le visage, comme elle était habituée à le faire depuis toujours. Même si, ces derniers temps, elle était encore plus frustrée de sa vie.
Amoureuse, hein.
Enfin, si on pouvait appeler ça de l'amour.
Pourtant, entre quelques disputes, insultes, désaccords, Sixteen s'était déjà surprise à espérer un futur heureux aux côtés du brun. A trouver ne serait-ce qu'un terrain d'entente.
Était-ce pour cela que la trahison se faisait plus violente ?

Non, ça suffit. Sixteen devait arrêter de penser à cette histoire. Elle irait bosser, puis elle déciderait de la suite plus tard.
Une jeune femme vint prendre son manteau à l'entrée. Une autre lui serra la main et griffonna quelque chose sur un dossier.
« D'accord, nous sommes prêts mademoiselle Black ! Au troisième étage, s'il vous plaît, passez chez la maquilleuse. »
La brunette acquiesça et se rendit à l'étage en question. Une fois devant la porte, elle salua brièvement la maquilleuse, et s'assit sur la chaise notée à son prénom. Après une demi-heure ou cette foutue maquilleuse l'étouffait avec son fond de teint à la con - « Vire ton pinceau de mon visage sale chieuse ! » - une autre jeune femme blonde entra. Sixteen aurait juré que son visage lui disait quelque chose, mais difficile de reconnaître quelqu'un étant donnée qu'elle se faisait attaquer au fard à paupière.

- D'accord, alors ce qu'on va faire, c'est que pendant que Candice se fait maquiller, Sixteen, tu passes à la coiffure. Ah oui, Sixteen, laisse moi te présenter Candice Heaven, la deuxième égérie de la marque.

Ah oui, elle la reconnaissait bien, maintenant.
Très bien même.
Une minute s'il vous plait.

…. kfellezkzmizpmfmkazuetafdhgqkBIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP.
made by pandora.


« Dorénavant les poupées, les souris, les gonzesses, les cailles, les morues, les donzelles, les bourgeoises, les pisseuses, les grues, les dindes, les bécasses, les punaises, les poules, les cocottes, les bobonnes, les mémères, les bibiches, les ronds de bière, les bougresses, les gourdes, les garces, les trainées, les marie couche-toi-là, les saintes ni touche, les potiches, les godiches, les cruches, les pimbêches, les cagoles, les emmerdeuses, les midinettes, les gamines, les blondasses, les radasses, les poufiasses, les grognasses, les pétasses et les connasses... on relève le museau et on se fait appeler Madame. »
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Candie

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MessageSujet: Re: Mean Girlz ~ [Teenie&Candie]   Lun 19 Mai 2014 - 10:49




Stolen Dance

Je me souviens de ce que j’avais ressenti la première fois. Du dégoût. Dégoût de moi-même, de lui, de ça, de la vie en général. Et plus je le faisais, plus je me répugnais. Mais je continuais, inlassablement. Catharsis. Paradoxalement, je me sentais mieux. Je croyais que j’étais une sorte de prostituée, puis je me suis rendue compte que j’agissais comme un homme. Ça m’a rendue plus forte. Et ce jour-là, j’ai levé la tête, fièrement, pour la première fois depuis toujours. Je me suis juré de ne jamais regretter de vivre ma vie telle que je la souhaitais. C’est fou comme ça libère, la confiance en soi.

Depuis quelques semaines, les jourstalistes s’affolaient autour d’un mariage, celui d’une certaine princesse vachement moche et un duc, comte ? – elle n’avait pas retenu – plutôt pas mal. En général elle s’en contre-foutait mais pour le coup, l’événement prenait un peu trop d’ampleur. Les jourstals et les magazines avaient réduits les pubs où elle figurait afin de couvrir cette incroyable nouvelle. Incroyable car le comte - ? – Nicolas était un coureur de jupons renommé, soudain mis à mal par les traditions risibles de la noblesse et que la question qui brûlait toutes les lèvres était : allait-il franchir le pas ? Son agent l’avait informée que des paparazzis cherchaient à la joindre, mais qu’il n’avait pas donné suite pour le moment. Ils voulaient un scandale, un esclandre, quelque chose pour alimenter ce mariage de ragots et de souvenirs amers, ils voulaient voir la moche pleurer, et elle approuvait totalement. Mais elle voulait le faire à sa manière. D’autant qu’elle avait entendue dire que de nombreuses prostituées avaient été approchées pour débaucher le jeune homme, mais que jusqu’ici leurs efforts avaient été vains. Y allait avoir du sport.

