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 La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort

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Mara'tylanhnem Duncan


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Age du personnage : 19 ans

Familier : Blanca, chouette blanche
Couleur de magie : Gris clair
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Héritière d'Omois et apprentie Voleuse Patentée.
Résidence : Palais d'Omois
Dans le sac : Couteau, camouflus, quelques crédits mus, mon hor, poignard et chose coupante, ficelle de quoi ligoter quelqu'un et une bonne dose de courage!

Affinités : Tara'tylanhem Duncan : ma soeurette chérie

Elëor: La garde du corps d'un petit héritier de Tatral et l'une des meilleurs Voleuses Patentée que j'ai rencontré...attention elle n'est jamais loin de vous!

Dorïân(je met que le prénom, le nom est trop compliqué XD): Petit prince blondinet à l'allure charmante qui trouve drôle d'insulter ma présence...

Albane N. O'Nyme: Pour l'instant une petite princesse inconnu qui ferme ses yeux et qui est gentille comme tout.

May O'Season: Pour l'instant petit brunette qui participe à la même colo que moi est qui à l'air gentille.

Alexandre N. O'Nyme: Maitre à l'école des Voleurs Patentés et moniteur de la colonie de vacances...

Candice Heaven: Une blondasse que je n'apprécie pas du tout (pour l'instant) et qui ne me procure aucun sentiments de sérénitude. Doublée d'une fine couche de prétention même si elle est très belle!

MessageSujet: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Jeu 6 Juil 2017 - 20:14

La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort
Elle se regarda une dernière fois dans son miroir et soudain le doute l’envahit. Pourquoi avait-elle fait ça? Qu’est-ce qui lui avait pris, par Demiderus, d’accepter cette propositions si subitement sans même prendre le temps d’y réfléchir avant. Pourquoi avait-elle dit oui? L’image que le miroir lui renvoyait n’était plus l’image de la jeune fille si sûre d’elle qui s’était approchée d’un pas déterminé vers son miroir ce matin pour détacher sa crinière et se regarder une dernière fois avant de le voir, lui. Non, on ne voyait que ses yeux noisettes dans le vague, ses joues rosis par l’émotion avait perdu toute leurs couleurs et même la mèche blanche qui encadrait son visage semblait plus pâle que la mort. Aucun sourire ne perlait au coin de ses lèvres, remplacé par une grimace d’anxiété qui lui tordait l’estomac. Ses mains tremblaient sans qu'elle puisse y faire quelques chose et à présent qu’elle se voyait comme lui la verrait, elle eut envie de plonger une nouvelle fois sous sa couette et de ne jamais ressortir. Son désir de le revoir avait-il donc était plus fort que sa raison? C’était-elle donc dit qu’elle irait mieux après cette entrevue ou avait-elle simplement réagi sur le coup de l’émotions, dévorée par cette flamme renaissante qui l'avait consumé depuis qu’il était mort? Elle ne savait plus. Elle secoua la tête, regarda une dernière fois ses yeux dorés, la boule au ventre et tourna les talons rapidement. Moins elle se verrait et plus elle aura de la consistance. Se démoraliser devant le miroir n’était pas la meilleure solution à aborder si elle voulait le revoir. Si c’était pour pleurer, pour se sentir mal elle ne ferait mieux de ne pas y aller tout court. Elle regarda l’heure sur son hor et s’assit sur son lit deux minutes pour pouvoir respirer et se calmer. 

Tout avait commencé quand Tara lui avait donné le morceau du Juge qui lui permettait de communiquer avec son père. La jeune fille l'avait regardé pendant des heures, pendants des jours, avant de tourner la tête et de s’occuper ailleurs. Mais même si la pierre n’était pas présente sous ses yeux, elle l’obsédait et elle ne pouvait s’empêcher en arrivant dans sa suite, le soir, de voir si elle était bien là. Elle s’était demandée pourquoi elle y accordait tant d’importance alors qu’une partie d’elle se refusait de l’utiliser. Elle avait envie de parler avec son père ce n’était pas le problème…enfin si s’en était une partie. Elle avait peur de son acte et de ses conséquences. Sachant également ce qui avait poussé Tara à lui donner plus rapidement le morceau de juge. Alec. Et cela lui faisait bien plus peur que quand Tara avait émis l’hypothèse de pouvoir le revoir. Bien sûr, elle en serait heureuse, son coeur bondissait dans sa poitrine chaque fois qu’elle repensait à lui, avant de lui donner mal au ventre en pensant à sa mort. Alors elle avait hésité. Longuement. Très longuement. Ne sachant lequel de ces souhaits accomplir. Laisser le passé derrière elle et aller de l’avant ou se retourner une dernières fois afin d’avancer plus sereinement? 

Au final, elle avait fini par prendre le morceau, dévaler les escaliers un beau jour en fin de journée et était aller se réfugier dans son jardin secret dont seul Alec et elle connaissait l’existence (et sans doute les espions de sa soeur mais tant qu’à faire…). Et après avoir éraflé un bon nombre de fois la surface lisse du morceau, elle avait fini par appeler son père. Les retrouvailles, la rencontre même, furent déstabilisantes, bizarres même. Ni l’un, ni l’autre ne se connaissaient réellement même si Danviou avait demandé des informations à Tara. Alors malgré des débuts un peu chaotiques où ils ne savaient pas trop quoi faire, pas trop quoi dire et surtout quoi se raconter, ils avaient fini par apprécier à passer du temps ensemble. Malgré tout, la demande qui brûlait les lèvres de Mara refusait de sortir de sa bouche qui à cette simple pensée refusait de sortir le moindre son cohérent. Elle n’avait rien dit la première fois, ni la deuxième, ni la troisième. Mais la jeune fille ne pouvait pas continuer de garder le morceau de pierre qui était à sa soeur. Alors au bout de la quatrième fois, le gorge nouée par l’émotions, Danviou avait remarqué que sa fille n’allait pas bien, il lui avait demandé. Elle avait explosé. Elle lui avait tout raconté, elle en avait de nouveau pleuré et malgré le regard bienveillant et inquiet de son père, elle ne se sentait pas vraiment mieux. Alors elle lui avait demandé si il pourrait lui faire passer un dernier message et alors qu’elle s’attendait à ce que son père lui dise oui, il lui avait posé une question qui avait désarçonné la jeune brunette: « Veux tu le revoir? ». Elle n’avait pas hésité, son coeur avait bondit dans sa poitrine et elle avait dit oui. 

Voilà où elle en était aujourd’hui, à se demander si elle avait fait le bon choix, si il avait fallu qu’elle le revoit. Une partie d’elle était folle de joie, son coeur semblait presque sortir de sa poitrine tant il battait fort, ses joues avaient rosi sous le plaisir de pouvoir le revoir, lui. Tandis qu’une autre partie en était moins sûre. Une amertume s’était formée dans sa bouche, son ventre s’était fait violence tandis qu’elle avait perdue toutes ses couleurs. Il était partit. Il l’avait laissé dans un monde où peu de monde arrivait à la comprendre. Partit. Respiration fébrile, accompagné de vertige, elle se remit tout de même debout. Elle ne devait pas retomber, elle se l’était promis. Une promesse qu’elle voulait tenir. Alors elle s’enfuit de sa chambre en attrapant le morceau de Juge et elle alla se réfugier dans son jardin où personne de malencontreux pourrait la voir. Elle voulait que ce moment soit à elle. Aussi égoïste que cela puisse paraître. 

D’une main décidée elle frôla la pierre et arrêta son geste. Qu’était-elle en train de faire? Elle avait détaché ses cheveux car elle savait très bien qu’il les préférait comme ça, mais il n’aurait peut-être aucune envie de venir, il ne voulait peut-être plus la voir et il avait sans doute reconstruit sa vie de fantôme sur OutreMonde. Qu’attendait-elle de se rendez-vous en fin de compte? Attendait-elle quelque chose? Elle n’en savait rien. Elle était perdue et pourtant elle sentait une force qui la poussait à avancer et à ne pas faire chemin arrière. Que pouvait être cette force? Cette force qui la poussait dans ses retranchements, qui lui donnait envie de le revoir, de revoir son visage et entendre son rire? Qui poussait sa main à l’appeler? Qui faisait voleter son coeur dans sa poitrine comme un papillon en cage? Qui lui tordait le ventre à en avoir mal mais qui la rendait inexplicablement heureuse? L’amour. Juste ça. Elle avait tant aimé Alec. Alors sans regarder en arrière et sans regrets elle appela le fantôme à se présenter à elle. Comme si pour la dernière fois ils se réunissaient. Comme si pour la dernière fois, ils seraient…ensemble.

