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 Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil

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Enorah


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Métier : Etudiante
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MessageSujet: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Jeu 18 Sep 2014 - 22:08

Des mois et des mois s'écoulent à Ergo, tous les jours se ressemblent. Minutes après minute, heures après heures. Je me lève, vais à l'université, reste seule pendant les cours, pendant les pauses. JE regarde les autres tout sourire, main dans la main, vivant soit un amour parfait soit une amitié basée sur une confiance mutuel. Je m'en éloigne, je les mets à distance comme tout ce que je rencontre maintenant. Je me contente de regarder, d'observer et d'analyser ce qui m'entoure, de toute façon je ne suis bonne qu'à ça. Les cours fini, je m'en retourne chez moi, ou plutôt cet endroit sombre, isolé, triste que j'appelle mon chez moi; mon appartenant. Merci papa pour ce cadeau inestimable qui m'éloigne de tout. Je prend mon temps sur le chemin comme d'habitude, je prends presque tout les jours un itinéraire différent et pourtant tout ce ressemble. La végétation ici est omniprésente, ce n'est pas pour me déplaire, au contraire me promener dans la forêt me calme l'esprit.
Ce soir là je rentre comme d'habitude, mais la porte de chez moi est entrouverte. Je m'approche doucement et regarde à travers l'ouverture, mon rythme cardiaque s'accélère, mes mains deviennent  poites, ma respiration se fait saccadé quand j'aperçois une ombre se faufiler d'une pièce à l'autre. Je prend des deux mains la poigné de la porte et pousse celle ci le plus délicatement possible, mais ne faisant pas preuve d'assez d'habilité, je pousse un peu trop rudement la porte qui me le fait comprendre par un grincement strident. Brolk. J e n'ai plus de temps à perdre, je récupère le premier objet que je trouve; un parapluie, autant dire qu'avec ça ma protection égale à je suis déjà morte. Bon j'ai vécu pire comme situation, je sais ce que c'est que le prix de la vie. Je finis ma précipitation dans la pièce-chambre qui me sert  de salon, brandis mon arme devant moi et pousse un cri de guerre, histoire d'impressionner l'ennemi. IL est là, je l'attendais.
Mon frère, rien d'autre que mon stupide frère David qui ne s'en remet pas de mon entrée "épic" comme il dit. J'ai maintenant tordu de rire sur mon lit-canapé, un  adulte sous évolué. Il a 23 ans mais comme ça à vu de nez je lui en donnerai à peine 17 ans. Une fois calmé, il retrouve une froideur que je ne lui connaissais pas. Il se lève et va à la fenêtre, et reste ainsi à contempler l'extérieur comme j'aime le faire moi aussi le soir, lorsque le soleil tombe sur le forêt frémissante.
-"J'ai un problème" finit-il par faire en se retournant et en plantant ces yeux verts, les mêmes que papa dans les miens, noirs, impassible, ceux de ma mère il paraît. "il y a un problème" répète-t-il comme pour lui même, le regard absent cette fois si.
-"oui tu l'as déjà dit" dis-je d'un air sournois pour le faire réagir. Mais sa réaction n'est pas celle que j'attendais: il reste immobile, planté là en face de moi dans un désarroi accablant. J'efface de mon visage ce sourire que je trouve maintenant déplacé par rapport à la situation.
Le temps s'écoule sans qu'il ne se passe rien, je décide de briser ce silence devenu trop oppressant. Mais mon geste est devancé, mon frère s'est levé, servit un verre d'eau et est revenu s'asseoir sur une chaise. Il a bu une longue gorgée et a respiré profondément.
-"Il disparaisse..." dit-il las, fatigué. "Tous, les uns après les autres, je ne sais plus quoi faire..."
-"Euh ... De qui parles tu?" les demandai-je un peu perdue.
-" Mes employés, des nains"
En effet mon ainé a déjà sa petite entreprise, aussi étonnant soit-il. Pourtant ces enseignants ont toujours dit de lui qu'il était très mature et professionnel pour son âge. J'ai eu du mal à le croire au début, il  était si proche de moi, pourtant bien obliger de reconnaitre qu'il dirigeait d'une main de maître son entreprise depuis un ans déjà.
Après m'avoir expliquer les détails de ces disparitions inquiétantes, me voila embarquée dans une aventure à Hymlia.

Tout a l'air si différent ici, le cadre plus rocailleux des montagnes d'Hymlia est très dépaysant par rapport au étendu et forêt de Selenda.
Nous allons sur le lieux de travail de mon frère au cœur d'une montagne, dans une mines, c'est tout un labyrinthe qui se dessine sous ces hauts sommets, tout un monde souterrain épatant. Des cristaux incrustés dans les paroi des tunnels scintillent à la lumière de la magie vert d'eau que David a activé.
Le tour fait on se sépare, je lui promet d'enquêter de mon côté, une fois reposé. Je me trouve une auberge non loin de là, perdue elle aussi au milieu de nul part. Tout cela est étrange, mais je me vois mal  me promener seule dans ces profondeurs. Comment faire? Je pense à Lou, elle pourrait surement m'aider. Je la contacterai demain. Après que réflexion,je relâche mon esprit et me laisse aller vers le pays des songes. On verrai bien de quoi demain sera fait.
La lumière du soleil rentre par la fenêtre, hier j'étais tellement préoccupée que j'ai oublié de fermer les volets. Mon heure de réveil est donc similaire à l'heure de levé du soleil. Je me  prépare, me lave et m'habille. Mes affaires sont encore toutes entassées dans ma valise, je l'ouvre et y saisit ma boule de cristal. Il est une heure raisonnable pour appeler. J'appelle enfin Lou, presque mon seul contact, avec qui j'ai bravé la mer il y a peu. La sonnerie de son téléphone retentit. Aide moi, ai-je juste envi de lui dire.
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Lou M'enil


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Age du personnage : 200 ans

Couleur de magie : Vert
Niveau de magie :
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Métier : Assistante de T'avila (Les capacités diplomatiques et sportives sont toutes deux requises...)
Résidence : Petite suite à Seborn, au palais de T'avila
Dans le sac : Lames de Cendres, potion de soin, arc en bois blanc, flèches, boule de cristal, corde en mailles de Keltril, barre de céréales et à la Vlir, feuilles de Kax, porte-monnaie, graines, photographie, agenda, liste noire

Affinités : Enorah : Amie
Solénie : Amie disparue
Lisbeth : Ennemie
Laara : Adversaire
Alice : Complice d'un braquage de banque
Mystéria : Complice d'un braquage de banque
Mattis : Connaissance (sangrave mystérieux)
Myakko : Connaissance (relation spirituelle)
(Kiliar : Elfe noir, capitaine du Manda, décédé )

MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Sam 20 Sep 2014 - 19:45

C'était une après-midi d'automne, je déambulais dans les ruelles de Travia.
Il faisait un temps splendide, et une clameur entrainante s'élevait de la capitale : la foule s'engouffrait dans les petites boutiques lancoviennes et s'entassait devant les intermittents du spectacle ; les vélos tentaient de se frayer un passage, tandis que les tapis volants passaient paisiblement au dessus des têtes ; un marchand ambulant poussait sa carriole, remplie d'objets magiques fluorescents et de bijoux de pacotille, autour desquels un groupe de jeunes femmes piaillaient d'enthousiasme ; les enfants couraient dans tous les sens, passant sous les étals et bousculant quelques adultes inattentifs.
Je m'étais faite jolie ce jour-là.
Pour revenir dans ma ville natale, je voulais me présenter sous mon meilleur jour. J'aurais bien voulu que mère et père soient là, avec moi, comme autrefois… Ma main s'est resserrée un peu plus sur la anse de mon sac.
En regardant mon reflet dans une vitre, j'ai aussitôt abandonné ce petit air triste qui tourmentait mon visage depuis quelques temps : vivre dans le passé était de mauvais augure, disait-on.
J'avais laissé mes cheveux rouges libres, tombant dans mon dos jusqu'aux reins. J'avais opté pour une simple robe orangée sans manches, ceinturée à la taille, ainsi qu'une paire de bottines à talons brunes. J'étais très heureuse de pouvoir porter ce genre de vêtement, car pour mon travail, j'étais constamment vêtue de noir, de haut en bas. Il faut dire que la Reine des Airs et des Ténèbres affectionnait beaucoup les couleurs sombres, ce qui n'avait rien d'étonnant…
Je me suis arrêtée de marcher, et une idée m'est venue à l'esprit.
Puis j'ai repris ma route, en secouant la tête, chassant de ma tête cette image horripilante. En me mordant la lèvre, je me suis mise prier tous les dieux pour que T'avila ne devine jamais… J'ai plissé les yeux rageusement, et malgré mon extrême détermination, il n'y avait rien à faire : l'image de T'avila avec des oreilles de lapin roses dansait gaiement dans mon esprit… J'ai longuement soupiré.

