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 Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey

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Mike Grey


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Familier : Naor, serpent, mort.
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Métier : Papa frustré et dépressif à plein temps
Résidence : Un appart' à Omois, dans un quartier calme et enfoncé dans la capitale
Dans le sac : Une photo de son ex-famille, un couteau, un déguisement, quelques babioles et des plumes (collection idiote mais relaxante)

Affinités : Lisa Grey > Fille qu'il adore mais qu'il a dû laisser derrière lui.

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MessageSujet: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Jeu 21 Avr 2016 - 10:29

Mikey, ou quand le moment est venu de reconquérir ta propre fille.
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ◊ A. Einstein
ft. Lisa Grey, alias poupounette à son papa ♥
Tu tournes en rond, tu ne sais pas trop ce que tu dois faire, tu te sens bête, tu attends. Ça fait une bonne heure, que tu attends. Heureusement que tu es patient, hein, et que ta raison d’attendre dans une forêt vide, à l’endroit où tu as enfouis tes souvenirs les plus heureux…et les plus douloureux, est la plus belle des raisons : l'amour, le pardon. Mais être ici est une torture pour toi, tu as l’impression d’être projeté dans le passé, aux jours joyeux, ta fille adorée assise sur tes épaules, croquant les feuilles des arbres et te tirant les cheveux, la main de ta douce femme dans la tienne.

Tu rejette le passé, secouant la tête avec un soupire de désespoir : est-ce que te souvenir ne te fais vraiment que du mal ? Avoue, ça te manque tout ça, ta vraie vie te manque, Mikey. Et elle te rattrape encore, pour la deuxième fois, inéluctablement. C’est toi qui l’a voulu, alors n’accuse pas le monde entier de ton dilemme, affronte ton destin, affronte-la.

Tu sais qu’elle va arriver d’une minutes à l’autre, tu te dandine sur tes deux longues pattes, et tu stresse tellement que tu t’en rongerais les ongles : tu vas la revoir !

Ta fille chérie. Celle que tu as abandonnée pour une cause qui n’était pas la tienne. Celle pour qui tu éprouves le plus de remords, parce qu’elle était une gamine. Celle dont le regard, la dernière fois, t’as fait plus mal qu’un millier d’aiguilles plantées dans ta chair. Déception et dégoût. Pire que les armes. Pire que les mots.

◊ ◊ Douze heures avant ◊ ◊

Eh Mikey, pourquoi t’es triste comme ça ? Ta famille te manque encore ? Tu devrais les oublier, ta femme, ta fille, tu les aimes mais tu t’enfonces dans une souffrance à laquelle tu ne peux rien ! Tu ne peux pas les revoir, leur parler, d’autant plus qu’Elera te crois mort, si ta fille n’a pas révélé ta nouvelle identité à sa mère. Alors arrête de penser au passé, Mikey, concentres-toi sur ta réussite.

Quoi ? Tu n’écoutes pas la voix de la raison ? Soit, et tu vas faire quoi ? Tu n’as aucun moyen de contacter ni l’une, ni l’autre, et Elera a refait sa vie, tu ne vas pas lui infliger cette souffrance, non ? Non, tu es réaliste, et tu l’aimes encore, tu sais parfaitement ce que tu peux ou ne peux pas faire.

Lisa.

Ta fille. Oui ça peut marcher, tu lui envoie un message par boule de cristal, et hop vous vous retrouvez à un endroit bien précis et pouf gros bisous, gros câlins, et tout est pardonné. Non mais tu as sérieusement envisagé la possibilité qu’elle te pardonne après toutes ces années ? Tu es fou.

Tu tentes pourtant le coup, tu lui envoie un message : « Lisa, rdv dans la forêt, au lieu des souvenirs, à 19h. Papa. » Juste ça, bref, clair et concis, le parfait père parlant à sa fille comme à une étrangère. Tu me diras, tu vas pas non plus lui dire que tu l’adore, que tu vas te mettre à genoux pour lui demander pardon, et que tu lui fais plein de poutous baveux sur les joues comme quand elle était gamine, je te l’accorde.

Maintenant c’est trop tard, alors prépare toi à avoir la plus grosse engueulade de ta vie.
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Lisa Grey

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Dans le sac : Mes deux fidèles couteaux, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Sam 23 Avr 2016 - 22:13

« Lisa, rdv dans la forêt, au lieu des souvenirs, à 19h. Papa. »

Pendant un instant, ce fut comme si le temps s'était figé. La boule de cristal fermement tenue dans le creux de sa main, les yeux rivés sur l'écran, Lisa s'était immobilisée, la bouche ouverte dans une expression de surprise. Elle lut et relut plusieurs fois les mots qu'elle venait de recevoir par message, sans parvenir à les comprendre vraiment. Ça ne pouvait pas être son père. Pas après tant d'années. Pas alors qu'elle avait tiré un trait sur lui, sur ce qu'il était devenu. Penser à son père lui faisait tellement de mal qu'elle avait appris à l'oublier. Et voilà qu'il lui envoyait ce simple SMS, neutre, privé d'émotions, comme si tout allait bien, comme si tout était toujours allé bien. Comme s'il était un père normal qu'elle avait l'habitude de voir tous les jours. Mais il n'était pas un père normal. Non. Il était un monstre. Un criminel, un assassin, un de ces chiens lâches et dégoûtants qui tendaient docilement la patte vers leur maître pour espérer recevoir leur susucre. Et ça la dégoûtait. Il la dégoûtait. Il n'était plus son père.