Elle pria – hrm – son agent de trouver la prochaine soirée mondaine à la mode où le crétin se pointerait.  Elle n’avait même pas pris la peine de retenir son nom. Il n’était qu’une proie, rien d’autre, un jouet destiné à assouvir son appétit sexuel. Il n’avait besoin d’aucune once de considération. Quelques jours plus tard, elle reçut un carton d’invitation, accompagné d’un mot « Viens avec une de tes camarades. – A » A pour Agent bien sûr. Elle n’en connaissait fichtre pas la raison, mais enfin, ça pourrait être amusant. Voyons voir… De toutes ces pétasses, Coleen mise à part, celle qui se la pétait le moins et qui savait le mieux s’amuser était sans conteste Maj. La jolie black avait le groove dans la peau et détonnait dans les soirées huppées qu’elle fréquentait. Ce qui faisait rire blondie, tant la noblesse était peu habituée à de pareils énergumènes. Elle sourit. Bon, allez, pas que ça à faire, fallait aussi se préparer ! Et être assortie à l’autre d’ailleurs, pour le bien de sa foi en la mode. C’est donc un peu agacée qu’elle accueillit Majilah chez elle, Majilah qui était venue avec une valise entière de vêtements. Bon, elles allaient pas chômer.

Après avoir essayé une demi-douzaine de tenues différentes, ainsi que leurs amis les accessoires et les talons hauts, sans compter le nombre incalculable de coupes plus ou moins loufoques auxquelles elles s’étaient prêtées, elles s’affalèrent en sous-vêtements devant la télévision. Et Candie réalisa subitement qu’elle venait de passer un après-midi normal avec la demoiselle, comme deux bonnes amies. Shit. Soudain, un filet de voix attira son attention. Le compte/duc/autre passait à la télé. Narmol. « Il sera là ce soir, » nota la brune. « Je sais, je te parie que je me le fais. » L’africaine lui lança un regard amusé, mais ne releva pas. Elle savait d’avance qu’elle allait perdre. « Avec ou sans aide ? » ajouta-t-elle néanmoins en ricanant. La blonde lui tira la langue, bien que consciente que cette possibilité restait envisageable. Bah. Elle verrait bien. Elles finirent par s’habiller, appelèrent un carrosse – si si – et bientôt, elles furent en route. Majilah lissait consciencieusement des plis imaginaires sur sa jupe, consciente que ses mains tremblaient. Encore ce crétin… Prise d’un élan de sympathie incontrôlable, Candice pressa les siennes l’espace d’un instant, avant de se détourner. Surprise, l’autre finit par sourire, incrédule. Finalement, même elle avait un cœur.

La soirée débuta simplement, avec les habituels potins, mais une ambiance différente de d’habitude étouffait les conversations. Tous étaient fébriles en attendant l’arrivée du comte. Arrivée qui se fit d’ailleurs sans esclandre, seulement accompagnée d’une hausse massive de chuchotements. Tout le monde voulait parler au futur marié. Stratégique, Candy décida de se présenter en milieu de soirée, histoire qu’il ait quelques coups dans le nez et soit plus manipulable. Ou du moins c’est ce qu’elle avait prévu. Mais c’est lui qui vint à elle à peine une heure plus tard, frais comme un gardon. En l’apercevant, sa camarade – son amie ? – décida d’ajouter son grain de sel à ce qui promettait d’être la plus grande esclandre du siècle. Elle devança la lycanne et fit connaissance avec lui pendant une dizaine de minutes, tout en l’approchant pas à pas de la blonde. Lorsqu’il la vit, il sourit et s’approcha pour la saluer, un sourire Colgate sur le visage. Candice se retint d’éclater de rire. Courage.