Alors que je passais devant une boutique à la devanture rose - effrayante coïncidence, je me suis arrêtée et j'ai machinalement tourné la tête vers la vitrine. C'était bien elle. J'ai hésité à reprendre ma route, mais la nostalgie me traina vers cette boutique aux couleurs criardes…
Le palais de la Princesse Rosa.
Rouge jusqu'à la racine des cheveux, j'ai observé l'intérieur en entrant timidement dans l'enseigne. Rien n'avait changé : les poupées ornaient les murs, vêtues de robes de bal, et au centre, un grand bac rempli de peluches. Rose. Tout était absolument et totalement rose ! Je blêmissais, en me rappelant à quel point j'adorais cette boutique lorsque j'avais quarante ans - soit environ huit ans pour un être humain.
Honteuse, je suis ressortie de la boutique, avec un sérieux mal de tête - cette odeur de rose, cette couleur rose et cette musique de petite fille m'ont retourné le cerveau et irradié mes sens trop sensibles…
- C'est sûrement un coup des dieux, pour me punir de mon effronterie, ai-je murmuré pour moi-même, encore affectée par la visite.
J'ai fait quelques pas de plus, puis ma boule de cristal m'a tirée de ma tourmente.
"Vous avez un appel d'Enorah."


Pendant quelques instants, j'ai réellement hésité à répondre.
A chaque fois que je pensais à elle, le souvenir du Manda remontait à la surface, lentement… comme une vague noire et gluante… elle stoppait mon cœur et me faisait revivre les moments les plus douloureux de ce cauchemar.
Ce cauchemar qui revenait chaque nuit, collant à mon âme et à ma peau.

Dans l'eau rouge, les tentacules noirs s'étendent… traînée d'encre dans l'océan de sang… une silhouette flotte dans l'eau… noire et sans vie…
C'est lui. Devant mes yeux grands ouverts.
Je ne peux pas bouger. Je hurle… aucun son ne sort de ma bouche.

"Je ne regrette rien, Lou.
J'appartiens à l'océan comme il m'appartient."


Je suis restée immobile devant ma boule de cristal.
Le temps s'écoulait, et je n'avais toujours pas appuyé sur la touche. Un sentiment d'urgence s'emparait de moi, qui restait paralysée. Enorah allait raccrocher.
- Jamais plus, je ne la reverrais...
Je me suis alors souvenue de son regard, le mien, mon double dans le miroir, lorsqu'elle commit l'irréparable. Le néant. Après avoir partagé cette expérience à bord du Manda, nous étions toutes les deux tâchées… noir sur blanc. Rien ne pourrait effacer cette trace indélébile. Ni les jours, ni les mois, pas même les années. La seule chose que nous puissions faire l'une pour l'autre…
- … béquille, dis-je pensivement, servir de béquille.
Enorah devait avoir besoin d'aide.
Alors, j'ai appuyé sur la touche, et j'ai entendu à nouveau la voix d'Enorah.
Inconsciente que je me retrouverais expédiée au sommet d'une montagne quelques heures plus tard.


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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Mer 24 Sep 2014 - 20:32

Pourquoi? J'ai l'impression de faire tout de travers, après que mon frère m'ai expliqué sa situation, je me suis sentie revivre, du mystère, de l'action tout ce dont ma vie avait manqué ces derniers mois. Tout ce que j'avais regretté après le retour à la vie normal. Et pourtant tout ce que je devrais fuir car qui n'apporte que des ennuis.
Mon frère était là désespéré, il avait contacté la police mais elle n'était jamais arrivé à destination, trop occupé par des affaires plus importante que la disparition de quelques employés d'une toute petite entreprise isolée.
David était venu me rendre visite et par la même occasion s'éloigner de ces grottes. Il avait besoin de réconfort, et ce n'était certainement pas auprès de papa qu'il l'aurait. La dernière fois qu'ils s'étaient venu, David s'était énervé à cause de Ella, notre maintenant belle-mère. Il est donc venu se réfugier chez moi. Mais moi aussi j'ai besoin de changement, je n'en peux plus de la monotonie de ma vie. Je lui propose de l'accompagner chez lui à Hymlia, emprunt à un excès de sympathie pour mon ainé. Il a refusé longtemps puis a fini par céder en comprenant que je ne lâcherai pas le morceau. Mes yeux brillent de désirs d'aventure. Toute mon âme est aussi souillé que celle de ma mère.
Nous allons à Hymlia.
Toute mon excitation à laissé place à un sentiment de très grande peur lorsque j'ai visité les mines pour la première fois avec mon frère. J'étais tellement résolu à percer le mystère, et je me retrouve les poings liés par la peur. Le matin est venue, je n'ai pas trouvé d'autre moyen pour me calmer que d'appeler Lou à l'aide. Nous avons vécu tellement de choses ensemble dans la terreur, l'attente, le malheur. Elle est la seule qui réussi à m'apaiser, la seule qui me donne confiance.
Elle viendra, elle me l'a dit. Maintenant j'ai le cœur serré à nouveau, j'appréhende de la revoir. Tous ces souvenirs que j'avais refoulé au fond de moi, que j'avais désespérément essayer d'oublier, l'odeur acre du sang, le tic tac, est ce que tous aller réapparaître avec elle? Ma blessure allait elle se rouvrir? Il ne faut pas que je me laisse submergée par mes sentiments.

On est en pleine journée, et pourtant il faut si sombre, ici en dessous de tout, perdu au milieu des mines, je déambule seule avec pour unique compagnie ma lampe de poche, un poignard et ma boule de cristal inutilisable à cause d'un sort j'ai tout l'impression. Quelle idée aussi de venir seule. Lou allait arriver mais non j'ai décidé de la jouer sure de moi, comme pour me prouver quelque chose à moi même. Dans un élan de courage, j'ai franchi la limite, j'ai avancé, encore et encore. Je me suis enfoncés dans ce monde étrange et fascinant qui est celui sous 1500 m de pierre. Et maintenant je suis là, livrée à moi-même, en prise avec mes vieux démons. La lumière de ma lampe de poche s'épuise à vue d'œil, j'aurai du vérifier les piles mais dans la précipitation ce détail m'a échappé.
Je m'appuie sur la paroi rugueuse et m'y adosse. Je ne sais plus depuis comment de temps je suis ici à errer comme une âme en peine, longtemps très longtemps, une éternité que je marche sans savoir où je vais, m'enfonçant toujours plus au cœur de la terre. J'ai arrêté de marcher cela ne servait à rien de toute manière. Ah oui je veux de l'aventure, ah oui ma vie est trop ennuyeuse, et ben voilà où mes belles idées me mènent au fond d'un trou.
Le noir est partout, j'ai l'impression d'être engluée dans cette noirceur qui persiste. Rien ne me tiens la tête or de l'ombre.
Comment ça va finir? Où est Lou n'attend t-elle? Et mon frère est-qu'il s'inquiète?
Je suis affligeante, je n'ai rien à dire de plus. J'ai honte. Je ferme les yeux et comme pour me le rappeler de nouveau les yeux de ma jeune victime sur le Mandat m'apparaisse, ils sont tintées de rouge, son sang, ils fouillent mes yeux, me transperce de part en part. Entre ses doigts elle joue avec une aiguille, mon arme de mort. Elle me nargue, je le sais. Depuis ce fameux jour où j'ai brisé l'équilibre de mon existence, je la voies presque toute les nuits. Au début, je sursautais à chaque fois, en proie à une panique maintenant, je ne rouvrais même plus les yeux, je continuais de la regarder. Au fond en pensant à elle , je la faisais exister. De longues larmes roulèrent sur mes joues, mon cœur s'accéléra, ma respiration se fit pantelante. Je rouvris les yeux, apeurée et stupide.
J'activai ma magie, ma faible magie. Une légère lueur grise apparut, elle n'est même pas belle pensai-je en regardant le triste feu follet que me servait de pouvoir. La vision trouble, je m'accrochais à ce faible éclairage, marchant à nouveau à petit pas.
Lorsque j'entendais un bruit de fracas de bout du tunnel. Je me m'y a courir sans savoir où j'allais. Un bruit donc une présence, je n'étais pas seule, enfin ! J'arrivais à un embranchement de quatre couloirs tous aussi sombre, un nouveau bruit retentit mais plus comme un long souffle vibrant. Je pris le tunnel le plus à droite, celui qui me faisait parvenir le souffle. J'avançai de plus en plus, continuant d'espérer. Mais le silence allait venir à bout de ma détermination.
Une lumière verdâtre apparut loin de moi, tout là bas de l'autre coté et avec elle un sentiment de soulagement qui laissa vite à place à la terreur. Ce n'était pas la sortie, j'étais au cœur du maux qui ravageais la mine.
Il y avait là quelque chose digne du kraken. Le même sentiment m'abritait en se moment. J'étais terrifiée, figée sur place, à peine capable de bouger un doigt. Les mains moites, les jambes chancelantes. Je m'approchai de l'orifice dans la roche, j'étais à 7 mètres de hauteur environ. Le couloir débouchai sur une vaste salle où était suspendu en l'air d'énorme toiles d'aragne, il y avait des nains emprisonnés dans certaine d'entre elles, inertes. La lueur verte venait d'une pierre brillant au milieu de ce cauchemar, un homme l'illuminai grâce à sa magie. C'était un grand vieillard, avec un regard que j'aurai pu trouvé sympathique dans d'autre circonstance. Là il ne m'apparaissait que comme sadique et possédé. J'avais peur, les aragnes c'est vraiment pas mon fort. Autant dire que si l'une d'entre elles m'approche la terre entière en sera avertie. Je suis sur le bord, je me sens partir, je glisse, il y a 7mètres me séparent du sol, cela va m'être fatal. Je ferme les yeux. Au secours. Lorsque je reprend conscience, je ne suis pas toute cassée mais j'ai encore l'impression de tomber. J'ouvre les yeux et observe avec horreur le spectacle qui se dresse devant moi. Le vieillard, un sourire narquois aux lèvres commande deux énormes aragnes, qui m'enroulent dans leurs épais fils.
Je suis morte.
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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Mer 1 Oct 2014 - 22:48

L'air frais m'éclabousse le visage, formidable bouffée d'énergie… Je ne peux m'empêcher d'en inspirer une grande bouffée, tandis que les rayons solaires réchauffent mon visage pâle… un frisson intense parcourt le long de mes bras. Debout sur une terrasse en bois, appuyée sur la rambarde et face au vide, j'ouvre à nouveau les yeux.
La montagne s'impose à mon regard… monstrueuse et sublime… Et le vide... la chute… Mon âme tout entière est aspirée par cette puissante nature… cette majesté de pierre et de terre, forteresse et berceau de la vie.