Elle hésita à supprimer le message. L'envoyer au fin fond de la corbeille et le laisser pourrir comme s'il n'avait jamais existé. Ne plus penser à ça, ne plus penser à lui. C'était tentant. Et pourtant, elle ne parvint pas à s'y résoudre. Quelque part, il y avait quelque chose en elle qui voulait s'accrocher à ce message, qui voulait continuer de le lire et de le relire, encore et encore, comme si ces quelques mots pouvaient changer les choses, comme s'ils pouvaient devenir réels et reconstruire leur famille. Pourtant, elle le savait, il était trop tard pour ça. Le lien familial qui les unissait autrefois était trop brisé depuis bien trop longtemps pour être réparé. C'était dommage, mais c'était ainsi. On ne pouvait rien y faire, certainement pas avec un simple SMS. Ces mots n'étaient qu'une illusion.

Efface le message, Lisa.

Elle se laissa tomber sur le canapé, ne sachant plus quoi faire. Elle se sentait perdue. Et son doigt aussi se perdait, figé à quelques millimètres de sa boule de cristal, hésitant à appuyer sur le bouton SUPPRIMER. Et finalement, comme dans un sursaut, il se posa sur le bouton REPONDRE, puis sur deux lettres, et enfin sur ENVOYER. « Ok ». C'était si simple que ça. La jeune femme lâcha son appareil, le laissant rouler sur le sol, et posa sa nuque sur un coussin. Elle n'aurait pas dû faire ça. Elle ne savait même pas pourquoi elle l'avait fait. Mais malgré toute sa haine, toute sa colère envers ce traître qu'elle avait autrefois aimé et auquel elle avait accordé une confiance aveugle, elle éprouvait aussi ce sentiment douloureux qui lui tordait le ventre chaque fois qu'elle pensait à lui. Il lui manquait. Son père lui manquait. Affreusement. Et ça la tuait.

Dix-neuf heures sonnèrent finalement et Lisa franchit la porte de son petit cottage pour se diriger vers la forêt d'Omois. Pas la peine de demander plus d'explications à propos du lieu des souvenirs, elle savait parfaitement de quoi parlait son père. Un petit coin tranquille, peu éloigné de leur ancienne maison, où elle, ses parents et Naomie avaient l'habitude de se rendre de temps en temps pour s'amuser. Lisa ne put s'empêcher de sourire en repensant à cet endroit et à tous les souvenirs qu'il abritait. Elle se rappela ces après-midi à jouer à des jeux d'enfants, à chat, à cache-cache, à 1,2,3 soleil, ces balades paisibles entre les arbres, elle se souvint même avoir tenté de fabriquer une petite cabane avec sa soeur et son père. C'était le bon vieux temps. Mais un temps beaucoup trop court.

Son père se tenait déjà là lorsqu'elle arriva. Son cœur se serra. Qu'allait-elle lui dire ? Il y avait tant de choses qu'elle voulait lui crier, et pourtant elle n'arrivait pas à formuler une seule phrase correcte. Elle s'approcha de lui, tandis que sa voix intérieure lui hurlait de faire demi-tour. Elle n'aurait jamais dû venir, elle ne voulait pas le voir, elle ne voulait pas lui parler, elle ne voulait pas l'affronter. Elle voulait disparaître, et qu'il disparaisse, elle voulait que ce ne soit qu'un mauvais rêve et que rien de tout ça ne soit réel. Et pourtant, c'était bien réel, et il était vraiment là, et elle continuait de s'avancer vers lui, essayant en vain de ne pas trembler.

Arrivée à quelques mètres de lui, elle s'arrêta de marcher et le dévisagea sans un mot. Pendant un moment, elle eut l'impression d'être revenue dans le temps, quatorze ans en arrière, à l'époque où il était encore là, où ils formaient encore une famille. Physiquement, il n'avait pas tant changé. Bien sûr, son visage avait pris quelques années, mais c'était toujours le même. Elle ressentit l'envie de se jeter sur lui pour qu'il la prenne dans ses bras, comme lorsqu'elle était enfant, lorsqu'elle était son enfant. Évidemment, elle n'en fit rien. Elle se contenta de rester immobile, face à lui, les yeux dans les yeux. Au bout de quelques secondes qui lui parurent une éternité, elle finit par détourner le regard et lui dit d'un ton qui se voulait méprisant :

« Je ne sais pas à quoi tu t'attendais en me retrouvant ici, mais ce n'était pas la peine. Je n'ai rien à te dire. »

Elle avait tout à lui dire. Elle avait tant de questions à lui poser, tant de choses qui la tourmentaient et qu'elle n'avait jamais prononcées à voix haute. Mais pour le moment, elle se taisait. Elle voulait d'abord savoir ce qu'il avait à lui dire. Mais quelles que soient les paroles qu'il prononcerait, elle savait au moins une chose : elle ne lui pardonnerait jamais.





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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Mer 27 Avr 2016 - 1:18

Mikey, ou quand le moment est venu de reconquérir ta propre fille.
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ◊ A. Einstein
ft. Lisa Grey, alias poupounette à son papa ♥
Lisa.

Lisa. Ce prénom qui n’arrête pas de résonner dans ta tête te donnerai presque mal au cœur. Et la fille qui se tient devant toi, ta fille, devenue femme, tu te contentes de la regarder en affichant un masque de glace, impassible. Qui est-elle ? Tu as envie de lui demander ce qu’elle est devenue, si elle a mené à bien ses études, ses rêves, si sa mère va bien. Mais ton cœur se serre de plus en plus, et ta raison te dicte le contraire : tu ne peux pas faire ça, tu n’es plus son père. Heureusement, tu ne te berce pas d’illusions, tu sais pertinemment qu’elle te hait, mais tu espères.