« Fais attention Candie, ce joli cœur va t’en raconter des vertes et des pas mûres pour avoir l’insigne honneur de rentrer dans ton lit ! » Majilah riait joyeusement en le pointant du doigt. La blonde le fixa, l’air peu convaincue, et fit une charmante petite moue. « Impossible, c’est Ikram qui raconte les plus gros bobards, juste après moi. Il est capable de faire croire à la Courgette tout ce qu’il veut. - Oui m’enfin elle n’est pas vraiment le meilleur exemple. » Sa collègue, dubitative, roula des yeux. « Certes. C’est à cause de connes comme elle que les blondes sont aussi mal considérées, » grogna la lycanne. « Quoiqu’il en soit, vous me frustrez mademoiselle, vous insultez mes talents de charmeur. » Le jeune homme venait de lui faire un clin d’œil assorti d’un sourire séducteur. Elle se retint de rire. Encore. Sûr de son coup, il enchaîna. « Pour vous prouver ma valeur, permettez-moi de vous lancer un défi. Celui qui arrive à faire croire la chose la plus improbable à l’autre gagne et lui donne un gage de la nature qu’il souhaite. - Ça me va. Prépare-toi à perdre. »

Il sourit, visiblement confiant. Elle l’entraîna vers une table et commanda un mojito. Les choses sérieuses commençaient enfin… Finalement, cette soirée barbante devenait de plus intéressante. Non seulement elle allait se défouler et oublier un peu Coco mais en prime elle allait se faire le fameux fiancé et foutre la merde dans le couple bancal de l’autre moche. Non, vraiment, elle allait s’éclater. Elle sirota son cocktail en l’écoutant bavasser sur la taille d’un poisson qu’il avait pêché quelques jours auparavant, faussement intéressée. L’esprit ailleurs. Narcissique, imbu de lui-même, un peu stupide sur les bords, débordant de confiance en lui, fier comme un paon. Il était comme les autres. Comme tous ces putains de fils à sa maman. Fade et sans saveur. Terriblement insipide. Ciel, elle en avait presque envie de vomir.

« Et sinon tu fais quoi dans la vie ? - Mannequin. - Ah, oui, ça explique tout. – C’est-à-dire ? – Ton physique de rêve. – Ouais, c’est sûr que t’es pas gâté. » Une pique destinée à sa fiancée, mais qu’il choisit de prendre comme une insulte personnelle, en tant que mensonge – car tel était le but du jeu après tout. Elle leva les yeux au ciel. Diantre ce qu’elle se faisait chier. Pas étonnant que les putes aient abandonné. Même pour tout l’or du monde elle ne resterait pas une minute de plus. Quoique. Merde quoi, on le disait Dom Juan mais il était aussi rasoir que le grand-père du coin ! Elle grogna. Psychologie inversée de merde. Lui faire croire qu’il allait la draguer pour ensuite lui parler d’économie n’était pas franchement dans les plans. Elle poussa un bruyant soupir et le fixa droit dans les yeux. « Intéressant ta technique pour repousser les filles. - Je suis fiancé, « précisa-t-il en souriant. « Je suis lesbienne, » rétorqua-t-elle. Il haussa un sourcil, surpris. « Il me semblait que tu avais lancé le concours de celui qui raconte la plus grande connerie, non ? » Elle eut un sourire malicieux. « Bon, il semble que j’ai gagné. Pour la peine, tu vas devoir me faire plaisir… » susurra-t-elle en l’embrassant par-dessus la table.

