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 And I'm feeling good...

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Mel


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Age du personnage : 20 ans

Familier : Une spatchoune blanche qu'elle n'a pas nommé
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Métier : Exploratrice et preneuse de tout job pendant les escales (serveurs, mannequin, baby-sitter...)
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MessageSujet: And I'm feeling good...   Mer 9 Aoû 2017 - 1:41

Feeling GoodIt's a new dawn. It's new day. It's new life for me...And I'm feeling good! Muse, Feeling Good
Omois. Ou plus exactement le café dans lequel je me trimballe toute la journée. Dans lequel j'épuise mes chevilles à marcher sur des talons hauts juste pour moderniser ma tenue. Dans lequel je passe mes services à servir et nettoyer les tables. Dans lequel je passe mes journées et faire rougir les filles de jalousie ou à esquisser des sourires faux juste pour séduire un mec. Dans lequel je me fais littéralement chié car mon patron me fait bosser à des heures que je n'aime pas. Serveuse. Dans quels triste sort me suis-je encore embarquée? Je n'aurais pas pu choisir mannequin ou chanteuse au pire des cas? Avec l'autre merde qui me sert de familier, j'aurai pas eu peur de glousser devant tout le monde comme une dinde. Mais non. Il avait fallut que je choisisse serveuse, tout simplement parce qu'il n'y avait que ça. Rien d'autre.

Je m'étais présentée à l'entretien avait laissé le patron me détailler du regard - ou me juger ça dépendait du point de vu - et il m'avait embauché en voyant que j'étais pas aussi bête qu'une spatchoune, que je pouvais me servir des instrument pour ranger les livraisons et que j'avais deux jambes pour servir les clients. Me prenez pas pour une idiote je lui ai pas dit: "Oui je suis une folle dingue!","Je peux trancher la tête de tes clients avec mon cutter", "Je suis pas aimable". Ca il aurait le temps de le découvrir. Et vu que j'ai cru entendre qu'il y avait personne d'autre, je pars sur le principe qu'il ne peut pas me virer et que je fais ce que je veux. D'ailleurs il est jamais là et comme ça, je peux être exaspérante avec mes collègues. J'aime ça. Ca fait passer mes journées. C'est même très éclatant!

J'essuie une table, foudroie un mec du regard, marche en direction du comptoir, fais payer un dame qui a trop bu et lui pouffe au nez. Elle a envie de me taper mais elle voit le ciseau à côté de ma main et mon air menaçant alors elle laisse tomber et déguerpit aussi vite qu'elle est arrivée. Je ris. J'en ai encore pour des heures de travail et j'ai rien à faire. Ca me gonfle, mais je me retiens de pas aller tuer un client juste pour le plaisir de voir du sang ou une bagarre. Ca me ferait du bien. Je suis sur les nerfs et j'ai besoin de me lâcher. Je m'assois sur un tabouret et attend la suite des évènements. J'en profite pour refaire mon vernis, empestant les clients à côtés de moi, mais j'en ai rien à foutre. Il y en a un qui essaye de m'arracher le flacon, je cogne ma main sur le haut de son front.

"Oh pauvre puce...Va déjà t'acheter du dentifrice au lieu de dire aux autres qu'ils empestent l'air!"

Je me fais gourmandé par mon collègue à qui je lance un regard si froid qu'il tourne le dos. Ca chuchote, ça parle de moi. Je le sais. Et ça ne me fait rien. Je me retiens, crispe les poings. J'ai l'habitude des remarques et des moqueries, ce ne sont sûrement pas eux qui vont me faire péter un câble. Je sais me retenir. Je ne suis pas une sauvage. Enfin c'est ce que je fais croire à Lem. C'est mieux pour elle. Je veux la protéger. Alors vu que je sais plus quoi faire pour passer le temps, je fixe une collègue qui ressert un mec pour la je ne sais pas combien de fois. Il tire une de ses gueules que j'ai tout de suite envie de rire. Le mec est un dépressif ma parole? Il croit que boire va arranger les choses? Les gens sont tellement cons de nos jours. Tellement faibles et vulnérables. Se noyer dans l'alcool, c'est se noyer soit-même à l'intérieur. C'est dégueulasse. Je sais ce que c'est de se noyer. Enfin de se voir se faire noyer. Et pas par l'alcool. Pour de vrai. Alors les mecs comme ça, je m'en tape et je souhaite juste une chose: qu'il crève! Mais je m'ennuie et j'ai besoin d'une distraction. J'interpelle ma collègue qui va remplir de nouveau le verre de l'intéressé.

"File moi ça! J'y vais!"

Elle refuse. Je la foudroie du regard. Lui fait remarquer que jouer les jolies coeur avec un mec de vingts fois son âge c'est pas joli, joli. Elle rougit, me tend le verre et j'en profite pour le lui arracher des mains. Heureusement que le patron est pas là, il me virait. Mais il est pas là et les autres ont trop la frousse que je vienne les dépecer après pour avoir cafter qu'ils disent rien! En somme? Le bonheur.

Je remplis le verre du mec. M'approche tel un félin va bondir sur sa proie. Replace mes long cheveux bruns derrière mes épaules et arrive à sa hauteur. Je le fixe de mes grands yeux bleus qui n'inspirent que moqueries. Je rigole, pose le verre en face de lui dans un claquement sonore qui renverse une petite partie de son contenu.

"Hé papi! C'est pas en te bourrant la gueule que tu va arrêter de déprimer! Non mais tu déprimes les autres c'est tellement pathétique!"


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Thomas A. Lynch


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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Mer 9 Aoû 2017 - 14:10


and i'm feeling good
mel & thomas
Un verre, une clope. C’est un cycle infini dans lequel tu es plongé, il est devenu ton quotidien. Que faire alors que tu ne tiens pas à la vie ? Que faire alors que tu préférerais être six pieds sous terre ? Encore. Tu redemandes un verre de whisky pur à la serveuse. Et qu’elle se dépêche, tu n’as pas que ça à faire. Même si tu n’as pas encore atteint ton objectif tu comptes arrêter de faire tous les bars pour y arriver. Homme d’affaires, un bon boulot. Mais tu veux plus. Tu ne sais pas pourquoi, mais peut-être que ça remplira ton coeur d’autre chose que de tristesse et de haine.

Tu veux juste être tranquille aujourd’hui. Ceux qui te lancent des regards en coin, tu t’en fiches. Tu les regarde à ton tour, leur fait comprendre d’un geste d’aller voir ailleurs tout en les méprisant. Ils sont tous des pions, ne s’en rendent pas compte. C’est bien malheureux, ils ne remarquent pas que le monde dans lequel ils vivent est corrompu et qu’il serait temps d’y mettre un peu d’ordre.

Une serveuse autre que celle qui te servais juste avant arrive t’apporter ton verre. Elle a l’air de se la péter, la pauvre gosse. Vampyr, tu remarques. T’entends sa remarque, tu soupires d’un air hautain. Allons bon petite, tu n’as donc que ça à faire d’essayer de blesser les gens, d’essayer de t’amuser parce que t’as rien d’autre à faire dans ta vie de merde ?

« Retournes donc terroriser d’autres clients. Ce n'est pas une bonne idée de me parler de cette manière. 

A quoi bon vouloir faire du mal aux gens par simple plaisir ? Non, décidément elle était ridicule, et foutrement pas crédible. Surtout pas lorsqu’on est si jeune. Toi, tu serais potentiellement crédible dans le rôle du méchant, mais tu te contentes juste de la mépriser du haut de ta tour de cristal. Elle est pas du même niveau, elle a une vie pourrie, c’est inscrit sur son visage. Alors dégages, vas jouer ailleurs. Tu ne fais pas peur.

Mais elle n’a pas l’air décidée à partir la belle brune, parce que oui t’as eu le temps de l’observer un tant soit peu. Des traits décidés, yeux aussi azurs que les tiens, longs cheveux bruns qu’elle a tenté de soigner quand elle est venue vers toi. Elle croit que ça te fait de l’effet ? Mais toi tu repenses juste aux mèches blondes et aux yeux noisettes d’Elisa, t’en as rien à faire de ce monde-là. Rien à faire de cette fille qui cherche à faire peur par pur sadisme, rien à faire de tous les autres. Ils ne sont rien. Et toi t’es là, insensible à tout. Invincible.

Elle est toujours là, la serveuse pathétique. Tu hausses un sourcil dédaigneux et lui demandes avec tout le mépris du monde :

– Allons, qu’est-ce que tu fais encore là ? »

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Jeu 10 Aoû 2017 - 11:40

Feeling GoodIt's a new dawn. It's new day. It's new life for me...And I'm feeling good! Muse, Feeling Good
Je joue. Je tâte le terrain. Tout ça ce n'est que du théâtre. Une illusion. Mais je tiens le bon rôle. Le rôle du prédateur, de celui qu'à peur de rien, de celui qu'à rien à se mettre sous la dent, qui s'ennuie et qui attend juste qu'un trépas daigne lui sauter aux yeux. Je ne choisis jamais mes proies au hasard. Jamais. J'ai p'tet choisi le vieux tout simplement car je ne rêve que d'une chose qu'il s'étouffe avec son verre d'alcool. Pourquoi tant de méchanceté? Pourquoi tant de méprise? Les gens qui buvaient n'était que des faibles. Incapable de soigner leur malheur autrement que par l'alcool. Je soigne celui de mon passé par mon caractère et mon humeur. Je m'accepte telle que je suis. Ça, c'est déjà plus courageux que de se boire des bouteilles pour oublier. Une illusion ça aussi. Un brouilleur. Pour quelques temps, quelques instants avant de retrouver exactement la même vie pourrie. C'est ça qu'il cherche le papi? Il est pas capable de faire mieux? Pathétique. Prenez ça pour de la bonté ou une marque de compassion si vous voulez mais si j'ai choisi en lui ma proie c'est parce qu'il a beau se bourrer il est différent de ce qui éclate de rire à la première bouteille. Il est peut-être pas aussi faiblard qu'une spatchoune le mec. Un bon point pour moi, je vais m'amuser encore plus. Il n'est pas tomber sur le bout jour, ni le bon pion. Pauvre vieux, je vais le plaindre. Je sens un truc qui travers ma poitrine après avoir craché ces mots. De la culpabilité? Rêve! Je suis pas une sainte. Non une pointe de sadisme, douce, délicate et très amusante. Il me toise, me méprise et je retiens un rire. Intéressant. Je m'assois en face de lui pas prête à décoller. 