Pourquoi ?

Parce que tu as vu une lueur dans ses yeux. Cet éclat qu’elle avait lorsqu’elle éprouvait une émotion forte, ou qu’elle était émue, toute gamine. Tu as envie de sourire, d’ouvrir tes bras pour qu’elle vienne s’y blottir, comme à cette époque. Mais non. Lisa n’est plus la même, elle a appris à vivre sans toi, à grandir dans son deuil. Et tu éprouves de la fierté. Elle est belle, elle est pleine d’assurance, alors que tu as le souvenir d’une gamine à peine sevrée, qui avait besoin de toi, et tu avais besoin d’elle.

Tu as besoin d’elle. C’est pour ça que toi, et elle, êtes là.

Mais son attitude te glace, surpris par son ton, avoue, tu t’attendais à autre chose, tu t’attendais peut-être même à ce qu’elle pleure, à  ce qu’elle arrête de te voir comme un traître, mais plutôt comme le père qui lui a manqué.
Peut-être que c’est trop tard, mais tu es un homme plein d’espoir et d’amour Mikey, tu saisis toujours les opportunités lorsqu’il le faut, et tu vois ensuite ce que ça donne. Espérons que le résultat de ce pari risqué soit positif.

Tu regardes autour de toi, peut-être est-elle accompagnée, peut-être t’as-t-elle dénoncée à l’Académie. Pourquoi ne le ferait-elle pas ? Parce que c’est ta fille ? Toi tu étais son père, et tu l’as pourtant abandonnée. Mais tu revenais la voir, tu voulais redevenir un père, le sien. Tu choisis de lui faire confiance.

— Tu me manque.

Trois mots, et une vérité infinie. Ces trois petits mots franchirent le seuil de tes lèvres avant même que tu les ais pensés, parce que c’est un sentiment, ce manque, que tu enfouis habituellement en toi, et qui ressurgit. Parce que tu es face à elle, face à tes responsabilités, face à ta vie, Mikey.

— J-je sais que je n’ai pas été là, que je ne pourrais jamais l’être comme avant, ou alors il faudrait un miracle, mais…

Pourquoi tu t’arrêtes ? Ah, l’émotion qui te monte aux yeux, normal, mais Mikey, surtout ne laisse rien paraître, ou juste du regret, tu dois montrer ta détermination, pas tes faiblesse, c’est ta fille, pas n’importe qui.

— Mais la vérité c’est que j’ai dû vous abandonner, toi et ta mère, et que c’est la pire chose que j’ia faite dans toute ma vie. Ecoutes, Lisa, je sais que c’est difficile à comprendre, mais est-ce que tu veux bien me laisser une chance de m’expliquer ?

Tu la regarde d’un air désespéré, t’es vraiment pas possible, Mikey. Mais tu la regarde aussi comme une adulte, elle a changé, ce n’est plus la gamine qui se roulait dans l’herbe que tu foule, c’est Lisa, dans toute sa splendeur, ou pas, c’est le résultat d’une vie déjà bien entamée.

Ta fille. Et tu dois assurer, Mikey.
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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Sam 30 Avr 2016 - 19:13

Il prononça trois mots, trois misérables petits mots, et d’un coup Lisa sentit son cœur s’effondrer en miettes dans sa poitrine. Elle lui manquait. Evidemment qu’elle lui manquait. Mais pourquoi était-il parti, alors ? Pourquoi l’avait-il abandonnée ? Elle lui manquait, mais c’était de sa faute. Il ne pouvait s’en prendre qu’à soi-même, si maintenant elle le rejetait, si elle ne voulait plus le voir.

Lisa ne répondit rien tandis que son père finissait de parler. Il voulait s’expliquer. Comme si ça allait changer quelque chose. Comme si ça allait réparer ce qu’il avait fait. Elle ne voulait pas l’écouter. Quelles qu’elles soient, elle savait que ses explications n’allaient pas lui plaire. Elle ne voulait pas les connaitre. C’était du moins ce qu’elle se disait. Mais au fond d’elle, elle crevait d’envie d’en savoir plus. C’était pour ça qu’elle était venue, après tout. C’était pour ça qu’elle avait accepté de le revoir après tant d’années de colère.

Un silence pesant s’installa lorsque Mike eut fini son discours, puis Lisa répondit enfin :

« Je te manque ? C’est toi qui es parti, papa, c’est toi qui nous as abandonnées. Et c’est nous qui sommes restées seules en pleurant ta pseudo mort quand tu nous as quittées. N’inverse pas les rôles. »

Elle tentait tant bien que mal de garder une expression froide et impassible, mais elle se sentait à deux doigts de craquer. Les larmes lui piquaient les yeux tandis qu’elle continuait :

« Je ne veux pas de tes explications. J’ai déjà fait mon deuil. Tu es mort pour moi. Il n’y a rien d’autre à expliquer. »

Son cœur se serra. Elle s’en voulait d’être aussi dure. Mais il l’avait cherché. A quoi il s’attendait ? Il voulait qu’elle vienne vers lui en souriant et en lui disant que tout était pardonné ? Qu’il était de nouveau son papounet d’amour ? Cela n’arriverait pas. Elle n’avait pas besoin de lui. Elle avait vécu sans lui pendant trop longtemps.

Mais merde, il lui manquait.

« On était si bien, avant. Je voulais pas que tu partes. Tu n’aurais jamais dû partir. Qu’est-ce qui était mieux là-bas que tu n’avais pas ici ? »

Sa voix se brisa. Elle voulait pleurer. Elle allait pleurer. Calme-toi. Détourne le regard. Respire.