Une fois rassasiée de toutes ces sensations, je décide de retourner dans la grande maison de bois derrière moi - celle qui renferme la porte de transfert. Elle est plutôt jolie, bien bâtie et épurée. Les nains, je dois l'admettre, sont plus raffinés que je ne le pensais.
Un rire gras me tire de mes pensées magnanimes. Un nain à la longue barbe grise et à la pipe fumante est en train de m'observer, appuyé contre la rambarde lui aussi.
En voyant son sourire mesquin, je crois que je commence à regretter ce que j'ai dis.
- Cet endroit n'est pas fait pour les gens comme vous, dit-il soudain. Vous risquez de vous blessez... Ici, la vie est dure avec les petites nature !
J'ai une soudaine envie de brochettes.
- Oui, sans aucun doute… je lui réponds avec un sourire angélique. Je risque fort de me blesser en piétinant ton stupide cadavre !
Le sourire du nain tourne à l'orage, il se redresse, empoigne le marche de son épée, et je monte sur la barrière, prise d'un rire nerveux. Sa face d'abruti devient rouge.
- Oh, tu es en colère? Tout doux mon lapin, je plaisantais bien sûr…
- Mon lapin? Espèce de sale petite garce d'elfe !
- Je ne te permets pas de me parler sur ce ton, enfoiré de nain !
- Je vais clouer tes entrailles sur un panneau et l'offrir à ma mère !
- Ah ouais? J'aimerais bien voir ça, espèce de nabot !

- Ca suffit vous deux ! s'écrie quelqu'un alors que le nain entaillait la barrière. Igor, mais qu'est ce que tu fais? C'est notre invitée !
Un nouvel arrivant monte sur la terrasse, l'air indigné. Et ce n'est pas un nain.
Surprise de rencontre un humain, je l'observe attentivement. La ressemblance est si frappante qu'elle ne pourrait tromper personne - pas même le stupide nain : les mêmes yeux en amande… le même nez relevé… avec toutefois des cheveux châtains, une iris verte. Il est plus grand, plus carré, ses traits sont plus anguleux, ses couleurs ne sont pas les mêmes, mais c'est bien lui. Le frère d'Enorah.
Et chose inattendue, le nain rengaine son épée en bougonnant, et avant de partir lance me lance un regard mauvais :
- Tu as de la chance petite elfe. Mais la prochaine fois que je croise tes oreilles pointues dans les parages, ma mère gagnera de quoi décorer son salon, sache-le.
La satisfaction gonfle la large voile de mon fort intérieur, et j'avoue que j'ai hâte d'assister à la monumentale défaite du petit nabot vengeur… Je descends la barrière, un sourire vengeur aux lèvres.
- Excusez mon assistant pour ce malentendu, dit une voix blanche. Mais en temps qu'invitée, vous devez respecter l'endroit où vous vous trouvez,
Stupéfaite, je me tourne vers le frère d'Enorah. Très sérieux, il me regarde dans les yeux. Tandis que je reste figée sur place, un sentiment de malaise commence à me submerger.
-  Je suis le frère de votre amie, David, et je vais être très franc avec vous. Si jamais ce genre de chose se reproduisait sur mon lieu de travail, je n'hésiterais pas une seule seconde à vous mettre dehors.

Après une dernière confrontation du regard, je me contente de baisser les yeux. J'admets qu'il a raison, ce genre de situation est aussi dangereuse que désagréable. Voyant que j'ai compris le message, il se radoucit et me fait signe de le suivre :
- Allons retrouver Enorah, je lui ai demandé de nous attendre à l'entrée des mines. Comme je devais me rendre à la porte de transfert pour recueillir quelques informations, cela ne servait à rien qu'elle se déplace.
Il sort sa boule de cristal de sa poche et compose un numéro. Je sais que ce n'est pas bien, mais mon ouïe fine capte la moindre petite onde sonore… Il m'arrive donc souvent d'écouter certaines conversations sans y être invitée. Cela dit, la discussion entre David et le répondeur a été courte :
- Votre correspondant est indisponible pour le moment, veillez laissez un message…

*

Dans un tunnel humide, nous progressons en file indienne, David et moi. Les parois sont taillées grossièrement, à la pioche. La lampe de mon guide est forte, nous voyons clair dans la nuit. Je vois le dos cet homme, fort et solide, qui s'enfonce de plus en plus dans les ténèbres, déterminé. Mais ces pensées sont préoccupées par autre chose que l'obscurité, et comme moi, l'anxiété le dévore.
Durant notre voyage au centre de la terre, il m'a fait le point sur la situation. Pour ma part, je trouve la situation très particulière : les nains sont connus pour savoir traverser n'importe quel matériau grâce à un pouvoir spécial. Par conséquent, je ne pouvais m'imaginer qu'ils soient prisonniers de la montagne. Quelque chose d'autre, ou quelqu'un, devait les retenir quelque part… Et pour compliquer le tout, Enorah était descendue, seule, pour une raison inconnue. Autant dire que cette histoire ne présageait rien de bon…
La gorge nouée, je suis l'homme pendant une demi-heure - qui m'a semblée infinie dans ce silence pesant, jusqu'à une impasse. Un vieux grillage nous barre le passage, bouchant tout la largeur de la galerie : il me semble que c'est un prototype d'ascenseur très ancien. Cependant, le métal utilisé me semble être du fer d'Hymlia, car les rouages n'ont pas l'air rouillés, et la grille est en bon état. David sort de sa poche une grosse clef atypique.
- Enorah a sûrement pris les escaliers, nous allons gagner du temps. Avec un peu de chance, on pourra la rattraper avant qu'elle ne se perdre un peu plus dans les filons…
L'homme pousse un gros soupir, en passant la clé dans la serrure :
- Alala… Cette gamine me rendra fou…
De mon côté, je me contente de l'observer, en silence. Son visage s'assombrit au fil des minutes, son masque se dégradant petit à petit, le chef d'entreprise redevenant l'aîné responsable de sa petite sœur, la protégeant de toutes ses forces. Mon cœur se serre, car jamais je n'aurais ce genre de relation. Les liens du sang, les amis… tout cela m'est étranger désormais.
Si je venais à disparaître, personne ne viendrait me chercher.

Inconscient de mon trouble, David pousse la grille dans bruissement métallique et me fait signe d'entrer. Tous les deux, nous prenons place sur la plateforme, éclairés par des néons. Je regarde tout autour de moi : un grillage nous encercle de toutes parts, et la cabine grillagée est retenue par plusieurs câbles. Nous pouvons ainsi voir ce qui se passe à l'extérieur, même si pour le moment, il n'y a que trois murs et un plafond. Sur les nerfs, je m'agrippe de toutes mes forces à la rampe de sécurité, fidèle à ma réputation de grande claustrophobe. D'un geste habitué, mon guide active la commande de descente.
La cabine chute.