Heureusement pour lui, il ne résista pas. Bon joueur ou juste fatigué de refuser alors que c’était tout ce qu’il voulait ? Aucune importance. « On va chez toi, » souffla-t-elle entre deux baisers. Il ne broncha pas, et c’est main dans la main qu’ils sortirent de la soirée, Candy en profitant pour lancer un clin d’œil plein de sous-entendus à Majilah, tandis que les abrutis derrière chuchotaient, chacun se demandant qui remporterait le pactole promis par les jourstalistes au sujet d’une quelconque info sur les relations du comte. Damn, elle comptait bien faire en sorte que ça s’ébruite ! En partant, elle entendit le rire clair de sa camarade, contrastant avec les autres, comme toujours. Ils grimpèrent dans une limousine sombre, et elle apprécia le chuintement feutré des roues sur la chaussée. Il avait renversé la tête en arrière, porté ses mains sur son visage, comme pour se cacher. Peut-être venait-il de se rendre compte de l’énorme connerie qu’il venait de faire, ce piège subtilement tendu qui s’était refermé autour de lui sans crier gare. Mais il était trop tard pour reculer. Et puis, maintenant qu’il en était là, autant aller jusqu’au bout non ?

En entrant dans le luxueux jardin de la résidence, Candice tendit l’oreille, à l’affût. Des gardes un peu partout, volontairement bruyants, et ça et là, des respirations discrètes, comme des souffles aspirés. Elle sourit. Foutus jourstalistes, ils étaient vraiment fourrés partout. A croire que cette entorse à la règle sainte du couple – à savoir la fidélité – allait se répandre comme une traînée de poudre. Ciel eu c’était dommage, cela allait nuire à sa réputation ! Quoique non en fait, elle était déjà qualifiée de croqueuse d’hommes par tout AutreMonde, un de plus ou un de moins ne changerait pas la donne. C’est donc ainsi qu’elle se retrouva en petite culotte dans le lit XXL de son amant. Il avait tiré les rideaux, préférant garder pour lui seul ces joies d’une nuit, et elle approuvait totalement. Elle n’était pas une actrice porno diantre ! Il s’avança vers elle, la plaquant sur les draps. Damn, il devenait sauvage le bout de chou. Ça lui plaisait bien.


***


La première chose qui lui vint à l’esprit lorsqu’elle se réveilla c’est qu’elle avait fichtrement bien dormi. Aussi résolut-elle de changer de lit au plus tôt. Elle cligna des yeux, bailla, pas totalement réveillée. Hrmph. La masse du comte la gênait. Elle sourit. Quoqu’il en soit, elle avait gagné son pari. Et puis les paparazzis allaient lâcher les crédits-muts au vu de son exploit. Elle avait presque fini par croire qu’il était gay quand même. Ç’aurait été con. Anyway, elle n’allait pas traîner ici toute sa vie. Elle avait du boulot. Profitant de la douche spacieuse et de la salle de bains digne d’un film qui jouxtaient la chambre, elle se débarbouilla et refit une beauté, bénissant une fois de plus les sacs sans fonds des sortceliers qui lui permettaient de trimballer cinq kilos de vêtements sans s’en rendre compte. Une fois propre, elle quitta la villa sans un regard en arrière. Tandis qu’elle marchait dans la rue, elle attrapa le dernier magazine people sorti et contempla d’un air satisfait sa photo en couverture. On allait parler d’elle, et pas qu’un peu. Elle jeta le morceau de papier sur le vendeur et c’est triomphante qu’elle se rendit à l’immeuble où se déroulaient les photoshoots de la collection Tanya Winter.

Elle ne passait que très rarement au maquillage, jugeant les filles incompétentes. Et puis, on ne change pas une formule qui gagne. En revanche, elle accepta de se laisser tripoter les cheveux et jeta un œil critique à ses tenues. Que des sous-vêtements. Putain, si elle attrapait froid ils allaient le payer. D’autant que les culottes signifiaient que quelqu’un d’autre allait porter les fringues. Shit. Elle serait moins payée ET moins vue. Putain, heureusement qu’il y avait l’histoire avec le duc pour assurer son avenir. Dubitative, elle essaya l’ensemble de dentelle noire, qu’elle jugea sublime, et enfila les gants et les porte-jarretelles assortis. Bon, y avait pas à dire, elle était super sexy. Sensation qui fut confirmée par le sourire appréciateur qu’eut le directeur en entrant. Il lui fit signe de venir dans la pièce à côté, histoire de rencontrer sa rivale.