"Bien joué grand-père...et perspicace avec ça"

Je laisse un sourire carnassier effleurer le dessin de mes lèvres et plante mon regard bleu sur celui identique du mec en face de moi. J'arrête de jouer les poufs. Ça n'a pas marché. Insensible à mon charme naturel. Coriace le bonhomme. J'vais pas utiliser mon charisme tout compte fait. Trop simple. Trop facile. D'ailleurs j'ai aucune envie de le mettre à mes pieds. Je veux juste jouer. Très bien, donc si Monsieur ne veut jouer avec la beauté, je vais jouer avec autre chose. J'ai plein d'autres cordes à mon arc. Je poursuis suite à la deuxième partie de sa phrase.

"Et pourquoi donc?"

J'hausse un fin sourcil. Je cherche juste à le faire chier. A m'amuser. A le mettre sur les nerfs. Qu'il me balance son verre à la tête si il le veut, je n'attend que de l'action dans ce bar de merde qui ne me fait que ressasser ma vie tout aussi naze, exceptée ma soeur jumelle. D'ailleurs elle m'en voudra sûrement si je lui dis que j'emmerde les vieux. "Oh non Mel et le respect alors? C'est ton aîné soit gentille avec lui, les personnes âgés son fragile tu sais" La bonne blague! Le mec a pas l'air si fragile que ça malgré son envie pathétique de vider son verre. Il me méprise, ne désire pas rentrer dans mon jeu. Il me scrute, je le juge. J'exagère quand je dis le vieux mais ça lui va bien quand même, ses cheveux bruns lui donne un air ténébreux et je ne fais que lui rendre son regard. Mépris par-ci, mépris par-là. Si t'en cherche tu vas trouver. Je suis pas du genre à faire attention aux autres. Je joue jusqu'à les briser. Je n'aime pas les règles. J'ai mes propres règles à moi.


Ouais c'est vrai qu'est-ce que je fous là? A regarder un inconnu alcoolique? Je suis déçue de tomber si bas. Je pensais qu'il serait plus intéressant. C'est dommage. Comme une voiture usagée. Intéressante mais trop vieille. Il a pas l'air d'avoir la vie facile papi. Au moins on est deux. Je ne laisse pas tomber. Jamais. Je ne suis pas construite comme ça. Je ne laisse jamais tomber. Provocation. Mépris. C'est tout ce dont je suis capable de donner. C'est tout ce que je veux et tout ce que je vaux. En fait, je suis pas mieux que lui mais je préfère l'oublier. Me réfugiant dans une carapace haineuse envers tout le monde pour que la vie est un goût moins fade et ouais... fichue vie de merde! Lem mérite tellement mieux. Je sens le mépris. Ce mec respire le mépris en fait et même si pour les personne normales cela les désolerait, moi ça ne me fait que jubiler un peu plus. Essaye on verra qui méprise l'un plus que l'autre. Je suis une gamine. Une gamine aux jeux pathétiques mais je m'en contre fous. Je m'amuse. On m'a tout volé, j'essaye de suivre la voie qu'on a tracé pour moi. Je relève la tête. Hautaine. 


"Qu'est-ce que je fais là? Mais mon travail le vieux, j'attend que tu vides ton verre pour aller le remplir de nouveau vu que t'a l'air de vouloir faire que ça de ta journée. Tu vois ça, m'évite d'attendre cinq minutes pour que tu me rappelles une nouvelle fois pour une nouvelle tournée. J'économise. La vieillesse ça va pas à tout le monde."

Provocation faussement lâchée comme une petite bombe...toute petite. Je ne fais rien de bien quand personne ne me répond. Je m'adosse sur la banquette et soupire en levant les yeux au ciel. Je pers mon temps. En fait il est aussi chiant qu'un rat ce mec. J'aurais mieux fait de prendre un jeune. Plus vigoureux. Moins lent. Ah là là la vieillesse. Je pouffe seule. Il va me prendre pour une folle. Je m'en fous. Qu'il me prenne pour une folle si ça lui chante.

"C'est très décevant...je te pensais plus réactifs que ça mais bon, que veux-tu, l'âge sans doute"

Quand je suis lancée on peut plus m'arrêter. Je suis une machine à sarcasme que rien ni personne n'arrête. Dès fois ça tue Lem et dès fois ça me bouffe et j'aimerai essayer d'être autrement. Je peux pas. C'est ma nature et je veux pas le cacher. Je suis ce que je suis devenue. Je me lève. Lenteur de la vieillesse, impatience et fouge de la jeunesse s'oppose. Je m'incline dans une grande révérence très exagérée et murmure un sourire carnassier aux lèvres et les yeux tout aussi amusé que méprisant.

"Mel à ton service"


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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Jeu 10 Aoû 2017 - 15:26


and i'm feeling good
mel & thomas
T’as envie de lui répondre de retourner jouer dans la petite cour, que ça sert à rien de s’amuser avec toi. Mais elle a du cran la petite, même si c’est une gamine puérile et qu’elle te fait pitié. Tu la méprises à en crever, mais elle ne se démonte pas. T’étouffes un rire rauque, te disant que même dans ses réponses elle faisait tout pour blesser, énerver, titiller tes nerfs. Dommage. Mauvaise personne. Elle continue et ça peut prouver que c’est une femme acharnée, ça montre aussi son manque de maturité, la folie se lisant dans ses yeux azurs.

Elle t’appelle le vieux, t’en ris plus qu’autre chose. Si elle savait qu’en quelques mouvements t’aurais pu la maîtriser, si c’était pas une putain de vampyr. Et encore, t’es plutôt rapide, pour « un vieux ». Tu soupires quand elle te parles d’optimiser son temps. C’est juste parce que tu n’as rien d’autre à faire ma petite. Mais elle s’en rendra compte plus tard, lorsqu’elle s’ennuiera comme jamais et qu’elle deviendra comme toi.

Au fond, vous avez pas l’air si différents. Tu connais pas son histoire ni pourquoi ça l’a rendue comme ça mais tu sais déjà qu’elle finira comme toi, usée, rouillée et fatiguée.

« Intéressant. Et bien va me remplir mon verre, Mel.

Tu vides ton verre, le lève en sa direction et le plante dans sa paume. Puis, un regard pressé jeté vers elle en haussant les sourcils lui fait comprendre de se dépêcher. Après tout, elle voulait optimiser son temps, à quoi bon rester plantée là ? Elle qui parlait d’être réactif… Elle ne l’était pas vraiment.

Elle te fait un peu pitié avec son air hautain et méchant, et tu te demandes pourquoi elle reste là à te parler. Mais tu t’en fiches, ça ne te dérange pas vu qu’elle te tient compagnie dans le même temps. Cependant, tu ne savais pas comment lui parler, elle était difficile à cerner. Peut-être qu’à une époque elle avait été gentille, comme toi. Mais ce n’était plus le cas, plus après avoir vu la mort.

– J’espère que tu ne t’attends pas à quelque chose avec moi en continuant ton petit jeu. Thomas (le s se prononce). » tu dis en te présentant.

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Ven 11 Aoû 2017 - 0:57

Feeling GoodIt's a new dawn. It's new day. It's new life for me...And I'm feeling good! Muse, Feeling Good
Je me dis souvent qu'un jour je finirai par me faire bouffer par cette folie pure qui se lit dans mon regard, qui me traîne vers le fond, qui me rend mauvaise. Dès fois ça me dépasse complètement, y'a que Lem pour récupérer les morceaux de sa jumelle qui contrôle plus rien, qu'envoie valser tout le monde, qu'est odieuse: méchanceté gratuite et mépris à la carte. Dès fois je me dis que c'est bien aussi d'être comme ça. Libre. Sur mon piédestal. Là où j'ai l'impression que tu auras beau lever les bras au ciel tu ne pourras même pas m'effleurer. C'est beau de rêver. Si je suis devenue comme ça y'a pas trente six mille raisons. Faut pas se voiler la face. Je suis folle. Et je fais rien pour arranger les choses. Je me moque, ça me nourris. Ouais c'est ça, je me nourris de tes joues rosissante de honte, de ta tête dépitée, de ta peur qui grandit quand je viens vers toi les dents en avant. Je me nourris que de ça. Mais pas aujourd'hui. J'ai choisi le mauvais joueur. Il n'en a rien à foutre. Au lieu de m'énerver, ça ne me fait que plus sourire. Pas si pathétique que ça le vieux. Je le laisse finir son verre. Par contre toujours aussi con...on ne peut pas changer les gens. Il me méprise, j'ai l'habitude. Trop l'habitude. Ça me rend forte. Il me donne un ordre en m'appelant par mon prénom. Folie du jour, folie d'une seconde. Je sais même pas pourquoi je lui ai dit ça. En vérité j'aurais pu lui dire qu'il devrait s'étouffer avec son verre d'alcool mais son regard m'en empêche. Il est futé, il es pas si con que je prétend. Il sait de quoi il parle, ça se voit dans ses yeux, dans ses traits marqués, dans sa bouche qui s'incurve quand il parle. Il respire le mépris et pourtant il à l'air si faible devant son verre. C'est étrange. L'ordre claque, me fait froncer les sourcils. Je serre le verre que je tiens dans mes mains. Je veux bien être pas trop méchante, mais je suis pas une chienne. 