Codage par Libella sur Graphiorum


Les flammes jumelles sont en permanences connectées l'une à l'autre, peu importe l'espace et le temps. Elles sont un fort miroir révélateur de leur Partie Sombre et Lumineuse ▵ ©endlesslove.
hope isn't a dream but a way from of making dreams become reality ▵
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MessageSujet: Re: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Dim 16 Juil 2017 - 0:35






la connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort
mara & alec


there's only one god, and his name is death
Son père. La même mèche blanche, la même joie dans ses traits. Il est venu te voir, sur Outremonde. Un jour, alors que tu ne t’y attendais pas. Il t’as expliqué que grâce à une pierre, un morceau du Juge des Limbes que Tara lui avait donnée, à elle, il avait pu rencontrer sa fille. Au fur et à mesure des rencontres, elle lui avait parler de lui. Lui avait dit qu’elle voulait le revoir. Donc, il est venu te voir, et tu as accepté sa proposition. Comme refuser lorsque l’on sait que l’on peut revoir peut-être pour une dernière fois, un dernier adieu, l’amour de sa vie ? La revoir, elle et ses cheveux châtains coupés par cette faucille d’argent, la revoir elle et ses yeux d’un noisette expressif qui faisaient battre ton cœur de plus en plus vite.

Tu attendais son appel, tu t’étais bien préparé il fallait le dire. L’ambiance restait lourde et morne, mais tu avais mis en avant ta tenue avec un jean, un t-shirt et la fameuse veste en cuir qu’elle connaissait bien. Tes cheveux étaient à moitié coiffés, car tu savais qu’elle allait apprécier. Bref, tout était prêt, physiquement. Mais tu n’étais plus là, trop occupé à ressasser le passé. Et tu ne pensais qu’à elle. Depuis le jour de ta mort, depuis le jour où tu l’as quitté. Tu lui avais promis l’éternité mais à la place tu l’avais quittée, elle avait perdu un être cher, et tu l’avais abandonnée. Elle, ton plus beau rêve, l’amour de ta vie, ta Mara.

Tu te rappelais aussi ta vie en Outremonde depuis ta mort, les jours qui passaient les uns après les autres. Mais tu étais en paix, et même de là-haut tu arrivais à relativiser. Tu étais même plus fort que la mort, tu vois. Tu étais plus fort qu’elle, mais elle a trouvé le moyen de t’arracher de ses bras.

Alors, quand tu t’es soudain senti comme appelé, tu as su que c’était elle et ton cœur a commencé à s’affoler, à tambouriner dans ta poitrine musclée. Tu allais enfin la revoir, ce serait comme dans tes rêves. Tu étais impatient de la voir, et c’est la gorge serrée que tu acceptes l’invitation de celle qui t’es le plus cher au monde.

L’image apparaît. Et t’as su que t’avais tord, ce n’était pas comme dans tes songes. C’était plus intense encore. Ses yeux noisettes remplis de tristesse, d’espoir, d’attente, d’amour. Ses cheveux détachés, sa mèche blanche tranchant le brun de sa crinière. Son attitude un peu désespérée, détachée de son monde, tournée vers le tien, tournée vers la mort, tournée vers toi. Et vos regards se croisent, et tu sens qu’elle va bientôt craquer à ta vue. Tu aimerais lui prendre les mains et la serrer dans tes bras, la garder là, près de toi, tout près.

Elle n’ose pas ouvrir la bouche, et le silence se remplit d’émotions. Tu sais que t’es parti trop tôt, tu sais aussi qu’elle a besoin de te voir une dernière fois pour faire le deuil. Tu sais que dès qu’elle entendra le son de ta voix, elle éclatera en sanglots. Et dès que tu entendras la sienne, tu verseras une larme. Mais il fallait se lancer, à un moment ou un autre.

« Mara… Tu m’as tellement manqué. »

Ton regard était suffisant pour que tu ne dises que ces quelques mots chargés d’émotion pure et dure. Et rien qu’en la regardant, tu savais qu’elle avait été le seul amour de ta vie. Tu savais aussi que tu l’aimerais d’ici pendant qu’elle ferait sa vie et qu’elle avancerait dans son monde. Il fallait qu’elle vive sa vie. Tu ne lui demandais pas de t’oublier, simplement de vivre. Pas de vivre dans la mort.



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Mara'tylanhnem Duncan


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MessageSujet: Re: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Lun 17 Juil 2017 - 10:49

La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort
Elle savait qu’il allait arriver. Qu’il allait se présenter. Maintenant qu’elle l’avait appelé, elle ne pouvait plus faire machine arrière et pourtant une partie d’elle-même était loin. Très loin de la scène. Sa tête. Cette partie aurait voulu couper la conversation, tourner les talons, repartir vers le palais sans un regard en arrière et sans un regard à la pierre. Cette partie aurait voulu que jamais Mara ne tente de revoir Alec tout simplement parce que cette partie d’elle même n’était pas prête. Elle n’était pas prête à le revoir. Elle avait peur de la réaction de la jeune fille, de la réaction que ça allait engendrer chez elle. Elle avait peur de faire fausse route, de ne pas savoir quoi dire, de ne plus savoir quoi faire. Elle avait peur que l’adieu tourne au drame, tourne en larme, en colère et en désespoir. Cette partie avait peur. Elle était récalcitrante et regardait les yeux remplit de tristesse et d’amour de Mara comme si ses yeux étaient du poison. Cette partie n’avait pas seulement peur pour Mara. Elle avait peur pour elle, pour les conséquences, pour les jours à venir et les nuit à passer. Cette partie était sans conteste celle qui dirigerait Mara. C’était celle qui lui permettrait de parler, de savoir quoi dire, de guider ses émotions et ses sensations, de comprendre. Sans cette partie, Mara ne pourrait rien faire et elle fut tenter de se mettre en dysfonctionnement pour ne pas que la jeune fille ait plus mal encore après cette visite. Mais cette partie d’elle-même n’en savait rien.

Elle fut contrainte de laisser la place à une autre partie qui prenait de plus en plus de place plus les secondes s’écoulaient. Son coeur. Lui qui battait la chamade à l’idée de le revoir, lui. Lui qui lui coupait la respiration à l’idée de plonger dans son regard profond. Lui qui ferait couler des larmes de tristesse, d’amour et de joie à l’idée que l’amour qui véhiculera entre les deux personnes sera si fort que rien, même pas la mort ne pourra couper le lien puissant qu’ils ont eu ensemble. Lui qui se crispera quand elle verra son malaise, quand elle verra ses larmes. Lui qui se gonflera quand il prononcera son prénom de sa voix grave. Lui qui se décrochera à chaque sourire, qui se stoppera à chaque rire. Son coeur n’avait pas peur non. Il n’avait pas peur de revoir Alec car il savait lui, que ça allait bien se passer. Comme on dit souvent: le coeur à ses raisons, que la raisons ignore. Si la raison ignorait que la rencontre allait provoquer chez Mara quelques chose de bienfaisant, le coeur lui pousserait cette rencontre dans ces dernières limites pour qu’ils se sentent bien. Car il en était sûr, ils se sentiraient bien. Ensemble. 

Le regard de Mara se posa sur la lumière qui émanait du morceau du juge. Une lumière qui la réchauffa, qui réchauffa son coeur, qui lui procura des frissons sur sa peau. Qui lui fit fermer les yeux quelques secondes avant de les ouvrir et de tomber sur lui. Sur eux. Ses yeux chocolats fixaient la jeune fille, la détaillait des pieds à la tête, la dévorait du regard si bien que le coeur de Mara fit un violent bond, qui sembla le crever à différent endroit tant la sensation était agréable mais douloureuse, avant que ses yeux ne se remplissent d’or et déjà de multitudes de petits cristaux d’eau qui brouillèrent ses yeux noisettes et fit battre ses paupières plus vite. La multitude de souvenirs qui afflua dans l’esprit de Mara en regardant Alec lui coupèrent la respiration. Ses cheveux décoiffés d’aujourd’hui, si semblable à ceux décoiffé d’autrefois, si semblable à ceux que Mara aimait décoiffer juste pour entendre les protestations de son petit ami, si semblable à ceux qui tombaient quelques fois devant le yeux du jeune homme que Mara s’empressait de dégager pour pouvoir fixer ses yeux bruns, si semblable à ceux qu’il repoussait quand il passait une main dans ses cheveux quand il était gêné ou qu’il réfléchissait. Les yeux de Mara se posèrent sur la veste en cuir qu’il avait revêtu. Le veste en cuir qu’elle connaissait bien, celle qu’elle aimait tant, celle qui portait le parfum épicé et mentholé de celui qu’elle aimait, celle qu’il passait autour de ses épaules quand elle avait froid. Elle frissonna. Tout. Tout était sujet à rallumer les mèches, à rallumer les explosifs qui frappèrent le ventre de Mara comme un feu d’artifice. Ses cheveux, ses yeux bruns, ses lèvres, son sourire, ses mimiques, ses vêtements. Alec.