Elle écouta à peine les paroles de l’homme – no way, pas de maquillage mec – tant elle se retenait de rire. Ce n’était pas seulement le fait que sa concurrente se fasse barbouiller le visage de fond de teint qui était risible, non, les efforts de la maquilleuse pour embellir son visage étaient presque touchants. C’est juste qu’elle ne s’attendait pas à croiser le thon aussi vite. Ni à lui foutre des complexes aussi rapidement. La vie fait parfois bien les choses. « Heyy, je te connais ! Tu es le pauvre déchet qui doit se marier avec Dom Juan ! Comment tu t’appelles déjà ? Sixteen ? C’est vraiment pourri comme nom. Putain, tes parents doivent vraiment te détester pour t’avoir appelée comme ça, t’étais pas désirée, c’est sûr. Moi qui pensais que j’étais pas gâtée, c’est rien en comparaison. Qu’est-ce que tu fais ici, t’es pas princesse à la base ? Non parce que mannequin c’est un métier, faut pas croire. T’as absolument pas le physique pour. Bah, on va dire que c’est un petit cadeau d’excuse, hmm ? » Elle lui ébouriffa les cheveux affectueusement, comme on le ferait à une enfant de cinq ans. Damn, elle allait vraiment s’éclater. Souriante, elle jeta un coup d’œil au directeur qui se tortillait sur place, gêné. Il devait pas avoir lu les actus lui. Ou alors c‘était son merveilleux agent qui lui avait forcé la main. Anyway, elle comptait bien la pourrir jusqu’au bout.

© charney






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MessageSujet: Re: Mean Girlz ~ [Teenie&Candie]   Lun 16 Juin 2014 - 20:49

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
I kill you bitch.
Sixteen aurait encore pu passer une journée acceptable si elle s'était cachée sous des faux-semblants, encore, et si la blonde qui lui faisait face en avait fait autant. Mais il faut croire que cette dernière n'avait pas passé sa foutue vie dans un foutu palais, qu'elle n'avait pas été attachée à sa chaise par un ruban de soie pour apprendre à se tenir droite - à coup sûr, elle n'avait pas non plus eu une robe différente pour chaque jour de la semaine et qu'on ne lui avait certainement pas appris à reconnaître les différents couverts posés sur une table de calibre royal.
Mais Sixteen, si. Elle avait toujours cette impression effroyable que si elle dépassait les bornes, elle s'étoufferait dans son corset, et décéderait par suffocation. Ce qui n'était absolument pas le cas de Candice Heaven.

« Heyy, je te connais ! Tu es le pauvre déchet qui doit se marier avec Dom Juan ! Comment tu t’appelles déjà ? Sixteen ? C’est vraiment pourri comme nom. Putain, tes parents doivent vraiment te détester pour t’avoir appelée comme ça, t’étais pas désirée, c’est sûr. Moi qui pensais que j’étais pas gâtée, c’est rien en comparaison. Qu’est-ce que tu fais ici, t’es pas princesse à la base ? Non parce que mannequin c’est un métier, faut pas croire. T’as absolument pas le physique pour. Bah, on va dire que c’est un petit cadeau d’excuse, hmm ? »

Chaque mot s'échappant des lèvres pulpeuses de la jeune mannequin martelait durement le cœur de la brunette. C'est comme si on lui avait coupé la respiration, que son pire cauchemar s'abattait sur elle. Elle qui, toute sa vie, s'était appliqué à être parfaite tout simplement parce que l'on en attendait pas moins d'elle, se voyait agressée par une autre femme, un avatar de ses peurs.
Comme sa sœur.
Exactement. Ce n'était pas Candice Heaven qui se tenait devant elle. C'était Cassiopée, terriblement belle et terriblement intelligente, cette fille qui jouait également le jeu de la perfection - et qui y était bien meilleure. Sa sœur qui avait préférée être son ennemi, parce qu'il y a beau y avoir une centaine de diamant, il n'y a qu'une seule couronne. Pourtant, Teenie avait bien survécu à ces années passées auprès de la terrible Cassiopée. Comment pouvait-elle se défiler devant une pâle copie de la royale blonde ?

