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 L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe

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Ewlan Kaeben Mysendrin


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Age du personnage : 19 ans

Familier : /
Couleur de magie : Arrête de me narguer ou je t'en colle une.
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Barman à mi-temps, recherche un emploi.
Résidence : Centre-ville de Travia.
Affinités : Il ne supporte pas ces sales gamines de Iris Clairaux et de Maura Lewis.
Il évite Lou.
Il aime bien L'ilne.
Il se désintéresse totalement de Kina.
Il déteste Lisa et Elistéria.
Il est attiré par Elëor.

MessageSujet: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Mer 2 Juil 2014 - 20:58


     
     

     


     
La Bobelle Rieuse



     

     

     
21h22 : Rue de l'Auberge, Vilain.

« Et tu crois que tu peux t'enfuir.
Et tu penses que tu ne vas pas souffrir.
Tu espère pouvoir partir,
Sans vraiment savoir si tu pourras t'en sortir. »

Le musicien le regarde droit dans les yeux tout en chantant, l'espace d'un instant. Le jeune homme soutient son regard durement. Il ne s'arrête pas pour déposer quelques crédits-mu, comme le font certains passants. Lui, il se contente de le regarder tandis que sa colère déferle autour de lui, l'enveloppant d'une aura sombre et répulsive. Durant ce court instant, c'est comme si le musicien peut voir dans sa tête, comprendre ce qu'il lui arrive. Il voit que le jeune homme n'est pas d'ici, qu'il ne veut pas y être, mais qu'il n'a pas le choix. Il n'a qu'une hâte : repartir. Mais il sait qu'il doit rester ici une nuit de plus. Alors il va à l'auberge de la Bobelle Rieuse, qui se trouve à trente mètres de là où le musicien s'est installé pour mendier quelques crédits-mu, dont il se servira pour aller se chercher un repas dans cette auberge même.
Le jeune homme marche vite, sans vraiment se presser ; il est raisonnable, il sait que cela ne le fera pas partir plus vite. Il aperçoit la porte ; accélère encore le pas.

21h23 : Auberge de la Bobelle Rieuse, Vilain.

Un jeune homme entre en claquant la porte, visiblement énervé. L'aubergiste soupire, sa belle porte n'a rien fait à personne, mais tout le monde se donne le droit de la claquer. Il dévisage le nouveau venu d'un air intéressé ; cela se voit qu'il n'est pas du pays, car il ne porte pas d'armure et sa peau pâle n'est pas criblée de cicatrices. Et, bien sûr, ses cheveux sont d'un blond étincelant, couleur que l'on ne trouve que très rarement dans cette baronnie. Et puis cette auberge n'étant pas célèbre, seuls les gens d'ici y viennent.
Lancovient ? Omoisien ? Oui, probablement omoisien ; il a l'air d'être du genre à snober les gens, comme le font la plupart des gens de l'Empire. Ici, on n'apprécie pas beaucoup les étrangers, en particulier ceux d'Omois, car, même si l'Impératrice est respectée, on n'aime pas vraiment son apparente domination d'AutreMonde.
Instantanément, c'est comme s'il n'y a plus que le jeune homme dans l'auberge. Parmi toutes les personnes aux cheveux noirs, sa blondeur éclate et ses yeux bleus, dédaigneux et courroucés, ressortent parmi les yeux foncés des autres clients. Presque tout le monde l'observe. Il s'en aperçoit immédiatement et lance des regards de défis. Il fronce également le nez, semblant sentir une odeur désagréable.
Sous le poids des regards, il se dirige vers une table libre dans un coin et s'assoit, dos à une jeune femme. Il attend le serveur en observant la pièce ; il semble être particulièrement méfiant. L'aubergiste pousse un soupir et se dirige vers son nouveau client.

21h43 : Auberge de la Bobelle Rieuse, Vilain.


Elle l'a immédiatement repéré, dès son entrée. C'est un loup-garou, comme elle. Lui aussi a été perturbé par l'odeur qui règne dans l'auberge ; le mélange du fumet de la nourriture et des effluves des clients. Certains sentent la sueur, d'autres le parfum. Oui, la jeune femme peut comprendre que  tout ceci puisse être troublant.
Le beau nouveau-venu s'est assis juste derrière elle. Elle a senti sa chaleur ; pas de doute, il s'agit bien d'un lycan ; la température corporelle des loups-garous est plus élevée que celle des humains. Elle a frémi. Elle n'en a pas revu depuis bien longtemps, tout comme lui apparemment, car il a semblé gêné par sa présence. Après l'ouverture du continent interdit, la plupart des lycanthropes se sont enfuis le plus loin possible et ont évité tout contact avec leurs congénères ; après tout, beaucoup ont dû s'entretuer et assassiner leurs camarades dans l'arène de la Reine Rouge. Ces épisodes ont marqués les esprits indélébilement.
Ebranlée, elle l'a écouté parler. Sa voix est étrange, pas trop grave, ni trop aigüe. Elle sonne bien et est agréable à entendre. On distingue une note d'agacement constante ; il semble être d'un tempérament agressif et violent. Il a commandé un steak de traduc et des pâtes. Elle a rougi ; on aurait dit qu'elle l'a espionné. Peut-être bien. Elle a tenté de se calmer et de faire baisser cette soudaine montée de température en elle. Il se démarque des autres de part sa nature et aussi de par son physique. Il est normal qu'il l'intéresse, non ?
Elle a su qu'il a observé la pièce, à l'affut du moindre danger. C'est un réflexe chez qui a grandi et vécu en enfer. Elle le fait aussi, tout le temps, sans relâche. Les dragons fous en liberté et les combats dans l'arène obligeaient. Elle l'a entendu respirer, souffler d'agacement, manger. Elle a essayé de ne pas être trop flagrante ; ce serait la honte qu'il se soit rendu compte qu'elle l'a observé. Elle a attendu, pendant au moins un quart d'heure.
Il finit par s'adosser à sa chaise ; il a fini de manger. Elle l'entend soudainement se lever. Surprise, elle se retourne, se préparant à  inventer une excuse minable de dernière minute, mais ce n'est pas vers elle qu'il se dirige. Il marche vers une jeune femme rousse, assise non loin. Elle aussi, comme lui, se détache des autres par sa couleur de cheveux. Heureusement pour elle, elle a l'ouïe fine, et ne perd pas une miette de la scène qui se déroule devant elle.
“ Salut , il lui fait. ”
Sans attendre de réponse ni de permission, il s'assoit en face de la rousse, appuie ses coudes sur la table, croise les doigts, se penche en avant d'une manière très concernée.
Oui, pas de doute, il est très intéressé par elle. Dommage. Ne voulant pas en voir plus, Adelle se lève, pose les cinq crédits-mu de bronze sur la table et sort de l'auberge. L'air de la nuit la happe. Elle remonte la rue, passe devant le musicien qui comme d'habitude semble lire en elle et commence un air qui lui correspond, pose une pièce dans son chapeau et s'engage dans la rue sombre où elle habite.