Impossible pour elle de prononcer le moindre mot. Les mots restaient bloqués dans le fond de sa gorge. Ils refusaient de sortir. Elle avait beau essayer en vain, aucun bruit ne semblait vouloir faire son apparition. Elle se sentait comme muette. Le temps semblait suspendu. Aucun bruit ne venait parasiter cette rencontre ou plutôt cet adieu. C’est comme si en ce moment AutreMonde tournait autour d’eux. Juste d’eux. Muette, mais pas aveugle. Ses yeux ne cessait de regarder le jeune homme, de l’imprimer encore une dernière fois dans chaque détails. Elle ne parvenait pas à détacher son regard du brun sombre et doux des yeux du jeune homme qui lui retournaient l’estomac depuis leur première rencontre. Puis soudain…sa voix. Chaude, grave et douce comme dans son souvenir. Un son qui coula comme un liquide dans ses veines qui enflamma son coeur à la prononciation de son prénom presque chuchoté. Un son qui lui provoqua des picotement sur la peau. Manqué. Elle lui avait manqué. Tellement. Le regard plongé dans celui du garçon qu’elle aimait, elle avait envie de s’y perdre. C’est comme si soudain elle avait retrouvé sa voix. Des mots faiblard réussirent à prendre forme sur ses lèvres:

« Toi…toi aussi, tellement…»

Sa voix se brisa. Son coeur s’emballa, il lui fut impossible de prendre une bouffé d’oxygène. Alors, elle craqua. 

Elle s’était promis, de ne pas craquer, de ne pas se laisser conduire par ses émotions. De rester comme elle était, maîtresse d’elle même. Mais à sa simple vue, à une simple de ses paroles elle venait de perdre la maîtrise, de perdre le contrôle. Les larmes s’écrasèrent au sol sans un bruit, sans rien d’autre que le visage baigné de larmes de Mara. Des sanglots incontrôlés finirent par sortir de sa poitrine, la gonflant sous l’effet de la pression mais ne lui permettant pas de reprendre son souffle normalement. C’est comme si ses organes fonctionnaient mais au ralenti ou en accéléré. Ils fonctionnaient à un rythme haché et discontinu. Son coeur battait la chamade, il battait si fort que le jeune homme aurait pu l’entendre. Sa respiration ne cessait de s’entrecouper par des sanglots et des inspirations qui ne servaient à rien. Pendant tout ce temps, elle refusa de croiser le regard du jeune homme. Elle avait honte. Elle l’appelait pour pleurer devant lui et elle n’imaginait même pas ce que le jeune homme devait ressentir à la voir pleurer de la sorte. Mais les sentiments étaient plus forts que tout. Elle l’avait aimé. Mais elle l’aimait encore. Tellement. C’est comme si vous mettiez un aveugle en face d’un miroir pour qu’il se regarde. Vous m’étiez Mara devant le fantôme du garçon qu’elle aimait. 

Puis ce fut comme un électrochoc. Elle n’avait pas le droit de se laisser abattre. Elle n'avait pas le droit de se faire surpasser par ses sentiments. Elle n’avait pas le droit de penser à toutes ses choses qu’elle s’était dites les soirs où elle avait pleurer des heures dans l’attente d’un sommeil qui ne viendrait jamais. Elle n’avait pas le droit de recenser ces paroles, les paroles de son être malheureux et au bord du gouffre. Elle n’avait pas le droit de se laisser poignarder en plein coeur par l’amour. Car l’amour quel qu’il soit, était heureux mais été sombre. C’est cette partie sombre qui avait déferlé chez Mara toutes ces nuits durant lesquelles elle n’avait trouvé le sommeil. Cette partie sombre qui lui disait: « Tu as sans doute perdu le seul homme qui t’ai jamais aimé », « Tu aurais mieux faut d'écouter ta Tante, de ne pas aller dans ce bar, de ne pas tomber sur lui, de ne pas tomber amoureuse  de lui», « On ne découvre le véritable amour qu’une seule fois et souvent c’est celui-là qui nous fait le plus mal quand on le perd, mais toi tu l’as pas perdu sur une dispute, tu l’as perdu dans tes bras, alors qu’il mourrait ». Tout ça, elle n’avait pas le droit de se le rappeler. Pas maintenant. Pas à ce moment là. Alec était là, devant elle. Les yeux miroitant comme si il s’apprêtait à verser des larmes, les yeux visser sur elle comme si il voulait faire passer dans son regard tout ce qu’il ne pouvait pas lui dire par la voix. 

Au prix d’un dur effort, elle s’arracha au bras de la tristesse qui n’avait eut envie que de l’enfoncer sous terre. Elle avait presque réussi mais Mara s’était relevé. Elle se relèverait. Encore. Toujours. Pour lui. Simplement pour lui. Pour son regard rieur, pour son sourire taquin, pour ses mots doux, pour ses étreintes. Elle se relèverait en se disant que l’amour n’étaut pas une faiblesse, mais quelque chose qui nourrissait notre force. Elle essuya ses yeux d’un revers de la main laissant les dernières larmes finirent leurs courses effrénés sur le bas de ses joues et avant qu’il puisse dire quelque chose, elle le devança. 

« Je n’ai pas changé, je suis toujours une piètre menteuse qui manque d’entraînement mais: ça va, ne t’inquiète pas. »

Elle avait tenté de lui soutirer un petit sourire, un petit geste, quelque chose qui lui rappellerait le Alec heureux pour ne pas qu’elle se laisse submerger par l’émotion. Alors elle lui sourit. Un véritable sourire. Un sourire qui pouvait renfermer tout l’amour qu’elle pouvait lui porter. Un véritable sourire dont lui seul avait droit. Les seuls sourires qui le faisait sourire lui aussi. 

« Ne pleure pas, je t’en prie… »

Elle laissa sa phrase en suspens quelques secondes. Elle sentait son coeur qui battait contre sa peau, qui secouaient doucement sa poitrine. Elle sentait ses yeux miroiter, mais pas que de tristesse non, d’espoir aussi. Parce qu’aujourd’hui on leur offrait un cadeau. Une dernière chance. Un dernier au revoir. Moins triste, moins douloureux que le précédent. Un adieu qui refléterait leur amour réciproque. Un adieu doux et sucré comme un bonbon. Alors même si elle sentit son coeur s’emballer quand elle s’apprêtait à articuler ces mots, même si sa respiration se fit plus rapide, elle continua de lui sourire. A lui. A son véritable amour. Le seul. L’unique. Le vrai.

« …Alec »

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MessageSujet: Re: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Ven 21 Juil 2017 - 16:51






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Une fois que t’as entendu le son de sa voix, t’as senti les battements de ton coeur s’accélérer, ta gorge s’assécher, tes mains trembler, tes yeux retenir leurs larmes. Puis, elle te dit qu’elle va bien. Tu plisses les yeux, essayant de déceler un mensonge mais tu ne vois que la sincérité dans ses yeux. Elle prononce ton nom, avec douceur, tout en souriant, tout en pleurant. Trop d’émotions étaient réunies en un seul moment, un seul lieu figé entre deux mondes, en deux personnes.

« Je… C’est un adieu, c’est ça ? »

Tu essayes de ne pas partir dans de grandes déclarations, ça n’a jamais été ton genre. Pourtant, tu aimerais lui dire combien elle est belle, combien tu aimes la façon dont ses yeux brillent quand elle te voit. T’aimerais aussi lui dire combien tu l’aimes, combien t’es heureux de la voir une dernière fois.

Et alors qu’elle t’avait supplié, tu ne te retiens pas. Sans pudeur, les larmes roulent sur tes joues, alors que tu la regardes. Tu repenses à vos moments passés ensemble chez toi, au bar, dans son jardin secret, dans la rue et lorsque vous aviez rencontré cette petite fille aussi.

« Et comment va le bar ? Comment va la ville ? Et ta famille ? Tes amis ? »

Tu voulais tout savoir, tu voulais aussi voir si elle suivait ce qui se passait autour d’elle, si elle ne s’enfermait pas dans sa bulle. Et surtout, quand elle t’auras dit tout cela, quand elle aura répondu à toutes tes questions, tu lui diras de remercier Tara pour cet immense cadeau, pour cet adieu mémorable. Parce qu’un adieu doit se faire dans le calme, même si vos coeurs ressentaient le même besoin intense de hurler, hurler votre amour.