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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Ven 13 Mai 2016 - 20:23

Mikey, ou quand le moment est venu de reconquérir ta propre fille.
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ◊ A. Einstein
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Tu la regarde avec tristesse, ouai, t’as les yeux d’un chien battu, Mikey, parce que tu sais pertinemment que ces piques qui te transpercent le cœur et l’âme, c’est toi qui les as lancés, et qu’ils se retournent maintenant contre toi. Elle a raison, tu le sais, c’était ta fille, celle que tu chérissais au-delà de toute raison, comme ta femme, et pourtant tu les as abandonnées, toutes les deux, et elle te le fait bien comprendre, en te repoussant de la sorte.

Mais tu vois que ses mains tremble, que ses yeux se plissent comme si elle allait pleurer, lorsqu’elle te dit que finalement, elle a envie de comprendre, de comprendre pourquoi tu as agis de la sorte. T’as bien envie de la prendre dans tes bras, mais ce serait peut-être trop précipité, peut-être qu’elle réagirait négativement. Et pourtant, qu’est-ce que t’as envie de la serrer fort contre lui, de lui montrer que t’es là, que t’es toujours son père, et que tu peux encore agir comme tel.

Mais t’es mal placé pour faire ça, mal placé pour la regarder en face, mal placé pour tenter de te justifier, mais tu le fais. D’un ton lasse, tu te lance :

— C’était ça ou votre mort, à toi et à ta mère. Tu sais de quoi ils sont capables, non ?

Elle sait de quoi tu parles, elle t’as vu là-bas, il y a quelques temps, et c'est là qu’elle a compris que tu l'avais trahie, que tu n'es qu'un con , Mikey, mais tu as tes raisons. Tu soupire, tu te gratte nerveusement la tête… Tu es nerveux ? Alors que c’est ta fille ? Ça paraîtrait presque paradoxal.

— Il y a longtemps, j'étais gamin, j’ai joué avec le feu, Lisa, et j’ai failli y passer. Mais un homme m'a sauvé ce jour-là, et il m'a clairement dit que je lui devais une dette de vie, et que je devrai le rejoindre plus tard.

Tu marque une pause, pour qu’elle digère cette première partie de l'histoire.

Les années ont passé, et j'en ai eu marre de vivre dans la crainte qu'il ne m’entraîne avec lui, alors je me suis engagée avec Elera, parce que je l'aimais plus que tout…parce que...Je l'aime plus que tout. Et puis tu es arrivée, comme un cadeau des dieux, et encore une fois, le temps à passé. Mais le moment est arrivé où l’homme de mon enfance en a eu assez de m’attendre, et il est venu me chercher. Non sans m’Abou observé auparavant, afin de me menacer de m’enlever à tout jamais ce qui m'était le plus cher : toi et ta mère, Lisa.
L'émotion te secoue aussi à l'intérieur, tu te sens comme un homme sur une maigre planche de bois au milieu du ciel, avec, sous la planche, le vide

— Nous n’aurions pas pu fuir, tu le sais très bien, rien ne leur échappe. Et si je ne vous l'ai pas dit, c’est pour que vous souffriez moins de mon départ, ou du moins, pendant un temps défini, et pour pas que vous ne tentiez le diable à venir me chercher…parce que je te connais Lisa, une tête brûlée, comme ta mère.

Tu lui souri tristement, espérant qu’elle comprenne, et qu’elle rompe ce silence tendu qui s'installe entre vous.
Avec espoir, tu lui tends la main, tu veux qu'elle s'en saisisse, et tu ajoute :

— Je ne suis pas mort, Lisa. Je suis là, et je l'ai toujours été, même si tu ne me voyais pas.
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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Sam 9 Juil 2016 - 12:07

Au fur et à mesure que le discours de son père progressait, il lui fut plus difficile de retenir ses larmes. Lisa n’avait jamais entendu l’histoire qu’il lui racontait à présent. Elle n’avait jamais imaginé que ça se soit passé ainsi. Comment l’aurait-elle pu ? Envahie par la colère et le ressentiment depuis qu’elle l’avait croisé ce jour-là à la Forteresse Grise, elle n’avait eu qu’une seule idée en tête : il l’avait trahie. Elle ne s’était pas posé plus de questions. Elle n’avait pas cherché à se demander pourquoi. Il l’avait trahie, c’était de sa faute, et il en payait le prix. Point. Mais maintenant qu’il lui avait expliqué la véritable histoire, elle se sentait presque mal d’avoir été si dure avec lui. Bien sûr, ça n’excusait pas tout. Mais elle réalisait qu’avec toute la haine qu’elle avait formée contre lui, elle avait égoïstement oublié une chose : ça n’avait pas été facile pour lui non plus.

Il finit enfin de parler et se tut. Lisa tenta d’essuyer discrètement ses joues trempées, mais ses yeux rouges la trahissaient. Elle chercha un endroit pour poser ses yeux, fuyant le regard de son père qui attendait une réponse. Elle ne la lui donna pas tout de suite. Elle avait besoin de réfléchir. De digérer ce qu’elle venait d’entendre. Est-ce qu’elle pouvait excuser son père ? Est-ce que ses explications étaient suffisantes ? Qu’aurait-elle fait à sa place, si elle avait été dans la même situation ? Elle voulait se dire que non, qu’elle n’aurait jamais agi de la même façon, malgré les conséquences que cela entrainerait, qu’elle n’aurait jamais accepté de rejoindre les Sangraves malgré leurs menaces. Mais c’était puéril et de bien mauvaise foi. Ce n’était pas si simple. Rien n’était si simple. Le dilemme auquel son père avait dû se confronter était impossible. Aucun choix n’était le bon, et il y avait trop peu de solution qui lui aurait permis de le contourner. Mais c’était plus fort qu’elle. Lisa lui en voulait toujours. Elle ne pouvait pas ne pas lui en vouloir. Il était devenu un Sangrave, un ennemi, peu importait comment. Et elle le détestait pour ça. Elle se devait de le détester.