Elle allait faire comme elle l'avait toujours fait. Dans la franchise et la putain de dignité. On a beau dire, il reste toujours un peu de dignité à une princesse tant qu'elle se tient droite.

« Oui, je te connais également. Candice. Un joli prénom, plutôt simple, mais tu ne m'as pas l'air de quelqu'un de très compliqué. Mon nom n'est pas simple, lui, et peut-être pourri à tes yeux, mais tu as au moins raison sur ce point : mes parents ne m'aiment pas. Pose un jour un pied dans un cercle aristocrate et tu verras à quel point tu es effectivement gâtée de ta naissance. Alors oui, je suis princesse. Plus ou moins. Et je me doute que mannequin est un métier à part entière, je suis ravie que tu le saches, ça me fera quelque chose en moins à t'expliquer. Laisse moi juste t'informer que prostituée en est un autre, et que j'aimerais que tu le pratiques loin de moi et de mon fiancé. »

Sur ces mots, elle se leva, drapée dans son honneur, et passa doucement une main sur ses joues afin d'enlever le surplus de fond de teint. Elle jeta un coup d’œil au miroir. La maquilleuse ne l'avait pas tant torturé, finalement, et s'en était même plutôt bien sortie avec ses yeux bruns, difficiles à maquiller puisqu'ils ne s'accordaient pas facilement avec son teint clair. Le gloss d'un rose léger qui recouvrait ses lèvres lui donnait une allure fraîche et joyeuse. Exactement le style des vêtements Tanya Winter, des créations faites pour les femmes modernes, sexy et classes.  
La brune ne comptait pas rester toute la journée en telle compagnie, elle fit comprendre au directeur artistique – lequel ne savait pas quoi faire, et encore moins quoi dire – qu'il était peut-être temps de commencer la séance.

On lui fit essayer une première tenue ; une jupe droite de couleur blanche qui s'arrêtait mi-cuisses, accompagné d'un chemisier bleu clair aux manches courtes et au tissu très léger. Les bijoux étaient argentés, et incluaient deux bracelets épais et un collier se nichant dans son col. Teenie avait du essayer plusieurs paires de chaussures avant d'en trouver une à sa taille. Elle avait perdu de vue l'autre mannequin, mais elle ne doutait pas qu'elles se retrouveraient pour les photos, pensée qui fut confirmée par l'assistante photographie.

- Le photoshoot se fera ici, l'informa t-elle en lui désignant un fond coloré et des projecteurs, « vous poserez avec votre... collègue ».

Quel mot charmant pour quelqu'un qui a assisté à la rencontre quelques instants plus tôt.
Sixteen alla se placer devant les appareils, attendant l'arrivée de Candice.
made by pandora.


« Dorénavant les poupées, les souris, les gonzesses, les cailles, les morues, les donzelles, les bourgeoises, les pisseuses, les grues, les dindes, les bécasses, les punaises, les poules, les cocottes, les bobonnes, les mémères, les bibiches, les ronds de bière, les bougresses, les gourdes, les garces, les trainées, les marie couche-toi-là, les saintes ni touche, les potiches, les godiches, les cruches, les pimbêches, les cagoles, les emmerdeuses, les midinettes, les gamines, les blondasses, les radasses, les poufiasses, les grognasses, les pétasses et les connasses... on relève le museau et on se fait appeler Madame. »
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Candie

B I T C H

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Age du personnage : 27 ans

Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Mannequin
Résidence : Appartement 3C, Omois
Dans le sac : Des tampons, une trousse à maquillage, des vêtements de rechange, des capotes, du fric.