"Par contre le vieux, tu te calmes, on ne me donne pas des ordres comme ça. Respect oblige"

  Mes sourcils froncés se détendent. J'esquisse un rictus. C'est pas moi qui vais lui apprendre la politesse, moi qui ne dis jamais bonjour, jamais merci. Ce n'est pas moi qui vais les lui apprendre. Par contre dès qu'in ordre fuse, je me braque, me renfrogne. Je suis pas la petite chose que tu vas manipuler. On l'a tant voulu dans mon enfance. J'ai jamais laissé faire. C'est pas aujourd'hui que ça va changer. Je reste bête à fixer l'homme attendant certainement une suite. Et ma question? Bah ma question elle va se faire voir apparement. Coriace papi. Décidément il me ressemble sur certain point. Peut-être. 

Je le laisse finir de me parler. Moi attendre quelque chose de sa part? Ce serait mal me connaître. Je retiens un rire moqueur. Use de mes grands yeux expressifs pour me donner un air innocent. Air innocent qui ne trompe pas le félin qui se cache derrière la flamme continuelle de mes prunelles. 

"Moi? Mais absolument pas! C'est très mal me connaître! Et je ne vois pas de quel jeu tu parles. J'ai pas l'air d'une serveuse adorable, garçon?"

Sans même rebondir sur son prénom, je laisse son accent sifflotant quitter mes tympans et d'un geste tourne les talons, envoyant valser mes longs cheveux le longs de mes reins pour lui resservir un verre. J'ignore les regards de mes collègues, ceux des clients. Si il savaient comment je n'en avait rien à foutre d'eux. Ils savent peut-être pas, mais vu mes airs, ils s'en doute fortement. Je reviens pose le verre sur la table et toise le vieux. Ouais si j'ai pas envie de l'appeler par son prénom, je vais pas l'appeler par son prénom. 


"Allons, lui dis-je sur le même ton qu'il avait employé tout à l'heure, tu ne vas pas boire toute la journée? Disons que j'essaye de me divertir un peu. Trop chiant ce bar. Pas assez d'action."


Je m'assois de nouveau sur la banquette en face de lui. Bien décidée à ne pas abandonner si vite et à réussir à m'amuser un peu. Je sais pas pourquoi je reste avec le vieux. Peut-être parce qu'il est pas comme les autres? Peut-être parce qu'il est le seul? Peut-être car je suis réellement au bord du gouffre? Non. Il est intéressant. Y'a qu'à voir son regard haineux envers le monde et ses paroles de brutes alors qu'il pourrait être mon père. Intéressant. Anticipant sa prochaine question quand à ma raison ici, je ne voulais pas m'attarder sur des détails de ma vie, je repris las: 


"Raisons personnelles"

Mon regard le foudroyait. L'empêchant de poser davantage de questions sur ce job de merde que je ne faisais que pour acheter de quoi manger à Lem et moi. Même si je devais mourir de faim je m'étais fait le serment que Lem soit toujours nourrie. Si par manque de nourriture nous devions devenir BSH, ce serait moi d'abord. Je protège la seule famille que j'ai. Lem.


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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Ven 11 Aoû 2017 - 11:44


and i'm feeling good
mel & thomas
Tu notes qu’elle n’aime pas qu’on lui donne des ordres. Elle a un caractère bien trempé, et à ton avis elle a pas eu une enfance toute rose si elle ne supportait pas qu’on lui demande quelque chose sans dire un « s’il-te-plaît ». Enfin bon il faut aussi qu’elle se calme, c’était pas un ordre à proprement parler. Tu voulais juste lui montrer que c’était ta serveuse et rien d’autre. Parce qu’elle n’était rien.

Tu réprimes un sourire à la façon dont elle parle, l’ironie avec laquelle elle s’exprime en te demandant si elle n’était pas une serveuse adorable. Pas vraiment non, parce que ses petits jeux ne te font aucun effet. Elle en est consciente : elle est peut-être sadique mais pas idiote. Tu la remercies quand même d’un hochement de tête et bois une gorgée du liquide qui ne te pique même plus la gorge à présent.

Elle te demande si tu vas rester planter la toute la journée et s’assoit sur la banquette en face te fixant d’un air déterminé. Elle va se calmer celle-là ? Mais effectivement, t’allais bientôt partir surtout qu’elle commençait à te gonfler un peu. Pas dans le sens où son plan fonctionnait, non. Tu ressens aucune peur, juste de l’ennui, du mépris, du dégoût. Tu l’entends qui parle de raisons personnelles mais tu ne l’écoutes qu’à moitié. Parles, vas-y. Tu n’allais même pas lui demander ce qu’elle foutait là, elle était peut-être tellement égocentrique qu’elle croyait que tu étais curieux d’en savoir plus sur ce qu’elle faisait là. Tu ris doucement quand elle te foudroie du regard. Peut mieux faire. Elle est tombée sur un personnage, il va falloir qu’elle s’y fasse un peu et qu’elle s’améliore. Ou bien, sois gentille et ne dis rien. Laisses moi tranquille. Ouais, c’était une bonne idée ça aussi.

« La plus adorable de toutes, tu lâches d’un air ironique. Non en effet, je vais m’en aller. Tu as raison, c’est ennuyant à mourir ici.

T’espères bien titiller un peu ses nerfs, rien que pour le plaisir de lui rendre la monnaie de sa pièce. Surtout qu’elle n’avait pas l’air habituée à voir des gens comme toi, aussi coriaces qu’elle. Même plus. Parce que même si elle a l’air forte, tu sais bien que tu l’es davantage. Elle doit être pas mal aidée par la folie naissante que tu aperçois dans son regard, le moindre de ses gestes, aussi.

Un soupire ennuyé, un regard las que tu lui jettes du coin de ton œil azur semblable au sien. Tu finis ton verre, sors quelques crédits-muts.

– C’est le compte. Si jamais tu cherches à te divertir, je serai juste devant. Sinon au revoir, petite. »

Puis tu te lèves, la domine de toute ta hauteur et de ton air impérieux. Tu te mets en marche, quittes le bar sous les regards curieux des clients qui vous dévisageaient toute la discussion durant. Devant le bar, tu t’arrêtes et sors de la poche de ta veste un paquet de cigarettes, un briquet. L’étincelle jaillit, allume la clope. T’inspires, laisses la fumée brûler les poumons, expires en levant les yeux aux ciel puis examinant la rue.

Tu repenses à la petite Mel, te dis que vous êtes vraiment pas si différents. Tu sais ce qu’elle pense de toi, que t’es un faible qui oublie ses problèmes en te noyant dans l’alcool et les cigarettes . Sauf qu’il n’y a aucun problème, pourquoi y en aurait-il ? Non, tu bois et fumes parce que t’aimes ça. Elle, elle tient peut-être debout et respires la jeunesse, la beauté probablement mais elle est déjà possédée par la folie qui la ronge. Elle a cédé à cette folie, et ça pour toi c’est un signe de faiblesse.

T’aurais aimé la prendre sous ton aile, mais pas si elle continue ce manège avec toi, pas alors qu’elle ne t’appréciait pas. Toi non plus, d’ailleurs. Dommage pour elle, puis pour toi c’est pas une grande perte. Alors t’inspires encore, laissant la nicotine pénétrer ta cage thoracique et te faisant crever un peu plus à chaque fois.

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Sam 12 Aoû 2017 - 2:56

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Aurais-je trouvé le seule mec qu'est pas aussi con que le le reste de l'humanité? Il y'a quand même l'air d'avoir la même philosophie que moi et rien que ça, ça me fait sourire et ça m'empêche de faire des conneries. Comme quoi, faut pas grand chose. Mais peut-on seulement parler de philosophie pour se décrire? Aussi folle méprisante, dégénérer, impolie et sadique soit-on? Peut-être. Le grand-père se rabaisse pas, il se soumet pas. Il est plus fort que je ne le croyais. Hochement de tête qui signifiait autant bien "merci" que "bonjour" dans ma tête. Parfait. Je savais déjà avec lui que j'aurais pas à m'abaisser à ce genre de politesse absurde. Pourquoi dire merci alors qu'on en ressent pas le besoin? Pourquoi dire bonjour alors qu'on passe une journée aussi merdique que les précédentes? Des faux semblants, des illusions tout ça pour faire voir un visage radieux et souriant. Et si j'avais pas envie de dire bonjour, et si j'avais de faire la gueule, de me montrer moi, sans illusions? Qu'est-ce qu'on me reprochait? Des défauts sans cesse alors que le plus gros défauts de l'homme est l'hypocrisie. En tout cas ce n'est pas moi, ma franchise et mon visage si expressifs que l'on peut le lire comme un livre ouvert, qui serait un jour une hypocrite. Pas comme le reste du monde. Mais peut-être que le vieux était pas si nul que ça à bien y penser. Caractère bien trempé, yeux déterminé et force qui se dégageait de ses prunelles bleus azurs. 