« Si tu étais mort, ça aurait été plus simple. Si tu étais mort, des innocents n’auraient pas été tués de tes mains. Si tu étais mort, les Sangraves auraient compté une personne de moins dans leur rang. »

C’était violent. Bien trop violent. C’était de la méchanceté gratuite. Lui reprocher de ne pas être mort était bête et méchant. Mais c’était aussi la chose la plus simple à lui reprocher. Le reste était bien plus dur. Comment le blâmer pour avoir essayé de protéger sa famille ? Comment lui en vouloir pour les avoir sauvées ? Il ne fallait pourtant pas qu’elle se dégonfle. Elle l’avait là, en face d’elle, pour la première fois depuis des années. Elle avait l’occasion de lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur, elle ne pouvait pas la laisser passer.

« J’entends bien tes explications, je me doute que ça n’ait pas été facile. Mais tu nous as menti, tu nous as trahies, tu nous as quittées, et surtout, surtout, tu es devenu un criminel. Un meurtrier. Rien ne peut excuser ça. »

Elle sentait son discours un peu bateau, et ça ne faisait que l’énerver plus. Ça l’énervait, de détester cet homme et de ne pas avoir d’arguments assez convaincants pour le détester. Elle voulait lui crier qu’il était mauvais, qu’il avait mal agi, que c’était la pire erreur de sa vie. Mais qu’aurait-elle fait à sa place, bordel ? Qu’aurait fait n’importe qui à sa place ? Qui choisissait de laisser mourir ses proches, sa seule famille, plutôt que de changer de camp ? Mais elle ne pouvait pas lui dire ça. Elle était trop rancunière, trop fière, trop puérile pour accepter de lui pardonner. Et elle avait passé trop d’années à le haïr pour accepter son amour.

« On était une famille. On était unis. Ensemble, on aurait pu s’en sortir. Et même si ce n’était pas le cas, on serait morts ensemble, dans l’honneur. Comment mourras-tu maintenant, Papa ? Comme un traitre, un lâche, un assassin ? C’est vraiment comme ça que tu veux que je te voie ? »

Elle se tut. Les mots lui manquaient, mais elle n’était toujours pas satisfaite. Elle sentait qu’elle avait encore trop de choses à lui dire, mais elle les avait oubliées. Elle avait pourtant imaginé tant de fois ce qu’elle lui dirait si elle le voyait, et maintenant qu’elle pouvait le faire pour de vrai, elle n’y arrivait plus. Elle sentait que ces mots n’exprimaient pas assez bien tout ce qu’elle ressentait. Peut-être parce qu’elle ne savait pas bien ce qu’elle ressentait elle-même. De la haine ? De la colère ? De la tristesse ? De la compassion ? Elle ne saurait dire ce que c’était précisément, mais une chose était sûre néanmoins. Intérieurement, elle bouillonnait.

« Tu m’avais tellement manqué. Tu n’imagines pas à quel point j’avais besoin de toi. À quel point je voulais te revoir. Mais pas comme ça, putain. Pas avec un masque sur le visage. Et ça m’est égal de savoir ce qui t’a poussé à le porter. Tu es devenu un monstre, et Papa, je t’en veux tellement pour ça. »





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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Mer 31 Aoû 2016 - 12:05

Mikey, ou quand le moment est venu de reconquérir ta propre fille.
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ◊ A. Einstein
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En fait, peut être que cette rencontre avec ta fille n’était qu’une cause perdue, tu as l’impression qu’elle cherche volontairement à t’éloigner, alors que son attitude, ses yeux larmoyants, trahissent ses sentiments. Elle ferme les poings pour se maîtriser, pour ne pas  t’aimer. Et toi tu l’écoutes en silence, en te disant que tu préférerais être mort plutôt que d’entendre ces mots dans la bouche de ta propre fille, tu préfèrerais être mort plutôt que d’arborer un masque. Peut-être que la mort aurait été une solution, mais d’une part, tu étais trop lâche pour te donner la mort, et puis qui sait ? Peut-être que les gris auraient tout de même tué ta petite famille en représailles.

Avec un long soupire, tu reprends la parole :

— Mais Lisa, tu ne te rends donc pas compte que je n’en avais pas non plus envie ? Je voulais rester avec vous et encore aujourd’hui vous êtes tout pour moi, et c’est pour ça que je suis parti, c’était ça où nous mourrions tous. Je n’oublierai jamais ta mère. Je ne t’oublierai jamais. Je guette une chance de me sortir de cette situation, une opportunité pour revenir vers vous, et en attendant, je dois porter un masque. C’est comme ça.

Tu serres les dents, toi aussi, tu souffres.

