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 Live together die alone [Keysa]

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Lisa Grey

Voleuse Patentée // Gaffeuse Professionnelle
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Age du personnage : 24

Familier : Blanche, ma louve
Couleur de magie : Bleue
Niveau de magie :
  • Faible
Niveau de combat :
  • Plutôt élevé


Métier : Voleuse Patentée au service d'Omois
Résidence : Un petit cottage à Tingapour
Dans le sac : Deux couteaux, un crochet, un tournevis, une corde et un grapin, deux mousquetons, une aiguille, une paire de gants, une lampe torche, un tube de colle, une paire de ciseaux, un stylo, une pomme, une bouteille d'eau, une boule de cristal, le dernier album des Drive Shaft, quelques crédits-muts, un stick à lèvres, une peluche canard, deux paquets de mouchoirs, un trousseau de clés.

Affinités : Keykey est mon âme soeur. #Keysaforever

MessageSujet: Live together die alone [Keysa]   Mar 15 Aoû 2017 - 22:44


Un mois. Un mois que la guerre avait eu lieu, que la Forteresse Grise était détruite, que les Ombres avaient vaincu. Un mois et trois jours, pour être précis. Et pas une seule fois ces images morbides n’avaient cessé de la hanter. Lisa n’avait pas l’âme d’une guerrière. Elle n’aurait jamais jamais jamais dû accepter de combattre durant la bataille, elle était trop faible pour ça, trop faible pour oublier, pour affronter la mort de ses camarades comme si c’était quelque chose de banal. Même le temps n’était pas son allié. Plus il passait, moins elle parvenait à éviter de trop penser. Alors elle buvait. Elle passait ses journées enfermée dans son cottage vide, n’acceptant de visites ni d’appels de personne, et elle buvait. Elle n’avait pas rappelé Keylo, ni son père, ni même sa mère ou Naomie. Blanche lui trainait encore dans les pattes, sévère, mais la jeune femme avait cessé d’écouter ses remontrances mentales et préférait l’ignorer. Elle détestait être seule, mais au moins elle pouvait se saouler tranquille.

Aujourd’hui, elle était sobre. Elle ne s’autorisait que très rarement cet état-là, parce que les choses commençaient à devenir plus nette et elle se mettait à angoisser. Elle se disait que paradoxalement, l’alcool l’aidait à se calmer, à ne pas devenir folle. En vérité, elle n’était pas bien certaine de ce qu’il se passait durant ses périodes d’ivresse. Mais c’était justement ça qu’elle aimait. Les trous noirs. L’impression que le temps passe sans nous. Plus besoin de ressentir chaque minute. Et comme ça, sans qu’elle s’en rende vraiment compte, un mois et trois jours étaient passés.

Mais aujourd’hui, c’était différent. Aujourd’hui, privée des effets de l’alcool, elle réalisait ce qu’elle était vraiment devenue. Un déchet. Dans la cuisine et la salle à manger, des cadavres de bouteilles s’entassaient, certaines roulaient au sol et des morceaux de verre brisés trainaient même encore sur le carrelage. Très peu de traces de nourriture, en revanche. Lisa buvait beaucoup mais ne mangeait que rarement. Brolk. Il fallait qu’elle se reprenne sérieusement. Elle ne pouvait pas continuer comme ça, se laisser pourrir ici. Il y avait toujours une grande partie d’elle qui aimait cet espèce de cocon dans lequel elle s’était enfermée, le trouvait confortable, efficace pour fuir sa terreur et ses angoisses. Mais au fond d’elle, elle se dégoûtait. Elle était devenue tout ce qu’elle avait détesté être, une chose misérable, molle, désespérée. Il fallait qu’elle réapprenne à vivre.

Pas d’alcool pour aujourd’hui, c’était décidé. Elle lança un sort pour arranger un peu le bordel de la cuisine puis attrapa une pomme qui n’avait pas l’air trop pourrie et en croqua une bouchée. Oh. Ok, pas de nourriture pour aujourd’hui non plus. Elle s’assit sur son canapé, fixa un point devant elle pendant… combien de temps ? Quelques secondes ? Minutes ? Peut-être une demi-heure. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire d’autre, de toute façon ? Elle avait posé un congé et jetait sans même les lire tous les ordres de missions de Voleuse Patentée qu’elle recevait. Ses journées étaient remplies de vide. Ce n’était pas comme ça qu’elle allait retrouver le goût de vivre et oublier celui de la boisson. Mais c’était fini tout ça. Elle allait changer. Elle allait aller mieux. Promis. Elle se releva, prit sa douche, en ressortit pleine de volonté, s’habilla puis s’affala de nouveau sur le sofa, sa motivation complètement envolée.

Une heure s’écoula avant qu’elle décide à nouveau de se bouger. Il fallait qu’elle appelle quelqu’un. Aujourd’hui plus que jamais, elle avait besoin de parler, de ne plus être seule. Il y avait toujours Blanche, quelque part à l’étage, mais la louve n’était pas suffisante. Il lui fallait un ami, ou quoi que ce soit qui puisse y ressembler. Sa mère peut-être, ou sa sœur. Mais non, hors de question qu’elle les laisse la voir dans cet état. Sa meille… ah non. August. Lenwë. Ils ne voulaient plus lui parler. Elle souffla puis chercha mollement sa boule de cristal parmi ses affaires. C’était inutile de faire tout son répertoire. Au fond, elle savait très bien qui elle avait envie d’appeler.

