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 Thanks for the memories [Tamajar]

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Jar'tylanhnem Duncan


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Age du personnage : 18 ans

Familier : inexistant
Couleur de magie : Violette
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Empereur d'Omois.
Résidence : La suite la plus luxueuse du palais de Tingapour
Dans le sac : secret d'État. (de la paperasse, deux ou trois livres, des boules de cristal, des vêtements de rechange, des potions de soin et du poison, un taludi, un DRAC)

Affinités : Mara : sœur jumelle. On se croyait inséparables, jusqu'à ce qu'on prenne des chemins différents, trop peut-être. Malgré tout, on sera toujours là pour veiller l'un sur l'autre.

Tara : sœur ainée & ex-héritière du trône. Meurtre raté. Et pourtant tu t'es acharnée à essayer de me faire confiance. Je suppose que je te suis redevable maintenant. Fait chier.

Magister : "père" décédé. Vous m'avez tout appris. Jusqu'à ce que vous me laissiez tomber. Dommage pour vous.

Selena : "mère" dont j'avais oublié l'existence. Le temps ne se rattrape pas, alors qu'est-ce que ça peut bien faire si l'Amemorus a été levé ?

Amber : tu me crois si je te dis que je suis désolé ? Pour une fois, c'est sincère. Merci pour ton silence et tes confidences.

toi ? (MP si t'as envie d'un lien)

MessageSujet: Thanks for the memories [Tamajar]   Lun 5 Juin 2017 - 3:09


Thanks for the memories

 
Ce n'est pas grand-chose. Un éclat entraperçu et aussitôt oublié. Une lueur, sur laquelle personne n'a posé les yeux depuis des années. Si frêle qu'elle en vient à douter de sa propre existence. C'est une forme à peine structurée, l'ombre d'une pensée qui ne signifie plus rien pour personne. Une flamme légère qui pourrait s'évanouir en un souffle. Et pourtant elle est encore là, son éclat subsiste depuis tout ce temps, intact, attendant patiemment qu'on la touche du doigt pour qu'enfin le voile soit levé. C'est une rimbabelle d'images, de sons, d'odeurs ; une concentration d'émotion pure qui ne demande qu'à jaillir hors de sa prison pour s'exprimer enfin. C'est une cascade de souvenirs figée en pleine course, cachée dans les recoins de l'esprit d'un frère et d'une soeur depuis treize ans. C'est d'abord une étreinte doublée d'une promesse, et aussi des rires, des jeux, des larmes et beaucoup de tendresse. C'est tout l'amour maternel qu'ils pensent n'avoir jamais connu. C'est leur enfance volée.

Et aujourd'hui l'Amemorus va se lever. En un instant, tous les souvenirs enfouis vont rejaillir. Mais pour l'heure, nos deux Duncan ne soupçonnent rien. Ils discutent et plaisantent ensemble gaiement, installés dans les fauteuils chaleureux de la suite de Mara. Un mois a déjà passé depuis son retour de Gwendalavir. Rien de notable n'est arrivé depuis, si bien que Jar commence doucement à s'ennuyer. Il n'aime pas la routine, il en a assez d'être sage.

Soudain leurs rires s'arrêtent. Des images, des sons, des mots déferlent dans leur esprit en un flot incontrôlable, sans qu'ils ne comprennent d'où ils viennent. Jar porte la main à son front. Tout va trop vite, il voudrait analyser ce qui se passe mais il ne parvient plus à réfléchir correctement. Alors il se laisse emporter.

Dans le chaos de souvenirs, une scène surgit par-delà toutes les autres.

Une étreinte. Les bras de ta mère vous serrent contre elle, c'est une forteresse d'amour qui vous protège mieux que n'importe quel sortilège. Pourtant cette fois-là, elle ne te rassure pas. Quelque chose ne va pas, tu le sens bien. Tu le sens à la force de son étreinte, aux tremblements dans sa voix quand elle répète qu'elle vous aime, aux larmes qui coulent sur ses joues et mouillent les tiennes. Ses baisers ont une odeur d'adieu.

- Promettez-moi de continuer à vous aimer très fort, tous les deux. Soyez courageux et surtout unis. C'est votre force, c'est ce qui vous sauvera. S'il-vous-plait, promettez-le-moi.

Vous promettez en choeur, le visage grave.

- Et toi, Jar, promets-moi de protéger ta soeur, toujours. C'est toi le garçon, alors tu dois veiller sur elle, d'accord ?

Tu promets à nouveau. Puis on arrache Selena à vos bras d'enfants et on la traine de force hors de la pièce. Vous êtes maintenant assis sur le lit de Mara. Ton père s'est installé sur celui d'en face.

- Je fais ça pour votre bien. Un jour vous ferez de grandes choses grâce à moi, et alors vous comprendrez.


Le reste est beaucoup plus flou que ce premier - ce dernier - souvenir. Ce ne sont plus des scènes, mais des atmosphères. D'autres étreintes, d'autres mots d'amour, plus joyeux et plus légers. Des cris aussi, des éclats de voix terribles quand leurs parents se disputaient. Mais surtout beaucoup d'amour. Des chansons pour les endormir, des jeux tous les trois, des fausses bagarres pour rire. Selena, c'était leurs moments de douceur dans ces journées ternes. Celle qui ne jugeait pas, ne méprisait pas, ne donnait jamais de fessée ni même ne haussait la voix. Celle qui était toujours fière d'eux, même quand ils ne réussissaient pas les exercices. À eux trois, ils formaient une famille.

Une fois que le flot se fait moins violent, Jar relève la tête, retourné par tout ce qu'il vient de ressentir. Une nostalgie étrange, l'angoisse du dernier au revoir, et en même temps un intense bonheur, la tristesse des jours perdus, et surtout, la certitude nouvelle et merveilleuse qu'il avait été aimé.

Quand leurs regards se croisent, ils sont à nouveau des enfants. Il prend la main de sa soeur. Il sait qu'ils ont vu et ressenti les mêmes choses au même moment. Cette expérience si profonde et si intime, ils l'ont vécue ensemble. À ce moment-là, la force de ce qui les unit va bien au-delà des mots.

Pourtant ils n'ont pas le temps de s'appesantir sur leurs propres sentiments. S'ils ont retrouvé leurs souvenirs, cela ne peut signifier qu'une seule chose.

- Il est mort.

Crevé, le salaud qu'il ne parvenait pas à désigner dans sa tête autrement que par le nom de Père, avant qu'il ne devienne l'autre au fil des années. Crevé, le lâche qui se cachait derrière un masque et dont personne ne connaitrait jamais le visage ni le nom, pas même son prétendu fils. Crevé, l'enfoiré qui a prétendu les avoir aimés, simplement pour utiliser leur ascendance afin de nourrir son avidité de pouvoir. Crevé, le monstre qui a fait de leur enfance un enfer de violence et de haine. Crevé, l'insupportable pourriture qui reste malgré lui le modèle de Jar dans tous ses gestes, toutes ses paroles, toutes ses aspirations - et bon sang ce qu'il aimerait qu'il en soit autrement. Crevé, crevé, crevé.