— Je vous ai abandonnées, pour vous sauver la vie, et rien qu’en venant te parler, Lisa, je risque la mienne, je trahis Magister. Tu ne le comprends donc pas ? Rien n’était mieux que notre vie, rien n’était mieux que notre petite maison, que nous réunis. Mais bon sang Lisa, je ne voulais pas vous voir mourir ! Je préférai partir, rejoindre les gris sans embrasser leur cause et leurs idéaux, en espérant pouvoir me défaire de ce masque le plus vite possible. Je ne vous ai jamais oubliées, jamais laissées, je vous regarder vivre dans l’ombre, je te regarder grandir. Je vous aime de tout mon cœur, mais je ne peux être à vos côtés. Honnêtement, ta mère supporterait-elle de me savoir avec l’ennemi ? Non, elle est trop attachée à son code d’honneur pour ça. Je préfère encore être mort pour elle que de la décevoir.

Elle pleure. Tu la prends dans tes bras et la serre fort, tu caresse ses cheveux doux comme quand elle était petite.

— Mais si toi tu ne peux supporter de me voir ainsi, si tu refuses de comprendre ce que j’ai fait, alors laisses-moi, dis-moi que je ne suis plus rien pour toi, que je suis mort et enterré et que tu ne veux plus me revoir. Et tu ne me reverras plus. Juste quelques mots de toi, et je disparais une nouvelle fois, tu ne me verras plus, même si je veillerais toujours sur toi.


Tu fermes les yeux, et profites de cette étreinte avant qu’elle ne te repousse.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Dim 30 Oct 2016 - 17:15

Lisa resta immobile tandis que ses bras se refermaient sur elle, l’enveloppant dans une étreinte qui lui rappelait tant le passé. Le bon vieux temps. Toute la haine qu’elle avait développé contre lui, toute la rage, toute la frustration qu’elle ressentait contre cet homme qui l’avait mise au monde aurait dû la convaincre de le repousser. Mais elle n’en faisait rien. Elle restait là, sans un mot, sans un geste, comme une acceptation. Elle le détesterait plus tard. Pour le moment, elle voulait continuer de se blottir au creux de ces bras qui lui avaient tant manqué.

Il continuait de parler, de s’expliquer, comme si cela servirait à quelque chose. Comme si cela suffisait pour qu’elle lui pardonne. Mais elle avait déjà fait son choix, depuis bien longtemps. Il était un monstre, et il en resterait toujours un à ses yeux. Peu importe ses raisons. Lorsqu’il arrêta son discours, Lisa resta un moment silencieuse. Avait-elle vraiment besoin de lui répondre ? Après tout, elle pouvait tout aussi bien cracher à ses pieds et partir en courant. Honnêtement, ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Mais la force et le courage, oui, plus probablement.

Elle se dégagea finalement de son étreinte, plus doucement qu’elle ne l’aurait souhaité, plus gentiment qu’il ne l’aurait mérité. Elle releva la tête vers lui, vers ses yeux marrons, tristes et suppliants qui ne lui inspiraient que du dégoût. Mais elle était sans doute tout aussi pathétique à cet instant présent. Elle sentait ses mèches brunes collées contre ses joues encore mouillées de ces larmes qu’elle aurait bien voulu ne jamais verser. Elle devait être bien minable à voir. Mais tant pis. Elle renifla un coup avant de se décider enfin à lui répondre :

« Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? ‘‘ Merci papa, c’était vraiment gentil d’avoir rejoint les Sangraves pour nous protéger ! ’’ ? Et moi, dans tout ça, est-ce que tu t’imagines dans quel état je suis actuellement ? Je viens de découvrir que si je suis en vie c’est au prix de tout ce sang que tu as aidé à verser. Combien de familles as-tu détruit pour garder la tienne intacte ? Oh non, attends. La tienne aussi est détruite, en fait. Même ça, tu n’as pas réussi. »

Elle fixait son père de ses yeux à présent secs, le foudroyant du regard. Elle ne pleurait plus, elle bouillonnait de rage. Elle n’était plus la petite fille qu’il pouvait serrer dans ses bras pour la rassurer quand tout allait mal, elle avait grandi. Elle n’avait pas besoin de lui. Elle n’aurait pas dû le laisser l’étreindre, tout à l’heure. C’était une erreur, un moment de faiblesse. A présent, il pouvait bien crever en enfer, ce n’était plus son problème.

« Tu es un lâche, un échec, tu t’inventes des excuses pour réussir à vivre avec ta conscience, mais ça ne trompe personne. Ça ne me trompe pas moi, en tout cas. Tu as merdé, papa, tu as agi comme un con parce que tu n’avais pas la force d’agir autrement. J’ai honte d’être ta fille. »

Elle avait été vraiment dure cette fois. Elle voulait lui faire mal, comme il lui en avait fait. Elle pensait qu’elle se sentirait mieux ainsi. La bonne blague. Sa colère était toujours bien présente, pire, elle avait augmenté. Elle sentait qu’elle avait bien assez de rage pour faire exploser une planète entière. Ses mains tremblaient, et ce fut au prix d’un terrible effort qu’elle parvint à finir son discours sans hurler :

« Tu n’es plus rien pour moi, papa. Je n’aurais jamais dû venir. »





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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Dim 20 Nov 2016 - 12:08

Mikey, ou quand le moment est venu de reconquérir ta propre fille.
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ◊ A. Einstein
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Une grande claque dans la gueule. C’est l’effet que te firent ses paroles haineuses. Comment ne pas se remettre intégralement en question lorsque ta propre fille te regarde avec rage et dégout. Tu avais cru pouvoir la reconquérir, lui montrer que tu es toujours le même homme à l’intérieur. Mais le passé est ancré, sur son visage de grande fille, sur ton visage marqué par le temps et le désespoir. Tu aurais voulu qu’elle te dise qu’elle comprend, qu’elle t’excuse pour toutes ces années passées loin d’elle et de ta famille.

Quelle naïveté Mikey.

