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 Heather O. Wallington

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AuteurMessage
Heather O. Wallington


avatar

Age du personnage : 23 ans

Familier : Une grande biche du nom de Drhéa
Couleur de magie : couleur framboise
Niveau de magie :
  • Plutôt élevé
Niveau de combat :
  • Faible


Métier : Courtisane hautaine et vaguement perturbatrice, bijoutière dans le centre ville
Résidence : Quoi, tu veux pas non plus savoir mon adresse, mon numéro de téléphone, le code de ma carte bleue et les clés de ma villa tant que t'y es, non ?
Dans le sac : De quoi te faire passer l'envie de savoir

Affinités : Vous n'êtres que des vermines que j'aimerais écraser mais que, hélas, je ne peux pas. Je me contenterai de vous regarder de haut, alors.

Profil du rôliste
Surnom:
Age du membre: 16 ans
Vos autres comptes: ex-compte de Lanne Be'rig, N'aomé T'alimar/Lana & Heïna


MessageSujet: Heather O. Wallington   Jeu 18 Déc 2014 - 21:49


À Propos...:
 
Ophélia Wellington, dite "Heather"
“Always forgive your enemies; nothing annoys them so much.” Oscar Wilde

Nom ▲ Wallington
Prénom ▲ Ophélia, un nom largement maudit par la jeune femme, qui refuse de se faire appeler ainsi
Surnom ▲ Heather, nom lui étant attribué durant sa cavale de jeunesse, et qui lui est resté
Sexe ▲ féminin, évidemment
Orientation sexuelle ▲ hommes, femmes, elle n'est pas bien difficile...
Race ▲ Pure humaine
Age du personnage ▲ 23 ans
Clan ▲ Neutre, bien sûr
Métier ▲ Artiste/courtisane à la cours
Niveau de magie ▲ plutôt élevé
Niveau de combat ▲ plutôt faible au demeurant, c'est une vraie quiche au combat. Par contre, pour esquiver, là, elle excelle.
Familier ▲ Une grande biche, rarement miniaturisée, en dépit des problèmes de taille dans certains cas. Du nom de Drhéa
Personnalité utilisée ▲ Shailene Woodley
Et derrière l'écran?

Nom ▲ Emily
Âge ▲ 14 bientôt 15
Pays ▲ Belgique
Tomes TD lus ▲ tous, bien que je maintienne que les derniers ne valent pas grand chose
Double ou triple compte? ▲triple, bien que ne souhaite que recommencer à rp avec celui-ci
Code1
Code2


Exemple de RP

Un long trait de fumée âcre et dense s’échappe de ma bouche, dans cet hiver glacé, comme figé. Les yeux dans le vide, je vois sans les voir les flocons qui descendent lentement dans l’air, fondant lorsqu’ils touchent le sol. Des bruits de circulation se font entendre quelques mètres plus loin, et cela, curieusement, m’endort. Ce que je trouve quand même extrêmement… embêtant. Il ne faudrait tout de même pas que cela devienne une habitude, surtout si l’on considère que, vu le nombre de soirées ennuyeuses que je passe à la cours, je resterais la moitié du temps assommée. Ce qui serait, je dois dire, très peu pratique.
Je regarde mon hor. Dix heures et demies passées. Et mon rendez-vous était à dix heures quart précise. Je pense que j’en ai assez, ayant attendu bien plus que ce qu’il ne le faut.
Enervée, je jette ma cigarette et l’écrase proprement sous mon pied, pour me lever vivement du banc gelé sur lequel j’attends depuis… facilement une demi-heure. Et cela m’agace au plus haut point.
Passant entre les enfants qui jouent dans le parc, s’amusant autour de je ne sais quel animal, Drhéa me remercie silencieusement, elle qui n’est pas faite pour ces températures froides. Traversant quelques rues, je suis en grande « conversation » avec mon cher familier, qui proteste beaucoup quand j’allume une nouvelle clope (il les a en horreur).
La biche m’envoie la photo de grandes forêts, de beaux rayons de soleil qui percent le feuillage vert, le tout baigné d’une agréable chaleur. Puis, elle pense à présent à cet hiver rude, avec des stalactites qui pendaient de tout son corps recouvert d’une fine couche de gel. Je faillis rire, mais me retiens à temps. Inutile de me donner en publique, très peu pour moi.
Soudain, un grand choc me tire de ma rêverie. Je glisse et me rattrape à temps, remerciant silencieusement Drhéa, postée dans mon dos juste à temps. Par contre, trop tard pour ma cigarette, qui s’éteint lamentablement dans la neige fraîche et à peine piétinée çà et là.
Sortie de mes pensées abruptement, les nerfs à vif, j’apostrophe la personne devant moi, avant même de la voir réellement.