- Je n'arrive pas à y croire. Il faut qu'on prévienne Tara.

Il compose un message sur son hor pour leur sœur ainée, lui sommant d'interrompre ce qu'elle est en train de faire pour les rejoindre dans la suite de Mara, sans préciser de quoi il en retourne. Il veut lui annoncer la nouvelle en face-à-face.

Son cerveau est maintenant en roue libre, encore empreint de la myriade de sentiments et de souvenirs longtemps oubliés. L'image de sa mère essaie de s'imposer à lui, sous son jour nouveau, mais il la repousse. Il réfléchit à toute vitesse à propos de son « père ». La levée de l'Amemorus signifie sa mort, mais il n'en sait pas plus à l'heure actuelle, alors il passe en revue toutes les hypothèses une à une. Tant qu'ils n'en connaissent pas les circonstances exactes, ils ne peuvent en anticiper les conséquences. Il se prend la tête entre les mains, sentant un début de migraine pointer. Alors il relève les yeux vers sa jumelle, avec un drôle de sourire fatigué.

- On est libres, pas vrai ?

© Gasmask    


Bend the knee to your emperor.



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Mara'tylanhnem Duncan


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Age du personnage : 19 ans

Familier : Blanca, chouette blanche
Couleur de magie : Gris clair
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Héritière d'Omois et apprentie Voleuse Patentée.
Résidence : Palais d'Omois
Dans le sac : Couteau, camouflus, quelques crédits mus, mon hor, poignard et chose coupante, ficelle de quoi ligoter quelqu'un et une bonne dose de courage!

Affinités : Tara'tylanhem Duncan : ma soeurette chérie

Elëor: La garde du corps d'un petit héritier de Tatral et l'une des meilleurs Voleuses Patentée que j'ai rencontré...attention elle n'est jamais loin de vous!

Dorïân(je met que le prénom, le nom est trop compliqué XD): Petit prince blondinet à l'allure charmante qui trouve drôle d'insulter ma présence...

Albane N. O'Nyme: Pour l'instant une petite princesse inconnu qui ferme ses yeux et qui est gentille comme tout.

May O'Season: Pour l'instant petit brunette qui participe à la même colo que moi est qui à l'air gentille.

Alexandre N. O'Nyme: Maitre à l'école des Voleurs Patentés et moniteur de la colonie de vacances...

Candice Heaven: Une blondasse que je n'apprécie pas du tout (pour l'instant) et qui ne me procure aucun sentiments de sérénitude. Doublée d'une fine couche de prétention même si elle est très belle!

MessageSujet: Re: Thanks for the memories [Tamajar]   Dim 11 Juin 2017 - 0:04

Thanks for the memories
Ca avait toujours été Jar et Mara. Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, quoi qu’ils ressentent l’un envers l’autre. Malgré leurs erreurs, malgré leurs défauts, malgré leurs doutes. Jar et Mara. Deux âmes liées envers et contre tout. Deux âmes liées car ils étaient jumeaux. Jumeaux. N’y avait-il que leurs liens de sang qui les rendait si proche? N’y avait-il que le fait d’avoir toujours était ensemble qui leur donnait l’envie de se protéger à chaque instant de leur vie? N’y avait-il que la génétique qui leur permettait de partager leurs pensées, leurs sentiments, leur histoire? Y avait-il autre chose? Un souvenir? Un coeur qui battait au rythme du leur sans qu’ils s’en rendent compte? Un amour qu’ils avaient toujours gardé encré au fond de leurs poitrines sans réussir à l’exprimer? Un désir qui leur permettait de se souvenir? 

Les deux jeunes gens, dans la suite de Mara, passaient un moment ensemble. Comme au bon vieux temps. Un bon vieux temps encré dans une période noire, une période que Mara n’avait jamais apprécié, quelque chose qui remuait au fond d’elle, des souvenirs douloureux. Sans son frère…elle n’y aurait jamais survécu. Il n’y avait eu que son frère. Il n’y avait eu que Jar qui importait…il n’y avait eu personne d’autre qu’eux-même pour se soutenir, pour se relever, pour avoir un peu d’amour. Mais c’était du passé. Elle ne se doutait pas que le passé était dès fois bien plus proche du présent qu’on pouvait y penser. Il pouvait revenir, il pouvait nous hanter, il pouvait emporter un flot d’images, un flot de sons, un flot de souvenirs. Il pouvait voiler les yeux, emporter dans un demi-sommeil, réveiller en soi des sentiments que l’on avait plus jamais ressenti. 

Un éclair. Un flash. Des rires qui s’évanouissent. Un son qui emplit les oreilles, qui vous bercent, qui vous emporte dans un autre monde. Une intense douleur qui frappe au moment où vous vous y attendez le moins. Des yeux qui se voilent, qui se ferment pour profiter du spectacle qui va se dérouler ou juste pour se laisser emporter. Une chaleur qui transperce le coeur, qui réchauffe, qui ouvre les vannes. Une image qui reste encrée, qui vous tiens en haleine, qui réveille en vous des choses endormies. Une voix, une voix connue, une voix qui réveille les sens. Un visage. Un visage qui sourit, qui exprime une tristesse infinie. Des yeux qui regardent, qui font passer un sentiment d’amour hors du commun. Des mots bien trop faibles, bien trop douloureux. Des mots qui veulent tout dire, qui ne veulent rien dire. De simples mots tels que: « Promettez-moi de continuer à vous aimer très fort, tous les deux. Soyez courageux et surtout unis. C'est votre force, c'est ce qui vous sauvera. S'il-vous-plait, promettez-le-moi. ». Puis d’autres visages, leurs visages. Leurs visages qui acquiescent sans savoir pourquoi, sans avoir d’autre choix que de la regarder pleurer sans savoir l’avenir qu’ils auraient. Des recommandations, qui ne lui sont pas destinés. Pour son frère. Il fallait qu’il la protège. Un sourire qui redonne de l’éclat à son visage avant qu’on leur l’enlève. Un sentiment. Un sentiment qui étreint sa poitrine, qui lui donne envie de hurler, de se jeter dans ses bras de ne pas la quitter. Un déchirement, lorsqu’elle l'a vu, lorsqu’elle l'a vu arriver, lorsque qu’elle est partie et qu’il l'a remplacé. Une douceur qui part, un mal-être qui vient, qui s’installe dans leur vie, qui remplace leur bonheur par une douleur, qui remplace la chaleur par une froideur, qui remplace un rire par un pleure, qui remplace un coeur aimant par un coeur de pierre. Un mot: maman. Une larme. Une seule, qui coula sur la joue de la jeune fille. 