Sa haine envers les gris surpasse tout sentiment, bien que tu n’attendais aucune pitié de sa part, tu espérais de l’amour, du pardon. Mais tes mains sont à présent souillées, et ton esprit détruit, regarde la vérité en face : tu n’as pas ta place à ses côtés. Regarde ses yeux : tu n’es qu’un monstre, cela fait longtemps que tu n’es plus un père.

Doucement pourtant, tu t’accroche, tu serres les dents et les poings à t’en faire craquer les phalanges, et, dans un murmure, tu lui demande de comprendre, d’essayer :


— Tu aurais donc préférer mourir ? Préférer que ta mère meure ? Pas moi. J’ai fait ce qu’il me semblait le plus juste, et tu ne sais rien de mes actions en tant que sangrave.


C’est vrai que la vue du sang te répugne, que le combat n’est pour toi qu’un moyen de déverser ta rancœur, mais tu as tué, elle s’en doute. Peut être sans plaisir, mais une vie humaine n’as pas de prix. Tu le sais bien.

Tu es brisé maintenant. Cœur. Esprit. C’est malin d’avoir voulu la revoir, à l’heure actuelle, tu aurais préféré être mort à ses yeux, mais un père exemplaire, que vivant et traitre. Mais tu t’obstine à te dire que ses paroles dépassent sa pensée, qu’elle n’a pas vraiment honte de toi. Comment réagir à ça. Sors de ton mutisme bon sang ! Mais que répondre ? Tu voudrais effacer ce moment de sa mémoire, mais avec tes faibles compétences en magie, tu la transformeras en légume.


— Traite moi de lâche, d’échec si ça te fais plaisir, si ça te permet d’aller mieux, mais ce n’est pas en me blessant que tu parviendras à tes fins. Ce ne sont pas des excuses, Lisa, seulement, j’ai voulu que tu aies une vie normale, ou la plus normale possible. Toi et ta mère le méritiez.


Tu marques une pause, en invoquant ta légendaire zénitude, face aux insultes de ta fille. Tu aurais voulu te fâcher et lui dire « Non mais tu me parles autrement, jeune fille ! », mais tu sais que tu n’es pas en position de le faire actuellement.


— Si j’étais resté, tu sais ce qu’il se serait passé ? On aurait vécu comme des rats, on n’aurait pu se fier à personne, ne créer aucun lien, changer tout le temps de vie et vivre dans la peur constante d’être massacrés. Non, je ne voulais pas nous infliger ça. Appelle ça des excuse si ça te fais plaisir, mais rends toi bien compte que c’était ça ou rien. Si j’avais simplement fuit, en vous laissant mais sans prendre le gris, ils vous auraient retrouvées et se seraient servi de vous comme d’appât, avant de vous tuer. Alors non, Lisa, je n’avais pas d’autre choix.


Tu as perdu ton sourire, blessé malgré tout, mais tu ne t’empêche pas de rajouter :


— Et pourtant, tu es venue. Je suis ton père avant d’être un sangrave.


Au fond, qu'espères-tu ? Tu ne le sais pas toi-même.
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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Mer 21 Déc 2016 - 0:16


Merde. Pourquoi est-elle venue ?

Son visage est sombre, ses traits sont tirés, son expression n’est plus que le désespoir, il n’est plus que misère. Il est blessé, déçu, brisé, il est dans un état minable, pathétique. Et il le mérite. Mais au fond d’elle, ça la tue de le voir comme ça. Elle se souvient de son visage d’avant, celui qu’il avait lorsqu’ils étaient encore une famille. Elle se souvient de ses yeux pétillants, de son air joyeux, de son sourire éclatant. C’est parti, maintenant. C’est du passé, et il n’en reste plus rien.

Comment en sont-ils arrivés là ?

Elle baisse les yeux, ne veut plus croiser son regard, tandis qu’elle l’écoute parler. Sa voix lui fait du bien, malgré tout. Sa voix lui rappelle son enfance. Elle est grave, chaude, presque rassurante. Il sait lui parler, elle doit bien admettre cela. Est-ce qu’elle aurait préféré qu’elle et sa mère meurent ? Elle veut croire que oui, mais elle sait bien que la réponse est plus complexe que cela. En vouloir à son père était simple. Se mettre à sa place, beaucoup moins.

Il termine son discours, la laissant méditer sur ses paroles. Elle ne veut pas le croire, elle ne veut pas croire que devenir un Sangrave était la meilleure solution, que c’était le choix à faire pour être un héros. Et pourtant, caché au fond d’elle, ce sentiment égoïste, cette satisfaction d’avoir eu une vie tranquille pendant que d’autres étaient torturés, kidnappés, mourraient sous les coups de son père. Au chaud dans son confort, c’est tellement plus facile de mépriser ses choix. Mais s’ils avaient vécu terrés comme des rats, comme il le dit si bien, elle serait bien plus embêtée.

Elle ne dit rien, ne sachant trop comment réagir. Il la regarde, comme un chien battu, déprimé, furieux, incompris, et elle songe un instant à tout laisser tomber, à oublier sa haine et sa colère, à effacer toute cette rage qu’elle avait accumulé contre lui et les siens durant tant d’années. Elle ressent ce besoin absurde de courir vers lui et se blottir dans ses bras, comme avant, et lui dire qu’elle lui pardonne, que tout va bien, lui dire qu’elle l’aime et qu’il sera toujours son père, son héros. Elle veut revoir ses yeux qui pétillent et son sourire éclatant, elle veut revoir l’homme qu’il était avant, celui qui l’avait élevée avant de disparaitre soudainement. Mais elle ne peut pas. Elle n’y arrive pas, par colère ou simple fierté, peut-être, quelque chose l’en empêche, lui fait obstacle. Elle ne peut pas juste tout oublier. Ce ne serait pas juste.