« Et la déception sonne...
Tu t'en veux d'avoir été prise pour une conne.
Cette occasion n'était visiblement pas la bonne... »
     
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Agathe N. Young


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Age du personnage : 19 ans

Familier : //
Couleur de magie : Multicolore, comme un fumigène de toutes les couleurs
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt faible


Métier : Grande voyageuse - mémoire du monde
Résidence : Là où l'emmener ses petits pieds
Dans le sac : Son magnétophone bien entendu, des habits, des bijoux, plusieurs carnets aux usages diverses, une trousse remplie de crayons, l'héritage de sa grand-mère (ses livres, cd et films), une photo de sa mère quand elle était jeune et une de sa grand-mère, un paquet de clopes au cas où si un jour elle a envie d'essayer, une jolie boîte qui attend toujours ses occupants, des plumes parce qu'elles sont belles et une vieille couverture qu'elle a récupéré chez sa grand-mère.


MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Jeu 3 Juil 2014 - 13:48





L'AUTRE REALITE

« Il existe une infinité de réalité, certaine plus proches que d'autres. Mais voici celle d'Agathe N. Young, éloignée de toutes les autres. »





With Ewlan
Aussi bleu que ces après-midi d'été où on écoutait du Jacques Brel en jardinant.
Merci à Gatbitch d'Apple Spring pour ce magnifique code.

(c) Gabitch sur AS







L'AUBERGE DE LA

Agathe N. Young est arrivée au Royaume de Vilain deux jours plus tôt. Elle a visité un peu, observait les gens et la vie ici.  Elle a rencontré un mec sympa qu’elle a enregistré, un type qui avait décidé de reprendre sa vie en main suite à une dépression. Son père l’avait battu quand il était enfant, sa femme l’avait quitté. Y a des gens qui en chient vraiment.
Il lui avait indiqué une auberge, il avait dit :

« La Bobelle Rieuse, tu peux pioncer tranquillement là-bas. Je voudrais pas qui t’arrives un malheur, faut pas que tu dormes dehors. »

Pourtant Agathe N. Young dort souvent dehors et personne ne lui fait jamais de mal. Aucun mec ne la siffle quand elle passe, même si elle exhibe ses jolies jambes, aucun voleur n’essaie de lui dérober de l’argent. Personne ne sait vraiment pourquoi mais elle semble intouchable.  Par sa douceur ou peut être bien par sa fragilité, elle les repousse tous. Ce mec devait l’avoir compris mais voulait la remercier. Pour l’avoir écouter, juste écouter. Pas besoin de mot avec elle. Elle te regarde, elle te sourit et c’est comme si elle t’ouvrait les portes de son cœur. Viens donc y cacher tous tes secrets, ils seront bien cacher.
Agathe N. Young a donc posé son sac dans cette auberge, a réécouter la bande de la journée avec son magnétophone, a enfilé un long gilet et est descendu manger quelque chose. Elle n’a jamais faim mais son ventre grogne tellement qu’elle comprend qu’elle a besoin de se nourrir. Pour elle, la bouffe n’a pas de gout. Seule les plats de sa grand-mère faisait en avait. Ils n’étaient pas particulièrement bons  mais elles riaient à table. Elle était heureuse et soudain tout lui semblait délicieux.

Agathe N. Young mange donc tranquillement et docilement son assiette, son magnéto posait sur la table, enregistrant le bruit incessant de la salle. Et puis elle voit ce mec, grand avec un regard d’azur. Le bleu des après-midi dans le jardin avec sa grand-mère, le bleu des lectures dans un transat, des chansons de Jacques Brel écoutées en s’occupant des fleurs. Le bleu des rêves.

« Salut. »

Ses cheveux blonds comme le soleil des jours d’été, qui ont l’air aussi doux que le pelage d’un chaton. Elle tend la main par-dessus la table et les caresse doucement puis elle se rassoit et lui sourit. Il semble surpris, elle, elle est calme. Son regard est un peu plus présent que d’habitude, il part un peu moins dans le vague. Il est allé la chercher dans son monde en venant la voir et elle s’est rapprochée de la frontière entre sa réalité et la sienne. Elle reste encore inaccessible mais au moins elle est là.
Agathe N. Young fait glisser le magnéto près de lui et reprend son repas. Si tu es là c’est que tu veux dire quelque chose alors parle.

BOBELLE RIEUSE



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Ewlan Kaeben Mysendrin


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Résidence : Centre-ville de Travia.
Affinités : Il ne supporte pas ces sales gamines de Iris Clairaux et de Maura Lewis.
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MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Lun 7 Juil 2014 - 19:12




C'est si facile de te parler...