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Surnom: Emy
Age du membre:
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MessageSujet: Re: Mean Girlz ~ [Teenie&Candie]   Dim 5 Juil 2015 - 15:18




   


Teenie & Candie
I'm the one "for a good time call", phone's blowin' up, they're ringin' my doorbell

Elle n’a pas bronché, impassible petite princesse. Et pourtant je sentais la peur suinter de son corps, l’angoisse s’émaner de son âme. Je voyais ses yeux se brouiller, perdus dans d’innommables souvenirs. Et je souris de cette détresse qui m’était si familière. Un sourire un peu amer, au goût de sang et de larmes. Elle, assise bien droite dans sa chaise, la tête haute, elle me dévisageait avec ce mépris incertain qu’on ceux qui se reconnaissent en l’autre. Armée des restes de sa dignité, elle rétorqua à voix posée un discours qui me tira un rire aigre. Elle ne me connaissait pas et s’amusait déjà à m’analyser de façon à me donner une catégorie bien définie. L’aristocratie tu dis ? J’ai déjà essayé, ça ne m’a pas vraiment réussi. Je suis presque certaine que l’on s’est déjà croisées à un gala de charité, toutes jeunes sûrement, assez pour ne pas s’en rappeler. Je la regardais enlever le surplus de maquillage puis s’en aller, drapée dans son honneur souillé de fiancée cocue. J’hochais lentement la tête tout en la suivant du regard. Je ne sais si mon agent perçut la lueur admirative dans mes yeux, mais il me sourit.

« Elle est forte, » murmurais-je, « peut-être qu’elle réussira à survivre. » Ou peut-être qu’elle allait simplement s’effondrer en larmes. Machinalement, je portais ma main à mon cou, que je serrais brièvement. La marque avait disparu depuis bien longtemps mais je sentais encore les doigts qui s’enlaçaient autour de ma nuque dans le seul but de me tuer de temps à autre. Il se ravivait dès que je voyais l’une d’entre elles. Ces personnes délaissées par la vie. Allons bon, il m’avait laissé un détecteur de dépressifs, la belle affaire. Je soupirais, balançais mes cheveux en arrière. Lasse. Toujours obligée de réfléchir à ce que je vais dire, à ce que je vais faire, l’impact qu’auront mes décisions, mes choix, mes critiques. Des mots qui blessent, qui tuent. Aucun qui fasse vivre, rire, sourire. Toujours à tout calculer, jamais de place pour le spontané. Je soupire. Cette pression constante me rendrait presque claustrophobe. Je secoue la tête. Souris malgré moi. Elle est intéressante.

Je me relève d’un bond et la rejoint en fredonnant. Prends ma première pose. Bouge lascivement tandis que le photographe me mitraille. L’ambiance tendue du plateau ne m’affecte pas. Je suis hors d’atteinte, loin des préoccupations inutiles de mes congénères. « Hmm, tu n’es pas très empathique tu sais ? Tu devrais travailler ça. Les prostituées n’ont pas toujours choisi leur vie, mais tu devrais au moins la respecter. » Étrangement, que Sixteen me compare à elles ne me dérange pas autant que ça le devrait. C’est plutôt comme si elle me disait que je faisais de mon mieux pour m’en sortir, avec les armes que j’ai à ma disposition. Je lui lance un sourire éclatant. Sans doute ne comprendra-t-elle pas. Qu’importe. J’ébouriffe tendrement ses cheveux si bien coiffés. « Allez, détends-toi un peu. La vie est trop courte pour être constipée. » Je me jette dans un canapé en cuir non loin, pioche une sucette. Je la savoure un instant, les yeux dans le vide.

Mon regard revient se poser sur elle. Elle doit être perdue. Je me redresse, amusée. « Tu sais, j’aime beaucoup le sexe. Et je n’en ai pas honte. Je ne vois pas pourquoi je devrais. Il en va de même pour ce métier. J’en suis fière. Envers et contre tout, je suis fière d’être mannequin, de poser en dentelle dans des magazines et de faire des défilés en maillots de bain. Ça me rend heureuse. C’est triste non ? Les rôles devraient être inversés je suppose. Dis-moi, qui t’empêches d’être heureuse ? » Je penche la tête de côté, curieuse. Aperçois un escabeau non loin. J’y grimpe et la contemple de là-haut. Si j’avais pu, j’aurais pris des ailes pour lui montrer. Saute. « C’est facile tu vois ? Il suffit de s’envoler. »


   
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d


Spoiler:
 





i don't give a fuck
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Mean Girlz ~ [Teenie&Candie]
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