Tu passes une main dans tes cheveux et tu sais aussitôt qu’elle va sourire à ce geste qu’elle t’as vu faire tant de fois. Puis, une question au bord des lèvres, tu la poses enfin :

« Il... Il nous reste combien de temps? »

Combien de temps avant de couper le contact, combien de temps avant de ne plus jamais revoir ce beau visage aux traits fins, ses cheveux bruns et cette lumineuse mèche blanche, ses yeux d’un noisette profond, intime ? Combien de temps avant de partir faire votre vie, chacun de votre côté, tout en repensant l’un à l’autre indéfiniment ? Une autre question brûlait sur tes lèvres : Combien de temps à Mara pour qu’elle soit enfin heureuse et parvienne à oublier la douleur de ta mort ?



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Elëor: La garde du corps d'un petit héritier de Tatral et l'une des meilleurs Voleuses Patentée que j'ai rencontré...attention elle n'est jamais loin de vous!

Dorïân(je met que le prénom, le nom est trop compliqué XD): Petit prince blondinet à l'allure charmante qui trouve drôle d'insulter ma présence...

Albane N. O'Nyme: Pour l'instant une petite princesse inconnu qui ferme ses yeux et qui est gentille comme tout.

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Candice Heaven: Une blondasse que je n'apprécie pas du tout (pour l'instant) et qui ne me procure aucun sentiments de sérénitude. Doublée d'une fine couche de prétention même si elle est très belle!

MessageSujet: Re: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Lun 24 Juil 2017 - 2:26

La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort
 
Elle prononce son nom comme quelque chose de fragile, comme si il allait partir, comme si il allait s'envoler à la moindre bourrasque, au moindre cri et pourtant elle retient son coeur qui hurle, elle retient ses émotions prêtent à exploser et à se déverser sur son visage. Elle murmure, elle chuchote, elle souffle. Elle a peur de briser l’instant, qu’il ne revienne plus, qu’il ne puisse revenir. Sur sa langue, le nom prend un goût sucré, un goût amer, un goût de tristesse, un goût d’espoir. Elle chuchote, le regarde, ne s’en rend même pas compte. Elle ne voit que lui, lui est ses cheveux bruns, et ses yeux chocolat, lui est son teint halé, lui est ses cheveux décoiffés. Elle enregistre dans son esprit la moindre parcelle de son visage pour ne pas l’oublier pour se faire son propre souvenir, pour qu’il reste dans une partie d'elle malgré la distance…malgré la mort. Elle sait qu’elle ne pourra pas l’oublier qu’elle ne pourra pas l’effacer, gommer la douleur, gommer la tristesse, elle sait juste qu’elle peut rendre ce moment merveilleux, qu’elle peut participer à rendre ce moment unique. Car il était unique. 

Puis comme l’encre noir coule sur le papier blanc, Alec ne retient pas ses larmes. Elle coule, se pose sur sa joue, se fige. Comme l’instant. Il se fige. Mara retient ses larmes, elle retient la plainte douloureuse qui secoue son coeur, elle n’a pas le droit de pleurer, pas alors que ce sont leurs dernières paroles, leurs derniers mots, leurs derniers regards. Elle ne veut pas manquer de faire couler les larmes sur les joues d’Alec une nouvelle fois. Son coeur tambourine dans sa poitrine, son ventre se tord. Alec ne devrait pas pleurer, il ne devrait pas. Pas pour elle. Elle bat des paupières, chasse les larmes comme les enfants souffleraient sur un nuage pour chasser le mauvais temps. Elle ne veut pas qu’Alec retienne un visage plein de larmes, elle veut qu’il se souvienne d’elle comme il l’a toujours connu. Grognon. Souriante. Têtue. Amoureuse. Aujourd’hui elle n’a pas envie de faire voir à Alec la fille en deuil, elle veut lui montrer pour la dernière fois la fille amoureuse. 

« Non Alec…pas un adieu…une dernière chance »

Les larmes font briller ses yeux aux reflets dorés. Elle n’a pas envie de considérer leur dernière rencontre comme un adieu. C’en est un. Ils le savent autant l’un que l’autre mais elle refusent de graver sur son visage, dans ses yeux, le mot adieu. Non. Un dernier espoir. Un dernier message. Une dernière chance. Mais pas un adieu. Elle le refuse tout bonnement. Tout simplement. Comme on refuserait quelque chose de pathétique. Elle refuse de voir ça…tout ça, de le voir, lui, comme un adieu. Elle aimerait lui dire tant de choses, lui parler, lui faire ressentir des choses. Elle aimerait le prendre dans ses bras, essuyer ses larmes, le faire rire, le faire sourire, s’entourer de ses bras, de sa chaleur, respirer son parfum si reconnaissable, l’embrasser. Mais elle ne peut pas. Elle ne peut plus. Une boule se forme dans sa gorge, elle a dû mal à respirer, à entendre son coeur battre, elle a l’impression que son coeur s’arrête. Mais quand le timbre chaud qui fait vriller ses tympans reprend la parole, elle entend son coeur battre de nouveau. 

Elle entend. Elle écoute. Pourtant elle ne fait que le regarder. Que fixer son regard. Essayer d’y déceler quelque chose. Les yeux si expressifs d’Alec reflètent une multitude de choses qu’elle n’avait vu auparavant. Noyée sous un flot inconcevable de sentiments si divers et si liés, elle se détourne des yeux d’Alec, elle rougit. Entend de nouveau sa voix qui la questionne. Voit de nouveau sa main qui passe dans ses cheveux. Sourit. Comme à chaque fois qu’il fait ce geste. Ce geste lui rappelle tant de chose, ces scènes gênante, ces scènes si drôles, ces scènes si tristes, ces scènes si exceptionnelles. Le moindre de ces mouvements lui remontre des images, la moindre de ses paroles cherchent à retrouver les même répliques dans son esprit. La tête lui tourne tant elle réfléchit. Alors elle fait une chose simple. Elle arrête de réfléchir. De se prendre la tête. Ses yeux larmoyant de tristesse et d’amour elle regarde de nouveau Alec et un léger rire secoue ses épaules. Elle sait qu’à ce rire il va se détendre, se dire qu’elle va bien…qu’elle va mieux. 

« Serait-ce un interrogatoire monsieur Lightwood? »

Son nom lui écorche les oreilles. Elle laissa sa douleur de côté pour répondre à Alec. Il s’inquiète. Elle ne veut pas. Il ne devrait pas s’inquiéter pour elle, elle est debout, sur ses jambes. Les larmes aux yeux, le souffle court, le coeur battant la chamade mais elle est debout…vivante. Respiration fébrile qui se répercute contre les arbres et qui renvoi son écho aux milles sensations dans ses oreilles. Elle répond à celui qu’elle aime. 

« Le bar marche toujours aussi bien. Il est plus calme à vrai dire, mais je suis toujours une fidèle cliente, tu manques à Jack… »

Sa voix se brise. Pourquoi elle a dit ça? Pourquoi elle a dit ça? Elle sent son souffle lui manquer et elle prend tout son courage pour ne pas fondre en larme. Elle doit se montrait forte. Elle reprend comme si rien ne s’était passé mais elle sait que le ton brisé n’est pas passé inaperçu aux yeux d’Alec. Elle cherche à fuir son regard mais ne peut s’y résoudre pour leur dernière chance. Alors elle continue. Comme si la parole comble le vide. Comme si les mots comble le manque. Elle parle. 

« Ma Tante règne toujours sur la ville avec une détermination de fer, ne t’inquiète pas tout va bien. Tu seras content…je me suis rapprochée de Tara, beaucoup. Je n’avais jamais remarqué que j’avais une grande soeur géniale… »

Sa voix manque de se casser une nouvelle fois. Se moque-elle de quelqu’un? Les mots sortent plus vite de sa bouche et elle ne parvient pas à réfléchir, l’esprit embrumer dans une sorte de brume apaisante. 

« A…Avec Jar tout va bien aussi…ça va mieux entre nous. Pareil pour Amber. On s’est disputé mais…mais ça va mieux maintenant, on s’est réconcilié. On est plus proche qu’avant. En fait je n’ai fait que suivre les conseils que tu m’a donné »

« Avant que tu ne meurs » a envie de rajouter la voix dans sa tête. Mais elle l’a fait taire avec vigueur et colère. Elle se sent si nulle, elle enchaîne les bourdes sans même sans rendre compte. Elle a peur de plonger de nouveau dans l’océan des yeux du jeune homme et pourtant elle ne peut se résoudre à abandonner la bataille aussi vite. Elle refuse de le laisser partir comme ça. Pas de cette manière. Pas avec ce timbre, pas avec ce visage, pas avec ces mots, pas avec ces larmes. Une partie d’elle est sûre qu'Alec comprend son malaise, l’autre ne cesse de lui dire qu’elle ne se débrouille que comme une merde. Une merde. Elle a répondu à toutes ses questions. Elle se sent tellement pitoyable. Le reflet des yeux d’Alec ne laisse peut-être pas penser la même chose mais elle se sent nulle en ce moment. Elle n’arrive pas à parler comme avant. Les phrases lui viennent trop brusquement. Elle dit les première chose qui lui passent par la tête. Elle ne se reconnaît plus ou au contraire elle se reconnaît très bien. Elle sait que c’est son tempérament qu’elle a toujours été comme ça mais qu’elle le cache. Qu’elle réfléchit à présent et que c’est encore pire que tout. Elle le sait car il n’y a qu’avec Alec qu’elle se sent elle-même. Il n’y a que lui pour faire sortir de terre la vraie Mara, pour ne pas la camoufler, pour l’aimer comme elle est. Alors peut-être que non elle n’est pas si nulle que ça. Elle se dit qu’elle devrait plus s’écouter. Elle. Soit-même. Grâce à Alec. 