Avant de s'assoir à la table de cette fille, une colère sombre et froide le submergeait. En plus du profond malaise que provoquait son séjour ici, la fureur de s'être laissé envoyer à Vilain l'empêchait de réfléchir convenablement, et l'obligeait à rester un jour de plus dans ce royaume détestable. Il était donc entré dans cette auberge pour y trouver repas et chambre, à ses frais, en plus. Dès qu'il avait pénétré dans la pièce, il avait aussitôt repéré la fille rousse assise près d'un coin, de même que la table libre juste à côté.
Avant de s'assoir à la table de cette fille, il avait réfléchi à ce qu'il allait pouvoir lui dire, tout en mangeant. Le lycanthrope n'était pas très doué lorsqu'il s'agissait de mot, et encore moins d'engager une conversation. Chez les loups, les gestes comptent beaucoup plus que les paroles. Il avait donc opté pour un "salut" neutre. Mais la fille ne semblait pas plus douée que lui car elle n'avait rien répondu. Elle s'était contenté de lever les yeux vers lui, sans croiser son regard bleuté, et de tendre la main pour caresser ses cheveux blonds.
Avant de s'assoir à la table de cette fille, Ewlan Mysendrin - étant lui-même - aurait réagit comme d'habitude : il n'aurait pas douté une seule seconde que cette fille était sous son charme. Il aurait pensé qu'elle restait sans voix devant tant de beauté, qu'elle ne savait quoi dire ou faire pour attirer son attention et que, de ce fait, elle tendait la main pour avoir le privilège de toucher sa magnifique chevelure. Il aurait immédiatement imaginé que, ça y est, elle lui appartenait et aller passer la nuit dans sa chambre, en sa compagnie, car Ewlan avait terriblement besoin de compagnie.
Oui, avant de s'assoir à la table de cette fille, Ewlan Mysendrin aurait réagit ainsi. Mais maintenant qu'il était assis à la table de cette fille, Ewlan Mysendrin n'était plus lui-même. Comme s'il était sous l'effet d'un sort attractif - il avait découvert qu'il y en avait des vraiment tordus -, il était captivé par cette rouquine. Il restait muet, fasciné par son visage. La finesse de ses traits, la couleur de ses cheveux qu'il appréciait, ses yeux qui semblaient détachés de la réalité. Il avait l'impression d'être coupé du monde. D'être entouré et isolé par un coussin de brume dense en compagnie de cette étrange fille.
Il baissa les yeux sur sa main fine qui poussait vers lui un objet étrange. Il ne se méfia pas. Après tout, cette fille n'avait pas l'air dangereuse. Et alors il se mit à parler. Comme si on le lui avait ordonné, ou lancé un sort d'obéissance - non, vraiment, la magie peut être très tordue. Rien ne semblait pouvoir arrêter le flot intarissable de mots qui sortaient de sa bouche.
Il lui raconta sa vie. Comment il avait été transformé en loup-garou, tout petit. Comment il avait été élevé sous le joug de son maître dragon, dans le Tatulamenchivar. Comment il avait été torturé aussi bien physiquement que mentalement. Comment il avait vécu dans la meute, et comment celle-ci l'avait dégoûté des loups-garous. Et Liana. Il lui parla longuement de la jeune fille muette dont il était tombé amoureux, et que le dragon avait tué avant de l'envoyer combattre à l'arène de la Reine Rouge, où il avait tué tant des siens pour survivre et satisfaire cette horrible dragonne psychopathe. Il lui narra aussi l'Ouverture. Ce jour magique où Tara Duncan - cette vierge effarouchée insupportable, mais Libératrice - a libéré les lycanthropes de l'esclavage dragonnien. Ce jour où son père a disparu. Il lui raconta comment lui et sa mère s'étaient installés au Lancovit et qu'il s'était inscrit à l'académie des Voleurs Patentés. Comment il y avait rencontré Lou, cette fille farouche qu'il aimait. Son refus de faire l'amour et la frustration que cela entrainait chez le jeune homme, qu'il soulageait grâce aux jeunes femmes qu'il rencontrait, qui lui plaisaient, et qu'il séduisait.
Soudainement, il s'arrêta brutalement. Ce fut comme s'il revenait dans le monde réel. Il regarda l'horloge de l'auberge. 23h50. Cela faisait deux heures qu'il parlait. Gêné de s'être ainsi mis à nu devant cette inconnue, il se leva et partit à vitesse grand V. Il prit rapidement une chambre et monta les marches qui menaient à l'étage tellement vite qu'il manqua se casser la figure.
Comment avait-il pu lui raconter ainsi toutes sa vie ? A présent, elle savait tout de lui. Absolument tout. Il se figea en se rappelant la sensation d'isolement et de tranquillité qui l'avait envahi, en présence de cette fille. L'impression qu'il pouvait tout lui confier. C'était un sort à présent, il en était certain. Même sa colère avait disparu.
Il frissonna. Cette inconnue était la seule à qui il ne s'était jamais confié. Personne, pas même sa mère, le connaissait si bien, ainsi que son point de vue sur tout ces éléments. Il décida qu'il allait s'expliquer avec elle le lendemain, en espérant qu'elle serait toujours là.