Abrutie par le choc, je porte la main à ma bouche, atteinte soudain d'une envie pressante de rendre mon spatchoune rôti de midi… J'ai eu la peur de ma vie…
- C'est normal la première fois. Les nains ont creusé si profond que la pente est rude…
- Merci de m'avoir prévenue, je dis d'une voix faible.
Après avoir ouvert le nouveau grillage, David sort de la cabine, étrangement tremblant. Peut être que lui aussi est malade. Inquiète, je le rattrape :
- Est-ce que ça v…
A peine j'ai le temps de poser ma question qu'il commence à convulser, la main sur la bouche. Et part dans un immense fou rire.
Plié en deux, les yeux larmoyants et les joues rouges, il tente de s'excuser :
- Pa… pardon… tu… ta tête… ahahahaahaha !
Il n'arrive plus à s'arrêter, et je sens le rouge me monter aux joues. Mais il se moque de moi?!! Maintenant, je sais qui est réellement David : un sale gosse invertébré (?) !! Rouge de honte et de frustration, je le dépasse et continue ma route d'un pas digne, sans savoir vraiment où est-ce que nous allons. Les gloussements de mon guide diminuent, jusqu'au silence absolu.
La tension reste tangible, et j'essaie de ne pas lui donner la moindre occasion de repartir dans un fou rire. Nous continuons sur plusieurs mètres sans bruit. Je me prends une toile d'araignée dans la figure. Silence.
Deux mètres plus loin, je trébuche sur un caillou.
Toute rouge, et cœur battant, je me relève. L'inévitable n'est malheureusement pas évité.
- Mfffhihihi… hihiihiiii…
Moyennement discret. Mes ongles s'enfoncent dans la paumes de mes mains. Je vais le tuer… je vais vraiment le tuer ce clown…


*


En arrivant dans la salle des coffres, mes pensées funestes et les gloussements de David sont tout à coup interrompus. Une vague lente mais intense monte en moi.
Des morceaux de créatures gisent un peu partout dans la pièce.
L'adrénaline me fait instinctivement encocher une flèche. Un coup d'œil circulaire me fait viser juste : entre les huit yeux d'une araignée géante. Après un cri perçant, elle s'écroule.
Agrippé à son révolver, David regarde le désordre d'un air absent :
- Des araignées... des araignées géantes... dévorés...
Je claque des doigts devant son oreille et il sursaute. Ses yeux s'agrandissent de stupeur.
- Réveillez-vous ! je lui ordonne. Ce n'est pas le moment de lâcher prise ! Vous voulez retrouver votre sœur et vos employés n'est-ce pas? Alors, concentrez-vous.
Je regarde plus attentivement les membres dispersés. Des pattes d'araignées coupées net. En m'approchant, je sens l'odeur. Deux heures, tout au plus. Je me retourne vers David :
- Je crois que les nains et votre sœur sont probablement encore en vie.


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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Mer 8 Oct 2014 - 19:32

Je suis suspendu dans le vide, au milieu de cet enfer, ma vie est suspendu à un fils, ou plus précisément à une toile d'Aragne. L'air de cette pièce est glacé, mon souffle de petit nuage en sortant de ma bouche, c'est surement à cause de la profondeur.
L'atmosphère oppressante faisait l'effet du étau se resserrant lentement autour de moi. Je mettais mis seule dans cette situation, il fallait que je me débrouille seule pour en sortir. Pas de un pour tous ,tous pour un dans mon cas. Et le temps défilais, la situation va vite dégénérer. Aucun bruit, le silence était omniprésent dans la pièce, seul mon souffle saccadé montrait la présence d'un être éveillé dans un effort considérable. Je m'agitais, me mouvais à l'intérieur de ma prison soyeuse. Léger froissement du tissu, souple, léger et pourtant m'étreignant sans que je puise m'en dépêtrer.
Les aragnes sont dispersé un peu partout plutôt loin de moi. Déjà un problème en moins. Je les regarde, leur sont si disgracieux sur le sol, elles ne savent pas ou mettre leurs trop longues pattes, elle se gênent, s'enjambent, se chevauchent et forment une masse mouvante, rampante, noir, poilu qui impressionne pouvant avancer tellement accordé qu'on dirai qu'elle ne forme qu'un unique corps. Elles ne forment qu'un seul être.
Que faire? Je ne pouvais pas mourir dans ce trou sombre et humide. Cela était impensable. J'examinais mon environnement, des parois rocailleuses, un plafond tellement haut, tellement loin , il donnait l'impression de ne pas exister. Comment pouvais tu penser, qu'il y avait sous ces monts, des grottes s'étendant jusqu'à l'infini. Le mont touchait surement les nuages, l'univers d'en haut, mais il n'était qu'un vaste creux. ET moi j'étais coincée dans ce creux , prisonnière de la montagne, de mon inconscience. On dit souvent que les héroïne sont stupides, mais moi je n'y suis pas une, pourtant je n'en suis pas moins stupide. Mon "pseudo" courage n'était qu'une façade pour moi, un façon de me dire que je n'étais pas celle que je pensais, cette pauvre fille sans grand intérêt, celle qui est toujours là car il faut qu'elle soit là mais que personne ne remarque jamais. Celle qui n'est pas moche mais pas jolie non plus, le juste milieu d'un tout. Mais qui est ce j'ai cherché à impressionner en venant seule ici? Mon frère... Lou... Pourquoi? Je n'ai rien à leur prouver, je ne crois pas. Après tout je ne crois jamais rien. Je passe mon temps à avoir l'impression que, mais est ce je ressens vrai quelque chose. Et si j'étais juste insensible, non je ne peux pas dire que je n'ai pas de coeur, la preuve c'est que je veux être au centre des choses. Je désire être aimée, c'est tellement stupide et puérile. Mon ego dépasse cette montagne. Que fais-tu des gens comme moi, je suis un cas désespéré.
Le vieux barbu se retourne après son inspection minutieuse du cristal vers moi. Oh mon dieu, j'aurai du agir plus tôt. Il a le cou tordu, obligé de lever le plus possible sa tête pour m'apercevoir, moi si haute sur ma toile d'aragne. Il prononce quelque mots inaudible pour moi. Une Aragne se rapproche de lui, il lui monte sur le dos. Elle commence son escalade sur les fils tendu, telle une funambule. Quelle horreur, un sourire nerveux apparait sur mon visage malgré moi, le vieux est déjà à mi chemin, remarque mon dégout et ricane de toutes ces dents, enfin de ces trois seules dents qu'il possède encore. C'est répugnant, je vais vomir, trop d'arachnide géante, de toiles visqueuses, de vieux pervers et en plus cette lumière verte donne une impression de moisissure sur les murs. Trop c'est trop, si seulement je pouvais me défendre de ces fils collants. Tellement écœurant. Ils se rapproche, je ferme les yeux mon cœur va exploser, comme le kraken, mon rythme cardiaque est le même, je sens mon cœur résonner dans ma cage thoracique, dans mes oreilles, mes doigts battent la mesure sur le fils qui le tien. Le kraken se rapprochait peu à peu, et à inversement proportionnel mes battements s'accélérer. Mais cette fois, il n'y a pas Le jeune mousse, ni Damien, ni l'elfe blanc si insupportable, ni...Lou. Pourtant que j'aimerai qu'il soit tous là comme avant, comme sur le mandat. Sur cette mer, elle me manque, depuis bien longtemps. Je rêve de cette étendu. ET me voilà maintenant confronté à une autre étendu mais en hauteur plus en longueur.
Ils sont arrivés. L'aragne s'est accrochée, elle est immobile, ses pattes suivant les directions de chaque points cardinaux. Elle est juste en dessus de moi sur ce mur de filets. Son affreuse tête est presque posée à mes pieds. Ses milles yeux me scrutent avec attention cherchant la moindre petite erreur de ma part. Ils sont étincelants comme des milliers de petits diamants qui peuplent cette mine. A l'avant de sa tête quatre puissantes mandibules n'attendent qu'un signal pour m'attraper et permettre à l'aragne de me dévorer. Le vieux tien entre ces mains mon avenir, je n'aime pas ça, mais alors pas ça du tout.
Il est toujours assis en amazone sur sa chose. Son sourire s'est évanoui, il veut juste me réduire à néant le plus rapidement possible. Je le sais, mais je ne veux pas . Il va voir de quel bois je me chauffe si j'arrive à quitter ces chaines qui m'immobilise. L'Aragne se rapproche un peu plus, je sens ma respiration qui glisse sur mon corps. Je ne peux pas, fini de jouer les courageuses, je suis morte de peur, je n'arrive qu'à ... CRIER!!
Un cri rauque, énorme, presque autant que cette aragne sort de ma bouche, je n'aurai jamais pensé pouvoir crier aussi fort. Les vibrations qui s'échappent de mes lèvres vont heurtées les parois de la mine et ricochent dessus, mon cri persiste, toutes les vibrations envahissent la pièce, les échos s'amplifient à chaque nouvelles parois touchées. La puissance acoustique en est décuplée, elle ne se contente pas frôler les murs, elle s'y écrase avec beaucoup d'énergie. On entend à nouveau certaines qui s'étaient amuser à essayer de toucher le plafond, elles reviennent plus vite comme attirer par le centre de la terre. Les aragnes présentes se sont agitées, et ont couru dans tous les sens. Elles sont peut-être sensible au haute fréquence. Dans leur précipitation elles piétinent des nains. Tout a tremblé au moins 5 secondes j'en suis sure. La résonnance dans cet endroit est incroyable.
Le vieillard me regarde interloqué, mais pas plus apeuré que ça. Seule son aragne au yeux rouges est restée de marbre. J'ai raté mon but. Je ferai peut-être mieux la prochaine fois.
Un murmure se fait entendre, il s'apparente plus à un fin et léger souffle qui se disperse dans la pièce en comparaison à espèce de truc qui vient de passer . Des nains se sont réveillés. Mon effort n'a pas été vain alors. Tous me regardent, perdus et encore un peu dans les vapes.
Toujours les yeux rivés sur l'autre énergumène, je réfléchis mais mon cerveau est trop secoué.
- Ben z'est qu'elle a du zouffle la petite s'exclame le vieux en zozotant. C'est tellement ridicule ai-je pensé, ma peur totalement envolé. Cet homme n'est rien d'autre qu'un pauvre petit vieux aux cheveux et à la longue barbe grise, avec 3 dents seulement qui le pousse à zozoter. Je ne peux alors pas réprimer un sourire amusé qui agit sur les commissures de ma bouche.
- Za te fais rire gamine! Tu zais pourtant que ze peux te tuer S'écrit -il tout en tendant son bras dans ma direction, il incante, et des lueurs magiques viennent perler sur sa paume. Elles forme une seule et même boule lumineuse verte kaki. Son regard s'est assombri. Ses yeux presque noir me lance des éclairs. Il a froissé ses sourcils, et cela lui a donné des airs de savant fou. Ses pommettes sont rouges d'énervement. Il m'en veut je pense.
Il va falloir calmé le jeu, je le regarde avec le plus d'admiration que je peux. Ses muscles faciaux se détendent. Bon on va la tenter hypocrite.
- Pitié grand maître, ne me tuez pas, je peux vous servir si c'est ce que vous souhaitez. Je n'ai jamais vu quelqu'un de si grand, fort et puissant que vous; Je croise les doigts. Quoi ? Mais je peux croiser les doigts, l'un des fils s'est déchiré mais quand? Ma main est libre. Mais pas que des nains ont réussi à se défendre, lors de la folle course des aragnes des fils ont été endommagé. On va peut être s'en sortir . L'autre me regarde avec mépris.
- Tu es ztupide, croyais tu vraiment que en me flattant tu aurais ta liberté.
Mince! Il a encore toute sa tête. Il rigole et baragouine quelque chose d'incompréhensible. Je le crois parti dans la folie, puis voit que sa bête essaye d'attendre mes pieds. Elle se rapproche, ouvre le gigantesque orifice qui lui sert de bouche. C'est pas vrai! Je ne veux pas finir dans le ventre de cette bête là.
J'essaye de crier mais j'ai trop peur qu'aucun sons ne sort de ma bouche. Quand la bête se redresse et crie, ses petites clignotent, elle perd l'équilibre et bascule en arrière. Un nain la touché avec sa hache qu'il a pu récupérer près du cristal lumineux. Il me regarde et me la lance, je réussis à la saisir de ma main libre et entaille mes liens. C'est bon, je suis libre. Je me sens tellement plus légère maintenant. Mais pas le temps de rêvasser. J'arrache des bouts de mon t-shirt que j'enroule autour de mes mains. Pas question d'être à nouveau accrochée en descendant, je coince la hache son mon bras. Mais mes membres se prennent quand même dans les toiles et ma descente n'est pas assez rapide, je prend alors la hache et de toute mes force tranche les fils. Je m'accroche à un et me balance au dessus du vide, puis en attrape un autre toujours en tranchant le premier. J'arrive en bas. Je finis de défaire certains nains.
Nous sommes tous en bas près du cristal. Le vieillard a abandonné son aragne préféré. Il appelle les autres, elles foncent sur nous comme une armée démoniaque. Les nains hache en mains les déchiquettent sans poser de question. Mais j'ai l'impression qu'il en vient toujours de nouvelles. Le barbu me projette contre le mur avec sa magie lorsque je m'approche du cristal. Il doit servir à quelque chose. J'ai le souffle coupé. Je me relève péniblement , et court en direction de la pierre lumineuse. Une Aragne me barre la route d'un coup de lame, elle a trois pattes coupées et est incapable de se relever. Je cours vers la lumière encore et toujours. Un nouveaux sort, a nouveau projeté, en l'air, au sol, sur les parois, de nouvelles araignées. Cela n'arrêtera donc jamais. Il est là, le cristal, enfin... Le manche de la hache dans les deux mains je dessine verticalement une ligne droite. Il se brise, les deux morceaux tombent sur le sol et se cassent en milliards de petites pierres. Le vieillard crie, les araignées s'écroule ou tout simplement se retire comme si de rien était. Nous laissant avec l'autre. Mais lui aussi nous fausse compagnie, il s'enfuit par l'un des orifices.
Je ne sais pas plus où je me trouve et les autres ne m'éclairent pas non plus. "C'est une partie inexplorée de la mine", merci je veux bien le croire mais où??
Moi voilà à nouveau en train de déambuler, perdue dans les profondeurs mais cette fois je ne suis plus seule.
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Résidence : Petite suite à Seborn, au palais de T'avila
Dans le sac : Lames de Cendres, potion de soin, arc en bois blanc, flèches, boule de cristal, corde en mailles de Keltril, barre de céréales et à la Vlir, feuilles de Kax, porte-monnaie, graines, photographie, agenda, liste noire