« Excusez-moi, fais-je d’une voix acide, mais vous me devez une cigarette et des excuses, à vous promener ainsi, le nez en l’air. »




Physique

Le jeune homme, assis confortablement dans son siège de velours pourpre, lança un regard circulaire à travers toute la salle. Elle était énorme.
Comme à son habitude, il se lança dans la contemplation des courtisans présents, le temps que la discours interminable de l'orateur se termine, et qu'il puisse s'en aller. Enfin. La plus part de ceux présents étaient magnifiques, avec de beaux habits, de somptueuses chevelures, de magnifiques carrures.
Cependant, une jeune femme, dans le début de la vingtaine – pensait-il –, accompagnée d’une jolie biche, attira son attention, à plusieurs mètres de lui, soit une dizaine, tout au plus. Non pas qu'elle tranchait dans le sens négatif du terme des autres Omoisiens. Non, elle était superbe (et probablement sous des tonnes de sorts de beauté). Elle semblait s'ennuyer ferme (cela le surprit, d'habitude, les autres réprimaient ce sentiment pour ne pas risquer de perdre mille et une faveurs en offensent les hauts magistrats pour des broutilles). Cependant, elle donnait l'impression d'un homme... d'une femme, d'honneur, certes, riche, mais digne, courageuse et loyale. Ainsi que méprisante, cela, s'en était sûr, vu son port de tête arrogant, et sa façon de traiter le serveur qui passait dans les « rangs » des courtisans leur offrir des rafraîchissements.
Vêtue d'une somptueuse robe haute en couleur, bien loin de la commune robe de sortcelière, tout son être éclatait d'une originalité et d'un goût sans faille (enfin, pour lui, il ne pariait pas un seul instant que cette femme en agace plus d'un dans son air voyant). Elle possédait aussi des atouts féminins… certains.
Parée de beaucoup de bijoux, elle n'avait pas vraisemblablement pas du tout de problèmes financiers. Il pariait qu’elle était l’une de ces héritiers dont la fortune familiale ne survivrait pas longtemps. Cela, il le comprenait, pour être lui-même un des dudit héritiers maudits.
Sa peau, vaguement bronzée, était beaucoup mise à nu, et certains lui jetaient des regards courroucés, pour la plupart des hommes d’âge mûr (le contemplateur était surpris, d’ailleurs, qu’il existe encore des personnes à l’apparence plus très jeune à Omois). Pourtant, ce n’était pas vulgaire, loin de là. La pose de tissus était habile, et le résultat, incomparable.
Son visage formait un doux ovale, mais sa mâchoire était imperceptiblement anguleuse.
Ses grands yeux se fixaient au loin, avec leurs iris dotés de deux cercles, celui intérieur d'un brun mordoré, et l'autre, d'un gris vert doux. Bien que la combinaison étonnante donnait une impression de chaleur à première vue, il n'en n'était pas moins que le froid polaire de ce regard ne prêtait pas à la discussion.
Les cheveux de la jeune femme, d’un blond brillant et cendré, lisses et vaguement ondulés, encadraient parfaitement son visage arrogant et sublime.
Soudain, un grand brouhaha se fit entendre, et le jeune homme comprit que l’orateur avait fini son discours. Il se leva. Et, en partant, il remarqua – encore une fois – la blonde qu’il avait observée. Lorsqu’elle s’était levée, on pouvait s’apercevoir qu’elle ne faisait pas moins d’un mètre, presque quatre-vingt. Et qu’elle avait l’air encore plus mince, cambée sur ses longues jambes dont il devinait les formes grâce à sa robe serrante.
Il haussa les épaules, puis se laissa aller avec la foule.

La biche s’étira enfin, puis se posa à l’endroit prévu pour elle. Regardant sa sœur d’âme, l’animal constata que l’Omoisienne venait de se changer, sitôt rentrée chez elle. Troquant ses somptueuses tenues contre celles plus confortables, qu’elle affectait. Mais jamais des robes de sortcelière. C’aurait été le comble du ridicule à ses yeux, elle qui détestait cette convention.
Son pouvoir sembla couler, et la jeune femme reprit son apparence – sa vraie. Elle usait relativement souvent de la magie, mais pas pour s’embellir. Enfin, si, en quelque sorte. Mais c’était surtout pour masquer les nombreuses cicatrices, discrètes mais pas inaperçues, qui parsemaient çà et là sa peau, pour remettre en place son nez légèrement tordu. Non pas qu’elle y accorde une trop grosse importance, mais certaines personnes lui poseraient peut-être des questions, qui l’aurait bien embêtée. Alors qu’elle n’avait pas intérêt à se faire remarquer.