[Là, dans ma tête, ils passent tous les deux la nuits puis le lendemain ils se retrouvent pour une seconde confrontation. 8D]


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MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Mar 8 Juil 2014 - 15:22





L'AUTRE REALITE

« Il existe une infinité de réalité, certaine plus proches que d'autres. Mais voici celle d'Agathe N. Young, éloignée de toutes les autres. »





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L'AUBERGE DE LA

Agathe N. Young l’avait laissé s’en aller, elle avait laissé s’enfuir Ewlan avant qu’il n’ait complètement finit son histoire. Il n’était pas encore prêt. Il était venu sans réfléchir, fonçant tête baissé mais il n’avait pas encore vraiment pris sa décision. Mais elle ne s’inquiète pas, il va revenir, elle le sait. Elle a bien vu qu’il en a besoin, qu’il n’attendait que ça. Alors elle finit tranquillement son assiette, prend son magnétophone et remonte tranquillement dans sa chambre. Elle s’assied sur son lit, en tailleur et écoute son enregistrement. Elle l’arrête à la fin, regarde quelques secondes dans le vide. Ils sont tellement nombreux à avoir souffert comme ça, à avoir besoin de tout lâcher. Une autre personne se dirait que la vie est injuste.
Agathe N. Young ne le pense pas, ne l’a même jamais envisagé. C’est la vie, c’est tout. Et elle sait que tout ce qu’on a vécu nous définit, qu’il ne faut pas oublier. Elle sait qu’à la fin, seuls les bons moments compteront pour eux. Elle… Eh bien elle, elle a une infinité d’histoires, de secrets qu’elle garde au plus profond d’elle. Elle a choisi de débarrasser ces personnes de leur rancœur quitte à s’en remplir elle-même. Elle n’a pas peur. Elle ne peut pas tomber, elle ne faillira pas parce que ça fait longtemps qu’elle a compris qu’il fallait juste accepter. Sa mère ne l’aime pas, eh bien soit, ça fera partit d’elle et c’est tout. Et puis elle a eu sa grand-mère, sa mémé adorée qui a eu une belle vie et qui est morte tranquille, dans sa maison tant aimée. Elle n’a pas foi en la vie mais en les hommes.
Agathe N. Young repasse la bande encore et encore, pendant toute la nuit. Elle n’a pas sommeil, elle pense à Ewlan et à la fin de tout ça. Alors le matin venue, elle se prépare, tranquillement, prend sa douche, s’habille. Elle a décidé de s’en aller, d’aller faire un tour du côté des forêts, des champs, des endroits inhabités et tranquilles. Alors elle prend son maquillage et se trace des grands traits colorés en-dessous des yeux, comme les indiens en guerre. Elle enfile un short, une tunique légère et ses sandales les plus confortables. Elle range ses affaires, balance son sac sur son dos et magnéto à la main, elle dévale les escaliers. Elle saute les deux dernières marches, atterrissant doucement sur le parquet, tel une plume. Elle va commander son petit-déjeuner et payer sa note quand elle le voit. Il l’attend.
Alors elle s’avance vers lui. Une fois juste devant lui, elle est obligée de lever la tête pour le regarder. Il semble tendu, c’est normal, elle comprend. Alors lui offre son plus beau sourire. Puis elle se détourne et commence à avancer vers la sortie. Il ne la suit pas, il reste immobile. Alors elle lui tend la main. Allez viens avec moi, on va se promener, voir les couleurs du monde, écouter les chansons du vent.


« Agathe N. Young. »

Elle ne dit rien de plus, rien de moins, ça suffit. Elle le chuchote comme un cadeau, comme une invitation. Viens Ewlan, on va découvrir les beautés de la vie, de ce que c’est d’être vivant. Il y a tant de choses encore inconnus, tant de gens qu’il faut encore rencontrer. Une infinité de monde à comprendre.

BOBELLE RIEUSE



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MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Jeu 10 Juil 2014 - 11:19



Il avait eu beaucoup de mal à s'endormir. Pendant plus de deux heures, il avait fixé le plafond beige de sa chambre, écouté les bruits de la nuit qui traversaient les murs, observé les lumières de l'extérieur qui jouaient avec les ombres de sa chambre, humé les odeurs qui parvenaient jusqu'à lui par la fenêtre ouverte.
Il n'avait cessé de repenser à cette rencontre. Cette fille si calme qui l'avait écouté sans parler, sans l'interrompre. Lui qui lui avait raconté sa vie toute entière en n'omettant aucun détail, sans pouvoir s'arrêter. Cela avait été comme une délivrance. Un sentiment de bien-être qui émanait de cette fille et qui avait pénétré en lui, chassant ses doutes et ses peurs, ses malaises et sa colère, le remplissant jusqu'à en déborder et l'apaisant. Oui c'était cela. Pendant ces deux heures où seul lui avait parlé, il avait été apaisé. Pour la première fois de sa vie il s'était senti bien et avait parlé de lui à quelqu'un qui l'avait écouté.
Il en était tout troublé et se sentait confus. Lorsqu'il avait trouvé le sommeil, il était presque vingt-six heures. Il avait mal dormi, n'avait cessé de gesticuler durant sommeil. Il s'était réveillé sans se souvenir de ses rêves. Il avait fixé de nouveau le plafond beige, qui n'avait pas changé durant la nuit. La même lézarde qui le parcourait. La même couche de peinture supplémentaire à droite. Le même point noir étrange qui ressemblait à s'y méprendre à un insecte écrasé.
Ce plafond, il le connaissait par cœur pour avoir passé deux heures à l'observer jusque dans les moindres détails. Il s'était levé avec un soupir, s'était douché, puis habillé. Cette étrange fille rousse ne semblait pas vouloir quitter son esprit. Il revoyait toujours son visage gracile, sa fragilité puissante, son calme agité. On aurait dit une fusion des contraires. Un oxymore vivant.
Il était descendu, avait mangé et payé. Sa fureur de la veille n'était pas revenue. Elle semblait avoir disparu, fondu au contact de la fille rousse.
Il l'avait attendu. Il ne savait pas ce qu'il allait lui dire, il ne savait pas, il ne savait rien. Ewlan Mysendrin était un lycanthrope, ancien esclave, ancien lutteur à l'arène, ancien prisonnier du Tatulamenchivar. Il avait appris à garder ce qu'il pensait pour lui pour survivre. Il avait appris à empiler et à comprimer ses douleurs pour éviter d'en souffrir continuellement. Pas à les expulser par les mots. Ce que la fille rousse lui avait appris à faire, il ne le comprenait pas, mais appréciait. L'apaisement procuré par le fait de s'être entièrement livré et vidé. Un bien-être nouveau et agréable.
Il ne savait pas s'il devait la remercier pour cela ou le lui reprocher. Il n'aimait pas être manipulé ou forcé, et depuis l'Ouverture du continent maudit, il ne se laissait plus faire. Il avait peur de la revoir, finalement. Il ne savait pas ce qu'il allait lui dire. Il ne savait rien.