« Et pourtant, tu es venue. Je suis ton père avant d’être un Sangrave. »

C’est vrai. Elle est venue. Malgré sa haine, sa rage, son désir incontrôlable de lui cracher les pires saloperies à la gueule, elle est venue. Et pas uniquement pour avoir des explications et des réponses à ses questions, mais aussi parce qu’il est son père et qu’elle avait simplement envie de le revoir. Est-ce qu’elle a bien fait ? Elle n’en était pas certaine.

« Tu m’as tellement manqué, papa. »

Elle ne pleurait pas. Elle en avait marre de pleurer. Elle ne voulait plus jamais verser de larmes pour lui, jamais.

« J’aurais voulu que tu sois là, auprès de moi, auprès de maman, plutôt que de fuir. J’ai bien compris pourquoi tu l’as fait, mais je ne me sens pas prête à tout te pardonner maintenant. Je n’ai pas changé d’avis, je pense réellement tout ce que je t’ai dit. J’ai besoin de temps, au moins pour y réfléchir. »

Elle s’apprête à partir, à lui tourner le dos et le laisser derrière, le perdre de vue encore une fois. Mais elle n’ose pas. Pas encore.

« Reviens à la maison, papa. Quitte les Sangraves, dis leur d’aller se faire foutre. Reviens à la maison. »

Stupide, pathétique, puéril. Elle sait bien que c’est impossible, que la Forteresse n’est pas un moulin et qu’on ne rentre ni ne sort de chez les gris aussi facilement. Elle parle comme une enfant qui croit encore au Père Noël. Mais au fond, elle veut être cette enfant, qu’on la prenne dans ses bras et qu’on continue de lui faire croire à ses rêves si doux.





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MessageSujet: Re: Souviens-toi de nous ◊ PV Lisa Grey   Jeu 4 Mai 2017 - 16:24

Mikey, ou quand le moment est venu de reconquérir ta propre fille.
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Tu dissimule ta joie sous un masque d’impassibilité, seule ta tristesse transparaît. Une joie motivée par un espoir, l’espoir qu’un jour tout s’arrange, mais pas maintenant. Tu vas devoir redoubler d’effort, essayer de trouver une solution, des alternatives à cette situation. Tu sais que tu ne peux rien faire de plus, à ce stade-là, mais tu lui a donné des explications qui éclairent tes choix.

— Je comprends, Lisa. Je comprends ta rage, envers moi, envers les sangraves, envers ton impuissance, mais je te promets que je trouverai une solution, que je parviendrai à revenir à vos côtés, comme avant.

Au fond, tu sais bien que c’est impossible, mais cette promesse, tu te la fait aussi à toi-même, parce que tu rêves de ça à chaque instant, et la nuit les images de ton ancienne vie bienheureuse te torturent, au lieu de te motiver, de te donner de la force.

—Tu me manques aussi, ne crois pas le contraire, vous me manquez…mais je ne peux pas envoyer ces tarés se faire foutre, non. Et tu le sais aussi bien que moi, Lisa, ne me fait pas subir les caprices d’une enfant.

Ton ton est doux, mais sévère. Ce sera dur à encaisser pour elle, mais elle doit se rendre à l’évidence : tu ne peux pas faire marche arrière, sauf crise sangrave, sauf miracle. Peut-être qu’un jour ce moment arrivera, peut être que tu pourrais organiser une rébellion intérieure à l’organisation, une mutinerie…Non, les traitres sont partout, c’est une confrérie de traitres, tu ne peux faire confiance à personne. Tu ne peux qu’espérer, pathétiquement espérer, en ta qualité de pauvre mortel. Devenir un protégé de l’empire, un espion à la solde de l’impératrice, tu y as déjà songé, c’est du suicide pur, trop de secrets entourent les Sangraves, tous sont sous surveillance.

—Je veux que tu sache que je n’ai pas changé, Lisa, et que je ferai tout ce que je peux pour te retrouver…vous retrouver.

Un sourire triste se dessine sur ton visage marqué par le temps.

—Quant à revenir à la maison…je ne suis pas sûr que ta mère m’accueille à bras ouverts.

Tu imagines très mal sa femme te sourire comme si de rien n’était, à ton « retour ».

—A ce propos, s’il te plait, ne lui parle pas de moi, ne lui dis rien. Ce serait trop dur pour elle, et j’ai bien peur que cela ne la torture plus qu’autre chose de me savoir au service de l’ennemi n°1 du continent. Et puis, tu sais, je ne veux pas qu’elle m’imagine comme ça, je ne veux pas qu’elle oublie mon visage pour ne voir qu’un masque gris. C’est peut être égoïste, mais je préfère être mort digne à ses yeux, plutôt que de vivre lâchement, parce que tu ne peux pas lui infliger la vérité, elle serait capable de se sentir coupable.

Tu marques une pause.

—Promets-moi que tu ne lui diras rien, s’il te plait. Promets-moi de me laisser du temps.

Tu regrettes tellement, tu regrettes cet épisode de ton enfance, tu regrettes ta fuite, tu regrettes d’avoir croisé Lisa ce fameux jour, et en même temps…tu es soulagé d’avoir pu lui avouer tout ça, te confier, lui avoir expliqué la situation, la vérité. Cette vérité qui te ronge l’âme et le coeur et s’amuse de ta douleur.

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