Comme si ce n’était que le début d’un nouveau départ, comme si ce n’était que le bouchon de nouvelles émotions, de nouvelles rencontre. Un flot d’images lui revenaient, un flot de souvenirs: leurs jeux, leurs rires, leurs pleurs, leurs histoires, leurs câlins, leurs premier pas, leurs premiers mots, leurs sourires, son sourire qui vient hanter sa tête, leurs naissances, leur sentiment d’amour. Un amour maternel. 

Puis plus rien. Un retour à la réalité. L’éclair s’effaça et s’éloigna et pourtant la jeune fille gardait dans son coeur le sentiment qui ne l’avait pas quitté depuis que les souvenirs étaient apparus en masse dans sa tête. Un seul sentiment qu’elle avait toujours refusé quand elle l’avait retrouvé. L’amour maternel. Savourant les dernières images qui restait un instant comme une douce mélodie dans les pensées de Mara, elle se mit pour la première fois à repenser à sa mère. Bien qu’elle avait retrouvé avec elle une sorte d’affectivité, elle n’avait jamais imaginé avoir ressenti un sentiment si fort pour celle qui était devenue petit à petit une inconnue aux yeux de la jeune fille. Fini les essais de retrouvailles à la sortie de la Forteresse, elle avait abandonnée quand elle s’était dit que Tara comptait plus pour sa mère qu’elle ne comptait pour elle. Mais aujourd’hui, un autre sentiment l’emplissait de joie, le sentiment qu’elle ne l'avait jamais oublié, qu’elle l’avait toujours aimé, qu’ils s’étaient toujours aimés tous les trois. Qu’ils avaient été…une famille. 

Croisant les yeux de son frère, elle lui sourit sans savoir pourquoi. Leurs mains s’emmêlèrent comme avant. Comme quand ils étaient enfants. Le lien. Le lien si fort qui les unissait allait au-delà de la génétique, il était inscrit dans leurs yeux, dans leurs sourires, dans leurs coeur, dans leurs souvenirs. Mara souriait à son frère comme un bonheur retrouvé, comme un amour réparé. Un moment intense, un moment de douceur et d’amour qu’ils avaient vécu ensemble. Ensemble. 

La phrase de son frère rompit le silence qui les avaient conduit dans cette symbiose si harmonieuse. Le sourire de Mara se perdit quelque peu. Il avait raison. Comme toujours. Mais elle n’arrivait pas à le concevoir. 

« Mort? »

Celui qui les avait frappé. Celui qui avait travestit un moment de leur vie. Celui qui avait détruit leur enfance. Celui qui les avait forcé à faire ce qu’il désirait. Celui qui les avait fait devenir des monstres sans coeur. Celui qui leur avait enlevé leur mère, le leur avait arrachée comme si ils n’étaient que des êtres sans coeur. Celui qui les avait fait penser autrement. Celui qui leur avait appris que l’amour était une faiblesse, que la force était la souffrance. Celui qu’elle avait détesté, qu’elle n’avait jamais apprécié. Celui qui les avait forcé à l’appeler « Père ». Alors qu’il n’était qu’une ordure, un monstre, une pourriture, un enfoiré. 

Mara était comme débranchée, elle laissait agir son frère sans pouvoir ajouter quoi que ce soit, sans pouvoir faire un mouvement, sans pouvoir prononcer une parole. Débranchée de la réalité, planant dans un monde de souvenirs et de douceur. Bannissant de son coeur le « Père » qu’elle avait cru avoir étant enfant, faisant un trait, une croix, un gribouillis, déchirant, brûlant au fond de son être le visage qu’elle n’avait jamais connu. Jar semblait prendre les choses en main. Prévenir Tara. C’était la meilleure chose à faire. C’était eux les premiers au courant…à part ceux qui l’avait tué si jamais il avait était assassiné. En fait elle l’espérait. Elle espérait tellement que l’on est tranché la gorge de cette enflure pour tout ce qu’il leur avait fait. A eux. A leurs parents. A Tara. A tout le monde. 

Sa mère. La femme qu’elle n’avait jamais pu appeler « maman », les larmes lui montèrent au yeux mais elle se retint. Elle ne voulait pas pleurer. Oh non! Pas alors qu’elle venait de retrouver ses souvenirs, pas alors qu’elle était empreint de l’amour de sa mère, pas alors qu’elle était avec son frère, pas alors que l’autre avait crevé.

« Mais alors…Selena aussi a… »

Elle n’osait finir sa phrase, mais son jumeau comprendrait. Encore sous le choc, elle se remémora les derniers instants avant que son enfance ne défile devant ses yeux puis elle laissa son regard plonger dans le regard si semblable de son grand-frère et lui serra la main. 

« Oui on est libre. Libre de se souvenir »


 
Codage par Libella sur Graphiorum


Les flammes jumelles sont en permanences connectées l'une à l'autre, peu importe l'espace et le temps. Elles sont un fort miroir révélateur de leur Partie Sombre et Lumineuse ▵ ©endlesslove.
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Tara "The Fire" Duncan


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Age du personnage : 22

Familier : Galant, pégase
Couleur de magie : bleu azur
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Elevé


Métier : Apprentie Impératrice, catastrophe
Résidence : Omois

MessageSujet: Re: Thanks for the memories [Tamajar]   Lun 12 Juin 2017 - 17:24


Fratrie en choc








Tara leva un sourcil interloqué quand elle jeta un œil à son hor qui venait de l’alerter de la réception d’un message. Jar n’était pas vraiment du genre à lui demander des nouvelles. Ses yeux s’arrondirent plus encore quand elle en lut le contenu. Elle soupira. Qu’est-ce qu’ils avaient encore trafiqué? Mais cela l’arrangeait, parce que la séance en cours trainait en longueur et ne l’intéressait que moyennement, en plus de cela. Elle montra donc le message à sa Tante à ses côtés, qui leva les yeux au ciel, mais acquiesça silencieusement au regard implorant de Tara. Celle-ci se leva donc, interrompant l’assemblée pour s’excuser platement de son départ anticipé. Personne ne s’en formalisa plus que cela, puisqu’elle n’était là que pour écouter, en général. Ce n’était pas encore à elle de décider, dans ces assemblées-là. Un jour peut-être. En tout cas, elle n’avait pas hâte d’avoir ce privilège.

Sa changeline lui enfila des vêtements moins formels alors qu’elle se ruait dans les couloirs du palais. Elle arrivait à le faire sans bousculer qui que ce soit maintenant. Ou presque, un accident est toujours probable. Sa tante lui reprochait souvent cette démarche peu professionnelle, mais la jeune femme préférait la vitesse à l’esthétisme. Elle relu rapidement le message, au moins, ça avait l’air sans danger et elle n’aurait pas à tout exploser sur son chemin. Elle répondit par un bref « j’arrive » avant de ranger ça dans sa poche. Que pouvait-il être arrivé ? Mara avait utilisé le morceau de juge, le regrettait et Jar allait lui le reprocher ? Ils avaient fait une connerie monumentale ? Non, ils avaient grandis et ne faisaient plus trop n’importe quoi. D’autant qu’elle était toujours vivante. Elle arrivait, de toute façon. Elle s’annonça donc simplement à la porte qui lui ouvrit après les vérifications habituelles.