* * *

Une main tendue. Une main tendue vers lui. Une main qui lui promettait de l'aide, du bien-être, de l'apaisement. Et un sourire. Un beau sourire sincère et pur. Il la dévisagea encore, en silence. Une énergie positive et agréable se diffusait autour d'elle et tentait de pénétrer en lui. Une invitation à connaître ce calme énergique et apaisant. Il prit la main d'Agathe N. Young sans rien dire. Il ne voulait pas parler. Seulement se laisser entrainer par cette fille. Laisser ce bien-être se diffuser en lui et la suivre, peu importe où ils iraient. Il voulait garder cette sensation fantastique : penser qu'aucune douleur ne pouvait plus l'atteindre.
Cette fille incarnait le silence du bien-être.


« Parfois, les plus beaux sourires peuvent cacher de grands secrets, les plus beaux yeux peuvent avoir pleuré durant des heures et les cœurs les plus purs peuvent avoir souffert de grandes peines. »

«  Celui qui ne comprend pas ton silence n'arrivera jamais à comprendre tes mots. »
Elbert Hubbard


A suivre...


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MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Mer 16 Juil 2014 - 16:52





L'AUTRE REALITE

« Il existe une infinité de réalité, certaine plus proches que d'autres. Mais voici celle d'Agathe N. Young, éloignée de toutes les autres. »





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Aussi bleu que ces après-midi d'été où on écoutait du Jacques Brel en jardinant.
Merci à Gatbitch d'Apple Spring pour ce magnifique code.

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L'AUBERGE DE LA

Agathe N. Young serre la main d’Ewlan dans la sienne pendant quelques secondes en le regardant puis elle l’entraîne. Ils sortent dans la rue, elle ne prend même pas le temps de réfléchir, elle plonge dans la foule, tête la première. Elle n’a pas besoin de se glisser entre les gens, ils s’écartent, la laissant passer. Elle trottine calmement sous le regard des passants qui voient passer ce petit être roux avec émerveillement ou curiosité. Qui est-ce ? Cette fille qui semble planer au-dessus du sol, d’où vient-elle ? Sûrement d’un conte de fée.
Elle allume son magnétophone pour pouvoir écouter les bruits de la ville. Ses pieds tapent le sol en cadence, d’un bruit dur mais léger, comme un métronome. Ses multiples bijoux tintent, ses bracelets s’entrechoquent, son sac rebondit sur son dos. Elle voit l’homme qu’elle a enregistré la vieille qui lui fait de grands signes, agitant les bras au-dessus de sa tête, un grand sourire sur son visage. Elle sourit légèrement avant de tourner d’un coup dans une petite ruelle, peut être un raccourci, un passage secret. Elle ne sait pas mais elle aime les mystères. Ils se retrouvent devant une petite porte en bois, dont la peinture bleue s’écaille. Elle la pousse doucement, elle n’est pas fermée et se retrouve dans un grand jardin paisible. Au fond il y a un muret plutôt haut mais bordé d’arbres qui donne sûrement sur une des sorties de la ville. Alors ils se mettent à courir traversant la pelouse et saute dans le plus grand arbre, s’accrochant à ses branches comme des singes. Ils montent sur le mur et sautent de l’autre côté, atterrissant avec souplesse, comme des chats vagabonds.
Agathe N. Young sort de la ville avec son nouveau compagnon et ils se dirigent vers les prairies, les champs. Jamais aucun agriculteur ne viendrait les déranger, leur demander de partir, elle le sait. Personne ne l’a jamais viré et pourquoi quelqu’un en aurait envie d’ailleurs ? Qui voudrait voir cet être magique s’en aller ?
Agathe N. Young lâche la main d’Ewlan puis se baisse pour enlever ses chaussures qu’elle accroche à son sac par la lanière. Elle fait signe au garçon de ranger les siennes dedans. Puis doucement elle monte les bras, les déplie comme des ailes. Elle inspire profondément, la tête renversée vers le ciel couvert de nuages. Il ne fait pas beau mais très chaud, très lourd. Elle sent que ça va bientôt craquer, que des trombes d’eau vont se déverser sur leurs visages, que les éclairs vont éclairer le ciel et le tonnerre éclater au-dessus d’eux. Magique. Alors elle crie, comme pour rassembler les éléments et les faire éclater. Elle pousse de longs cris clairs et puissants. Qui aurait cru que cette fille pouvait produire un son aussi puissant.

« Va s’y. »

Elle se tourne vers Ewlan et lui désigne le ciel.

« Il attend. »

Un premier éclair vrille le ciel.


BOBELLE RIEUSE



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Ewlan Kaeben Mysendrin


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Age du personnage : 19 ans

Familier : /
Couleur de magie : Arrête de me narguer ou je t'en colle une.
Niveau de magie :
  • Inexistant
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Barman à mi-temps, recherche un emploi.
Résidence : Centre-ville de Travia.
Affinités : Il ne supporte pas ces sales gamines de Iris Clairaux et de Maura Lewis.
Il évite Lou.
Il aime bien L'ilne.
Il se désintéresse totalement de Kina.
Il déteste Lisa et Elistéria.
Il est attiré par Elëor.

MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Sam 9 Aoû 2014 - 14:47



Le contact de sa fine main dans la sienne le fait frissonner. Les corps des humains sont décidément trop froids par rapport à ceux des loups. Mais il ne trouve pas cela désagréable durant cet instant, car sa fraîcheur apaise son bouillonnement intérieur. Il ferme les yeux et hume son parfum particulier qui ne se mélange pas avec celui des autres personnes présentes dans la pièce. Comme une tache rousse sur un mur noir. Il s'en délecte tout en se laissant entrainer par Agathe N. Young dans la rue, à travers la cohue de gens inconnus qui semblent les observer. Cela ne l'étonne pas, car lui, Ewlan Mysendrin, doit être l'un des plus beaux garçons qu'ils n'aient jamais vu. Tout en suivant  Agathe N. Young, il observe de son dédain habituel leurs visages curieux, avant de s'apercevoir au bout d'un moment que ce n'est pas lui que cette masse uniforme et inintéressante brûle de son regard émerveillé, mais bien la jeune fille qui trotte devant lui. Ce constat l'étonne et il dirige ses yeux vers celle-ci. Pleine d'entrain, elle suit sa propre route qui passe tout droit entre la foule qui s'écarte sur son chemin. Ses cheveux ondulent derrière elle. Son parfum se disperse dans toutes les directions grâce au vent qui se lève doucement et se fait recouvrir peu à peu par une odeur d'humidité.
Ils marchent, longtemps. Peut-être durant des heures, ou quelques minutes. Il ne sait pas, il s'en fiche. Les maisons, les boutiques et les visages défilent. Soudain et brusquement, elle les engage dans une petite ruelle. Surpris, il manque déraper et s'écrouler sur les dalles propre, mais se rattrape in extremis au mur. Elle lui tient toujours la main, donc il avance. Il suppose que c'est chez elle, puisqu'elle pousse la porte et entre dans un jardin calme et désert. Un mélange de parfums de fleur l'assaille, lui monte à la tête. Beaucoup lui sont inconnues, mais il en reconnait quelques unes : elles viennent du Tatulamenchivar. Sa tête tourne ; il est mal à l'aise. Tout ce qui a un rapport avec ce continent maudit le gêne. Sa vie là-bas s'apparente à un cauchemar ; cauchemar qu'il revit chaque nuit. Ses combats dans l'Arène le hantent.

Peur, tristesse et désarroi.
Il devait le tuer. Il n'avait pas le choix. Il était coincé. S'il ne le faisait pas, ce serait lui. Si lui non plus ne le faisait pas, ce serait Elle. Elle était sans pitié. Elle se délectait de la souffrance. Elle aimait les combats. Elle aimait la mort. Il sentait une larme glisser le long de ses joues poilues.
Il devait le faire. Il n'avait pas le choix. Pour survivre, il devait le tuer. L'autre le regardait calmement. Il savait qu'Ewlan Mysendrin devait le faire. Sa dernière seconde était venue. Il laissa ses muscles se relâcher. Il se laissa reposer sur le sol. Il ne chercha pas à repousser la patte que le jeune lycanthrope avait posée sur sa gorge.

Après ce combat, il avait pensé que ce serait fini. Qu'il n'allait plus avoir à tuer d'autres de ses semblables pour sa propre survie. Que ce serait son premier et son dernier.
Mais bien entendu, il se trompait. C'était sans La compter. Elle n'allait pas le laisser en paix, voyons. Elle aimait beaucoup trop la souffrance, les combats pour la survie. Et elle avait aussi, le plaisir de voir de jeunes loups inexpérimentés lutter pour ne pas se faire tuer, mais aussi hésiter à assassiner l'autre.
Chez les loups, on ne tue pas ses frères de meute. Cela va à l'encontre de l'instinct. Et il est d'autant plus difficile d'assassiner ceux avec qui on a grandi et joué.
Pourtant...

Depuis, il a du mal à rester calme lorsqu'il est à proximité d'un autre loup-garou. Il ne peut plus regarder ses semblables en face.


S'il était sous forme lupine, ses poils se serraient hérissés et il se serait mis à gronder. Etant sous forme humaine, il fronce les sourcils et pince les lèvres. Il regarde autour de lui. Il n'y a vraiment personne. Il ne sent pas d'odeur lupine. Peut-être n'est-ce qu'un collectionneur de plantes quelconque.
Soudain, il est tiré en avant. Pour pouvoir suivre Agathe, il doit courir.

On entendait le grondement du tonnerre.
Il avait encore gagné ce combat. Il ne savait comment il le faisait. Il affrontait pourtant des adversaires féroces ; des dragons, des lycanthropes plus âgés que lui... Mais il ne se laissait pas tuer. Il était mû par une volonté de vivre sans faille. Il refusait de se laisser assassiner. Car sinon, ce serait Elle, qui gagnerait.
Chaque combat était une nouvelle épreuve, chaque épreuve était un nouveau dilemme. Chaque dilemme était une nouvelle torture.
Et il fallait tuer, encore et toujours plus de frères de meute.
Les éclairs illuminaient l'Arène, la nimbant d'une lumière blanche qui révèlait le cadavre d'un lycanthrope égorgé. Du liquide écarlate coulait de la plaie et disparaissait dans le sable rouge de l'Arène. Ewlan Mysendrin, les poils couvert de poussière et de sang, se tenait encore debout, juste à côté du cadavre. Il enfouissait son museau dans le pelage de son ami en gémissant.

Ca y est, la pluie tombait. Elle lavait leurs corps rougeâtre. L'un ne bougeait plus, l'autre se redressa et poussa une longue plainte, reprise en cœur par les lycanthropes spectateurs.


« Vas-y. Il attend. »
Il lève la tête vers les nuages noirs. Le vent ébouriffe ses cheveux et lui amène des odeurs différentes de champs, d'herbes, de terre, de fleurs. Il peut encore sentir les parfums diffus  du village. Dont un, en particulier, lui laisse un goût amer dans la bouche.

Le sang tachait ses pattes. Des bouts de chairs restaient accrochés à ses griffes.