« Désolée, je suis nulle, ne put-elle s’empêcher de lui dire néanmoins »

« Il nous reste combien de temps? ». La phrase résonne dans le creux de son cerveau. Elle n’y a pas pensé. Pas un seul moment elle s’est dit qu’elle devrait le quitter plus tôt qu’ils ne le voudraient. Pas à un seul ment elle s’est dit qu’elle n’aurait peut-être pas le temps de lui dire tout ce qu’elle voudrait lui dire. Pas à un seul instant elle n’a pensé que le temps…que leur temps est compté. Elle se mord la lèvre, balbutie et rougit. Cela tirera peut-être un sourire des lèvres d'Alec lui qui a eu tant l’habitude de la voir comme ça. 

« Je ne sais pas. Encore j’espère. Encore assez pour qu’on puisse parler »

Son regard change de sentiment, on peut y lire la détermination. Elle veut parler à Alec, elle veut lui parler comme avant. Elle veut savoir comment il va, ce qu’il faut, comment il se sent. Elle veut savoir comment il le vit, comment s'est là-haut. Elle veut continuer d’apprendre à le connaître car le temps cruel ne leur a pas laissé cette chance. Elle veut continuer à lui parler, malgré la mort, malgré cette barrière. Son coeur a un décroché. Elle voudrait tant lui dire. Qu’il est toujours aussi beau, qu’il doit séduire plein de fantômes même des vieille dame, pour rigoler. Elle aimerait lui dire qu’il n’a pas changé. Elle voudrait lui dire qu’elle l’aime. Elle voudrait le calmer haut et fort, elle voudrait le crier sur tous les toits, elle voudrait le chanter, le danser, le rire et le pleurer. Elle n’avait que quelque mot à lui dire: « Je t’aime ». Comme si ça allait les libérer. Comme si il vaguerait au vent comme les fleurs de ce jardin. Alors elle plante son regard dans le sein, elle fait pointer un sourire le long de ses lèvre, elle dévoile ses dents, creuse ses fossettes. 

« Et toi? Comment tu vas? Tu te sens bien là-bas? T’es tu fais des amis? »

Elle s’inquiète a demi-voix. Elle ne veut pas lui montrer. Elle ne veut pas qu’il sache qu’elle s’inquiète pour lui. Elle veut qu’il se sente bien, qu’il se sente heureux. C’est tout ce qu’elle demande. Si la mort lui a arraché Alec des bras alors elle veut au moins qu’elle est fait en sorte qu’il soit heureux. Juste heureux. Elle veux juste que ces cheveux reste décoiffé, que son sourire continue d’éclairer son visage, que ces tatouages se déversent sur sa peau et vivent avec lui. Elle veut qu’il se sente vivant malgré la mort. Et cela n’a rien à voir avec elle, cela la dépasse. Elle ne veut que son bonheur, elle ne veut que son sourire, elle ne veut que son rire. Encore et toujours. dans le ciel, dans la mer, où qu’elle aille, où qu’il soit, elle veut continuer de l’entendre sourire de là-haut. 

« Tu…tu as croisé mon père...j’imagine? »

Elle aurait voulu plaisanter. « Alors il ne fait pas trop peur? » « Il ne t’a pas étranglé en sachant que tu étais mon petit-ami? », « Il est aussi beau que moi? », mais les mots lui glissent entre les mains, alors elle se contente de rougir et plonge son regard dans celui d'Alec car il n’y avait que comme ça qu’ils savaient communiquer. Avec les yeux, avec le coeur, sans les paroles, rien qu’avec leurs corps. L’éternité n’était pas juste un mot pour dire qu’ils resteraient à jamais ensemble, c’était juste un mot pour faire comprendre au monde qu’il n’y avait pas que la vie, qu’il n’y avait pas que la parole. L’éternité pour elle c’était ce lien. Ce lien si fort et si puissant qui les réunissait. C’était ça...l’éternité

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MessageSujet: Re: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Lun 24 Juil 2017 - 17:28






la connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort
mara & alec


there's only one god, and his name is death
En l’entendant mentionner ton nom de famille d’un air malicieux et son rire résonner jusque tes oreilles, tu parviens à oublier la tristesse de ce moment, te concentrer sur vos paroles comme si c’était une conversation normale. Il ne fallait pas se dire que c’était un adieu et elle avait raison là-dessus, c’était une dernière chance.

Tu entends parler du bar, de Jack à qui tu manques. Oh toi aussi ça te manque, servir les clients, faire le beau, rigoler avec ton patron, t’occuper du bar sans lui parfois. Ton coeur se réchauffe davantage lorsque tu apprends qu’elle s’est rapprochée de Tara, qu’elle s’est réconciliée avec sa meilleure amie et que tout va pour le mieux avec son frère. Tu es heureux pour elle, vraiment. Même si tu avais remarqué sa voix chevrotante tu voyais aussi qu’elle allait bien, mieux en tout cas. Cependant, elle n’était pas nulle comme elle le disait. C’était normal. Lui aussi était dans le même état. Le coeur qui battait à deux-cents à l’heure, le coeur au bord du gouffre et les larmes au bord des yeux. Puis ton regard, qui faisait passer tant de choses. Ce regard si expressif qu’elle aimait tant.

Tu la regardes, examines chaque parcelle, chaque pore de son visage pour t’en rappeler pour toujours, parce que malgré ce qu’elle dit, malgré qu’elle dise que c’est une dernière chance, c’est un adieu. Ils ne pouvaient le nier et leurs coeurs le savaient, leurs yeux aussi. Il fallait juste passer au-dessus, parler et rattraper le temps, se connaître encore un peu plus avant la chute, avant la fin. Avant la séparation, avant le moment des pleurs, avant le retour dans vos dimensions respectives, avant la tristesse, la douleur, le deuil et la mort.

Puis elle te demande comment tu vas et tu aimerais pouvoir lui dire que tout va bien, qu’Outremonde est radieux. Mais tu t’ennuies à mourir, que faire dans un monde où la mort règne, où tous ses habitants repensent au moment de leur décès ? Que faire lorsque certains se sont suicidés, que dire lorsque certains étaient morts dans un accident, une explosion, une tragédie ? Que dire lorsque les morts étaient des enfants ? Il n’y avait rien à faire et tu trouvais cet univers morne, las. Sans vie, parce qu’elle n’était pas là.

Pourtant, tu devais dire que ça allait, tu devais alléger ce poids sur ses épaules. Tu savais bien que si tu disais la vérité, elle allait s’en vouloir, penser à toi et le malheur qui te possèdes tous les jours jusqu’à ne plus penser à elle. Parce qu’elle était comme ça, Mara.

« Tout va bien, même si c’est un peu ennuyant. J’ai rencontré quelques personnes de mon âge aussi. L’une d’entre elle s’appelle Crystal, c’est une vampyr. Elle m’a raconté comment elle est morte et elle ne regrette pas même si elle sait que son frère jumeau, Charlie, est hanté par sa mort. »

Tu ne savais pas si Mara connaissait le Charlie en question, mais tu parlais. Parce que tu en avais envie, parce que même si la vie était affreuse il restait Crystal et que vous étiez ce qui se rapprochait le plus d’être des « amis ». Parce qu’elle avait la joie de vivre malgré sa mort et qu’elle te donnait envie de sourire pour Mara. Tu lui avais parlé d’elle comme de l’amour de ta vie, comme un bijou qu’il fallait protéger plus que tout, comme la chose la plus précieuse au monde. Tu lui avais dit aussi, qu’elle n’était pas que sensible et fragile, mais qu’elle était forte, tête, déterminée et que tu l’aimais pour tout ça. Et que tu l’aimais pour l’éternité.