Eh ben, ils en tiraient des tronches. Tara s’assit sur un des fauteuils restant sans plus de cérémonie. Il fallait croire que c’était assez important pour s’éviter ce genre de chose. D


"Qu’est-ce qu’il se passe ? Ça va ? "

Elle aurait pu lâcher une blague douteuse du style « bon, c’est qui qui est mort ? » mais l’atmosphère ne s’y prêtait pas. Alors elle était on ne peut plus sérieuse. D’autant plus que ça n’aurait surement pas fait rire Mara. Si bien qu’elle n’ajouta rien de plus, se préparant à la nouvelle qui allait suivre et à laquelle elle ne s’attendait, mais alors, pas du tout.




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Familier : inexistant
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  • Plutôt élevé


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Dans le sac : secret d'État. (de la paperasse, deux ou trois livres, des boules de cristal, des vêtements de rechange, des potions de soin et du poison, un taludi, un DRAC)

Affinités : Mara : sœur jumelle. On se croyait inséparables, jusqu'à ce qu'on prenne des chemins différents, trop peut-être. Malgré tout, on sera toujours là pour veiller l'un sur l'autre.

Tara : sœur ainée & ex-héritière du trône. Meurtre raté. Et pourtant tu t'es acharnée à essayer de me faire confiance. Je suppose que je te suis redevable maintenant. Fait chier.

Magister : "père" décédé. Vous m'avez tout appris. Jusqu'à ce que vous me laissiez tomber. Dommage pour vous.

Selena : "mère" dont j'avais oublié l'existence. Le temps ne se rattrape pas, alors qu'est-ce que ça peut bien faire si l'Amemorus a été levé ?

Amber : tu me crois si je te dis que je suis désolé ? Pour une fois, c'est sincère. Merci pour ton silence et tes confidences.

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MessageSujet: Re: Thanks for the memories [Tamajar]   Mar 20 Juin 2017 - 11:58


Libres de se souvenir

 
C'était comme si leurs souvenirs n'avaient pas vieilli. Le jeune homme avait l'impression que la scène avec Selena et Magister s'était déroulée seulement quelques minutes auparavant. Il s'attendait presque à ce qu'ils aient cinq ans à nouveau, et que la porte s'ouvre sur des nourrices masquées, qui allaient s'occuper d'eux comme si leur mère n'avait jamais existé.

Leur mère. Il ne voulait pas trop y penser. Il avait toujours méprisé Selena, jusqu'à ce qu'elle abandonne au fil des années ses tentatives pour se comporter comme une vraie mère avec lui. Par la faute de Jar, bien sûr, qui lui avait clairement fait comprendre qu'ils n'étaient pas sur la même longueur d'onde - pour le dire poliment. À présent il savait qu'il s'était un jour comporté comme un vrai fils avec elle. Mais il n'avait aucune envie de réessayer, pas après tout ce temps, et pas avec une femme aussi faible, aussi dépourvue de la moindre trace d'intelligence. Il ne voulait pas y penser, mais il avait du mal, à cause des souvenirs qui allaient et venaient dans sa tête sans qu'il ne parvienne à les maitriser complètement. Si seulement il pouvait mettre son cerveau en pause, juste quelques secondes, le temps de se concentrer sur des priorités plus importantes.

Les jumeaux attendaient tous les deux en silence. Incapable de rester assis plus longtemps, Jar s'était levé et marchait dans la suite de Mara, depuis le salon où elle se trouvait encore jusqu'à la petite cuisine au bout du couloir. Il aperçut la boule de cristal de sa soeur, posée sur la table où elle mangeait quand elle ne dînait pas avec Lisbeth, Sandor et les autres. Quand l'appareil commença à vibrer en affichant le nom de Selena, il l'éteignit discrètement et revint s'asseoir sur le fauteuil. Mara n'avait rien vu. Ou alors elle était bonne comédienne.

Tara n'arrivait toujours pas. Et une phrase revenait sans cesse dans sa tête.

« Un jour vous ferez de grandes choses grâce à moi, et alors vous comprendrez. »

Il ne ressentait aucune tristesse. Seulement de la frustration. Il aurait voulu lui dire.

« En effet, j'ai compris. J'ai compris que vous avez perdu. Que vous ne pouviez que perdre, parce que vous êtes un minable. Un sociopathe imbécile, incapable de mener la moindre opération d'envergure à son terme. J'ai compris que la seule manière que vous avez trouvée pour perpétrer votre coup d'État irréaliste, c'était l'enlèvement d'enfants en bas âge. Malheureusement, ce plan de maître n'a pas fonctionné. Vous avez d'abord échoué à enlever une petite fille de deux ans. Probablement à cause de l'efficacité redoutable de son système de défense. Eh oui, n'oublions pas que le berceau de Tara était protégé par une vieille femme et un couple, tous trois endormis et ne se doutant de rien. Quel dommage que vous n'ayez pas songé à neutraliser le babyphone. Vous vous êtes donc rabattu sur deux foetus. Le plan était parfait : ils grandissaient en pensant être vos enfants, puis ils vous livraient les objets démoniaques sur un plateau.

Hélas, comble de malchance : vous n'êtes pas parvenu à vous faire pousser suffisamment de neurones dans les années qui suivirent. Quel dommage d'infecter des enfants avec de la magie démoniaque... quand vous attendez d'eux qu'ils traversent une protection créée en prévision d'une attaque démoniaque. Même après nous en avoir débarrassés, vous n'avez pas pu empêcher Ceux-qui-gardent et Ceux-qui-jugent de voir en nous des résidus d'âmes de démons. Curieusement, ils ont à nouveau refusé de nous laisser passer, en manquant de nous tuer au passage. Vraiment, le mauvais sort vous poursuivait.

Tristement, j'ai mis beaucoup de temps à comprendre que vous étiez un minable. Pendant des années, vous êtes resté mon modèle. J'ai presque tué ma soeur pour vous. Puis j'ai observé de loin le déclin lent de votre organisation si parfaite. Je ne comprenais pas pourquoi vous ne tentiez rien ; chaque jour qui passait, j'attendais celui de votre coup d'État grandiose. Je l'espérais vraiment, vous en parliez tellement souvent à l'époque. Comment vous changeriez le monde pour le plus grand bien. J'allais être aux premières loges, au coeur de la famille impériale elle-même. J'en aurais été le seul survivant, avec Mara. Mais il ne s'est rien passé, rien du tout. Je ne comprenais pas. Vous aviez une armée loyale, disciplinée. Vous auriez pu créer des occasions en or, il vous suffisait de rendre l'empire instable à nouveau, comme vous l'aviez fait avec le Sceptre. Et vous m'aviez, moi. Alors pourquoi vous n'avez jamais réussi à le faire, vous qui prétendiez être si puissant ? J'ai fini par comprendre. Vous deveniez vieux. Sénile. Lâche. Je me suis mis à remettre en question tout ce que vous m'avez toujours enseigné. Et je me suis rendu compte que vous ne l'avez jamais appliqué à vous-même. Vous n'avez aucun honneur, aucune force, aucune gloire. Bref, vous êtes un minable.