Reprenant mon ironie, il me dit que je suis la plus adorable de toute. Ce n'était même pas une question je le sais, c'est inscrit sur ma tête si bien que quand les clients me voient c'est étrange mais il ne commande plus rien et attendent quelqu'un d'autre. Adorable. Même si c'est dit avec ironie, l'entendre dire, même en moquerie, me provoque une sensation de bien-être. Oui je suis mieux que toi, madame qui me regarde de travers depuis tout à l'heure parce que je suis supérieure. Je suis une vraie. Pas un mensonge comme toi. J'ai raison sur un autre point apparement. Si il commence à aller dans mon sens je vais commencer à sourire. Ennuyant? Même en ma présence? Il y va fort. Un rire, non joyeux mais ironique, sort de ma poitrine. Casse toi le vieux si t'a envie je trouverais une autre proie même si j'avoue que ça me ferais chier parce que t'a l'air moins bête que les autres. Mais si tu crois que ça m'attriste, mets toi le doigts dans l'oeil. Je m'attriste jamais.


 "T'a raison et vu ton âge faut mieux pas traîner à sortir si tu dis que c'est ennuyeux à mourir"
 

  J'arrive pas à m'en empêcher. Je sors tout ce qui me passe par la tête. Chaque moment. Chaque seconde. ma franchise, sans doute la seule qualité que j'ai, me pousse à dire ce que je pense. Je cache rien. Je suis un livre. Tu peux tout lire son mon visage mais t'as pas de bol parce que je suis codée. Tu peux pas me décrypter. Alors...Bye bye...J'avoue qu'il m'impressionne quand même papi, d'habitude j'ai pas des gens comme ça en face de moi. Que des mauviettes. Des bons à rien. Papi est peut-être encore plus intéressant que je ne le croyais. Mais trop tard, il part. Dommage pour moi. J'en trouverai d'autre, je suis jamais à court d'idée pour faire chier mon monde. 


Je le regarde se lever, me toiser de toute sa hauteur. Il cherche la supériorité d'une certaine manière. Je remarque que je ne suis rien pour lui, qu'une mouche comme une autre, ça montre sa force de caractère, ça renforce la mienne. Je suis un déchet j'ai pas besoin de le voir dans d'autres yeux pour le savoir. Je prends les crédits-mus, hoche très légèrement la tête pour dire ce qui ressemble dans mon langage corporel à un "merci" et le regarde me quitter en m'appelant "petite". Un sourire effleure mes lèvres. Je l'ai bien cherché en l'appelant "le vieux" alors je m'énerve pas. Je devrais mais à quoi bon, il est déjà partit. Je lève la main, décoche un dernier regard de biche ironique et le salut. 


 "Salut le vieux! Hésite pas à revenir si tu veux mourir plus vite d'ennui"


Si il croit que je vais aller dehors pour me divertir il se trompe. J'ai un boulot tout de même et papi ne doit pas se croire le centre du monde. Le centre du monde c'est déjà moi, y peut pas y avoir de la place pour deux ahaha! Néanmoins je repasse les quelques secondes avec cet homme dans ma tête et je suis pas énervée. Il m'a permis de me défouler un peu. Je me rends compte qu'il est peut-être plus comme moi que n'importe qui, oui on peut me ressembler, mais on peut pas être moi. Je suis unique. Et je ne le souhaite à personne. Pourtant ses yeux emplis de mépris semblent me fixer même si il n'est plus là, j'entends encore sa voix pleine d'ironie qui me répond. Je suis presque déçue d'avoir perdu un camarde de jeu et non pas une marionnette comme d'habitude. Ses traits marqués montre qu'il a pas eut la vie facile, mais j'ai l'impression qu'il s'est relevé. Il est plus fort que n'importe quel vieux de son âge et sans vouloir me l'admettre cela faisait un point pour lui. Ouais peut-être pas aussi faible que je m'efforce de le dire. Marqué par les évènement de la vie et plus fort grâce à ça. C'est peut-être sa force à lui aussi. En tout cas, je ne suis pas déçue de l'avoir abordé pour m'amuser. Chouette vieux quand même! Tout en délicatesse et raffinement digne de moi. Autre point commun. Je fronce les sourcils. Il semble me détester mais en même temps y'a un truc chez lui qui semble pas mauvais au fond, bien au fond. Je vois même pas pourquoi je focalise sur lui. C'est débile. J'hausse les épaules et reprend mon masque. Je retourne à mon service. 


J'aurais dû m'y attendre. C'était tellement prévisible...à force. A peine le service reprit on me prend à part. On me dit que je fais n'importe quoi, que je sers pas les clients, que je passe mon temps à les terroriser et à m'amuser avec eux. Je soupire, les méprise du haut de ma haute taille et attend la suite. On me dit que je suis dangereuse et que je sers à rien à part faire fuir les clients. Je serre les poings, la mâchoire. Mon corps se contracte. On continue en me disant que le pire dans tout ça c'est que j'ai passé mon service à parler avec un inconnu en me foutant des autres clients, perchés sur des talons hauts comme une pétasse. Je suis à deux doigts d'arranger la joue de l'autre. Mes yeux flamboient. Elle semble pas comprendre la conne, elle continue. Elle essaye de m'enfoncer mais elle a pas comprit que c'est elle qui s'enfonce. Je commence à l'agresser par la parole. Ca fait un sacré raffus dans le bar? Rien à foutre. Elle avait pas qu'à me parler de cette manière. Je suis sur le point de la frapper, des gens me retiennent. Je suis pas faite pour les règles. Vraiment pas. On finit par me délivrer de ma tour d'ivoire. On me vire. Je balance mon tablier dans la tête de celle qu'à osé comme une bonne à rien ouvrir sa grande gueule pour me prendre de haut du haut de ses un mètre vingts. Je la maudis haute voix. Elle tremble, je me fais littéralement jeter à la porte avec mes affaires dans mon casier. Pour la provocation je claque la porte. J'irradie carrément. Un rien enflamme les braises continuelles de la haine entretenue dans chaque partie de mon corps. Mes yeux flamboie. Je m'emporte. J'aimerai que Lem soit là pour me calmer, mais elle ne l'est pas. Je dois me calmer toute seule. Je suis grande. J'ai besoin de personne! Personne...à part Lem dans ces moments là. Je dois faire taire cette bête sauvage dans mon coeur. Je trébuche sur un pavé, fais tomber toutes mes affaires à terre et jure. 


"Bande d'enfoirés!"

Je grogne. Un Pouf-pouf nettoyeur passe devant moi. Pauvre victime qu'à rien compris à sa petite vie de ramasseur de déchets. Malheureusement il est pas là pour me ramasser moi. Personne ne me ramasse à la petite cuillère. Je suis trop forte pour tomber. Et pourtant à la moindre remarque je m'emporte. Je renifle furieuse. Je shoote dedans l'envoyant valser lui et les ordure qu'il contient.

"Fais chier!"

Je m'énerve, prend mes longs cheveux dans mes mains et les attache avant de m'accroupir pour ramasser mes affaires. Je sens la rage fulminer en moi. Pas à cause d'eux, pas à cause de leurs mots. Ca m'atteint pas tout ça. Je déteste juste qu'on me parle comme un chien que je ne suis pas, qu'on me donne des ordres. Qu'on me fasse la moral. Personne ne me fait la moral, même pas Lem. Maintenant je dois trouver un autre job et ça, ça me fait chier. Lem va m'engueuler et je pourrais rien dire car j'ai fait de la merde. Je serre les dents et essaye en vain de me calmer.

Soudain mon regard est attirer vers quelque chose. Je lève les yeux. Le vieux! Qu'est-ce qu'il fout là lui? Ah oui il m'avait dit qu'il était dehors. Bah vas-y m'aide pas vieux crouton! Je souffle. Il me toise du haut de sa tour inaccessible. Je me retiens de l'envoyer balader. Mais il a rien fait. J'ai envie de lui rejeter la faute dessus mais un truc me pousses à pas le faire. D'habitude je me fous de qui a pas fait quoi du moment que je peux remettre ça sur le dos de quelqu'un. Mais pas lui. Il me l'a dit tout à l'heure. Fait pas que je lui parle comme j'ai l'habitude de le faire avec les autres. Frustrant. Je grogne. Rien à faire pour me calmer. Je me relève et aperçois une cigarette dans ses mains. Je sais pas ce qui m'a pris de lui adresser une nouvelle fois la parole alors que je suis prête à sauter sur le premier venu. Mais je le fais quand même.

"Tu m'en file une?"

J'articule à peine quelque chose qui ressemble à "s'il-te-plait" mais l'intention y est. J'ai envie de remplir mes poumons d'autre chose que de la haine alors je me tourne vers la solution qui s'offre à moi. La cigarette. Le vieux. Encore. Je crois pas au destin, mais il s'acharne quand même. Comme si quelque chose me pousse vers le vieillard que j'ai mal jugé au début. Croyez pas que je vais m'excuser. Je m'excuse jamais. Regard de feu, regard de glace, regard qui fulmine et qui essaye de se calmer. Grimace de haine et de mépris. Froncement de sourcils dû à l'impatiente et à l'énervement. Pommettes hautes à cause de mon trop pleins d'émotions. Grands yeux qui regardent le vieux. Je suis un putain de livre ouvert et il vient sûrement de le découvrir.