Tu lèves les yeux vers la brunette, réfléchissant à Danviou. Oui, tu l’avais rencontré. Evidemment. Il était incroyablement doux, gentil et tu reconnaissais Mara à travers lui. A travers sa mèche blanche, aussi. Ca faisait mal, de voir cette ressemblance. Enfin, non, ça procurait plutôt une sensation étrange mais ça te rappelait ton âme sœur et vos souvenirs qui vivraient en toi, et tu t’en rappelleras. Jusqu’à la fin.

Mais y avait-il réellement une fin lorsque même les défunts étaient bloqués entre la vie et la mort pour toujours ?

« Oui, je l’ai rencontré et c’est un homme bien, il est très gentil. Je connais ton regard, ne l’oublies pas, alors non il ne m’a pas traumatisé et il m’apprécie même en sachant qui je suis pour toi. »

Tu avais bien remarqué l’inquiétude dans son regard et son hésitation à parler, il ne fallait pas qu’elle croie que tu ne la connaissais plus. Tu savais encore tout d’elle, ses goûts, ses inquiétudes, ce qui la faisait rire et ce qu’elle redoutait le plus.

« Je suis heureux que tu te sois rapprochée de Tara. Et même chose pour Amber, tu as juste écouté mes conseils ou ça s’est réglé autrement ? Pour Jar, j’espère qu’il changera s’il ne l’a pas fait. Bref, tu connais la chanson. On a dû te le dire un million de fois. Juste une dernière chose : J’espère qu’il finira par ne plus s’intéresser autant au pouvoir et au trône, même si de ce que j’entends ça risque d’être difficile. »



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Mara'tylanhnem Duncan


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Couleur de magie : Gris clair
Niveau de magie :
  • Très élevé
Niveau de combat :
  • Moyen


Métier : Héritière d'Omois et apprentie Voleuse Patentée.
Résidence : Palais d'Omois
Dans le sac : Couteau, camouflus, quelques crédits mus, mon hor, poignard et chose coupante, ficelle de quoi ligoter quelqu'un et une bonne dose de courage!

Affinités : Tara'tylanhem Duncan : ma soeurette chérie

Elëor: La garde du corps d'un petit héritier de Tatral et l'une des meilleurs Voleuses Patentée que j'ai rencontré...attention elle n'est jamais loin de vous!

Dorïân(je met que le prénom, le nom est trop compliqué XD): Petit prince blondinet à l'allure charmante qui trouve drôle d'insulter ma présence...

Albane N. O'Nyme: Pour l'instant une petite princesse inconnu qui ferme ses yeux et qui est gentille comme tout.

May O'Season: Pour l'instant petit brunette qui participe à la même colo que moi est qui à l'air gentille.

Alexandre N. O'Nyme: Maitre à l'école des Voleurs Patentés et moniteur de la colonie de vacances...

Candice Heaven: Une blondasse que je n'apprécie pas du tout (pour l'instant) et qui ne me procure aucun sentiments de sérénitude. Doublée d'une fine couche de prétention même si elle est très belle!

MessageSujet: Re: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Dim 30 Juil 2017 - 0:17



La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort
 
Les traits de son visages lui rappelaient tellement de moment passées à deux qu'elle ne parvenait pas lâcher l'océan brun des yeux du jeune homme devant elle. Elle aurait voulu tendre la main, lui toucher le doigt, la joue, les lèvres. Sentir sa peau sous son doigts et non pas un vide et un froid mordant. Mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait plus. Le moindre de ses geste étaient une torture. Quand il se mordait la lèvre, quand il passait une main dans ses cheveux, quand il fronçait les sourcils, quand son sourire en coin illuminait une partie de son visage. Ce sourire qu'il avait fait pour la première fois devant la table du bar où il lui avait servi un verre. Un sourire qu'il n'avait cessé de lui refaire dès qu'il plaisantait, qu'il se moquait d'elle gentiment. Un sourire qu'il faisait là encore. Toujours. Les hommes n'étaient peut-être pas immortel mais les gestes si. Comme si ils tournaient sur un cadran d'horloge, comme si les aiguilles étaient aux opposées. Opposées mais tellement proches, liées par un lien, liées par un geste, liées par l'amour, liées par ce qu'ils avaient vécu. Loin des yeux, près du coeur. Ce diction pouvait-il encore marcher pour eux ou fallait-il braver la mort pour enfin pouvoir le redire, le revoir une dernière fois comme elle le faisait aujourd'hui. Oui, elle le savait. Il fallait braver la mort, il fallait arrêter l'horloge, retenir les secondes avant qu'elles ne coulent entre vos mains. Il fallait arrêter le temps, le figer, un quart d'heure, une heure avant de laisser les aiguilles tourner, emporter chacun des être dans un monde qui les sépare. Un monde si proche et pourtant si loin. Un monde où il ne suffit que de faire un pas pour y entrer mais de devoir en faire à l'infinie juste pour toucher du doigt le rêve illusoire de retourner dans le monde d'où on vient. 

Elle sentait ses yeux sur sa peau, elle sentait le brûlure que laissait la moindre inspection d'Alec pour retenir chaque partie du visage de Mara pour figer l'instant comme une photo réelle. Il profitait de chacune de ses expressions pour capter les détails qu'il ne pourrait voir mille fois sans parvenir à les retracer sur le papiers. Elle pourrait le retranscrire, le décrire, le peindre. Elle pourrait faire ce qu'elle voudrait elle n'obtiendrait jamais Alec. Elle n'obtiendrait jamais le portrait de celui qui faisait battre son coeur son coeur, qui accélérait sa respiration, qui bloquait son souffle, qui lui faisait tourner sa tête, qui la faisait fondre, qui la faisait en même temps tomber éperdument amoureuse et folle de rage quand il la cherchait trop. Alec. Un paradoxe. Un amour. 

Une dernière chance, un dernier espoir, une dernière danse. Une danse lente, passionnée, précieuse et précise. Des pas qui se reflétaient dans chacun des mouvements, des sourires. Une danse aérienne qui se créait entre les regards qui virevoltaient ente les visages des deux amants. Une danse où ce n'était ni Alec, ni Mara qui donne le tempo mais le temps. C'est le temps qui dicte les mouvements, qui guide les pas, qui les fait danser de cette manière là. Le temps. Le temps pour seul tempo, pour seule musique. Le temps qui s'écoulait malgré l'instant figé qu'ils avaient l'impression de partager. 

Il ne semblait pas s'en apercevoir mais Mara était devenue fine observatrice à force d'entraînement. Elle voyait bien que quelque chose chiffonnait le jeune homme alors elle le regarda et lui sourit pour l'encourager. Elle ne voulait pas qu'il lui cache quelque chose. Si il OutreMonde était si terrible que ça alors elle devait le savoir, entendre le son de la voix d'Alec qui lui mentait pour ne pas l'inquiéter ne ferait que lui faire davantage de mal. Elle ne voulait pas qu'il lui mente, il ne voulait pas qu'il s'inquiète pour elle, elle ne voulait pas qu'il la protège envers et contre tout. Elle avait besoin de savoir. De savoir vraiment. Ses yeux. Ses yeux si expressifs le trahiraient, il le savait. Il ne pouvait pas lui mentir. Ce n'était pas parce qu'un monde les séparait, ce n'est pas car la vie et la mort leur faisait barrière que Mara avait oublié Alec. Elle le connaissait. Chacun de ses gestes de ses mimiques, chaque regard, chaque sourire elle pouvait l'associer à quelque chose. Elle pouvait et elle le ferait. Encore et toujours. Elle avait l'impression de se raccrocher à quelque chose. Un point d'encrage. Une bouée avant de se noyer dans l'amour qui lui apportait, la tristesse que cela lui provoquait. Aussi étrange que celui puisse paraître ses geste familles, ses paroles, sa voix écorchée quand il chuchotait était sa bouée, son encre, son gilet. Cela lui permettait de ne pas fondre en sanglots, de ne pas se laisser noyer par ses émotions. 

Il certifiait que tout allait bien et Mara avait tellement envie de le croire. Elle avait tellement envie de se dire qu'il allait bien, qu'il était heureux là-bas. Elle ne voulait pas de mensonges mais avait peur de la vérité. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine si bien qu'elle posa une main dessus pour le calmer. Comme si cela allait changer quelque chose aux regards brûlants qu'il lui lançait. Elle inspira doucement et bloqua sur les mots d'Alec. Ses sourcils se froncèrent et elle partit en réflexion. Crystal? Non. Elle n'était pas jalouse. Pas jalouse. Elle pourrait mais à quoi bon être jalouse pour les minutes qui leur restaient? Retenant un sanglot étouffé, elle essayait de se demander si ce prénom lui rappelant quelque chose. 

"Crystal?"