J'ai aussi compris que vous avez menti. Je ne ferai rien de grand grâce à vous. Je ne monterai pas sur le trône grâce à vous. C'est malheureux. À une époque, j'aurais sacrifié tout ce que j'avais pour le conquérir, et vous le laisser ensuite. J'aurais pu réussir. J'étais votre meilleure chance. Mais vous n'en avez pas voulu.

Quel dommage que vous n'ayez pas de tripes. Sinon, vous vous seriez rendus en Brontagne, à la petite réunion familiale que je vous avais proposée. J'aurais pu nous rappeler ces tendres souvenirs en face-à-face. »


Tant pis.

En attendant, il commençait à s'impatienter.

Il finit par sortir sa propre boule de cristal, et il composa un numéro connu de lui seul. Mais personne ne répondit. Il réessaya une deuxième fois, puis une troisième. Toujours pas de réponse. Pourtant l'autre boule de cristal n'était pas éteinte, sinon la sonnerie n'aurait pas duré.

Quelque chose avait dû se produire à la Forteresse, un événement d'importance. Peut-être qu'un lieutenant de Magister venait de se retourner contre lui, de prendre le pouvoir et de l'assassiner au passage. Ou peut-être que l'armée d'un autre pays avait lancé une attaque secrète contre les Sangraves. Ce ne serait pas la première : jusque-là, leur système de défense s'était montré suffisamment efficace pour les déjouer toutes. Si c'était bien une attaque externe, elle s'était forcément déroulée en-dehors de la Forteresse, puisqu'une orbe rendait cette dernière impossible à localiser. (Jar l'avait appris de la bouche de Magister lui-même, à dix ans. Mais malgré ses recherches, il n'avait jamais trouvé son emplacement exact.) À moins que les attaquants ne disposent d'éléments infiltrés au sein des Sangraves, mais c'était peu probable. À l'époque où il vivait parmi eux, un Diseur de Vérité interrogeait les novices avant chaque Initiation, pour éviter ce cas de figure.

Il se demanda de quelle manière il allait annoncer la nouvelle à Tara. Et surtout comment il la convaincrait de le laisser essayer de se rendre à la Forteresse Grise sur-le-champ, pour constater les dégâts. Quoique, si jamais il osait lui poser la question, il ferait mieux de réfléchir à la meilleure façon de la dissuader de l'accompagner.

La porte annonça enfin l'arrivée de l'Héritière. Il ne s'était écoulé que quelques minutes depuis que Jar avait envoyé son message, mais pour lui elles avaient été très longues.

Elle s'installa sur le troisième fauteuil. Sa mine confuse avait quelque chose de comique.

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Ça va ?

Ah d'accord, pas même un bonjour. Heureusement, Jar était de bonne humeur (relative) et ne s'en formalisa pas.

- Ça va très bien, merci.

Il aurait bien rajouté un « Tu ne devineras jamais qui est mort », mais cette fois aussi, la plaisanterie aurait sonné moins drôle à voix haute. Il se contenta donc de déclarer avec un petit sourire :

- J'ai de bonnes raisons de penser que les Sangraves viennent de tomber.

Oui, finalement il avait décidé de l'annoncer de manière classique, brute mais efficace. Il tenait à garder un effet de suspense, simplement pour observer sa réaction. (La dernière fois, il n'avait pas été déçu.) Il marqua donc un silence court mais calculé.

- Nous venons de retrouver nos souvenirs à l'instant. Tous les deux en même temps. Magister est donc mort.

Nouveau silence calculé de manière millimétrique. C'est difficile, parce qu'il doit être assez long pour que la personne en face prenne pleinement conscience des enjeux de ce que vous venez de dire, et assez court pour qu'elle ne vous coupe pas la parole immédiatement.

- On s'est dit que tu voudrais être la première à le savoir. Il faut qu'on envoie quelqu'un à la Forteresse Grise pour savoir ce qu'il se passe. Peut-être qu'elle est localisable, maintenant qu'il est mort.

Il avait déjà fait mieux en matière de subtilité, mais tant pis. Il n'était pas d'humeur à se creuser la tête pour amener Tara à faire ce qu'il voulait qu'elle fasse (et puis, elle le faisait déjà d'habitude, même sans subtilité).

Ils étaient libres de se souvenir. Et surtout de construire le futur dont ils avaient envie.

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MessageSujet: Re: Thanks for the memories [Tamajar]   Mar 20 Juin 2017 - 13:46


Fratrie en choc








Le calme de Jar ne lui disait rien qui vaille, mais au moins, c’était constructif. Il sourit en lui annonçant la nouvelle. Les sangraves hors course. Les yeux de Tara s’écarquillèrent et elle n’eut que le temps de formuler la question dans sa tête qu’il y répondait. L’anemorus. Bien entendu. Magister était mort. Elle prit quelques secondes pour que l’information et toutes ses conséquences soient assimilées.
Effectivement, elle aurait voulu être la première au courant, et elle apprécia la prévenance de son petit frère. Il s’améliorait de jour en jour. Ou faisait de mieux en mieux semblant. L’idée pouvait venir de Mara, cela dit. Elle sortit son hor en prévision de ce qui allait suivre, son autre main étant allée chercher celle de sa sœur, presque inconsciemment.


" Bien. C’est une bonne nouvelle. Mais elle doit rester secrète, pour le moment. C’est Lisbeth qui décidera de ce qu’il sera dit. Bien que je doute que le secret ne le reste bien longtemps. Mais d’ici là nous pourrons nous préparer à la vague de débordements qui risque d’arriver."

Quand on coupait la tête du serpent, le corps qui s’agite peut faire beaucoup de dégâts. Les sangraves occupaient une niche bien particulière de l’écosystème politique et leur disparition allait provoquer des remous importants, et une réorganisation qui ne se ferait surement pas dans la joie et la bonne humeur.

"J’imagine que vous n’en savez pas plus ? "

Elle afficha une mine pensive, essayant de réagir à la situation le plus rationnellement possible. Il était évident qu’ils devaient dépêcher une équipe sur place immédiatement. Mais ce serait dangereux. Et cette fois, elle n’allait pas pouvoir y aller elle-même, car la situation demandait sa présence avec sa tante, elle n’en doutait pas. Mais elle avait lu la question cachée de son petit frère. Il voulait y aller, le voir de ses propres yeux. Il avait ses raisons. Et comme la dernière fois, il cherchait son approbation pour pouvoir agir dans son bon droit. Au pire, c’est sur Tara qu’on casserait du sucre ensuite. Elle pianota sur son hor.