Sans réfléchir, il se transforme. Il se dresse, se tient bien droit, ses quatre pattes bien ancrées dans la terre. Il regarde le ciel qui s'assombrit de plus en plus. Il ressent la tension qui monte tout autour de lui. Le vent devient plus puissant, faisant bouger ses poils dans tous les sens. Les oiseaux se taisent, les petits animaux se terrent, les gros tentent de se faire minuscules.
L'orage et là. Et lorsque le premier éclair zèbre le ciel, le premier grondement retentit et la première goutte s'écrase au sol, un puissant hurlement s'élève, emplit tout l'espace, les champs, les bois, la forêt, atteint le village, surprend les gens, les oiseaux, les mammifères, pénètre dans le sol, la terre, les cours d'eau, et s'étend jusqu'aux nuages, semblant les provoquer. Et il est long, il dure, il se poursuit pendant plusieurs dizaines de secondes. Le temps semblent s'arrêter tout le long. On dirait que l'orage attend que ce soit terminé.
Et enfin, l'air lui manque ; ses poumons sont vides. Alors le hurlement s'achève ; la nature reprend les pouvoirs et un second éclair illumine le ciel. Le grondement est encore plus fort qu'auparavant, il semble vouloir rivaliser avec le cri du loup. Une goutte s'écrase sur le nez du lycanthrope. Puis une autre, sur son dos. Un troisième sur sa patte. Et c'est comme si le nuage a lâché un sceau d'eau. Des trombes d'eau leur tombent dessus, les trempant complètement. Ca sent le poil de chien mouillé.
Il s'assoit. Ferme les yeux. Ecoute le tonnerre le menacer. Ca va mieux. Il est de nouveau apaisé. Il a l'impression d'être vidé d'émotion. D'être neutre.
La dernière fois qu'il avait hurlé ainsi remonte à la Meute et au Tatulamenchivar.



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Agathe N. Young


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Age du personnage : 19 ans

Familier : //
Couleur de magie : Multicolore, comme un fumigène de toutes les couleurs
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt faible


Métier : Grande voyageuse - mémoire du monde
Résidence : Là où l'emmener ses petits pieds
Dans le sac : Son magnétophone bien entendu, des habits, des bijoux, plusieurs carnets aux usages diverses, une trousse remplie de crayons, l'héritage de sa grand-mère (ses livres, cd et films), une photo de sa mère quand elle était jeune et une de sa grand-mère, un paquet de clopes au cas où si un jour elle a envie d'essayer, une jolie boîte qui attend toujours ses occupants, des plumes parce qu'elles sont belles et une vieille couverture qu'elle a récupéré chez sa grand-mère.


MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Dim 10 Aoû 2014 - 19:54





L'AUTRE REALITE

« Il existe une infinité de réalité, certaine plus proches que d'autres. Mais voici celle d'Agathe N. Young, éloignée de toutes les autres. »





With Ewlan
Aussi bleu que ces après-midi d'été où on écoutait du Jacques Brel en jardinant.
Merci à Gatbitch d'Apple Spring pour ce magnifique code.

(c) Gabitch sur AS







L'AUBERGE DE LA

Agathe N. Young n’a jamais entendu ça. Elle n’a jamais vu de lycan et elle n’a jamais entendu leur hurlement. Elle ne peut pas le croire ! Est-ce que quelque chose d’aussi beau, puissant, peut vraiment exister ? Est-ce que c’est seulement possible ? Ses yeux écarquillés fixent le magnifique animal, au milieu de l’orage. Elle est immobile au milieu des éléments qui se déchaînent, ses cheveux lui foutent le visage et ses mains serrent avec force son magnéto. Puis doucement sa prise se desserre alors que le loup s’assoit. Elle sourit. Un grand sourire ravi comme ceux des enfants quand on leur offre le jouet dont ils rêvaient depuis des mois.
Agathe N. Young frissonne de froid mais surtout de joie. Elle est pied nu dans la boue, trempée, les cheveux collant sur son visage et son maquillage dégoulinant le long de son visage, laissant de grandes traces colorées sur ses joues. Pourtant elle ne voudrait pas être autre part. Elle ne regrette jamais, elle ne veut pas laisser de précieuses secondes de sa vie disparaître à cause de ça. Elle n’a pas le droit, le temps est bien trop précieux pour qu’on le gâche. C’est la seule chose en laquelle elle croit vraiment. Une vie, c’est du temps et sans lui elle n’existerait pas.
Alors Agathe N. Young s’avance lentement vers le loup, la main tendu vers lui jusqu’à ce qu’elle touche sa fourrure. Elle caresse lentement son museau trempé, ses yeux plantés dans ceux toujours aussi bleu d’Ewlan. Même sous forme de loup elle reconnait facilement, il est le même, le même regard. Elle n’a pas peur, de toute façon, même les animaux semblent avoir du respect pour elle. Elle entoure son coup de ses bras et enfouie son visage dans les poils mouillées. Ça pue mais elle s’en fout. Elle ne prend pas en considération ce genre d’informations stupides. Elle sent la chaleur qui émane de lui, sa puissance. Celle-ci même forgée dans une arène. Encore une horrible histoire, une vie qu’on s’est acharnée à briser mais comme toute celles enregistrées sur ses cassettes, elle a résistée. Faut avoir un putain de courage pour s’en tirer.

« Ca va aller. »

Agathe N. Young le serre un peu plus fort, comme pour prouver qu’elle ne s’en ira pas. Au-dessus d’eux, le tonnerre éclate, des torrents d’eau se déverse sur eux. Elle lâche un petit rire comme si c’était vraiment drôle. Elle trouve ça beau. Magnifique même.
Vous voulez faire plaisir à Agathe N. Young ? Ne lui offrez pas de jolies robes ou de bijoux. Offrez-lui un orage.
Un petit éternuement va se perdre dans le bruit ambiant, le fracas de la tempête. Elle a froid, à vrai dire elle tremble mais elle ne veut pas bouger. Elle est têtue, elle ne veut plus le lâcher son loup, c’est la seule chose qui émane un peu de chaleur. Elle est bien, elle ne veut pas se laisser vaincre juste par ça.
Mais Agathe N. Young est humaine et elle grelotte.