Sa voix lui sembla lointaine comme si elle n'était plus maîtresse de son corps. Elle avait rencontré Charlie mais jamais il ne lui avait parlé de sa soeur décédée. Jamais elle n'aurait pensé que ce garçon arrogant pouvait être hanté par la mort de sa jumelle. Après tout, chacun avait ses petits secrets. Ses secrets noirs, tristes qu'il gardait au fond de sa poitrine. Jamais cela lui serait venu à l'idée de parler à Charlie de la mort d'Alec. La mort d'Alec. Encore, ses simple pensées lui faisait monter les larmes aux yeux mais elles les retenaient. Elle s'excusa d'un regard et remit une mèches de ses long cheveux bruns derrière son oreille. 

"Excuse moi, je réfléchissais, j'ai…j'ai rencontré Charlie lors d'une de mes missions. Au hasard au coin d'une rue. On ne va pas dire qu'on s'est super bien entendu il était plutôt arrogant, narcissique et séducteur avec moi. J'ai été surprise...qu'il est une soeur jumelle qui était…décédée"

Les mots lui écorchent la gorge pourtant elle n'a pas le droit de fondre en larmes maintenant. Non. Elle devait se montrer forte. Comme on lui demander. Etre forte, abandonner cette faiblesse qui la fait redevenir une pauvre enfant ayant besoin d'amour. Elle avait besoin d'amour et elle pouvait la puiser dans les yeux d'Alec. Alors elle releva la tête. Parce qu'Alec la rendait forte.  

"Je suis contente que tu es trouvé quelqu'un avec qui passer du temps. Vraiment. Comment est Crystal? Comment vous vous êtes rencontré tous le deux?"

C'était une curiosité sans mauvais fond. Pour preuve elle lui souriait doucement, creusant dans sa joue d'une fossette qu'il ne connaissait que trop bien. Son but n'était pas de se dire qu'elle avait trouvé une rivale. Si Crystal était une rivale, Alec ne la regarderait pas de cette manière. Il avait bien le droit d'avoir des amies et un jour, elle serait peut-être capable de se dire qu'il pouvait reconstruire sa vie avec quelqu'un de bien. C'est tout ce qu'elle lui souhait. Du bonheur. Si Crystal était une fille bien, plus gentille que son frère à moins justement que ce ne soit qu'un masque dû à la mort de sa jumelle, alors Mara ne pouvait que la remercier de prendre soin d'Alec. Les larmes continuaient à lui brûler les paupières mais elle les retient plus facilement qu'au début. Alec avait les yeux baissés, elle se demanda à quoi il pensait puis quand il releva les yeux vers les siens et qu'il lui dit qu'il la connaissait, qu'il connaissait son regard. Son coeur eut un décroché. Alec était le seul à pouvoir la connaître aussi bien, à part Jar. Il était le seul qui parvenait à déceler dans son regard ce qu'elle ressentait, ce qu'elle aimait, ce qui lui faisait peur. Il était le seul. Le seul. L'unique. L'amour. Encore une fois. Son regard brilla dans la clarté du jour. 

"Je ne peux toujours rien te cacher à ce que je vois, dit-elle avec un petit sourire, et c'est dur parce que je ne veux pas…" 

Elle interrompit sa phrase. Elle voulait parler de sa tristesse, de son inquiétude, de son amour. Il savait tout, rien qu'en la regardant, alors qu'elle, elle se noyait à chaque fois dans des flots d'émotions qui traversaient ses yeux si expressifs. Elle ne pouvait pas lui mentir, elle ne pouvait lui dire que tout allait bien alors que ce n'était pas le cas car il le saurait. Il le saurait. Il savait tout. A chaque fois. 

"Je suis heureuse qu'il t'apprécie. En même temps qui ne peut pas t'apprécier...si tu vois ce que je veux dire?" 

Souvenirs. Souvenirs. Les mots se sont envolés de la bouche de Mara avant même qu'elle ne pense à ces mots. Les mots qu'elle avait utilisé. Qu'il avait utilisé. Comme leur langage codé, comme leur message. Comme une phrase qui s'envolait dans le ciel pour que seuls les deux amants se reconnaissaient dedans. Elle n'allait pas se mentir, elle voulait lui tirer un sourire, voir son doux visage s'éclairer dans des sourires que seul lui était capable de faire. Elle voulait un sourire. 

"C'est Tara qui a fait le premier pas, je ne l'aurais sans doute jamais fait sinon, elle a su placer les bons mots, elle a su me libérer de ce qui m'inquiétais, elle a su se montrer comme une grande soeur avec un grand coeur, elle a su me faire sourire c'est là où j'ai suivis tes conseils. Pour Amber nous nous sommes engueulés, je crois…je crois qu'on avait besoin d'être sincère autant l'une que l'autre, j'ai compris mes erreurs. Je ne veux plus les refaire."

Elle baissa la tête quand Alec lui parla de Jar. Elle savait. Elle savait tout ça. Elle ne le cachait pas, elle savait que son frère pouvait être le plus con de tous seulement elle aimerait que les autres le voit autrement. Le voit autrement que comme un garçon narcissique, arrogant, imbu de lui-même, qu'il était, mais également comme un frère protecteur, sincère et franc. Alec s'inquiétait, c'était tout. 

"Jar…je ne sais pas si il changera, dit-elle en passant une main dans sa chevelure brune, c'est Jar. Il fait du mal autour de lui et il ne s'en rend pas compte…mais malgré ça il sait être différent, il s'est prendre soin des autres quand il le fait, il sait protéger, il sait être un frère…Enfin...il ne montre que cette partie de lui avec moi…"

Elle parlait de Jar comme pour se livrer, se confier. Alec avait toujours été celui qui la comprenait le mieux. Celui qui guidait ses pas. Le meneur. Le danseur. Elle, elle suivait son rythme, elle suivait ses pas et cela fonctionnait. Cela créait une danse. Elle n'avait pas envie de lui dire ce que Jar pensait de lui car même si il avait tenté de le cacher durant sa douloureuse période elle lisait dans les yeux de son frère comme dans un livre ouvert. Si Alec lui disait ça aujourd'hui c'est qu'il s'en doutait, qu'il le savait. Qu'il avait entendu des rumeurs et que Jar ne changeait pas car il était difficile de changer quelqu'un qui avait déjà grandi avant de savoir ce que lui réservait la vie. 

Elle soupira doucement et s'assit dans l'herbe, en face de la projection de son âme-soeur, laissant le vent faire voleter ses longs cheveux. Elle parcourut l'herbe d'une main avec un geste tendre et leva la tête vers les arbre en fleur qui s'agitait doucement. Cet endroit c'était beaucoup pour elle, pour eux. C'est là où elle l'avait emmené la première fois. Dans ce jardin. Elle lui avait raconté l'histoire de l'amante qui venait pleurer son amant. Cette pensée lui décrocha le coeur et elle s'efforça de l'oublier. L'amante qui venait pleurer son amant, cette histoire. C'était elle, c'était lui. Son amant était apparu comme par magie, la laissait à l'abandon, elle le pleurait une dernière fois. Elle en avait besoin. Besoin de le revoir, revoir ses traits, entendre le son de sa voix, imaginer ses gestes et ses paroles. Elle avait besoin d'essayer d'imaginer et de sentir son odeur, de retrouver la sensation de leurs deux corps en contact. Elle avait besoin de le sentir près. Elle avait besoin de le voir là, sous ses yeux, elle avait besoin de se dire que ce n'était pas une l'illusion mais que c'était un rêve, une rêve qui disparaîtrait en même temps que ses yeux. Que ses yeux si expressifs. Il allait partir la laissant sur cette planète où elle avait crut ne plus avoir sa place sans lui. Elle avait besoin de lui aussi incroyable que cela puisse paraître. Elle avait eut besoin d'entendre sa voix dans ses rêves, elle avait dû se coller le front à la fenêtre les larmes dégoulinant sur ses joues pour tenter d'apercevoir son sourire dans le ciel, elle avait dû imaginer se trouver dans ses bras pour ne trouve qu'un sommeil agité de larmes et aujourd'hui, elle avait juste besoin de le voir, lui. Alec. Parce qu'elle pourrait dire ce qu'elle voulait, il pourrait être séparé pour l'éternité, le temps qu'aurait du durer…que durera leur amour, elle avait besoin de lui. Alors elle garderait son souvenir. L'amour qu'elle voyait dans ses yeux comme souvenirs. Elle ne retiendrait que les bons moments. Elle avait besoin de ses bons moments avec que cet instant merveilleux ne s'éteigne, comme la lumière dans son coeur qui s'était rallumé. Une petite flamme qui avait rallumé un brasier et qui s'éteindra en même temps que le visage d'Alec disparaîtra. Souvenirs. Elle en avait encore des souvenirs à créer. Ils avaient encore du temps. Ils avaient des souvenirs à créer de nouveaux, à ce rappeler. Puisqu'il ne leur resterait plus que ça…des souvenirs. Alors elle eut une petite idée pour faire revivre le sourire d'Alec sur ses lèvres. Car lui n'était peut-être plus vivant mais son sourire et son souvenir n'était pas mort. Tant qu'elle vivrait, il vivra avec elle. 