Affinités : Enorah : Amie
Solénie : Amie disparue
Lisbeth : Ennemie
Laara : Adversaire
Alice : Complice d'un braquage de banque
Mystéria : Complice d'un braquage de banque
Mattis : Connaissance (sangrave mystérieux)
Myakko : Connaissance (relation spirituelle)
(Kiliar : Elfe noir, capitaine du Manda, décédé )

MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Mar 14 Oct 2014 - 22:13

Je les entends.
Leur course résonne dans l'entité de pierre. Les pas sont courts et désordonnés, lourds et effrénés, cognant le sol comme le marteau forge le fer. Une onde magique se propage autour d'eux, protectrice et paisible. Ils avancent en direction du Nord, tous ensemble, de toutes leurs forces.
Mais ils ne sont pas seuls.
Un infime bruissement parcoure la roche, léger et diffus. Ce bruissement les suit comme une ombre. Il est rapide. Plus rapide. Bientôt, très bientôt, l'ombre avalera son détenteur.


Tout disparait. Je sens de nouveau mon corps, signe que mon âme est revenue. Il fait humide, la roche est glacée. Mon oreille droite me pique…
Je me relève, et passe une main chaude sur elle.
- Combien de temps ai-je mis?
- Dix minutes.
Je m'étire, et baille aux corneilles, les muscles ankylosés. David fait les cents pas dans la salle, ne sachant que faire sans doute, shootant dans quelques pattes poilues détachées. Puis il lève la tête vers moi, sans dire un mot. Comme il ne me pose pas la question, bien qu'il en meure d'envie, j'anticipe :
- Les nains sont encore en vie. Ils sont en route vers le Nord. Avec votre sœur.
Une lueur d'espoir et de joie apparait dans ses yeux verts. Cependant, je sais qu'ils vont se rembrunir, car je vais opter pour la franchise. C'est difficile pour moi de lui avouer… je ne sais pas pourquoi. Il ne devrait y avoir aucune raison. Aucune pitié.
- Mais ils ne sont pas seuls. Les monstres les ont pris en chasse. Je peux sentir la frayeur de la pierre et leurs pattes velues frôlant ses parois…
David sait que je n'ai pas tout dit, et cette fois, je suis coincée.
- Ils sont plus de mille.


Lentement, il se détourne de moi.
Les mâchoires serrées, j'essaye de mettre au point un plan avant que ce type ne décide de faire une bêtise… Il ne se retourne pas, raide comme un bout de bois. Sa frustration se diffuse dans la salle, jonchée de cadavres. La flamme de la torche vacille doucement.
Je n'ai pas eu le temps de réfléchir, il s'avance vers l'ouverture du fond, la main sur la garde de son épée. Ce n'est pas bon du tout… Je l'attrape par l'épaule.
- Se suicider n'est pas une option.
Ses épaules s'affaissent, et il me lance un triste sourire.
- Désolé. C'est ma sœur, tu comprends? Je ne peux pas la laisser seule plus longtemps…

La pression qui augmentait depuis notre descente aux enfers atteint son paradoxisme. Un sourire nerveux me tiraille les lèvres : la colère gronde dans mes veines…
- Ah oui?
D'un bras de fer, je l'empoigne par le col et le plaque au mur.
- Et sur le Manda, tu ne l'as pas laissée seule peut être?
Je sens la chaleur gagner mes joues, mes yeux me piquent. Le stress, l'angoisse, la frustration, la jalousie... je me sens exploser comme un ballon de baudruche.
- Tu crois que si elle est vivante aujourd'hui, c'est grâce à toi? Laisse-moi rire! Si tu t'inquiétais tant pour elle, jamais elle ne se serait fait kidnappée, et elle ne serait pas poursuivie par un essaim d'aragnes assoiffées de sang à l'heure qu'il est!
Je m'arrête pour respirer, haletante. Il me regarde de haut, l'air aussi antipathique que la première fois que je l'ai rencontré. La haine remonte à la surface…
- Tu prétends vouloir la sauver parce que tu es son frère? Eh bien je vais t'apprendre quelque chose : celui que tu veux sauver, c'est toi ! Tu veux échapper à la culpabilité !
- Tu me casses les oreilles.


Il pousse en arrière, je m'écrase contre le mur dans un bruit sourd. Le visage plissé de douleur, je le fixe du regard. Son air a changé.
- Tu ne sais rien, petite elfe, m'annonce-t-il d'un ton méprisant. Tu parles de choses dont tu n'as aucune idée. Les liens du sang… tu n'as aucune idée de ce que c'est, je me trompe?
Je me pétrifie, incapable de me maîtriser.
- J'ai vu juste, murmure-t-il avec un sourire satisfait. Ma sœur, je l'aime de tout mon cœur, et même si c'est une casse-cou et une idiote irrécupérable, je vais aller la sauver cette fois-ci. Tu n'as aucune idée de ce que j'ai pu ressentir lorsqu'elle a été capturée, vu qu'apparemment, tu as toujours été seule…
Je ne comprends pas ce qu'il me dit. Peut être que jamais je ne comprendrais. Je me détache du mur, le dos douloureux. David réajuste son col froissé.  
- Tu dois l'accepter, dit-il. La prochaine fois que tu me feras la leçon, essaie au moins d'en connaitre le sujet.