Caractère

La femme du nom d’Arianna soupira, et ferma les yeux un bref instant. Celui d’après, elle les rouvrait, et regarda intensément la blondinette devant. Malgré toute l’affection qu’elle lui portait, sa mauvaise humeur constante et son air renfermé n’avait rien d’engageant, ni d’agréable pour ses proches. Ses rares proches, dont la femme avait le bonheur de faire partie. Enfin, là, il était plutôt question de malheur, car les airs supérieurs de sa nièce lui faisaient grincer des dents.
Pourtant, autrefois, pour les fois peu nombreuses où la tante l’avait vue, la nièce n’était peut-être pas très sociable, mais toujours aimable et courtoise. Là, c’était presque comme si elle vous disait d’aller vous faire mettre. Enfin, selon son vocabulaire peu diplomate (enfin, se reprit Arianna, ce n’était pas que sa nièce ne savait pas être diplomate, mais seulement quand elle le voulait. Vraiment. Ce qui n’était pas courant), ce serait plutôt foutre qu'Heather emploierait, pour ensuite s’occuper à autre chose, généralement ce qu’elle était en train de faire avant.
Car ce qui était bien, c’était qu’elle était persévérante, et qu’en général elle aboutissait à ses désirs, aussi futiles, dangereux ou ambitieux soient-ils. Parfois, cela rendait les autres jaloux. Souvent, ils la félicitaient. Parce que, si elle laissait son naturel grognon jouer en surface, ceux qui l’appréciaient savaient qu’elle avait le cœur sur la main, et qu’elle se battait bec et ongle pour avoir ce qu’elle voulait (parfois ce qu’elle voulait que les autres aient (oui je sais c’est bizarre dit comme ça)).
Mais, d’un autre côté, ce n’était pas pratique, parce que Heather avait une bonne mémoire, se souvenait de la majorité des évènements de sa vie et qu’elle était extrêmement rancunière. De plus, elle avait un sens aigu de l’appartenance, depuis sa cavale de jeunesse, alors cela ne simplifiait parfois pas les choses. Des disputes, causées par son caractère de cochon mais surtout par des malentendus, éclataient souvent.
Alors que la blonde sortait en furie de la maison, la femme, laissée là comme un objet inutile et dédaigné, s’avachit dans son fauteuil et soupira. Oui, la vie avec sa nièce était difficile. Alors, comme dans ces cas-là, elle décidait de penser. Penser aux qualités, et non aux défauts de la jeune fille.
Par exemple, son habileté. Oui, elle était excellente avec ses mains, et savait faire des prouesses, non seulement en dessinant, mais également en cuisinant, ce qu’elle ne faisait que très peu, au grand désarroi de sa tante.
Personne ne lui laissait dicter sa conduite, elle était extrêmement libre et… courageuse, il fallait le dire. Peut-être même trop. Téméraire, courageuse, loyale, oui, mais impudente, légèrement (…) impolie, menteuse…
Arianna soupira. Non, ne pas y penser, sinon elle sentait qu’elle allait étriper sa nièce lorsqu’elle reviendrait.
Pourtant, en faisant la vaisselle, elle se prit à penser à leur rencontre, quelques années plus tôt. C’étaient dans de terribles circonstances, mais, soit Heather n’en n’avait rien à foutre, soit elle savait contrôler admirablement ses émotions, du moins réussir à en donner l’impression, ce qui était quand même plus plausible.
Au début, elle semblait distante, sèche et peu encline à la discussion. Cela avait tout d’abord énervé Arianna, mais, au fur et à mesure qu’elle la connaissait, elle se rendait compte qu’elle avait érigé cela comme des remparts contre… contre à peu près tout le monde, en fait. Pourtant, ceux qui la connaissaient bien (et vice versa) savaient qu’elle n’était pas dénuée d’humour, de chaleur humaine et de compréhension.


Histoire

C’était un après-midi ensoleillé, avec ce beau ciel bleu, et le soleil qui tapait au-dessus de leurs têtes, ou se frappait à de solides toits en tuiles de toutes les couleurs, dans cette rue à Omois, plus précisément, à Tingapour. La foule abondante dans la rue était dense, et de toutes les couleurs, avec des composants de toutes les formes, cependant plus où moins humaines, de toutes les tailles, de tous les gabarits. Pourtant, à ce tableau joyeux et idyllique, se mêla un cri. Un cri de pure souffrance, de terreur affolante.
Dans une jolie et spacieuse maison aux briques mordorées et au toit rouge, la jeune femme hurlait, hurlait à pleins poumons, dans son salon si richement décoré au point de ressembler au Palais de Tingapour. Sa main était crispée sur son ventre, bien mauvais réflexe pour quelqu’un qui allait accoucher.

« Halvin, cria-t-elle au milieu de ces beuglements primaires, si mon enfant ne naît pas à l’hôpital, ou voit le jour mort-né parce que tu n’auras pas su nous conduire à temps, saches que tu le payeras ! »

Et elle recommença à hurler, ne pouvant plus bloquer la souffrance provoquée par la perte de ses eaux aussi soudaine qu'inattendue (enfin, si un accouchement pouvait être soudain et inattendu avec un ventre nettement plus arrondi que neuf mois auparavant).
Le dénommé Halvin, totalement affolé, réussit à invoquer un Transmitus qui les téléporta, lui et sa femme, directement devant la porte d’un grand bâtiment blanc. Des hommes et des femmes vinrent aussitôt les aider à transporter la future mère à l’intérieur.
Un moment plus tard, qui parut durer une éternité pour les deux nouveaux arrivés, ce n’étaient plus les hurlements décidément bien trop puissants de la mère qu’on entendait, mais les braillements d’un nouveau né. Ça y était. Ophélia Wallington était née.



Onze ans plus tard
La fillette, blonde comme les blés, filait dans les champs, poussant un cri aigu et ravi. Sa robe s’accrochait aux épis de maïs, mais elle s’en fichait. Son visage était giflé de nombreuses feuilles, mais elle ne s’en souciait. Ses cheveux dénoués s’emmêlaient, mais ils pouvaient encore l’être pendant un bon bout de temps avant qu’elle ne s’en occupe. Rien ne lui important plus que de jouir de cette liberté toute nouvelle, toute éphémère, cette liberté qui risquait de lui être enlevée à la moindre occasion. Rien ne comptait plus, sinon s’amuser.
En revanche, pour les deux parents, laissés à la traîne quelques mètres plus loin, cela n’allait pas du tout. Et encore moins pour le petit garçon à leurs côté, qui boudait d’un air renfrogné.