"Alec, ferme les yeux, lui dit-elle avec un petit sourire."

Devant le regard de son petit-ami un petit rire triste secoua ses épaules. Elle ne voulait plus penser à la séparation. A la mort. Elle était peut-être présente mais tant qu'elle serait debout il ne mourra pas. Elle s'en faisait la promesse. Elle ne voulait pas d'un adieu, elle ne voulait pas voir un visage où les crampes trahissait une souffrance, où les yeux trahissaient les larmes, elle voulait un visage épanouie, souriant. Car il leur restait peu de temps et que pourtant ce moment devait être le plus beau de toute leurs vies. Car ce moment ce sera les souvenirs. A tous les deux. Leur souvenirs. Quand Alec s'exécuta, elle se métamorphosa sur la pelouse, faisant disparaître sa mèche blanche, faisant pousser sur ses joues des tâches de rousseurs, faisant de son visage un visage d'enfant, faisant éclater dans ses yeux la couleur bleue des yeux de sa soeur. Elle ne s'était pas métamorphoser en quelqu'un d'autre. Non, c'était elle. Elle avait reprit la forme de celle qu'elle avait voulu être pour Alec avant que celui-ci ne découvre qui elle était. Quand Alec ouvrit les yeux elle tourna sur elle-même, devant lui. Malgré le visage d'une autre personne s'était bien son sourire empreint de fossettes qui se reflétait sur son visage. Elle avait était une "Athéna", elle avait été une "gamine", elle avait été "sa sauvageonne" et pourtant elle était et resterait Mara. Le seul qui pouvait la reconnaître, le seul qui l'avait reconnu, qui avait percé sa carapace de pierre pour entrer dans son coeur. Alec. Un prénom, qui se dit dans un souffle, dans un chuchotement, dans un rêve, en face d'une fenêtre. Un mot qui reste gravé dans son coeur, qui le restera malgré la mort. Alec, un homme, un amour, son petit-ami, un souvenir. Son souvenir. Juste Alec. 


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MessageSujet: Re: La connexion de deux âmes est plus forte que la barrière de la mort   Lun 30 Oct 2017 - 23:05


the connection of two souls is tronger than the fence of the death
mara & alec
Tu es bouleversé, tes émotions te contrôlent plus que tu ne les maîtrise, mais tu les laisse faire. Le coeur au bord du gouffre, les larmes aux creux de tes yeux bruns et verts, tu te retiens de craquer. Pour elle, pour votre dernier moment. Tu ressens encore cette brûlure dans ta poitrine, et putain c’que ça fait mal. Ça fait mal de l’avoir quittée, alors qu’elle avait besoin de toi. Alors qu’elle t’aimait, alors que tu l’aimais. D’un amour infini, inconditionnel, éternel. Mais tu la remercies d’un regard de s’être relevée, et même si elle semblait aussi secouée que toi, elle était en vie, elle avait peut-être voulu te rejoindre, mais elle était en vie. De chair et d’os, de sang et de peau. Un coeur battant dans sa poitrine. Une battante, aussi.

Elle te parle du frère de Crystal, qu’elle a rencontré. T’esquisses un de tes sourires, et réponds à sa question :

« Crystal, elle est… sauvage. Elle veut tout découvrir, elle vivait à fond. Elle aurait voulu ne jamais quitter son frère. Si jamais tu le recroises un jour, dis lui qu’elle l’aime, qu’il lui manque. Et qu’il ne doit pas finir comme tous ses bourgeois arrogants et prétencieux, enfin ça c’est mon avis aussi… tu lâches en riant. On s’est rencontrés par hasard, je dirai. On est tombé l’un sur l’autre, on est devenus amis. Enfin, je crois.

Mara était submergée par ses émotions, ne pouvait se contenir. C’était plus dur pour elle que pour toi, tu en avais conscience. Mais elle s’en sortait bien, et elle avait le droite de craquer. Pas toi. Tu ne pouvais pas, tu ne le méritais pas. A l’allusion de votre phrase fétiche, de vos souvenirs, tu esquisses un sourire et ton regard devient nostalgique, mélangé de tendresse et de mélancolie. Tu te rappelles le bar, tu te rappelles Jack, tu te rappelles vos premières conversations, vos premières piques. Puis ça ne s’est jamais fini, ta froideur ne l’a jamais arrêtée.

Ensuite elle te parle de sa sœur, de son frère, d’Amber. Tu es terriblement fier de voir que même dans ses relations avec les autres, elle a évolué, muri, avancé, grandi. Elle a fait un pas en avant. C’est incroyable ce que t’es fier d’elle, un peu plus à chaque seconde depuis que t’es parti de son monde.

Tu t’exécutes lorsqu’elle te demande de fermer les yeux. Une fois que tu les rouvres, tu la vois sous une autre forme, et tu souris. Une autre apparence, comme lorsque son frère lui disait de ne pas sortir sous sa véritable forme. Elle te l’avais dit tant de fois, et qu’elle voulait pouvoir sortir en étant Mara. Pourtant, même sous cette forme et avec ces grands yeux bleus, tu la reconnaîtrais entre mille. Cet air un peu enfantin mais qui avait grandi, qui avait souffert mais s’était relevé, qui avait été frappé mais avait rendu le coup. Cette façon de se tenir, impériale mais tellement modeste et calme, douce. Pourtant, elle avait la rage de vivre, elle souriait, elle avait le sourire, elle était forte. Tu ne l’avais pas rendue forte non, elle l’était déjà avant. Tu l’avais juste… éveillée.

Tu passes une main sur ton visage, tu vas exploser tant les émotions te submergent. Comment fais-tu pour tenir autant ? Comment fais-tu alors que l’amour de ta vie est là, juste en face alors qu’un univers vous sépare, la barrière de la vie contre celle, tragique, de la mort ? Puis, ça y est, une larme  roule comme un diamant sur ton visage d’ange, les yeux brillants et sincères, le regard amoureux destiné à cette merveilleuse femme, cette princesse autant dans le titre que dans l’âme.

Tu n’avais jamais cru au coup de foudre, et tu n’aurais jamais pensé que ça ferait aussi mal de le perdre. C’était l’amour de ta vie, pour toujours. Tu le lui avais bien dit. Une petite éternité. Tu repenses à tous vos souvenirs, qui dévalent dans ton esprit. Tu repenses à toutes ces soirées et même ces disputes, parfois.

« Tu te rappelles de blondie ? Et dire que tu avais la rage… Tu étais jalouse, mais jamais elle n’aurait pu rivaliser avec toi. Pas pour le moins du monde. Cette soirée avait été forte en émotions, pas vrai ? Et bien d’autres aussi, particulièrement une, si tu vois ce que je veux dire…  »

Tu aimerais tendre la main et toucher son coeur du bout des doigts, sentir ses lèvres tentatrices contre les tiennes, mais ce temps était révolu. C’était d’une tristesse à t’en crever le coeur, tu allais devenir fou. Pourquoi atterrir dans un univers où tout le monde était mort si l’on voulait mourir, véritablement ? Ne plus ressentir la douleur ? Y avait-il une fin, paisible, à tout ça ? Mais c’était égoïste de penser ça, elle ne méritait pas que tu le penses. Elle avait vécu bien pire, et elle vivrait bien pire. Elle avait le poids de certaines responsabilités sur les épaules et ta mort dans le coeur.

Tu aimerais retourner dans son monde, retrouver l’amour de ta vie et la serrer contre toi, fort, sentir vos coeurs battre à l’unisson. Bordel, ce que ça fait mal.

Ce que j’ai mal. Mara, je t’aime tellement, putain je t’aime tant que j’en ai mal au coeur, j’ai du mal à respirer et par demiderus j’aurai aimé être là un peu plus longtemps, j’aurai aimé tenir ta main un peu plus, j’aurai aimé qu’il ne soit pas trop tard. Je ne suis pas fait pour ce monde, je suis fait pour toi. Tu es mon ancre, autant que je suis le tien. Et mes sentiments ne s’en iront pas, et jamais je ne cesserai de t'aimer. Dans dix ans, dans cinquante ans, un siècle. Je t’attendrais, parce que tu es la meilleure chose qui me soit arrivée et parce que je sais qu’on ressent le même vide dans le coeur, dans la tête, dans l’âme.

Tu étais, tu es et seras à jamais mon âme sœur, et je pensais que tout ça c’étaient des conneries, mais je m’étais trompé. Je suis tombé bien bas, mais je suis surtout tombé amoureux de toi, Mara.

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