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MessageSujet: Re: L'auberge de la Bobelle Rieuse ; Gagathe   Dim 17 Aoû 2014 - 17:14

Agathe & Ewlan



On dirait que c'est la fin du monde.
Ewlan Mysendrin et Agathe N. Young sont perchés en haut d'une colline ; le vent les atteint de plein fouet, il leur hurle dans les oreilles, il leur emmêle les cheveux et les poils, il leur amène la pluie qui les trempe en un rien de temps. Malgré les bourrasques hurlantes, Ewlan Mysendrin, sous sa forme lupine, entend les bruits cachés derrière elles ; il sait que les animaux crient de panique, que les arbres craquent et menacent de tomber, que leurs feuilles décident de se faire la malle avec un bruissement caractéristique, que la pluie tambourine sur le sol qui refuse d'absorber d'avantage d'eau formant ainsi des flaques grossissantes... et que Agathe N. Young, serrée contre lui, est heureuse et morte de froid.
Il l'a laissé le caresser, fille frigorifiée, trempée et pleine de boue. Il l'a laissée se serrer contre lui, trouvant lui aussi un -bien que maigre- réconfort en sa chaleur corporelle. Il s'était toujours senti mieux lorsqu'il était avec quelqu'un d'autre plutôt que seul ; instinct de meute. Malheureusement, il n'aime pas avoir d'amis. Ses seuls connaissances sont les filles qu'il drague et largue après. Et Lou. Mais Lou, c'est une autre histoire.
Elle lui a dit quelque chose comme « Ca va aller. ». Ca va aller ? Il ne sait pas. La vie viendra comme elle viendra. On peut se faire des espoirs, des rêves. On peut tenter de croire que l'on sera épargné... ou heureux... Mais à quoi bon ? Se torturer l'esprit ainsi ne sert à rien et ne changera rien. Ne pas avoir d'espoir, c'est ne pas avoir de déception [Vive Antigone 8D]. L'espoir est aussi mauvais que son absence.
Cela fait longtemps qu'Ewlan n'a pas espéré. Il sait que cela ne sert à rien. Se persuader qu'il retrouvera son père ne le fera pas revenir. Et puis, sa vie a pris un tournant tel, qu'il ne se permet plus de s'en plaindre. Après tout, lorsqu'il se réveille le matin après une nuit remplie de cauchemars, ce n'est pas pour traverser le palais en direction de l'Arène... Il ne passe pas ses journées à se préoccuper uniquement de sa survie. Depuis que l'Héritière d'Omois a ouvert ce continent maudit, il a l'impression de vivre dans un rêve. Un rêve où il est libre, où il peut mener une vie normale et où il est égaux avec les autres... Il a du mal à croire parfois, qu'il ne doit plus se rendre à l'Arène le matin, manger ce qu'il peut trouver, et regarder des lycanthropes mourir tous les jours.
Plongé dans ses pensées, il ne se rend pas compte tout de suite que les frissons d'Agathe deviennent de plus en plus fréquents et violents. Il a envie de la réchauffer, mais ce n'est pas lui qui possède ce pouvoir, c'est elle... Il se demande pourquoi elle n'en use pas ; après tout, elle pourrait bien finir malade ! Elle, elle a la chance d'avoir un don, un outil qui lui permet de faire ce qu'elle veut (ou presque), et elle ne l'utilise même pas !
La pluie ne s'arrête pas. Il sent que chaque goutte qui le touche pénètre un peu plus loin sous la couche protectrice poilue qui le recouvre. Et le tonnerre ne faiblit pas. Les éclairs zèbrent toujours le ciel, sans montrer le moindre signe de fatigue.
Il baisse la tête. Douleur. A force de rester prostré dans cette position, sous la pluie et le vent, ses muscles se sont endoloris et le moindre mouvement sera accompagné d'un tiraillement désagréable. Il lâche un grognement. Il doit bouger. Il doit se réchauffer. Il doit la réchauffer.
Alors il décide d'abandonner sa forme lupine ; ce sera plus simple. Ses poils se résorbent, sa colonne vertébrale change de position, ses membres s'allongent, sa queue, ses crocs et sa queue disparaissent. Bientôt, c'est l'humain Ewlan Mysendrin qui se tient assis sous la pluie, enlacé par une jeune femme.
Il décide de la serrer dans ses bras également, mais ne trouvant pas leur position actuelle particulièrement agréable, se couche sur la terre mouillée, entrainant avec lui Agathe N. Young, qu'il serre fort contre lui. Chaque mouvement lui arrache un nouveau grognement de douleur, mais il ne se plaint pas.
Qu'il est étrange pour lui d'enlacer une jeune femme sans avoir d'arrière pensée... Il trouve décidément cette Agathe très étrange. Comme si elle pouvait changer les gens. Comme si elle pouvait le changer.
Il secoue la tête. Son corps se raidit. Il ne veut pas être changé. Il ne veut pas que l'on puisse modifier cet Ewlan, modelé par son passé, transformé et endurci.
Mais cette fille... Elle n'a pas l'air de le vouloir. Elle s'en fiche. Elle ne s’apitoie pas. Elle n'a pas fait de commentaire sur ses actes. Elle écoute et elle se tait. Elle est neutre. Elle laisse parler. Elle laisse les mots chargés de souvenirs douloureux couler.
C'est pour ça qu'il la trouve différente. C'est pour ça qu'il n'a pas d'arrière pensée. C'est parce qu'elle est hors d'atteinte. On ne peut pas penser pouvoir lui faire du tord, l'attirer, puis la repousser. Elle est trop inaccessible.

Il la serre plus fort, pour la réchauffer de la chaleur exceptionnelle des corps lupins.
Un murmure. Un son presque inaudible, émit tout près de son oreille. “ Merci. ”
@Eques sur Never-Utopia



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