"Bon, j’ai mis une équipe sur le coup, si la Forteresse est apparue quelque part ou si des évènements bruyants, étranges ou magiques se sont produit dans les dernières heures, nous saurons où rapidement. Cela te sera envoyé sur ton hor. J’ai convoqué ma garde aussi. Ceux qui m’accompagnent quand je pars en mission diplomatique. Ils sont plus flexibles que ceux que Lisbeth pourrait vous coller aux basques et ils sont tout aussi efficaces. Tu mèneras donc l’excursion s’il y en a une, Jar, et Mara si tu comptes le suivre, mais ne prenez aucuns risques. Nous ignorons si seul Magister est mort, auquel cas une armée de sangrave pourrait vous accueillir, et dans le cas d’une intervention externe, nous ignorons tout de leurs intentions par rapport à Omois. Mais je vous fais confiance. Je vais rester ici pour organiser l’empire avec Lisbeth. Tenez-moi au courant. Et si la forteresse n’est pas repérée, rejoignez-nous dans la salle du conseil."

Bon, dans le doute, un des soldats de sa garde lui fournirait des rapports constants, mais autant que cela vienne d’eux aussi.

"Je retourne avec Lisbeth. Mais si vous avez besoin de moi, vous savez que je saute dans la porte de transfert sur demande. Bonne chance."

C’était peut-être un peu froid, mais la situation avait enclenché sa personnalité stratège et pragmatique des situations de crises. Jar comprendrait surement. Mara moins, mais Tara pourrait toujours s’expliquer avec elle. Pour l’instant, l’heure était trop grave et Lisbeth et elle devait se préparer au plus vite. Elle se lèverait donc si son frère ou sa sœur n’avait rien à ajouter.




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Elëor: La garde du corps d'un petit héritier de Tatral et l'une des meilleurs Voleuses Patentée que j'ai rencontré...attention elle n'est jamais loin de vous!

Dorïân(je met que le prénom, le nom est trop compliqué XD): Petit prince blondinet à l'allure charmante qui trouve drôle d'insulter ma présence...

Albane N. O'Nyme: Pour l'instant une petite princesse inconnu qui ferme ses yeux et qui est gentille comme tout.

May O'Season: Pour l'instant petit brunette qui participe à la même colo que moi est qui à l'air gentille.

Alexandre N. O'Nyme: Maitre à l'école des Voleurs Patentés et moniteur de la colonie de vacances...

Candice Heaven: Une blondasse que je n'apprécie pas du tout (pour l'instant) et qui ne me procure aucun sentiments de sérénitude. Doublée d'une fine couche de prétention même si elle est très belle!

MessageSujet: Re: Thanks for the memories [Tamajar]   Mar 27 Juin 2017 - 20:47

Thanks for the memories

Les images de leurs enfances continuaient leur douce valse dans les yeux de la jeune fille qui refusait de faire partir ses souvenirs tout de suite, elle voulait les garder, replonger dedans. Dans cette élan de tendresse, d’amour qui leur avait été retiré dès leur plus tendre enfance. Tous les souvenirs, les bons moments avec leurs mères alors qu’elle avait continuait à la prendre pour une étrangère même si elle s’était rapprochée plus d’elle que Jar ne l’avait fait. Leurs rires, leurs pleurs aussi quelques fois mais toujours le même sentiment qui primait sur les autres puis tout d’un coup le froid, la peur et elle se retrouvait pour la deuxième fois devant l’image de Magister qui les séparé de leur mère, qui l’enlevait à ses enfants, qui brisait en même temps le coeur d’une mère et ceux de deux enfants peu âgés. Quand il leur avait enlevé leurs souvenirs, peu de temps après que Selena leur soit enlevé, ils avaient renaît. C’était le mot. Une renaissance, car ils avaient perdu tout repère. Il ne souvenait juste que d’eux. Eux deux. Le reste n’avait été que mensonge, trahison, désir d’un père qui n’avait existé qu’à cause de souvenirs enlevés. Et dire qu’ils avaient essayé de tout faire pour lui plaire, pour se faire aimer. Ils pensaient que l’amour se gagnait alors que l’amour n’avait rien à voir avec une compétition…c’était dans le coeur. Sauf que le mec qui leur avait servi de « père », de model même pour son frère il n’avait pas de coeur. Rien, même pas la moindre petite trace. Il était déjà mort. Mort de l’intérieur. Il n’avait rien…rien à part leur mère qui refusait de poser les yeux sur lui. Il avait été comme eux quand on leurs avaient enlevés leurs souvenirs. Vide. Sauf que les deux jumeaux avait réussis à se construite, à se forger une opinion, à ramener des sentiments dans leur vie, que ce soit la colère, l’amour, ou l’amitié. Tandis que lui, il restait vide et il le resterait jusqu’à la fin de ses jours. Le fait qu’il soit mort…Ce n’est peut-être que mieux pour lui, comment peut-on vivre quand on meurt de l’intérieur? 

C’est à peine si la jeune fille daignait revenir dans le présent, encore dans cette boucle entre le présent et le passé. Un entre deux monde où elle pouvait réfléchir, où elle se sentait bien. Apaisée. Elle n’aperçut que du coin de l’oeil son frère se lever. Mais elle n’en fit rien, pas de parole, pas de regard. Rien. Déconnectée. Voilà comment elle se sentait. Dans un monde où elle avait du mal à faire la part des choses entre le présent et le passé, un monde où les souvenirs forgés et ceux volés se mélangeaient pour donner une sorte de mélange. Tout était sujet à essayer de retrouver un souvenir. Tout. Chaque bruit, chaque mouvement. Elle ne savait pas si elle en avait besoin, ou si elle s’amusait de sa mémoire retrouvée, mais chacun des faits et gestes lui paraissait dicté par ses souvenirs. Elle savait qu’elle devrait revenir à la réalité, abandonner les dernières images qui dansaient dans ses yeux pour qu’ils restent dans un coin de son cerveau. Mais elle savourait. Chaque instant. Chaque parfums. Un vibrage se fit ressentir. Faible. Tout petit. Mais elle n’en prêta aucune intention. Quoi que ce soit, cela n’avait rien à voir avec l’instant présent. Elle même n’était pas dans le présent, alors pourquoi s’en inquiéter. Elle devina que son frangin était revenu s’assoir à ses côtés quand une boule d’énergie déboula dans leur chambre avec une seule question: « Qu’est-ce qui se passe? Ca va? ». Tara. Elle aurait voulu se tourner vers sa soeur mais quelque chose revint en mémoire. Cette phrase…à présent elle savait qu’elle l’avait entendu quelque part. 