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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Dim 22 Oct 2017 - 18:31


and i'm feeling good
mel & thomas
T’entends un grognement sourd, une belle brune sortir en trombes du bar. Tu la vois tirer dans un pouf-pouf, ramasser ses affaires. Tu l’aides pas, elle est assez grande. Elle a dû se faire virer, ils lui ont claqué la porte au nez. Enfin, c’est elle qui a claqué la porte en sortant, pour le coup. T’esquisses un de ces vieux sourires, ce qui signifient que tu l’avais prédit, que ça t’étonnes pas. C’était une évidence, elle avait un tel caractère, un tempérament de feu, pire encore. Ses yeux lançaient des flammes, elle bouillonnait intérieurement. Mais t’as pas peur d’elle. Elle avait l’air d’un pauvre déchet, une pauvre vie contre qui la vie s’acharne. Elle était un peu comme toi, finalement.

Puis elle te demande une cigarette, et un rire rauque sort de ta gorge usée.

« Je croyais que ces choses là, c’étaient pour les faibles ? Enfin bon, tu as l’air d’avoir passé un mauvais moment.

Pris d’un élan de générosité, tu sors le paquet et en tire une clope. Tu la lui tends, la place entre ses lèvres rouges, pulpeuses, et l’allume à l’aide de ton briquet. Elle avait l’air déchaînée, pourtant elle ne t’as pas provoqué. Il faut dire que t’es plutôt étonné par sa retenue. Peut-être qu’elle a vu que tu la traitais pas comme une merde, que même si tu la prenais comme une folle tu la comprenais. Parce qu’elle te ressemble étrangement, parce qu’elle a la rage et que tu compatis parce que t’as vécu ça. T’as vécu l’enfer, t’en es sorti.

Elle t’aurais dit de l’aider, elle t’aurais même forcé à la prendre sous ton aile, à la soutenir comme l’enfant que vous n’avez jamais pu avoir. Sa voix te revient en mémoire alors que t’inspires une nouvelle bouffée de nicotine, t’es hésitant.

– Qu’est ce que tu vas faire maintenant ? T’as un logement au moins, petite ? »

T’as pas tant que ça envie de la mépriser alors qu’elle vient de se faire jeter, alors qu’elle est dans la merde. Pour l’instant tu fais appel à ta gentillesse et t’espères qu’elle t’enverra pas chier. Sinon, qu’elle aille se faire foutre.

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Dim 22 Oct 2017 - 21:35

HRP: Suite à une erreur de débutante j'ai oublié de copié mon code et j'ai remplacé l'ancien RP par le nouveau! Bravo Manon! Si vous me cherchez. Ceci n'est donc pas le bon RP xD :goutte:

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Le vieux rétorque. Il ne cesse de me surprendre. Pauvre petite chose que je pensais inoffensive et faible se transforme peu à peu sous mes yeux en une personne qui mérite un certain respect. Respect qu'il l'aura certainement pas avec moi. Je suis pas dû genre à respecter les autres. Surtout pas les vieux. Mais il m'intrigue. Une force me pousse à me calmer...à moins que ce ne soit lui? J'en sais rien. Ne pas savoir m'énerve. Je souffle bruyamment tandis qu'il s'amuse de la situation. Tandis qu'il joue avec mes nerfs et ma patience déjà au bout de sa limite. Il tape sur sur paquet de cigarette. Bruit inlassable qui se répète qui éclate dans ma tête comme une chanson vicieuse et qui me fait perdre mon calme. Le vieux joue avec moi alors que d'habitude c'est moi qui joue avec les autres. J'aurais beau essayer de lui faire peur, de me montrer hautaine ou bien supérieure. Rien n'y fera. Il reste insensible, invincible, inaccessible. Qui est ce pauvre type? Il reste insensible à la peur que je distribue autour de moi. Le voir aussi invincible devrait m'énerver et pourtant un rictus vicieux étire mes lèvres. Le vieux semble pas si inintéressant au final. Il plonge ses yeux de cristal dans les miens, essayant de m'envouter du regard. Il pourrait y arriver si il n'était pas moi en face. Je le fixe, je n'essaye même pas de faire quoi que ce soit. Il est bien plus fort que je ne le crois pour un vieux. Je le laisse s'amuser après tout il doit pas avoir l'occasion de le faire souvent. J'pourrais lui faire croire que son regard me fait de l'effet mais ce serait beaucoup moins drôle pour moi...et pour lui. Je laisse son regard se heurter contre la carapace invisible qui m'entoure, étire le sourire déjà présent sur mes lèvres et hausse un sourcil. 


Il reprend une cigarette. Je me rend compte qu'il est peut-être pas aussi fort qu'il le laisse croire. La preuve le cercle vicieux dans lequel il semble patauger. On se ressemble pas mal tous les deux au final. Mais après tout qu'est-ce que j'en ai à faire qu'on se ressemble? Comme si je voulais créer des liens. Mais ça sert à quoi de créer des liens? Des liens qui se détruiront comme le temps brise la vie. Ca sert à quoi de créer des liens qui ne sont que factices, qui ne sont que de papiers, qui s'écrivent à la plume mais se brise dans le feu? Sérieusement à quoi ça sert de faire semblant? De se faire mal? A quoi ça sert de se mentir à soit-même? 

Puis soudainement il me prend au dépourvu, tourne le dos et commence à marcher. Je le regarde, interdite sur le bord de la route. Je ne bouge pas. Estomaquée par le culot de ce mec qui me demande de lui faire confiance alors que nous ne nous connaissions pas. Qu'est-ce qu'il a pas compris lui? Il a beau avoir raison et me dire que j'ai rien à perdre, je ne vois pas pourquoi je devrais le suivre alors que je n'ai rien non plus à gagner. Je croise les bras sur ma poitrine, partagée entre un débat intérieur. Dois-je le planter là? Après tout je n'ai pas besoin de lui. Je n'ai besoin de personne. Mais la curiosité me pousse à le suivre. Je suis encore une gamine. Une gamine trop curieuse. Seul restant de mon enfance à présent aux oubliettes. Et si jamais ça pouvait nous aider Lem et moi? Et si le vieux ne m'étais pas aussi inutile que ce que je pensais au début? J'hausse un sourcil, soupire et décroise les bras de ma poitrine. Et puis merde! Je marche, sans me presser en grommelant dans ma barbe et le rattrape après quelque pas.

"Crois pas que je te fais confiance le vieux. J'ai pas l'habitude de faire confiance aux gens. Mais comme t'a dit j'ai rien à perdre. Je te suis."

J'aurais presque envie de rajouter "puisque tu ne me laisse pas le choix". Mais même pour moi cela fait beaucoup trop mauvaise foi. Prise à mon propre piège je tape dans un caillou en suivant le vieux. Qu'est-ce qu'il a encore comme idée derrière la tête? Où est-ce qu'il veut m'emmener? Pourquoi j'ai dit oui? J'espère au moins que ça vaudra le coup sinon je lui arrache la tête. Et je rigole pas. Il reste silencieux et ça tombe bien, j'ai pas envie de lui parler. Je sais pas pourquoi j'ai dit oui et je sens que je vais encore m'en mordre les doigts. Comme la fois où j'ai accepté pour Lem de faire des recherches sur les ordures qui nous ont balancé dans la flotte. J'ai toujours des idées de merdes.

"Où est-ce qu'on va? Pourquoi tu m'emmènes là-bas?"

Prise en flagrant délit de curiosité je me mords la lèvre inférieur. Putain Mel heureusement que tu voulais pas lui parler! Mon côté enfantin curieux refait surface aux moments où je m'y attend le moins. Mes grands yeux bleus cherchent des réponses à mes questions. Bordel ressaisis-toi Mel! On dirait une gamine de trois ans! Mes yeux s'assombrissent d'un coup et je fourre les mains dans mes poches.

"C'est encore loin?"

Mauvaise foi quand tu nous tiens. Mais contre toute attente, mon visage est détendue et mes traits ne sont plus tiré par la colère. De loin j'aurais presque l'air normal. De loin...Mon regard dérive vers le vieux qui marche toujours au même pas. Qui es-tu vraiment Thomas?

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Lun 23 Oct 2017 - 17:14


and i'm feeling good
mel & thomas
Elle avait raison. Elle était loin d’être une abrutie. Puis elle te rembarre, et qu’elle joue le rôle de la femme forte, et qu’elle te dit de la laisser dans le but que tu restes. Elle doit pas comprendre que tu comptais déjà rester, enfin bon. J’ai envie d’écarter ce brouillard mystérieux et en apprendre plus, mais elle a pas l’air commode, la petite. Oh, et elle fait chier. Elle croit que t’as peur, peut-être ? A parler de voler, tuer pour sa survie ? Ton buste se soulève au rythme de ta lente respiration, et tu te mets à réfléchir. Elle trouvera pas de travail d’ici ce soir, on est en milieu d’après-midi. Elle est dans la merde, et elle a l’air de s’en rendre compte vu la façon dont elle râle. Tu plisses tes beaux yeux azurs, les plonge dans les siens, l’envoûtant du regard.

« Tellement passionnante que je n’ai rien à faire de la journée, tu as raison.