Nous avançons rapidement. Ma magie illumine, la sienne aussi. Nous courons sans nous arrêter. Il connait les passages les plus secrets, les plus enfouis, les plus ombres… Bientôt, nous les rattraperons.
Kiliar me manque plus que jamais. Lui seul me comprendrait. Il connait la haine, la solitude et la jalousie au moins autant que moi. Bien qu'il ne soit plus de ce monde, j'espère secrètement qu'il a survécu... Mais la réalité me rattrape bien vite : un échange est un échange. Quant à Enorah, elle est encore en vie grâce à lui, tout comme moi. Peut être est-il temps de rendre ce que nous avons volé, là, maintenant. Tandis que je foule des pieds la roche sombre de la mine, un énorme doute nait dans un coin de mon esprit...
Avec la mort, on ne peut pas tricher.



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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Ven 31 Oct 2014 - 10:10

Tout va mieux, le moral des nains est remonté comme le mien, leur présence est rassurante. La solitude peut être mortelle.
Mon coeur se serre, je le sais je le sens mais je ne leur dit rien, il nous suit, le magicien est là, il se fond dans notre ombre. Nous déambulons encore et encore dans ce labyrinthe de tunnel graniteux aux parois rugueuses.
De temps en temps nous nous arrêtons et nous reposons, tous appuyer et entasser contre les parois avant de reprendre notre route.
Les nains connaissent leur tunnel. Mais dans ces circonstances ils ont du mal a savoir où ils se trouvent. Mais nous arrivons au fond du tunnel, il se rétrécit et s'arrête. Une paroi se dresse devant nous, et nous coupe le passage. Il y a cependant une ouverture au bas de celle ci. Nous pourrions nous y glisser. Mais à la vue de celle ci la plus part des nains s'exclament. Ils savent où nous nous trouvons. Alors sur ce ils décidèrent de revenir sur leur pas. Et je les suivis les pieds trainant sur le sols durs et tassés de la mine. On fonce directement dans la gueule du loup.
Nos si nombreux pas résonnent tous au fond de ces mines. Et rien n'arrêtera leur progression. Pour moi tous les couloirs se ressemble, mais pour eux c'est différent , au fur et mesure que nous avançons je vois de plus en plus de regard s'éclairer. La sortie n'est pas perdue, j'aimerai qu'on puisque la trouver avant de retomber sur l'autre.
Mais c'est sans compter sur la discrétion des nains, maintenant ils se sont mis à chanter en coeur de leur voix grave un air aussi guerrier que mélodique. Nous arrivons enfin à un embranchement, ils n'hésitent même pas et s'engouffrent dans le tunnel de droite, j'entend un bruit différent que celui de la dernière fois, plus léger, agréable mais tellement masqué pas leurs lourd pas à eux. J'utilise alors toute l'autorité que j'exerce sur les nains, c'est à dire zéro mais il me respectent et m'apprécient car considèrent que je les ai sauvés. Ils s'arrêtent alors et nous tendons tous l'oreille, le bruit régulier mais rapide se rapproche de nous. Lou... David...
Ils sont là, je passe en tête de la procession, et j'accélère le pas. De plus en plus vite. Ici le couloir est plus large mais toujours aussi mal éclairer heureusement que nous avons réussi à nous créer des torches de fortunes, constituées de toiles d'aragne accroché à des manches de haches cassées que nous avons aluminé grâce aux savoir faire de certain. J'en tiens une devant moi. Elle me permet d'apercevoir les trait du visage des personnes s'approchant. Ils sont là, la mine épuisée, frustré mais apparemment soulagé.
Damien s'approche, va t-il me prendre dans ces bras comme le ferai un grand frère aimant. Non au lieu de ça il reste droit planté devant, me dévisageant avec son regard grave et sévère, il lève sa main, va-t-il ma gifler.
-"Bah dis donc tu as mauvaise mine toi!!" se contente-il de dire avec un rictus moqueur. Je sens comme un tension, alors qu'il se retourne pour nous guider et qu'il croise Lou tapit dans l'ombre, elle me regarde, elle est épuisée, à bout de force. Ils sont venus jusqu'ici pour moi, ils se sont inquiétés. Nous recommençons à avancer, mais la voix des nains s'est éteinte, ma joie envolée.
Quelle égoïste! Vouloir tous faire seule, pour finalement nécessiter l'aide et l'inquiétude des autres! Pitoyable! Mon frère est toujours en tête, talonnée par trois ou quatre nains, soucieux de lui expliqué l'aventure et surtout les combats. Je ne peux pas rester comme ça, je m'avance vers Lou..
-"Je suis vraiment désolé de vous avoir inquiété. Pardon!" réussis-je péniblement à articuler, la mâchoire serrée par la culpabilité.
A ce moment là, les murs prennent une nouvelle teinte, le verdâtre est de retour avec son propriétaire et une nouvelle armée.Nous voilà pris en sandwich entre des nuées d'aragne de toutes tailles, les plus petites recouvre les parois et le pseudo plafond du tunnel. Je ne peux réprimer mon dégout. Mon frère a sorti son épée d'une main et illuminé sa magie de l'autre. Nous sommes tous près à nous battre. Je maintiens fermement la hache récupérée dans la grande salle au cristaux et commencent à anéantir pas mal de bestioles, mais c'est un flot continue, elles toujours plus nombreuses.
Au mon Dieu pas encore...
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Lou M'enil


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Affinités : Enorah : Amie
Solénie : Amie disparue
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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Dim 9 Nov 2014 - 15:59

Je cours dans une galerie aux côté de David, lorsque mes oreilles pointues se haussent.
Le son est si horrible, si atroce… je plaque mes mains sur elles, mes mâchoires se crispent, mes sourcils se plissent de douleur :
- Qu'est-ce que c'est que cette horreur ! je cris à mon guide.
Atterrée par cet hurlement, mélange entre un grincement aussi agressif que mélodieux, qui ressemble avant tout au déchirement des cordes vocales d'un dragon agonisant, j'arrive tout de même à apercevoir son sourire moqueur :
- Ceci est le chant guerrier des nains de la région, dit-il. Je crois que nous avons retrouvé nos amis, mademoiselle M'enil.
En effet, au niveau d'un carrefour entre trois couloirs, nous rencontrons les miraculeux rescapés. Dans le noir, un groupe de nains, terreux et couverts de suie, avancent en chantant, leurs haches sur l'épaule, avec au premier rang, une jeune femme au cheveux sombres, une longue mèche tombant dans son dos. Ils tiennent dans leurs mains libre quelques torches de fortune, dont la flamme vacille mais éclaire joyeusement l'ensemble. Une ambiance chaleureuse et bourrue se détache de leur ligue guerrière qui, malgré les périls, avance toujours.

Nos deux groupes s'arrêtent et se font face.
Les nains - soudainement silencieux, et moi assistons en direct aux retrouvailles du frère et de la sœur. Leurs deux regards se confrontent, et David s'avance vers elle. Je décide de ne pas intervenir, car au fond leurs histoires ne me regardent pas. Je détourne le regard, je ne veux pas le voir poser la main sur elle. Les secondes passent, et toujours rien.
- Bah dis donc tu as mauvaise mine toi!!
Je jette un coup d'œil à l'étrange scène, stupéfaite : il ne l'a pas frappée. Soulagée, je me laisse tomber contre la paroi de la grotte. David prend un flambeau et part en tête ; je sens son regard poser sur moi avec indifférence, puis il s'enfonce dans l'obscurité. Je ne l'aime pas et c'est réciproque, sans l'ombre d'un doute.
- Je suis vraiment désolé de vous avoir inquiété. Pardon!
Enorah se tient à côté de moi, l'air piteux. Je lui souris malicieusement, et lui mets une pichenette sur le fond. Cette mauvaise expérience lui donnera une leçon, et il n'y a rien a ajouter.

Le long de mes avant bras, mes poils se hérissent : l'odeur répugnante de moisissure, de sang et d'horreur se répand dans le noir. Nous nous arrêtons, l'instinct est notre guide. Devant nous, une ombre béante s'ouvre, le tunnel se transforme en gigantesque trou noir, cherchant à nous engloutir. Le silence règne en maître, nous étouffant progressivement, accélérant notre respiration, nos battements de cœur. Un grondement sourd approche.

- Mes chers amis, commence un nain à la barbe bouclée, l'aube se lève.
Un rictus moqueur me crispe le visage, c'est bien la première fois que j'entends un nain faire de la poésie ! Je crois qu'il est un peu vexé, et son mono-sourcil se baisse sévèrement.
- Nous allons clouer des viscères sur le sol et couper des têtes en l'honneur de nos ancêtres.
Un murmure approbateur parcourt la foule.
- Pour Hymlia et son tas d'or, hourra !
Muette comme une tombe, je regarde ces crétins lever leurs haches en hurlant : c'est bien la première fois que je vois une technique d'intimidation aussi primaire. Dans une étrange lueur verte, les aragnes montrent enfin le bout de leurs pattes : leurs yeux fluorescents brillent, leurs mandibules claquent, l'odeur de pourriture s'échappe de leurs gueules. Elles sont des centaines, nous sommes vingt. Elles nous ont encerclés, nous sommes leurs proies.
Je me mets à chanter, en attrapant une flèche du bout des doigts :

Que la Terre nous accorde une dernière danse,
Que les âmes qui périssent trouvent le chemin,
Que la feuille morte repose chez les siens,
Que le cor sonne une dernière fois.