Les jumeaux jouaient tranquillement dans leurs chambres quand leurs mères avaient poussé la porte de la chambre, elle était sanglotante, elle tomba à genoux et les deux petits se regardent avant d’entamer d’une seule voix: « Maman ça va? Qu’est-ce qui se passe?

Plus elle essayait de se souvenir plus les souvenirs disparaissaient de sa mémoire. Celui-là fit aspiré si vite qu’elle en sortit plus vite qu’elle était entré dedans. Elle écoutait d’une oreille feinte le discours de son frère, sachant qu’il dirait ce qu’il faut. Il le faisait toujours. Brutal. Aussi brutal qu’ils avaient retrouvé la mémoire. C’était sans doute la meilleure façon de lui annoncer. Mort. Même si c’est Jar qui le disait de vive voix cela faisait encore bizarre à Mara. Après toute ses années. Mort. Résumé en un seul mot. Un seul. Mort. Comme il aurait dû être depuis le départ. Juste mort. Cela aurait évité beaucoup de soucis et beaucoup de peines. Mais maintenant que c’était le cas, elle avait du mal à y croire…pour de vrai. C’était comme un rêve, trop beau pour être vrai. Mais il allait bien falloir qu’elle le croit, car c’était bien réel. 

Lorsque la main de Tara se posa sur la sienne, elle se sentit rassurée en un rien de temps. Sa soeur saurait quoi faire et elle ne foncerait pas tête basse comme Jar pourrait le faire. Alors calmée par ce contact la jeune fille laissa son frère et sa soeur parler de la mort de Magister. Pas qu’elle ne voulait pas prendre part à la discussion mais car il y arrivait très bien tout les deux. Elle n’avait rien à ajouter, alors elle restait les yeux dans le vague et attendait qu’on fasse appel à elle, sinon elle resterait comme ça. Pourquoi? Car elle ne savait pas quoi faire d’autre. Elle laissait ses souvenirs lui filer entre les doigts, prêt à se briser si ils tombaient par terre. Elle ne voulait pas les laisser se ranger au fond d’elle même car elle avait peur. Et si elle les oubliaient de nouveau? Et ce n’était qu’une illusion? Si ils s’en allaient et qu’elle ne s’en souvenait plus? Si jamais elle arrêtait de les faire défiler sous ses yeux? Elle avait peur de ne plus jamais les revoir, de ne plus jamais se souvenir de ça, de ne plus jamais sentir ces choses là. Ce n’était que de la peur et de l’appréhension mais elles étaient sans doute justifiées. Tout cela revenait d’un coup, bien trop vite et bien trop peu longtemps. Retenir. Se souvenir. 

Lorsque la voix de Tara retentit de nouveau en leur demandant si il ne savait rien de plus, Mara retourna dans le monde réel et cligna plusiuers fois des yeux. L’instant était brisé. Rompu. Partit. Comme il était arrivé. Les dernières images filèrent aussi vite que des étoile filantes et bientôt il ne restait plus que la couleur noisettes des yeux de Mara qui se tourna vers sa soeur pour essayer de comprendre ce qu’on attendait d’elle. Instant rompu. Brisé. Elle devait revenir chez elle, avec son frère et sa soeur. On avait besoin d’elle maintenant, elle pourrait pleurer ses souvenirs et les rires quand toute cette histoire sera terminée. Elle se rassit sur son siège et croisa ses jambes sans dégager sa main de celle de sa soeur. 

« Non, rien de plus. Les souvenirs sont apparus d’un coup comme par magie et sont repartis une fois qu’ils ont eut fini de défiler sous nos yeux. Nous en avons juste déduis que Magister était mort vu que l’Amemorus était levé mais nous ne savons rien de plus » 

Ce n’est pas comme si leurs souvenirs pouvaient leur faire apprendre davantage sur Magister. Ils se sont juste vu Selena et eux et c’était tout. Simple. Magique. Mara secoua la tête pour éviter de replonger dans cette bulle de bien-être dans laquelle elle était entrée. Puis Tara leur fit part qu’il pouvait aller à la forteresse…enfin elle s’adressait à Jar et le confia aussi à Mara si jamais elle voulait venir avec lui. Une lueur farouche s’alluma dans les yeux de la jeune fille. Elle se tourna vers Jar plus que vers Tara:

« Bien sûr que je viens avec toi. Il est hors de question que je te laisse faire ça tout seul. Tu auras sans doute besoin de moi là bas aussi, on ne sait jamais Tara a raison et j’ai aussi envie que toi d’aller voir ce qu’il se passe. Nous ne serons pas trop de deux pour comprendre et il y a certainement des gens qui ont besoin de quelqu’un là-bas aussi. S’il-te-plaît Jar, laisse moi venir avec toi...ajouta-t-elle doucement à son frère » 

Elle savait que son frère ferait tout pour la protéger, quitte à la laisser là. Elle ne voulait pas paraître autoritaire avec lui, elle avait juste peur. Juste peur qui lui arrive quelque chose. Elle fixa son frère dans les yeux et si jamais leur connexion d’autrefois était toujours présente il ne verrait dans les yeux de sa soeur qu’une peur immense de le perdre et une envie de savoir. Jar était partit une fois sans elle, au risque de sa vie, elle ne le laisserait pas tenter quoi que ce soit d’autre sans elle. Et tant pis si elle devait lui coller les jambes ou je ne sais quoi. Elle venait et fin de la discussion. Si il lui arrivait quelque chose elle ne se le pardonnerait jamais. Jar comprendrait qu’elle aurait aussi besoin de voir ça de ses propres yeux. Elle ne pouvait pas le croire, elle voulait le voir. Elle voulait le voir mort. Mort. C’était tout aussi simple que ça, elle voulait se réjouir de voir que quelqu’un l’avait assassiné. Elle voulait juste voir son visage mort pour pouvoir avancer. Elle voulait voir ce mec mort. Mort comme il avait tué tant de personne. Mort comme il aurait du être depuis longtemps. Elle voulait le voir de ses propres yeux. C’était tout. Rester là, silencieuse à le regarder sans rien dire. Apprécier cette sensation de liberté. D’être enfin libérée de son emprise car même si elle n’avait plus eut aucun contact avec lui, le fait que le sortilège qui retenait leurs souvenirs lui appartenait leur faisait encore un lien. Aujourd’hui ce lien était rompu. Elle voulait juste ça. Juste comprendre. juste le voir de ses propres yeux. Certainement comme son frère qui devait rager encore plus qu’elle. Il avait été si proche, il l’avait si grandement estimé. Elle était sûr que si il avait pu, il lui aurait dit plein de choses, il lui aurait craché au visage ce qu’il retenait depuis des années. Mais elle, elle n’avait rien à lui dire. Il n’avait jamais été son père. Ce n’était qu’un voleur, un criminel, un monstre. Un monstre. Et on ne parle pas aux monstres. C'est comme ça. Même les pires montres de l’univers auraient plus d’estime que lui. Lui il n’avait rien. 