« Maman, gémit-il encore une fois. Pourquoi Ophélia elle peut aller jouer et pas moi ? »
« Parce que, répondit-elle sèchement, lasse d’entendre la même chanson depuis qu’ils avaient annoncé ce pique-nique en famille. Ta sœur a reçu, par miracle, sa magie, et que, au pire, cela lui servira si elle est en difficulté. Et pas toi. Donc, tu restes ici. »
« Maman, t’es pas marrante ! C’est pas parce qu’Ophélia elle a fait sauté le chat qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut ! Papa, dis-lui, toi ! En plus, Blue il en est tout malade maintenant. »

Halvin grimaça. Oui, sa jeune fille n’avait pas choisi la bonne manière de démontrer pour la première fois ses pouvoirs en expulsant – involontairement – leur chat, Blue, à plus de dix mètres de hauteur sans le toucher une seule fois. Il allait falloir qu’ils s’occupent sérieusement de l’éducation magique de leur fille. Et apprenne à faire taire leur petit garçon. Aussi, ce fut pourquoi, comme à son habitude, il répliqua sèchement à leur fils de la fermer. Poliment.
Ophélia était maintenant bien enfoncée dans les champs, et atteint un arbre, qui se dressait miraculeusement au beau milieu de nulle part. Un sourire sur les lèvres, elle tenta de monter tant bien que mal, aidée le moins du monde par sa jupe or. Quant, enfin, elle atteint le sommet, elle y découvrit une pomme, fruit de l’arbre. Elle la cueillit et mordit à pleines dents dedans. Oui, ce goût-là… quel bonheur. Ces expéditions en pleine campagne étaient rares.
C’étaient ses parents, qui avaient la cambrousse en horreur. À la simple pensée de ses géniteurs, la petite fille grimaça. Ce n’était pas qu’elle ne les aimait pas, mais… ils étaient toujours sur son dos, lui faisant mille et une remarque, la sommant de ne pas se mêler aux autres, d’avoir toujours de bon résultats, se plaignaient depuis deux ans qu’elle n’ait pas encore de magie (elle savait qu’eux avaient eu leur magie précoce, bien qu’ils soient tous deux terriens à la base, plus précisément Anglais), ne l’aimant pas assez (à son goût), ne la trouvaient jamais « bien » à leurs yeux. Non, en fait, ce n’était pas qu’elle ne les aimait pas. Elle les haïssait. Tous deux, même si la mère était de loin la plus virulente.
Elle les haïssait pour ne pas la laisser vivre sa vie (bien que cette sortie fut celle qui accompagna son acquisition nouvelle de magie). Alors, du coup, elle s’arrangeait pour leur rendre la vie impossible. Ils le lui rendaient bien, dans tous les sens du terme.



trois ans plus tard
« Bordel, hurla-t-elle soudainement. Ce n’est pas parce que vous êtes coincés et arrogants que je dois être pareil ! Quand allez-vous me ficher la paix, putain ? »

Cela faisait presque une heure que les trois personnes, dans le salon d’or et de rouge écarlate, se lançaient des injures. Enfin, surtout la jeune fille blonde, Ophélia, dont les cheveux s’étaient assombris depuis un certain temps. Les deux autres se contentaient de lui ordonner imperturbablement (mais plus récemment de lui beugler à la face) de rester calme et de faire ce qu’on lui disait, soit annuler le fait que, oui, elle irait bien à une soirée chez une amie le lendemain.

« J’ai quatorze ans, reprit l’adolescente. Quatorze… foutues… années… que vous me gonflez ! Et, bien que cela semble vous amuser, sachez que moi, je hais cela… »
« Et bien, reprit son père, exaspéré, va donc à la soirée de cette chère Marietta ! »
« J’y compte bien, salopard ! »
« Mais saches seulement que tu le regretteras, nous t’aurons prévenue. »
« Parfait, bonne nuit… pour ce qu’il en reste. »

Et, d’un pas profondément rageur, la jeune fille sortit furieusement de la pièce, filant tout droit vers sa chambre, ignorant tout bonnement son petit frère collé contre la porte, qui essayait de se faire invisible.
Lorsqu’Ophélia s’affala sur son lit, serrant dans ses bras son coussin, elle repensait encore à cette dispute, de plus en plus fréquente depuis qu’elle osait affronter ses parents, Halvin et Jane. Cela ne l’arrangeait pas, d’être sans cesse sur le qui-vive, à l’affut de la moindre (et malheureusement courante) trahison du couple, qui s’en fichait comme d’un guigne de son bonheur. Tout ce qui les intéressait, c’était la puissance magique, à elle et son frère, Jason, et l’apparence qu’ils donnaient. Jamais autre chose. Jamais.
Ophélia, après de longues minutes, réussit enfin à percer le brouillard de rage et d’impuissance qui l’entourait. La première chose qu’elle réussit à voir, manque de chance, ce fut ce sac. Un simple et bête sac, vieux mais résistant, dans lequel, dans un accès de fureur quelques semaines plus tôt, elle avait fourré toutes les affaires nécessaires à sa fuite de la maison. Cependant, elle s’était arrêtée au dernier moment, se disant qu’elle ne pouvait pas abandonner son petit frère de neuf ans chez Halvin et Jane. Alors, elle l’avait laissé tomber par terre.
Mais s’en était assez. Elle n’en pouvait plus.
Après une minute, elle s’était décidée. Elle partirait. Et tant pis pour son frère. Ophélie partirait seule, cette même nuit.