Le chant s'élève dans les airs, et j'entame la première valse, une dague incurvée dans chaque main. Les deux lames sifflent, je tournoie, je saute et me rétablis. Complètement disloquées, dix corps inanimés s'écrasent sur le sol.
- Pas mal jeune elfe, maugrée un moustachu chauve, en train d'arracher sa hache de la tête d'une grosse bestiole. Mais votre technique consomme beaucoup d'énergie, je me trompe?
- Vous avez raison, elle n'est pas à la portée du premier venu, je réponds en sautant sur une aragne démente pour lui crever le cerveau. Elle demande une bonne endurance et une bonne vitesse de déplacement. La votre n'est pas mal non plus, Seigneur nain. Vous avez une belle lame, vous savez.
- Vous avez l'œil, dit-il en démembrant l'un des monstres qui s'était approché de trop près, il s'agit d'une des rares lames forgées par les nains des sommets. Elle s'appelle Arioz. Vos deux dagues, d'où viennent-elles?
Plaquée au sol par une aragne, ses mandibules essayant de me déchiqueter le visage, je lui transperce l'abdomen, retire la lame, puis roule sur le côté. Je me relève en m'essuyant le visage, tâché de salive gluante :
- Elles ont été forgées à Selenda, la Reine me les a offertes le jour de mon entrée à son service.
- Elles ont un petit nom? dit le nain en décapitant une autre aragne.
- Non, mais je crois que le moment est venu. Que pensez-vous de "Fendoirs d'Aragnes"?
- Pas terrible, dit-il en me lançant un animal que je coupe en deux d'un coup sec. Que diriez-vous de "Découpeurs de Viscères"?
- J'opterais volontiers cette option, je dis avec un sourire carnassier, mais il me faut quelque chose de plus protocolaire.
Deux grosses aragnes lui sautent dessus : ma magie verte recouvre mes deux lames, puis je saute sur les deux, un pied sur chacune. Mes lames s'enfoncent dans leurs dos, puis le Carbonus entourant les lames agit. Les monstres explosent. Je retombe sur mes pates, et tends une main au nain couvert de cendres grisâtres.
- Merci l'amie, me dit-il une fois sur ses deux pieds. Que diriez-vous de "Lames de cendres"?
J'essuie mes lames sur le corps inerte d'une aragne voisine, songeuse.
- Ma foi, c'est un joli nom.


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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Mer 19 Nov 2014 - 19:25

L'attaque est sans fin, et celle du tunnel n'est pas pour tout de suite. Encore... Encore ... Et encore. Et des corps projetés contre les parois, et des membres disloqués qui jonchent le sol, des cendres verdâtres éparpillés partout et qui se soulèvent à chaque pas percutant le sol, et de nouveau des sorts qui envahissent l'espace, des tranchants qui se perdent sur les échines de quelques Aragnes. Ca se répète encore et toujours. La fatigue monte, elle nous prend tous en son sein. Epuisés, nous sommes tous épuisés.
Cela doit faire deux heures que nous nous battons sans avoir pu nous arrêter. Que faire? Nous allons tous mourir de fatigue? Je refuse nous avons réussi à sortir du cœur de la montagne ce n'est pas pour y rester éternellement prisonniers. La montagne n'est qu'un large chapiteau, et nous sommes chargés de produire le spectacle, peut être notre dernier...

Une aragne, un coup de hache vers la droite, une seconde, et le coup est lancé par le bas. Presque les mêmes mouvements et presque les mêmes issus. Une me surprend par la gauche, je me retombe avec rapidité, saute et réattéris sur son dos, je lui fend l'abdomen à la hache. Sa consœur se rapproche, je l'esquive sur le coté et la tranche en deux. Une autre je lui écrase le crâne, et ces cents s'écarquillent en même temps avant de se clore à jamais.
Le sang des Aragnes a recouvert ma hache, il colle tout le long de la lame stridente jusque sur mes mains. Elles sont poisseuses, gluantes, recouvertes de ce liquide comme de ma culpabilité. Rien dans ce chaos ne peut me faire échapper à mes réminiscences. Sur le mandat, là bas si loin d'aujourd'hui, dans le passé, dans mon passé. Je devrais m'en souvenir mais c'est pourtant si vague. Je ne me souviens que clairement du regard sans vie de cette jeune humaine posé sur moi et du filet rouge écarlate qui liait ma main à son cou. Je ne peux m'empêcher de me rappeler cette image depuis ce jour et me promettant de ne jamais recommencer, de jamais ressentir ce sentiment, cette fureur de tuer mêlée à la plus puissance de frustration, de dégout de soi-même. Et là je tuais par centaines, presque sans rien ressentir. Mon cœur s'est-il changé en pierre, pour me laisser si indifférente à la mort. Je sais ce ne sont que des aragnes, je ne leur porte pas le même degré de conscience que moi mais tout de même, mon calme m'effraie. Je me fais peur. Je continue d'effectuer des mouvement qui remplissent l'espace afin d'éloigner les aragnes qui se rapproche ou de les trancher sec.

Quand est ce que nous pourrons revoir la lumière du jour. Je ne cherche pas à fuir mes responsabilités, je les ai bien assez fuis depuis ce temps. Mais je ne peux plus me cacher, l'adrénaline est si forte, elle m'emporte à chaque nouveau de hache dans le tas. Et si cette obscurité que je cherchais depuis le mandat à fuir, était  ma vraie nature. La seule a pouvoir réveiller mon intérieur pourris, tout le mauvais en moi. Pourquoi est ce que l'adrénaline m'avait tant manqué? Pourquoi être venue seule ici en sachant que je pouvais y laisser la vie? ... tu te poses trop de question, c'est ce qu'il me dise tous à la fac. Pourquoi??
Je sursaute, je bascule vers l'arrière, mon dos heurte le sol avec dureté. Une patte d'Aragne écrase et garde à terre ma longue tresse qui semble fusionner avec la poussière et les cendres. Impossible de me relever. J'écarte mon bras, et effectue une mouvement circulaire calmement. La lame tranche sans difficulté la tête de l'être rampant. Et son sang gicle, elle s'affaisse sur moi, me recouvert de tout son corps velu, son sang me coule lentement dessus. Je reste immobile, les yeux rivés sur le plafond. Je m'apprête à me laisser sombrer, la fatigue, l'angoisse de moi même, lorsque  une voix grave retentit sur les murs.

-"Enorah!" crie David en se précipitant sur moi. Il expulse le corps inerte qui me retenait prisonnière. Ces yeux me transperce. S'il savait... Je suis un monstre.
Il me relève, et me rend mon arme.
-"fais attention à toi" répété-t-il en s'éloignant, sa lame agitée nettoie son chemin de la vermine qui y rampe. Lorsque je me retourne, j'aperçois Lou plus loin. Elle n'est pas seule. Tapis dans l'ombre, le vieillard observe. Il est concentré, il recherche un bon moment, la moindre de nos erreurs, la plus petite faiblesse. Il sera l'exploiter cette magie pour nous détruire une fois que nous ne serons plus que l'ombre de nous même. Qu'il vienne, Ils l'attendent tous. Je dois continuer à me battre au moins jusqu'à la fin. Après ce sera différent.
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Lou M'enil


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Dans le sac : Lames de Cendres, potion de soin, arc en bois blanc, flèches, boule de cristal, corde en mailles de Keltril, barre de céréales et à la Vlir, feuilles de Kax, porte-monnaie, graines, photographie, agenda, liste noire

Affinités : Enorah : Amie
Solénie : Amie disparue
Lisbeth : Ennemie
Laara : Adversaire
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Mystéria : Complice d'un braquage de banque
Mattis : Connaissance (sangrave mystérieux)
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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Mer 3 Déc 2014 - 17:33

Je suis en vie.
Mes mains lacérées retombent lentement, agrippées au manche de mes dagues, lames de Cendres. Mon sang coule le long de mon avant bras gauche, glissant sur ma peau blanche… goute à goute, le sang perle du bout de la lame. Dans cette atmosphère étouffante, le temps semble s'écoule calmement. La violence et la haine se mêlent à cette chape doucereuse… et cela me dégoute, m'écœure. Je n'ai qu'une envie, que cela cesse, que cette écharpe rose se desserre de mon cou…
Je lâche un cri de rage, je reprend les armes à nouveau. Je me confonds à présent de cette marrée de monstres, de corps et de pourriture. Je tourne sur moi-même, les entrainant dans la danse. Mais l'écharpe rose de resserre, elle sait que j'atteins mes limites : l'air me manque. Elle ricane silencieusement, elle me dit qu'elle connait mes points faibles mieux que personne. Car elle sait, oui elle sait que je suis claustrophobe.