Sa soeur s’apprêta à partir et Mara la raccompagna à la porte, les jumeaux n’ayant prononcé un mot de plus, elle ne savait pas si Jar avait quelque chose à rajouter, mais au vu de sa tête, il aurait bien le temps de lui courir dans les couloirs si il le souhaitait. Et voir Jar courir dans les couloirs après Tara cela ne se voyait pas souvent. Sa soeur avait était plutôt froide, comme quand il y avait des situations de grandes urgences et même si une part de Mara aurait voulu autre chose, plus de réconfort, elle savait que Tare ne faisait que son travail et que quand le moment viendrait, elle retournerait sans doute voir sa petite soeur. 

« Merci Tara pour ce que tu as fait et bon courage à toi pour les échanges avec Lisbeth »

Elle fit un petit sourire à Tara quand soudain une suggestion la frappa et elle se sentit bête de ne pas l’avoir dit avant. Elle se tordit les mains quelques peu mal à l’aise et appela Tara:

« Dis…quand tu auras un peu de temps, ou quand tu pourras tu pourra passer voir Selena? Elle aussi à dû retrouver ses souvenirs et…et voilà… »

Ce n’est pas qu’elle ne voulait pas aller voir sa mère, mais s’est que Jar n’en aurais aucune envie et qu’elle avait envie de rester avec lui. De plus elle ne se sentirait pas à l’aise devant elle. Pas encore prête. Tara saurait mieux l’aider. Elle en était certaine. Elle aurait le temps d’aller voir sa mère plus tard, elles auraient le temps à présent. Le temps de s’écouter. De se parler, de se connaître mieux même.

Quand elle revint quelques instant plus tard dans son salon. Jar était toujours à la même place, elle le rejoignit et posa sa main sur la sienne. Un silence pesant s’était installé dans la suite de Mara. D’habitude il leur suffisait que d’un regard pour se comprendre mais aujourd’hui, avec tous ses souvenirs…tous cela devait confus. Mara avait encore la tête ailleurs et pourtant elle savait qu’elle devait atterrir. Elle avait envie de briser ce silence pesant mais rien d’autre que des maladresses lui venaient en bouche. Alors elle se tut et profita du moment. Avec Jar. Ensemble. Comme ils l’avaient toujours été et pas besoin de souvenirs pour se le rappeler. 

 
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Résidence : La suite la plus luxueuse du palais de Tingapour
Dans le sac : secret d'État. (de la paperasse, deux ou trois livres, des boules de cristal, des vêtements de rechange, des potions de soin et du poison, un taludi, un DRAC)

Affinités : Mara : sœur jumelle. On se croyait inséparables, jusqu'à ce qu'on prenne des chemins différents, trop peut-être. Malgré tout, on sera toujours là pour veiller l'un sur l'autre.

Tara : sœur ainée & ex-héritière du trône. Meurtre raté. Et pourtant tu t'es acharnée à essayer de me faire confiance. Je suppose que je te suis redevable maintenant. Fait chier.

Magister : "père" décédé. Vous m'avez tout appris. Jusqu'à ce que vous me laissiez tomber. Dommage pour vous.

Selena : "mère" dont j'avais oublié l'existence. Le temps ne se rattrape pas, alors qu'est-ce que ça peut bien faire si l'Amemorus a été levé ?

Amber : tu me crois si je te dis que je suis désolé ? Pour une fois, c'est sincère. Merci pour ton silence et tes confidences.

toi ? (MP si t'as envie d'un lien)

MessageSujet: Re: Thanks for the memories [Tamajar]   Dim 16 Juil 2017 - 18:12


La cour des grands

 
Jar apprécia la réaction de stratège de Tara. Au moins, ils ne perdaient pas de temps. Il y avait quelque chose d'exaltant à vivre ainsi aux premières loges (ou presque) des événements qui allaient influer durablement le destin de leur monde. Cette sensation d'être au coeur des choses, d'avoir même un certain contrôle sur elle (aussi restreint soit-il pour le moment), il en avait rêvé. Et il en voulait plus.

Il jubila intérieurement quand Tara annonça qu'elle lui confiait les commandes de l'expédition. Extérieurement, il se contenta de hocher la tête. Il voyait cela comme une marque de confiance prometteuse de la part de l'héritière du trône. De toute manière, il était évident que c'étaient eux qui devaient y aller. Ils connaissaient la forteresse comme personne au palais - après tout, ils avaient grandi là-bas. Y retourner après toutes ces années promettait d'être une expérience étrange. Il avait attendu ce jour très longtemps, mais certainement pas dans des circonstances pareilles.

Pour lui, la tenue de l'expédition ne faisait aucun doute. Il était persuadé que la forteresse serait vite localisée, ce n'était qu'une question d'heures.

La réaction de Mara lui plut également. Ils devaient faire ça ensemble, là encore c'était une évidence. Revenir sur les lieux où ils étaient nés et où ils avaient passé les dix premières années de leurs vies n'aurait pas eu de sens sans elle. Et puis, cela faisait très longtemps qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de partager un moment d'action, tous les deux. Depuis l'époque où ils espionnaient pour le compte de Magister, enfants.

« Évidemment que tu viens, répondit-il à sa soeur presque suppliante. Même si tu n'avais pas voulu, je t'y aurais trainée de force. On doit faire ça ensemble. »

L'idée d'y aller avec des hommes de Tara lui plaisait moyennement. À coup sûr, ils lui rapporteraient leurs moindres faits et gestes. Enfin, ils n'avaient pas le choix. Et puis il n'avait pas grand-chose à cacher.

Malgré son enthousiasme, il ne pouvait s'empêcher d'appréhender en même temps. Après tout, ils ne savaient pas du tout ce qu'ils trouveraient là-bas, et ils ignoraient comment les Sangraves réagiraient s'ils les reconnaissaient. Et l'absence de réponse de son contact ne lui disait rien qui vaille.

Quelque chose d'autre le réjouissait, un détail que personne n'avait encore évoqué. Ils allaient peut-être enfin connaitre l'identité de Magister. En dix-neuf ans, Jar avait eu le temps de réfléchir, et il avait sa petite idée sur la question. Si vous voulez tout savoir, il avait toujours pensé qu'il s'agissait d'un homme qui avait été proche du pouvoir à une époque, puisque le Maître des Sangraves en connaissait beaucoup. Ce devait aussi être quelqu'un qui avait disparu de la scène publique, étant donné ses absences parfois très longues, qui auraient été suspectes autrement. Le prince avait donc un nom ou deux en tête, et il allait peut-être enfin pouvoir vérifier sa théorie.

Bien qu'il ne se leva pas pour raccompagner Tara à la porte, il entendit les paroles de Mara à propos de leur mère. Quand elle revint dans le salon, il fit semblant de n'être au courant de rien. Il savait qu'il finirait par devoir se confronter à ce problème, mais pour l'instant il préférait ne pas y penser.

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Thanks for the memories [Tamajar]
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