Sitôt décidé, sitôt fait. Elle s’était rapidement changée, non pas avec la magie, mais avec des vrais vêtements chauds et solides. Dans son sac, qu’elle avait décidé de prendre avec elle, quelques crédits-muts or, argent et bronze (c’était le seul avantage qu’elle pouvait tirer d’être une gosse de riche), une grosse veste, des chaussures. De l’eau, quelques biscuits.
Elle s’apprêtait à partir, mais quelqu’un toqua discrètement à sa porte. Son frère, Jake.
Aïe, l’adolescente n’avait pas prévu qu’elle se ferait repérer, trop furieuse ou occupée pour se rendre compte qu’elle n’était pas la seule à ne pas dormir. La séparation allait être difficile.



trois ans plus tard
La jeune fille de dix-sept expira, les mains appuyées sur ses genoux, reprenant difficilement son souffle, alors que la demi-dizaine de personnes autour d’elle la remerciait, qui ne put que leur adresser un pouce levé vers la haut. Ils reprirent leur route sur le chemin de terre défoncé, en essayant de ne pas cuir sous le soleil qui tapait.
Lentement, l’adolescente reprit une respiration calme et lente, de celle qui profitait du moment, mais qui était tout de même à l’affut. Pourtant, au bout d’un moment, elle repensa encore une fois à la progression qu’elle avait fait ces trois derniers ans. Enfin, elle était sûre que ses parents auraient appelé cela un recul, mais, de son point de vue, c’était nettement mieux.
Son départ avait été étonnamment facile. Pas de parents pour venir lui hurler dessus et lui interdire de se barrer, pas de gens pour lui demander ce qu’elle faisait là, à minuit, dans la file pour la Porte de Transfert, pas de gardes lui demandant ce qu’elle allait faire sur Terre, en Angleterre. Juste un petit frère qui avait bien failli ameuter le voisinage, mais qui, heureusement, se l’était tenu pour dit lorsque sa grande sœur avait menacé de l’assommer et de l’enfermer dans la cave s’il ne se taisait pas.
Cela s’était passé sans souci, et, une fois sur terre, jamais personne ne l’avait dérangée. Ce fut après que les problèmes commencèrent à arriver. Car, même si les parents étaient Terriens d’origine, il n’en restait pas moins qu’ils étaient maintenant courtisans, sortceliers et AutreMondiens, cumulant un dédain de leur monde natal (même s’ils avaient baptisé leurs enfants avec des noms de la planète bleue) qui atteignait des sommets. Donc, ils n’avaient rien enseigné à leurs enfants. Ce que la jeune fille savait sur la planète de ses parents, s’était généralement grâce à un livre, que l’ado avait volé à Halvin (d’ailleurs, elle avait pris le réflexe de ne plus appeler ses parents que par leurs prénoms). C’était un simple bouquin de géographie, qui lui avaient montré approximativement les limites des pays et leurs noms.
Bon, évidemment, elle savait certaines choses en plus, grâce à ce qui l’entourait et qui lui racontait des informations. Informations qu’elle notait à chaque fois précieusement dans son cerveau, qui carburait toujours fort.
Mais, ce qu’elle avait bêtement oublié, c’était… que la Terre ne carburait pas aux crédits-muts. En grimaçant, elle se souvint lorsque l’aubergiste Londonien chez qui elle était allé lui avait ri à la figure en voyant sortir la jeune fille sortir une pièce d’argent, hautement différente de la livre courante.
Elle s’était donc vite aperçu que, sans argent ni logis, sans parler la langue (car elle se refusait à utiliser la magie, qui avait été l’obsession de ses parents), la vie était bien difficile, toute autre de la vie de riche qu’elle menait jusqu’à présent (même si elle avait échappé à la vanité, l’arrogance et le grand besoin de confort, fort heureusement).
Cependant, l’ado avait rencontré un groupe, alors qu’elle avait quitté Londres et se dirigeait vers… elle ne savait pas très bien où. Ils avaient été là au plus bon moment, car elle était à court de nourriture depuis bien longtemps et ne savait pas comment s’en procurer efficacement. Ils l’avaient aidée, sans beaucoup de communication, car elle ne parlait jusqu’à là que des langues AutreMondiennes. Puis, ils l’avaient invitée à leur groupe, constitué jusque là de cinq personnes, qui étaient comme elle : des gens qui avaient quitté leur famille, qui étaient en cavale et recherchés pour quatre d’entre eux.
Les jours avaient passé, se transformant en semaines, qui s’étendirent en mois. Ophélia, qui s’était rebaptisée (comme tout le groupe, personne n’avait gardé son véritable nom), se prénommait désormais Heather. Et, bien qu’au début cela lui sembla bizarre, elle s’y accommoda rapidement. Elle apprenait petit à petit l’anglais (s’étant inventé un passé en un village au dialecte spécial), s’acclimatait au manque d’usage de magie, récupérait (pour ne pas dire, volait) de la nourriture dans les fermes, participait à la vie du groupe, qui l’accueillait avec joie. Si la vie était beaucoup plus difficile, Heather avait trouvé ce qui lui avait manqué depuis des années : la liberté. Et tant pis si elle s'accompagnait de nombreux dangers, et de nombreuses blessures.