Mes genoux chutent sur le sol. Dans le noir, l'écharpe rose sourit.
- Tu vas mourir, le monde n'est que haine.
- Tu te trompes…
Je sens qu'elle savoure ce moment, j'en ai le poil hérissé.
- Petite elfe, tu vas mourir, un point c'est tout. La nature n'a pas sa place en enfer, où tout n'est que poussière. Quand vas-tu enfin comprendre que l'amour est mort?
Mes doigts tentent de desserrer le nœud, je grimace.
- Tu souffres? C'est normal, tu ne mérites pas de mourir en silence, après tout ce que tu as fait…

Je lève les yeux au plafond : c'est fini, je ne peux plus bouger. Je ne peux plus voir les autres à cause du flot grouillant d'aragnes. Elles marchent, elles piétinent… une patte velue me cogne l'épaule, moi qui suis à terre. Je n'ai plus d'air... Le haut est en bas.
Le haut est en bas… le haut…
Ma magie s'allume, et le sourire me revient. Accroupie au plafond, j'observe le tout de haut, un bon mètre au dessus de la foule. Je crois percevoir quelques nains, la longue natte d'Enorah… mais aucune trace de Damien ni de mon nouvel ami, Wilfrid.
Un courant d'air froid s'engouffre dans mes poumons, enfin ! L'écharpe rose se retire dans un coin sombre de mon esprit, en silence, et je reprends pleinement possession de mes moyens. Mes pupilles claires circulent dans le long du tunnel, scrutant la moindre parcelle de souterrain. Je crois voir un étrange individu, à la barbe blanche et aux yeux d'un vert fluorescent… il se situe à cinquante mètres vers le sud-est. Sans bruit, je m’aplatis au plafond, me fondant dans l'ombre.
Dans la main d'Enorah, un petit bout de parchemin plié apparait.
- Voici mon plan.


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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Jeu 1 Jan 2015 - 17:59

Un sentiment de doute s'installe dans nos cœurs, les uns après les autres. Toujours rester concentré... ne pas faiblir... les yeux grand ouvert, les armes en main, ravalant la douleur et les larmes qui montent chez les plus sensibles comme moi et juste moi en réalité. J'ai toujours été comme cela, plaintive, lâche...faible, à pleurnicher pour un rien. Et je me souviendrai jusqu'à la fin de ce que m'avait dit un camarade à l'école il a bien longtemps: -" tu sais il n'y a pas de larmes de faible, juste des larmes d'Homme. Parfois savoir pleurer peut dénoter d'une certaine force intérieur." C'était une jeune naine avec de longues tresses ambrées, et malgré son âge, elle semblait dégager un aura de sérénité que je n'ai jamais retrouvé ensuite. J'ai longtemps retourné ses paroles dans ma tête sans vraiment en comprendre le sens. Peut être qu'un jour...
Lorsque je me suis retourner sur moi même en trancher une nouvelle aragne en deux, au loin Lou avait l'air de manque d'air comme comprimée par un étau. Mais j'ai l'impression qu'elle se relèvera à chaque coup dur. Et toute seule en plus. Alors que je nécessite l'aide de mon frère. Mais elle... Elle est seule, je ne sais rien de son passé, je ne sais pas quelles épreuves lui ont forgé ce caractère si fort et fière qui est le sien.
Tous a coup, elle disparait de mon champs de vision et mes sens de toucher s'active. Quelque chose me glisse dans la main. Je baisse les yeux tout en tenant à distance quelque bestiole plutôt insistante. Un murmure se glisse jusqu'à mes oreilles: -"voici mon p..."
Pas le temps dans savoir plus, le vieillard et sortit de sa cachette, sceptre en main, il a profité d'un moment d'inattention pour me lancer un projectus suivit instantanément d'un pocus. Et voilà écroulée. sur le mur, heureusement qu'il y avait ces bonnes veilles aragnes pour amortir ma chute, paralysée et surtout paniquée, le papier de Lou est tombé à mon précédent emplacement, il est perdu parmi les pattes, pieds et autres membres qui s'entremêlent sur le sol. NON! Je me maudit de ne pas avoir était plus attentive. Maintenant je suis inutile. Et comme si cela ne lui suffisait pas l'individu utilise la même combine vile sur trois autres nains dont les haches ne permettent pas de contrer la "foutue magie" comme le cri l'un d'entre eux après avoir été touché.
J'ai perdu le regard de Lou, je ne trouve pas David, le papier disparu. Aaarrgghh!!! Ca m'énerve! Et l'autre là avec son sourire suffisant. Si seulement mais si seulement j'avais un peu de magie je pourrais de délivrer de ce piège invisible qui me clou sur place. Mais non!!! Rien pas même la moindre petite étincelle! Pourquoi? Pourquoi ils sont obligés d'être tous derrière moi, de m'aider à me relever, je suis tellement dépendante des autres! Non c'est vrai par contre pour me mettre dans le pétrin, ça je le fais très bien toute seul. Il ne reste plus qu'à réfléchir. Je tourne en rond! Rien, il n'y a rien ici bas... Juste un regard, encore la pour me sauver David qui fend la masse et me laisse entrevoir des nains avec la charge de vivre et une Lou battante. "Voici mon plan", c'est ce j'ai entendu.



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MessageSujet: Re: Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil   Sam 10 Jan 2015 - 14:16

D'un seul coup, Enorah se retrouve projetée en arrière : strike ! en plein dans le tas d'aragne… Je tombe d'un seul coup sur le vieux, attrape son spectre maudit et le brise sur le sol. Le verre vole en éclat, de minuscules particules vertes scintillent autour de nous. Petit à petit, les aragnes perdent conscience et s'écroulent.

Les yeux exorbité, le vieux me regarde, aplatit par terre. Avant qu'il ne fiche le camp, je pose un pied botté sur le pan de sa cape. En louchant sur mes armes encrassées, il commence à bégayer. Moi, je n'aime pas les bégayeurs.
- Comment-avez-vous su ? demande-t-il.
- La ferme.
Sans m'occuper plus de lui, je regarde autour de moi. En contournant les aragnes, quelques nains viennent me rejoindre : certains sont blessés. Je vais avoir besoin d'Enorah.
- Ah, ça y est, j'ai compris ! Tu avais remarqué la que le sang des aragnes était vert, tu as donc fais le lien avec les cristaux verts.
Je baisse le regard sur le vieux.
- Ce sont des réceptacles, vrai ou faux?
- En effet… grommelle-t-il dans sa barbe. Ces maudits nains t'ont sûrement tout dévoilé.
- Oui, dis-je, vous utilisez l'énergie vitale de vos prisonniers pour les alimenter. Ensuite, ces cristaux servent de relais pour animer les aragnes géantes. Qui sont en réalité déjà mortes.
- Hum, je constate que tu as remarqué qu'elle pouvait se réanimer, raison pour laquelle il semblait y en avoir autant.
- Mais il y avait une faille dans votre système, j'ajoute. Les aragnes, une fois animées, auraient du être libres de leurs mouvements - nous attaquer si nécessaire. Mais j'ai remarqué qu'elles semblaient guidées par une forme d'intelligence… C'est là que je vous ai vu, maniant le sceptre. C'était la forme d'intelligence que je cherchais, et j'ai alors supposé que ce spectre contrôlait les aragnes d'une façon inconnue jusqu'ici.
Le vieux sourit plus largement, l'air aliéné.
- Le sceptre renfermait la plus forte concentration d'énergie, exact?
Il me congratule d'un signe de tête.
- Oui… vous êtes un adversaire de talent. Comment expliquez-vous que les aragnes soient tombées? Il restait pourtant de l'énergie dans chaque cristal, suffisante pour les animer.
Je fais une pause avant de répondre.
- Peut être que dans votre sceptre, il y avait un cristal maitre, reliant tous les cristaux entre eux. Ainsi, lorsqu'il s'est brisé, le lien s'est détruit - d'où les particules volantes autour de nous à cet instant. Leur maitre étant mort, ils ont cessé d'animer les aragnes comme vous leur aviez demander.

Les nains sont désormais debout autour du vieux, leurs haches à la main. Ils n'ont pas l'air contents. Le vieux non plus d'ailleurs.
- Vous êtes de redoutables adversaires, dit-il. Mais vous tous, les nains, n'avez-vous pas l'impression d'être dirigés par cette elfe au cœur de pierre?
Stupéfaite, je fixe le vieux.
- Bon finalement, je vais l'égorger comme ça ce sera réglé, dis-je en me penchant vers lui.
- Minute petite elfe, dit un nain en m'attrapant le bras, pourquoi ce serait à toi de décapiter l'ennemi? On était tous là, on a tous le droit de le faire !
- Ouais, moi aussi je veux le décapiter !
- Vous voyez, dit le vieux. Cette elfe a tout compris de mon plan, et elle s'est servie de vous faire diversion et m'attaquer dans le dos pour recevoir les honneurs… La pauvre Enorah s'est retrouvée étalée contre le mur ! Que c'est navrant.
- Ce vieux parle trop, maugrée mon ami Wilfrid. On devrait s'en débarrasser.
- Je ne suis pas d'accord, on devrait plutôt se débarrasser de l'elfe.
- Depuis le temps que j'ai envie de lui mettre ma hache entre les deux yeux !
- Et si on les tuait tous les deux ?


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Perdus au milieu des mines. PV:Lou M'Enil
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