Tu te plais à jouer de la situation, pianotes tes longs doigts sur le paquet de cigarettes dans ta poche. T’en as à peine fini une que t’enchaînes, cercle vicieux dans lequel tu t’entraînes. Elle te fait de la peine, un peu mais pas trop parce qu’entre nous, tu n’étais pas le genre d’homme empathique. Pas vraiment, voire pas du tout. Mais quelque chose en elle t’interpellait, et le désespoir dans ses yeux te faisait penser au tien.

Tu lèves un peu la tête, contractes la mâchoire. D’un air hautain, tu la toises et te dis que ç’en est assez. T’inspires une bouffée de nicotine, la laisses rentrer dans tes poumons puis lui adresse la parole :

– Suis-moi. Fais moi confiance, tu n’as rien à perdre. »

Puis tu fais volte-face, tant mieux si elle te suivait, sinon elle ne pourrait s’en prendre qu’à elle-même et tu ne chercherais plus à sauver quelqu’un de ta toute ta vie.

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Mar 24 Oct 2017 - 19:55

Feeling GoodIt's a new dawn. It's new day. It's new life for me...And I'm feeling good! Muse, Feeling Good
Le vieux rétorque. Il ne cesse de me surprendre. Pauvre petite chose que je pensais inoffensive et faible se transforme peu à peu sous mes yeux en une personne qui mérite un certain respect. Respect qu'il l'aura certainement pas avec moi. Je suis pas dû genre à respecter les autres. Surtout pas les vieux. Mais il m'intrigue. Une force me pousse à me calmer...à moins que ce ne soit lui? J'en sais rien. Ne pas savoir m'énerve. Je souffle bruyamment tandis qu'il s'amuse de la situation. Tandis qu'il joue avec mes nerfs et ma patience déjà au bout de sa limite. Il tape sur sur paquet de cigarette. Bruit inlassable qui se répète qui éclate dans ma tête comme une chanson vicieuse et qui me fait perdre mon calme. Le vieux joue avec moi alors que d'habitude c'est moi qui joue avec les autres. J'aurais beau essayer de lui faire peur, de me montrer hautaine ou bien supérieure. Rien n'y fera. Il reste insensible, invincible, inaccessible. Qui est ce pauvre type? Il reste insensible à la peur que je distribue autour de moi. Le voir aussi invincible devrait m'énerver et pourtant un rictus vicieux étire mes lèvres. Le vieux semble pas si inintéressant au final. Il plonge ses yeux de cristal dans les miens, essayant de m'envouter du regard. Il pourrait y arriver si il n'était pas moi en face. Je le fixe, je n'essaye même pas de faire quoi que ce soit. Il est bien plus fort que je ne le crois pour un vieux. Je le laisse s'amuser après tout il doit pas avoir l'occasion de le faire souvent. J'pourrais lui faire croire que son regard me fait de l'effet mais ce serait beaucoup moins drôle pour moi...et pour lui. Je laisse son regard se heurter contre la carapace invisible qui m'entoure, étire le sourire déjà présent sur mes lèvres et hausse un sourcil. 


Il reprend une cigarette. Je me rend compte qu'il est peut-être pas aussi fort qu'il le laisse croire. La preuve le cercle vicieux dans lequel il semble patauger. On se ressemble pas mal tous les deux au final. Mais après tout qu'est-ce que j'en ai à faire qu'on se ressemble? Comme si je voulais créer des liens. Mais ça sert à quoi de créer des liens? Des liens qui se détruiront comme le temps brise la vie. Ca sert à quoi de créer des liens qui ne sont que factices, qui ne sont que de papiers, qui s'écrivent à la plume mais se brise dans le feu? Sérieusement à quoi ça sert de faire semblant? De se faire mal? A quoi ça sert de se mentir à soit-même? 

Puis soudainement il me prend au dépourvu, tourne le dos et commence à marcher. Je le regarde, interdite sur le bord de la route. Je ne bouge pas. Estomaquée par le culot de ce mec qui me demande de lui faire confiance alors que nous ne nous connaissions pas. Qu'est-ce qu'il a pas compris lui? Il a beau avoir raison et me dire que j'ai rien à perdre, je ne vois pas pourquoi je devrais le suivre alors que je n'ai rien non plus à gagner. Je croise les bras sur ma poitrine, partagée entre un débat intérieur. Dois-je le planter là? Après tout je n'ai pas besoin de lui. Je n'ai besoin de personne. Mais la curiosité me pousse à le suivre. Je suis encore une gamine. Une gamine trop curieuse. Seul restant de mon enfance à présent aux oubliettes. Et si jamais ça pouvait nous aider Lem et moi? Et si le vieux ne m'étais pas aussi inutile que ce que je pensais au début? J'hausse un sourcil, soupire et décroise les bras de ma poitrine. Et puis merde! Je marche, sans me presser en grommelant dans ma barbe et le rattrape après quelque pas.

"Crois pas que je te fais confiance le vieux. J'ai pas l'habitude de faire confiance aux gens. Mais comme t'a dit j'ai rien à perdre. Je te suis."

J'aurais presque envie de rajouter "puisque tu ne me laisse pas le choix". Mais même pour moi cela fait beaucoup trop mauvaise foi. Prise à mon propre piège je tape dans un caillou en suivant le vieux. Qu'est-ce qu'il a encore comme idée derrière la tête? Où est-ce qu'il veut m'emmener? Pourquoi j'ai dit oui? J'espère au moins que ça vaudra le coup sinon je lui arrache la tête. Et je rigole pas. Il reste silencieux et ça tombe bien, j'ai pas envie de lui parler. Je sais pas pourquoi j'ai dit oui et je sens que je vais encore m'en mordre les doigts. Comme la fois où j'ai accepté pour Lem de faire des recherches sur les ordures qui nous ont balancé dans la flotte. J'ai toujours des idées de merdes.

"Où est-ce qu'on va? Pourquoi tu m'emmènes là-bas?"

Prise en flagrant délit de curiosité je me mords la lèvre inférieur. Putain Mel heureusement que tu voulais pas lui parler! Mon côté enfantin curieux refait surface aux moments où je m'y attend le moins. Mes grands yeux bleus cherchent des réponses à mes questions. Bordel ressaisis-toi Mel! On dirait une gamine de trois ans! Mes yeux s'assombrissent d'un coup et je fourre les mains dans mes poches.

"C'est encore loin?"

Mauvaise foi quand tu nous tiens. Mais contre toute attente, mon visage est détendue et mes traits ne sont plus tiré par la colère. De loin j'aurais presque l'air normal. De loin...Mon regard dérive vers le vieux qui marche toujours au même pas. Qui es-tu vraiment Thomas?

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Lun 30 Oct 2017 - 22:15


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Un sourire vient se placer sur le visage de ta vieille carcasse, rouillée et salie, souillée et trahie. Le silence parvient à tes oreilles, enfin. Il était temps qu’elle fasse taire ses sarcasmes, et ses démons aussi. Pourtant, tu l’entends jacasser, encore et encore. Une enfant, qui ne sait se retenir de poser des questions. Cela te montre qu’elle a besoin d’aide, qu’elle est dans la merde, qu’elle est considérée comme tel. Et c’est injuste, sous prétexte qu’elle est différente, sous prétexte qu’elle est infecte. Ce n’est pas une excuse, vous ne savez pas ce que les autres ont vécu. Alors ne vous permettez pas de juger, jamais.

Plus vous avancez, plus elle pose des questions. Tu n’y réponds pas, laisses la gamine se demander où tu l’emmènes et continue à avancer, le regard droit devant et la tête haute. T’as une démarche impérieuse, tu marches dans les rues animées par les marchands de tapis, d’armures, de cartes magiques, et les pouf-pouf qui errent dans chaque coin. Vous êtes bientôt arrivés. D’ici, t’aperçois le palais, plus que quelques instants. Tu tournes à gauche à un carrefour, entres dans une rue connue pour ses riches habitants. Mel doit se sentir étrangère ici, mais c’est pour le mieux.

Tu t’arrêtes devant un portail en fer noir, qui donnait vue sur une maison modeste d’apparence. Tu invites Mel à entrer, et la suis de près en fermant le portail derrière vous. Le sort lancé sur la maison par ta domestique disparaît une fois dans le jardin, et on voit alors son véritable aspect. Une maison de taille moyenne, avec un grand jardin : un gazon tondu, des haies, et un chemin de galets pour atteindre la porte de la demeure. De l’autre côté, il y avait un autre jardin, plus grand cette fois, qui comportait une piscine et des arbres, quelque chose de sobre et classe, qui te ressemblait. Mais elle n’avait pas encore vu l’autre jardin, et se tenait sur le seuil de la porte.

« Permets-moi d’ouvrir la porte…

Tu passes devant elle, tournes la clé dans la serrure et ouvres la porte. La vampyr s’avance, d’un air hautain mais ses grands yeux écarquillés traduisent sa curiosité, puis son émerveillement devant la maison. En effet, la vue sur l’entrée, puis le salon en face, avait le don de faire plaisir aux yeux. Tout était joli ici, grâce à Elisa. Et à toi aussi, pour le bon goût, le choix des meubles et des couloirs, parfois. Dans le coin à gauche juste après une porte qui ouvrait sur le salon se dressait un escalier en chêne en colimaçon. Puis aussi, à droite de la porte d’entrée, un porte manteau. Tu poses donc ta veste dessus, prenant le soin de débarasser ton invitée également.