Là, tous les six battaient une forêt depuis plusieurs jours, et avaient dépouillé une ferme de quelques aliments, gentiment volés par Heather, la plus mince, habile et discrète de tous. Cette dernière marchait quelques mètres derrière le groupe, la main dans celle d’Alexander, le seul qui n’était pas recherché dans leur bande, mais qui, surtout, avait rejoint leur groupe alors qu’un s’était fait repéré et emmené. Cela avait marqué les jeunes, mais c’était courant, il ne fallait pas passer sur ces détails. Sinon, ils étaient fichus.
Alexander et Heather ne savaient pas très bien où ils étaient. Les autres, rieurs, assuraient qu’ils étaient en couple, mais les deux visés ne le croyaient pas. Ils n’étaient jamais été plus loin que de fougueux baisés et des regards intenses, ils ne se parlaient pas trop et…

« Viens… viens… »

Une voix retentit soudain dans sa tête, la pétrifiant. Elle s’arrêta net sur place, figée, le regard hanté, à la grande surprise d’Alexander. Non, ce n’était pas possible… Pourtant, elle ressentait une forte attirance, non pas pour le beau jeune homme devant elle, mais bien vers un coin à sa gauche, derrière de denses buissons.

« Heather, répéta la voix, Heather, je suis là »

Non. Impossible de résister. Elle se mit en marche automatiquement n’ayant presque pas conscience qu’elle avançait, alors que les autres de leur bande, curieux et inquiets, se demandaient quoi, lui demandaient quoi. En vain.
Car, tout ce qui importait à la jeune fille, s’était ce fait étrange, qui n’était audible que pour elle. Elle qui, en dépit de tous ses efforts, restait une sortcelière. Elle qui, en dépit de tous ses efforts, conservait une magie, là, petit à petit enfouie en elle, mais bien réelle.
Elle avança, traversa les buissons comme s’ils n’étaient que du vent, du vent invisible et piquant. Et, juste après, elle eut cette vision. Cette grande biche, qui faisait presque sa taille, avec un mètre septante, au pelage brun et aux tachetures blanches crème. Aux yeux dorés.

« Je m’appelle Drhéa »

Et la dénommée Drhéa vint se frotter à Heather, complètement terrifiée, tandis que les autres arrivaient pour rester scotchés devant la scène. Finalement, l’adolescente, nouvellement sœur d’âme d’une biche, réagit. Elle se replia sur elle-même et gémit. Encore et encore, les mains plaquées sur les oreilles, refusant de croire ce qui se passait, mais qui était pourtant bien réel. Les autres ne réagissaient pas, évidemment, médusés qu’ils étaient. Ce n’était pas qu’ils n’avaient pas confiance, en trois ans, en restant toujours avec les mêmes personnes, on finissait par tisser des liens solides. Mais cela dépassait toute logique.
Finalement, au bout d’une dizaine de minutes, Heather reprit confiance et fit ce qu’elle s’était fermement interdit de faire. Utiliser la magie.
Elle se releva soudainement et les observa chacun à leur tour. Après un sincère « Vraiment désolée », elle mit les mains en cloche, vers la terre, et invoqua un Transmitus, chose qui ne s’était pas produite depuis… oh, très longtemps. Sous les yeux effarés de la bande, réduite au nombre de cinq.

Parce que sa magie était un peu rouillée, elle n’alla pas bien loin, à l’orée de la forêt. La biche était venue avec elle, et, bien que cela lui répugnât au début, l’adolescente entreprit une longue discussion mentale avec son familier.
La nuit était tombée lorsqu’elle se réveille en sursaut, et l’astre nocturne flottait doucement au-dessus d’elle. Concluant par le fait qu’elle s’était endormie, elle s’assit, à côté de Drhéa, qui dormait confortablement. Elle l’observa attentivement, puis finit par en arriver à cela : elle ne pouvait plus rester sur Terre, sauf si la jeune fille cavalait seule, ce dont elle était incapable. Il fallait qu’elle retourne sur AutreMonde. Sa planète d’origine. La planète où habitaient ses parents. « Mais, souffla une petite voix dans son esprit, il n’y a pas qu’Omois, tu peux revenir n’importe où, tu sais… »
C’était vrai. Elle n’était pas obligée de reprendre sa vie à l’Empire. Elle pouvait… elle pouvait n’être qu’une simple roturière Lancovienne. Oui, c’était ce qu’elle allait faire. Mais il fallait d’abord passer faire le ménage dans les mémoires des jeunes gens qui l’avaient accueillie pendant trois ans. Malgré toute la douleur et la culpabilité que cela causait chez elle, Heather ne pouvait pas les laisser ainsi, si une quelconque autorité magique l’apprenait… en cavale, oui, en prison, non…



quatre ans après
« Oui, j’arrive tout de suite, Maître Dahovir ! »

Heather se déplaça habilement entre les tables, transportant avec elle cinq plateaux, qui disparurent dans la cuisine, alors qu’elle apportait le plat tant désiré par Maître Dahovir.
Quelques minutes encore de ce manège, et on annonçait la fin de son service. Lasse, la jeune femme retira son tablier maculé de jus de groseille qu’un client avait renversé sur elle, et sortit de l’établissement pour s’allumer une clope et rejoindre Drhéa, qui boudait. Comme toujours lorsque sa sœur d’âme la laissait presque une journée entière sans elle. Donc, à peu près tout le temps, en fait.

« Hey ! s’exclama une voix derrière, la faisant sursauter. C’est ton anniversaire, aujourd’hui, il me semble ? »

Se retournant vivement, elle découvrit une jeune femme, une amie, qui lui souriait joyeusement, l’air malicieuse. Effectivement, la nouvelle venue ne s’était pas trompée, Heather était bien une femme de vingt-et-un ans. Cela faisait maintenant quatre ans qu’elle était sur AutreMonde, trois et demi qu’elle avait son boulot de serveuse dans ce petit restaurent et qu’elle avait un logement, trois qu’elle connaissait son amie. Qui ne savait presque rien sur son passé, qui ne connaissait pas son vrai prénom, qui ne connaissait pas sa vraie patrie. Comme tous les autres.
Cette dernière lui souhaita allègrement un heureux anniversaire et lui brandit fièrement une boîte de vingt centimètres carrés, emballés dans du joli papier cadeau rouge à pois verts.

« Allez, ouvre ! fit-elle, impatiente »

Ce qu’elle fit, pour découvrir une somptueuse robe bleue nuit en velours, incrustée de répliques de diamants. D’accord, comparé au faste de sa vie avant son voyage sur Terre, c’était bien pathétique, mais cela avait dû coûter une véritable fortune à son amie. Alors, la jeune femme la remercia chaleureusement, et s’en fut, parce qu’elle était épuisée. Cela dut se voir, parce que, contrairement à son habitude, l’autre femme ne répliqua pas. Un bon Transmitus qui l’envoya quelques cinq-cents mètres plus loin, et Heather était pile devant son immeuble. Elle monta quatre à quatre les escaliers qui menaient à son petit appartement, et s’affala sans même se déshabiller sur son lit, n’ayant que le temps d’envoyer une pensée amicale à Drhéa.

Son repos fut de courte durée. À peine quelques heures, en fait. Car un joli carillon sonore se fit entendre, pour réveiller Heather sur le qui-vive. C’était un réflexe de son ancienne vie, qui ne l’avait pas quittée, à son plus grand regret. Les cheveux en bataille, elle alla lentement ouvrir, traînant des pieds. Devant elle se trouvaient… deux hommes. D’état. Pas bon. Aux vêtements frappés du paon pourpre aux cents yeux d’or, l’uniforme pourpre et doré. Pas bon du tout.

« Damoiselle Ophélia Wallington ? »

Pas bon du tout, du tout, du tout. Merde, qu’est-ce que voulaient les fédéraux Omoisiens ? Une panique envahit brièvement Heather, qui s’astreint au calme.

« Moi ? C’est Heather. Heather Wallington »

Une ombre agacée passa dans les yeux du plus grand, un type costaud aux cheveux mi-longs blonds. Il soupira, puis montra à la jeune femme une photo. D’elle, son frère Jake et ses parents.

« D’accord, admit-elle à regret, sentant venir les ennuis. Je n’enfreins pas la loi, pas maintenant. »
« Nous sommes au courant de votre… jeunesse, déclara dédaigneusement le blond. Nous nous en fichons éperdument. Nous nous en fichons éperdument de vous, en fait. »

L’autre, plus petit et râblé, lui donna un discret coup de coude dans les côtes, et reprit, demandant s’ils pouvaient entrer. Ce qu’ils firent après l’accord résigné de Heather.
Cette dernière les invita à s’asseoir dans son minuscule salon assez défraîchi. Les deux s’assirent dans le sofa, elle, dans une chaise terrienne (moins couteuse, et dont elle avait l’habitude) qu’elle traîna derrière la jeune femme. Lorsque celle-ci apprit ce que les hommes lui annoncèrent (l’homme plus petit avec douceur, l’autre avec indifférence), elle ne broncha pas. Ce n’était pas parce que la colère en elle s’était apaisée qu’elle aimait plus ses géniteurs. Qu’ils soient morts ou non n’y changeait rien. Elle ne voulait même pas sa part d’héritage, ce qu’elle annonça très clairement, signifiant que tout pouvait revenir à son petit frère.
Et ce fut là qu’elle fut vraiment marquée. Car, s’ils venaient la voir, s’était parce qu’elle était surtout la dernière des descendants Wallington en vie. Jake, trois mois après sa fuite, avait suivi son exemple. Mais, lui, de par ses neuf ans, n’avait pas la même résistance. Et en était mort.