– Bienvenue chez moi. Et… temporairement chez toi, si tu veux. Mais je ne vais pas te forcer, gamine, si tu veux te barrer et rester dans un cycle de vie merdique, le choix te revient de droit. »

Tu sais pas trop ce qu’elle va dire, on dirait bien que tu l’as prise au dépourvu. Comme si ça n’avait pas été logique, comme si tu n’aurais jamais pu faire ça, comme si tu étais le méchant. Oh, tu peux l’être. Il est clair que tu n’es pas tendre, et tu le lui montreras plus d’une fois, si elle acceptait ta proposition tout du moins. Pourquoi refuserait-elle ? Pourquoi accepterait-elle, cependant ? Pourquoi vivrait-elle ici alors qu’elle ne te connaissait pas ? Quelque chose t’avais conduit à l’aider, une sorte d’instinct, un sixième sens. C’était peut-être ton destin, de l’amener ici et la faire vivre sous ton toit.

Vous n’étiez pas si différents, pourquoi ne pas vous compléter dans cette solitude et cette haine envers la vie qui vous a trahi ?

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Mel


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Familier : Une spatchoune blanche qu'elle n'a pas nommé
Niveau de magie :
  • Moyen
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Exploratrice et preneuse de tout job pendant les escales (serveurs, mannequin, baby-sitter...)
Résidence : Aucune nous voyageons tout le temps
Dans le sac :


MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Mer 1 Nov 2017 - 1:34

Feeling GoodIt's a new dawn. It's new day. It's new life for me...And I'm feeling good! Muse, Feeling Good
Il s'amuse le vieux à rester dans le flou, dans le néant alors qu'il use ma patience que je n'aurais jamais pu prétendre légendaire. Il s'amuse à jouer avec mes nerfs, à titiller mes limites. Il s'amuse à me pousser dans mes retranchements, à me pousser à bout. Je viens à peine de le rencontrer et voilà que je pète un câble et me fait virer de mon job puis je me comporte comme une faible avant de terminer par le sketch de la gamine trop curieuse. Furieuse j'enfonce mes poings dans mes poches et me tais. Garde le silence. Le meilleur atout dans cette vie de merde serait de pas la ramener, malheureusement on ne m'a pas élevé comme ça. On ne m'a pas élevé tout court. Quand tu grandis sans entourage, quand tu te prends en main et quand tu deviens adulte dès que tu es capable de marcher, t'a pas le temps à tout ça. Tu te construis en même temps que la vie elle te détruit. J'ai jamais appris à vivre, j'ai toujours su survivre et c'est là, la seule différence. Ce qui fait de moi ce que je suis vraiment ce n'est pas mon nom factice ou encore mon physique avantageux c'est les épreuves de la vie qui m'ont forgé. Certains diront que j'aurais mieux fait de crever, de me noyer dans mon espèce de landeau en carton dans cette rivière. Ils ont pas tord cela dit mais je ne pourrais répondre qu'une chose, autant pour rassurer la part en moi qui hurle son besoin d'affection idiot que pour ma fierté, quand la merde commence à s'incruster chez vous il est très dur de réussir à la faire partir.

Marchant tête basse, perdue dans mes réflexions je ne prends même plus la peine de relever le menton pour observer le visage du vieux. Il a un sourire de pendu au lèvre et je me demande bien ce qui le fait rire, je vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle. Je ne suis même plus obligée de relever la tête et de croiser ses yeux de cristal j'ai juste besoin de sentir son air moqueur pour savoir qu'il sourit comme un con. Grand bien lui fasse. Je jure quelques mots en Anglais et non en Omoisien espérant qu'il ne comprenne pas la langue de Shakespeare et foudroie du regard le premier qui ose lever les yeux vers moi. Je ne tiens même plus à montrer ma bonne volonté. Il m'a gonflé à me laisser dans le silence, à me prendre pour une gamine et une abrutie, à ne pas répondre à mes questions et à me trainer comme un chien dans des rues que je ne connais pas et que j'ai jamais eus envie de connaître. Pourquoi je le suis d'ailleurs? Ca j'en sais toujours rien. Frustrée autant par son comportement de vieux asocial coincé que par mon incapacité à comprendre mes choix je tape dans un caillou alors qu'il change de rue. Je me fige. Regarde les maisons qui s'étalent sur plusieurs centaines de kilomètres. Et grimace. J'aurais presque pu rire si la situation n'était pas aussi pathétique. Qu'est-ce que je fous là bordel? Pourtant avec un soupire de résignation je suis le vieux qui ne s'est pas retourné. Je ne saurais dire si c'est cette fois son air mystérieux ou celui du je m'en foutisme dont il fait preuve avec moi alors qu'il essaye de m'aider, ce qui est quand même assez paradoxal. Mais j'ai rien à perdre aujourd'hui et j'ai pas envie de rentrer les mains vides, sans argent et sans boulot. Suis-je cependant assez désespérée pour suivre un inconnu vieux comme Mathusalem? Apparement. Je le laisse m'entrainer dans les ruelles chics de la ville, me demandant ce que je fous ici alors que je ne suis que l'ombre au tableau. La tâche qui vient assombrir le joli petit portrait de famille. Le rouge me monte aux joues et mes yeux s'assombrissent d'un coup. Une fillette passe dans la rue, vêtue d'une robe blanche et accompagnée d'un chaton sur l'épaule. Ses sourires me donnent envie de vomir, son air joyeux me donne envie de lui foutre des baffes et pourtant résignée à ne pouvoir lui faire de mauvais coup je suis le vieux de loin. Il a l'air de connaître. Les pourritures ont pas le droit d'approcher l'argenterie. Je me demande encore une fois pourquoi il m'aide, pourquoi il m'emmène je ne sais où et pourquoi il m'a tout simplement pas laissé sur ce trottoir sous le coup de la colère. J'aurais certainement fait des conneries. De grosses conneries. Rien que pour ça je devrais le remercier pour ne pas avoir foutu Lem dans la merde encore une fois par ma faute. Mais je m'abaisserai pas à le remercier, je suis peut-être déjà bien bas mais pas encore assez pour être polie.

Il s'arrête devant une maison moderne et je lève un sourcil interrogateur sans pour autant émettre le moindre son. Ca lui ferait trop plaisir. La baraque à l'air belle. Pourquoi il m'emmène chez lui? Il m'a prise pour quoi au juste? J'aurais presque envie de lui rétorquer "Je vends pas mes services" mais je m'abstiens. Je me demande d'où vient cette retenue et je me demande surtout quand elle explosera vraiment. Le portail s'ouvre et l'illusion disparait. La baraque mignonnette cède place à une véritable villa avec un jardin à en faire pâlir d'envie les plus riche du quartier. J'essaye de ne rien montrer alors que mes yeux pétillent. Des putains d'étoiles colorées qui prennent place dans mes iris et parsèment mes yeux bleutés d'une touche dorée. Le vieux est riche, ça je m'en doutais alors à quoi bon ramener une sauvageonne chez lui? Je baisse les yeux vers le chemin de galet et sans attendre une seconde de plus l'emprunte. Chaque pas est une véritable torture, je ne sais pas ce que je fais ici, je me sens de plus en plus mal à l'aise. Je ne suis pas faite pour ces quartiers, je ne suis pas faite pour cette vie. Laissez moi une forêt, une poubelle et un bout de carton sur le sol. Que cherche-t-il vraiment? J'ai dû mal à saisir. Il se place poliment devant moi et me sors une phrase culcul comme quoi il allait m'ouvrir la porte. Je fronce les sourcils et retint un sourire. Le cliquetis de la porte d'entrée retentit tandis qu'il ouvre la porte pour me la tenir. Je lui passe devant. Le menton relevé. La tête haute. Hautaine. Fière. Comme je l'ai toujours été. Une nouvelle fois je m'arrête alors que mes yeux regardent chaque coin de la pièce, capturant en une fraction de sonde la beauté qui ressort du lieu et que je pourrais retranscrire sur le papier. Mes yeux virevolte entre les meubles luxueux et pourtant chaleureux. L'architecture est à couper le souffle et si seulement je n'étais pas tant fière j'aurais pu dire que c'était beau. Or, ma bouche reste cousue tandis que je profite du spectacle qui s'offre devant moi. La maison lui ressemble mais semble à la fois étrangère si bien que je me demande ce qu'il cache comme secret. Une part de lui semble représenter mais l'autre reste cependant trop féminine pour me dire qu'elle provient de lui. Allons bon, vieux et homme c'est déjà un assez lourd fardeau à porter faut-il en plus qu'ils soient une femme ou un travestit? Je peux m'attendre à tout de la part du vieux mais je n'espère pas à ça. L'ombre d'un sourire se dessine sur mon visage alors que je m'émerveille de pouvoir avoir une si belle maison. Machinalement le vieux vient me débarrasser de mon manteau et si je n'étais pas tant émerveillée par sa demeure j'aurais sûrement pu lui passer son envie de jouer au gentleman.