deux semaines après
Silencieusement, vêtue d’une robe de velours bleue nuit, incrustée de petites répliques de diamants, en dessous d’un manteau noir ; Heather s’avança à travers la foule sombre, pour finir au premier rang, accompagnée de son familier, pour une fois miniaturisé. Si les rangs de derrière étaient faussement émus, voir carrément indifférents, ceux plus proches étaient sincèrement tristes, abattus. La famille proche.
Auprès de sa tante Arianna, qu’elle connaissait vaguement, elle regarda les corps de ses parents. La douleur, la culpabilité et la honte qui l’avaient prise depuis les deux dernières semaines avaient été insoutenables. La jeune femme s’en voulait de la mort de son frère, croyant bêtement qu’il tiendrait le coup, au moins jusqu’à être en âge d’avoir sa magie et de savoir se débrouiller un minimum. Mais non. Il l’avait suivie. Il en avait payé de sa vie. Et cela la rendait folle.
Heather n’était pas venue au travail, n’avait prévenu personne, restait sourde aux appels des personnes, aux coups sur sa porte et à la voix de son amie à travers la couche de bois.
Mais c’était l’enterrement de ses parents, aujourd’hui. Elle avait prit son courage à deux mains, et s’était convaincue qu’il fallait qu’elle y aille.
Et là, devant les corps de ses parents immobiles, s’ajouta une douleur supplémentaire. Celle du deuil, de la perte. Il s’était produit quelque chose dont elle n’aurait pas cru avant, elle avait pardonné. Et, à travers tout ce brouillard pesant dans son esprit, une phrase lui revint en tête, curieuse dans toute cette émotion. “Always forgive your enemies; nothing annoys them so much”. C’était d’Oscar Wilde, célèbre écrivain britannique. “Pardonne toujours à tes ennemis ; rien le les agace autant”. Et, bien qu’Heather savait pertinemment que Jane et Halvin ne pourraient même pas le savoir, la jeune femme pensait que leur réaction serait quelque chose dans le genre. C’était typique de ses parents, toujours chercher les ennuis.
A ses côtés, sa tante Arianna lui serra la main doucement. Au moins, contrairement à certains qui lui jetaient des regards de travers, elle, la reconnaissait. Bien.

deux ans après
J’ai aménagé près de chez ma tante, ne me demandez pas pourquoi, une impulsion dont je suis moyennement satisfaite, car, si retrouver un certain confort n'est pas négligeable, Arianna est assez irritante, presque mère-poule, et mon oncle... me déteste. À cause de Jake, ce que je conçois. Je vis de nouveau à la cours d’Omois, et j'ai ouvert une boutique de bijoux, mais, cependant, je fais encore de nombreux allées-retours au Lancovit, sur Terre, aussi. Ma nouvelle vie est de nouveau remplie de faste, de fêtes et de jeux. Ce n’est pas moi, mais, il faut que je me connaisse. Pour l’instant, il faut que je sache qui je suis, réellement. Alors, et bien, je partirai. Bientôt. Encore une fois.




Dernière édition par Heather O. Wallington le Ven 26 Déc 2014 - 18:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Heather O. Wallington   Sam 20 Déc 2014 - 1:45

RE-BIENVENUUUE ! I love you

Ma première réaction a été : wah, j'adore ton codage ! Et ensuite je me suis laissée emporter par ta présentation et franchement, chapeau. J'ai hâte de voir ce que va donner Heather en RP. ♥ Pour réagir à ton à-propos, oui, c'est parfaitement faisable. J'allais dire que tu n'as rien à faire de particulier, mais en fait si : pense à actualiser la liste de tes comptes sur ce topic.

J'ai juste tiqué devant deux phrases :

Citation :
Et elle recommença à hurler, ne pouvant plus bloquer la souffrance provoquée par la perte de ses os aussi soudaine qu'inattendue

On perd les eaux, pas les os. (Mais t'es pas la seule à confondre. xD)

Citation :
trois ans plus tard
[...] elle repensa encore une fois à la progression qu’elle avait fait ces trois derniers mois.

Trois ans ou trois mois ? Vu ce que tu dis par la suite, j'imagine que c'est trois ans. Corrige ça en tout cas.

Et comme ce sont plus des fautes d'étourderie qu'autre chose, je te valide. Tu connais la chanson des demandes de RP et des carnets de bord ! Je te souhaite donc de beaux RP avec ce nouveau perso et un bon retour parmi nous !

En passant, j'adore le choix de la biche pour le Familier. La maman de Bambi, quoi. Trop classe.




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MessageSujet: Re: Heather O. Wallington   Sam 20 Déc 2014 - 18:35

merci Lisa a vu Matt.  
Pour les phrases, j'ai changé...
pourrais-je avoir en revanche le pseudo en couleur? Fufufu <3
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MessageSujet: Re: Heather O. Wallington   Dim 21 Déc 2014 - 3:58


Ah oui zut, j'ai cru l'avoir fait l'autre jour mais en fait j'ai oublié le O. dans ton pseudo alors ça a raté. Désolée. x)

EDIT : Ah non en fait c'est parce que j'ai mis Wellington à la place de Wallington >.<"




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MessageSujet: Re: Heather O. Wallington   Dim 21 Déc 2014 - 20:36

Rebienvenue ! :D
J'aime beaucoup ton personnage ~ rp bien !




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MessageSujet: Re: Heather O. Wallington   Lun 22 Déc 2014 - 12:36

merci Wahhhh *o*


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MessageSujet: Re: Heather O. Wallington   Lun 22 Déc 2014 - 18:35

Re-bienvenue parmi nous :**:


« Dorénavant les poupées, les souris, les gonzesses, les cailles, les morues, les donzelles, les bourgeoises, les pisseuses, les grues, les dindes, les bécasses, les punaises, les poules, les cocottes, les bobonnes, les mémères, les bibiches, les ronds de bière, les bougresses, les gourdes, les garces, les trainées, les marie couche-toi-là, les saintes ni touche, les potiches, les godiches, les cruches, les pimbêches, les cagoles, les emmerdeuses, les midinettes, les gamines, les blondasses, les radasses, les poufiasses, les grognasses, les pétasses et les connasses... on relève le museau et on se fait appeler Madame. »
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MessageSujet: Re: Heather O. Wallington   Lun 22 Déc 2014 - 18:37

Re-bienvenue ; j'aime beaucoup ton personnage également!
Joyeux rp (:


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