Soudain sa voix intervient dans mes pensées. Brise le calme. Brise le silence. La magie qui s'était envolée, semble retomber. La chaleur qui semblait commencer à poindre dans mon coeur de glace s'évapore aussi vite qu'elle est était arrivée. Je l'écoute sans lui adresser un regard. Mais ses mots font mouche. Me pique. Pique ma curiosité et mon intérêt. Je tressaille alors qu'il me propose d'emménager chez lui le temps que j'en ai besoin. Je ne suis pas certaine de comprendre ses intentions et je doute fort qu'elles soient louables. J'ai appris à me méfier à force et un inconnu qui propose de s'installer chez soi ce n'est pas la plupart du temps sans échange de ma part aussi. Sa voix rauque revient dans mes pensées tandis qu'il prononçait le mot "chez toi, si tu veux". J'ai un rictus sonore. Comme si j'avais été une fois chez moi dans toute ma vie. Tout ça ce n'es que du beau, ce n'est que du rêve. Or je sais bien que ça vie n'a rien d'un rêve. Tout ça ce n'est que la partie cachée, camouflée sous une couche d'or et de bijou, c'est l'aspect médiocre et factice du monde. Ce n'est que la faiblesse des hommes qui cherchent à faire voir leurs argents pour mieux cacher le cauchemars pour que les ombres restent tapies et ne se dévoilent pas derrière un miroir trop simplet. Le luxe n'est pas un cadeau, il n'est pas un travail, il est une faiblesse. Il rend plus faible. Ma main tremble sans que je sache pourquoi. Les émotions se bousculent dans ma tête et je me revoie avec Lem à quatre ans en train de jouer à la princesse dans le jardin avant que notre "mère adoptive" alcoolique ne rentre en nous hurlant dessus des histoires à nous faire pâlir d'angoisse, avant qu'elle ne prenne ma soeur et ne manque de la frapper car la table n'est pas mise, avant que tout ça ne dégénère et que je finisse par protéger Lem des coups de la sorcière. Cette vie là...elle en a toujours rêvé et j'ai jamais été capable de lui offrir. Jamais. J'espérais sans doute me racheter à coups de gâteaux et de blagues affectives, elle n'aurait jamais ce qu'elle désirait le plus au monde. Si je m'étais tenue tranquille on aurait pu avoir une autre vie. Si je n'avais pas fait tant de conneries elle aurait pu mieux sans sortir. Pas moi, mais elle. Et qu'est-ce que je m'en avais à foutre de moi de toute façon, elle était bien trop précieuse pour que je ne perde qu'une seule seconde sans penser au mal de chien qu'elle a pour vivre avec cette foutue maladie qui l'emporte loin de moi petit à petit.

Je sers mon poings brusquement et me tourne vivement face au vieux qui sans doute fixait la déferlante d'émotions qui étaient en train de remplir ma poitrine pour se déverser sur lui par la suite. Mais malgré mes poings serrées, malgré ma mâchoire haute et mes yeux froids, il n'y a aucune méchanceté derrière le son de ma voix, derrière l'expression de mon visage il n'y a rien. Je suis vide. Je l'ai toujours été. Je ne pourrais peut-être pas lui offrir la vie qu'elle souhaitait mais le vieux pouvait m'aider. Allais-je me rabaisser à ce point en lui demandant de l'aide? Aucune idée. Il m'avait prise au dépourvu, m'avait enfermé dans un cercle vicieux qui ne cessait de se répéter en boucle dans ma tête. Il m'avait demandé de choisir entre ma fierté et la possibilité de retrouver une vie moins merdique. Que dois-je faire? M'abaisser à lui demander de l'aide, à accepter son offre? Lui tenir tête et repartir fière et fidèle à moi-même? Ne puis-je au contraire me soumettre pour mieux me relever par la suite? 

"Pourquoi?"

Mon ton sonne faux à mes propres oreilles. Trop aiguë. Sans grandes convictions. Faible. Il m'a perdue en chemin. Il m'a perdue en route. Le chemin que je me suis tracée ne le contenait pas et il venait de créer une déviation avec un carrefour. Je me prends la tête pour rien avec lui. Je regrette déjà d'avoir passé sa porte. Je regrette de m'être retournée sur un monde d'or et de paillette que je ne pourrais jamais côtoyer. On a beau chercher à toucher les étoiles on ne peut jamais les atteindre. Je me suis laissée enfermer à mon propre piège, piégée par des émotions qui naissent dans ma poitrine et dont je ne comprends pas l'origine. Piégée dans un cercle vicieux comme il le disait quelques minutes plus tôt et dont la seule possibilité de sortir possède des yeux de cristals et un air froid et hautain. Le vieux me regarde et je ne détache pas mes yeux des siens. Je me fiche de savoir qu'on peut y voir toutes les émotions, je me fiche de savoir que j'ai l'air d'une idiote. Je veux juste le comprendre, comme j'arrive à comprendre le monde à ma manière, mais je n'y arrive pas. Pas lui. Il joue au mec froid, puis fait le gentleman avant de me proposer son aide alors qu'il semblait me traiter comme tous les autres. Comme de la merde. Que cherche-t-il au juste? Je ne le cerne pas et cela ne me fait pas plaisir. J'inspire. Reprend le contrôle.

"Tu y gagnes quoi toi au juste?"

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MessageSujet: Re: And I'm feeling good...   Jeu 2 Nov 2017 - 0:43


and i'm feeling good
mel & thomas
T’esquisses un sourire, satisfait de l’expression imprimée sur le visage de la brune. Dire qu’elle était stupéfaite était un euphémisme, surtout en écoutant le ton qu’elle prenait en posant ses questions. Mais elle n’avait pas tort. Tu gagnais rien, en fait, dans l’histoire. Ben, si elle était pas contente elle avait qu’à se barrer et retourner à sa vie de merde. T’allais pas expliquer le pourquoi du comment, t’étais mystérieux et l’avais toujours été. T’allais pas lui dire que c’était pour Elisa, que si elle avait été en vie elle t’en aurait voulu d’avoir laissé une gamine à la rue. Non, hors de question. C’était pas ton amie, pas ta fille, juste une inconnue.

Tu savais pas trop quoi répondre, t’avais rien à dire. Sérieusement, tu ne voulais pas l’acheter en montrant une belle maison, parce qu’elle savait que le fond était pourri, que t’étais fatigué de la vie. Non, c’était pour lui offrir un toit, mais un toit moins misérable qu’un hôtel miteux ou que des morceaux de bois pour se fabriquer une foutue cabane. Non, tu lui offrais une vraie maison, avec un lit. Et c’était suffisant, tu ne voulais même pas afficher ta richesse ou les beaux meubles, l’architecture. Qu’est-ce que tu t’en foutais, de tout ça. C’était du paraître. Tu t’en foutais autant de ça que de l’être. T’en avais rien à foutre du monde, tout simplement.

Tu sais qu’elle a du mal à te cerner, que tu te contredis en jouant le gentleman et la seconde d’après, celui qui s’en fiche. Mais t’as le contrôle, et t’aimes ça. En tout contrôlant, rien ne peut arriver. Tu n’as rien à perdre. Alors qu’avant, tu vivais l’instant présent, contrôlais pas grand-chose et t’as perdu ta femme. Maintenant, t’as changé.

« J’aurai aimé que l’on fasse la même chose pour moi. Et quitte à choisir, je pense que tu préfères dormir dans un lit plutôt que sur le sol.

Tu restes sec, et vague. T’as pas envie d’en dire plus, et ces deux arguments restent sincères. Mel devra s’en contenter. Elle peut toujours partir si l’envie lui prend, mais tu sais bien au fond de toi que t’as besoin de compagnie. C’est pas que t’en as envie, parce que tu te sens seul c’est vrai, mais ça devient un besoin, inconsciemment. Tu ne veux pas l’assumer, tu penses ne pas en avoir besoin. Mais tu te trompes. Tu es seul depuis trop longtemps, la compagnie de quelqu’un te fera le plus grand bien.

Et cette gamine avait l’air intéressante, même si elle était un peu timbrée, et franchement sauvage. Elle était juste pas civilisée, et n’avait pas d’éducation. Elle avait pas eu une vie facile elle non plus, tu le voyais rien qu’aux traits de son visage et la façon dont elle crachait ses mots, la manière dont elle serrait le poing et même comment elle regardait les autres. Mépris. Haine. Dégoût. Elle était un livre ouvert, tu restais fermé et cadenassé. Incompréhensible, elle ne pourrait pas te cerner sauf si tu lui laissais voir ce que tu voulais qu’elle voie. T’es un peu calculateur, aussi.

Mais elle, on voyait tout à travers son regard et ses paroles. Ça puait la sincérité mais tu restais curieux de savoir son histoire. Enfin, si elle daignait rester. Mais tu doutais qu’elle te la confie.

T’avances tout droit, dépasses l’escalier en colimaçon en entrant dans le salon. On pouvait apercevoir le jardin par la baie vitrée qui faisait toute la longueur du salon. Tu retournes dans l’entrée, entres dans la cuisine et attrapes deux verres, une bouteille de whisky et une bouteille d’eau, au cas-où. Puis tu retournes dans le salon et t’installes sur le canapé en faisant signe à Mel de le suivre au passage.

– Je ne sais pas si tu acceptes ma proposition mais si tel est le cas, je te sers un verre de whisky pour fêter ça, gamine. »

Tu marques une pause, voyant qu’elle te rejoint et s’assoit à son tour (jpars du principe qu’elle a pas dit si elle acceptait ou non encore, mais elle s’assoit avec lui, tu pourras changer si tu veux). Tu remplis les deux verres.

Le cristal de ton regard devient perçant et la fixe, elle, ses yeux azurs et sa bouche rouge sang. Tu gardais toujours le contrôle de la situation, mais elle était maître de son choix.

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And I'm feeling good...
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