Elle ne parla pas tout de suite lorsqu’il décrocha. Elle ne savait pas vraiment quoi lui dire. Elle avait surtout envie de raccrocher et de boire, là, maintenant, tout de suite. Mais elle tint bon et finit par bégayer une introduction :

« Salut. Je te dérange pas ? »

Elle réalisa que ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas parlé à voix haute. Même lorsqu’elle allait faire ses courses à l’épicerie au coin de la rue – seul moment de la journée où elle foutait le pied dehors – elle se contentait de quelques signes de tête pour saluer le caissier, rien de plus. Sa voix était rauque. Pas très sexy. Elle se râcla discrètement la gorge avant de continuer.

« Désolée, je savais pas trop si je devais t’appeler. En tout cas, déjà t’inquiète pas, c’est rien de grave. Juste, je sais pas, je me disais… »

ABREGE PUTAIN.

« Tu fais quelque chose aujourd’hui ? On pourrait se voir quelque part ? Juste… discuter. Si t’es pas trop occupé. »

Elle réalisa qu’elle ne savait rien de ce qu’il était devenu, lui. Il était dans une situation plus compliquée qu’elle, en tout cas. Mais sans savoir vraiment pourquoi, elle imaginait qu’il tenait mieux le coup. Ça lui donna un peu de courage. Elle n’était pas seule. Elle n’avait pas à se morfondre seule, en attendant naïvement que la vie devienne meilleure. Elle pouvait s’en sortir, parce qu’elle était vivante, et qu’il l’était aussi.





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Keylo

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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Ven 18 Aoû 2017 - 1:35

wise men say
 
Keysa
Allongé sur le lit, les mains croisées derrière la nuque, je prends un bain de soleil en fermant les yeux. Les rayons du matin percent à travers la fenêtre en forme de hublot, et chauffent la petite chambre située sous les toits de la maison. Hugo s'est installé en tailleur au pied du lit, et il gratte quelques accords sur mon vieux ukulélé. Depuis qu'il l'a déniché dans le grenier, il ne s'en sépare plus.

Vous étiez supposés avoir droit à un RP solo pour savoir ce que j'ai fait le mois qui a suivi la chute des Sangraves, mais comme ma créatrice est une flemmarde en puissance, qui sait quand vous en verrez la couleur. En résumé, j'ai démissionné de mon poste de technicien machin au palais, j'ai déménagé de mon appartement de Tingapour et depuis je squatte la ferme de mon enfance, où vivent encore ma mère, mon beau-père et mon petit frère que voilà. Il a treize ans, et il me ressemble comme deux gouttes d'eau. Le cerveau en plus. Je cherche du travail, et en attendant j'aide à la ferme. Pour le moment, aucun ancien Sangrave n'est venu nous déranger. La menace de leur visite fait partie des raisons pour lesquelles je reste ici : au moins, s'ils attaquent ma famille, je serai sur place pour les protéger. Ils ne sont au courant de rien à propos de mon passé. Sauf Hugo, à qui j'ai tout raconté, parce qu'il a compris que quelque chose ne tournait pas rond chez moi et qu'il menaçait de faire une bêtise.

La vie ici me plait bien. Souvent, je me demande pourquoi j'ai quitté cet endroit. Le travail m'empêche de rester oisif, le soleil et le grand air me font du bien, et je vais me coucher si fatigué le soir que je n'ai pas le temps de penser à grand-chose avant de m'endormir. La nuit, les potions de sommeil sans rêves m'aident à me réveiller en paix. J'en prends trop, je crois. Bien sûr, je ne parviens pas toujours à fuir mes souvenirs. J'ai beau être bien entouré, il y a toujours un moment dans la journée où je me retrouve seul, sans tâche particulière à accomplir dans l'instant. Sans prévenir, tout me revient alors en pleine figure. Un sentiment de désespoir s'installe au creux de mon ventre, comme si tout devenait bleu autour de moi. Et je demande pourquoi je continue. À quoi ça rime. Je suis familier avec ce sentiment. C'est le même qui m'habite depuis pas loin de vingt ans. J'ai eu des périodes où il était moins intense, certaines même où je pouvais presque oublier qu'il existait - comme avec Lalwend. Aujourd'hui, il est plus présent qu'il ne l'a été depuis très longtemps. Dans ces moments-là, je pense à ceux qui sont morts. Je ne veux pas les oublier. J'ai enterré Alexandre et Candice il y a quelques semaines, la même journée. Les filles O'Nyme ont assisté à la cérémonie. C'est la première fois que je les voyais. Elles m'ont brisé le coeur, à se tenir la main en pleurant silencieusement, la cadette guidant son ainée aux yeux aveugles. Il y avait aussi la petite amie de Candice. Je n'ai pas osé leur dire qui j'étais. Ça n'a pas duré longtemps, de toute manière. Mais c'était fort, et j'espère qu'ils nous regardaient, de là où ils sont.

Je ne suis pas malheureux pour autant. Je partage de bons moments avec ma famille - ça fait tellement longtemps que je n'en avais pas eu l'occasion. Je dirais plutôt que je suis dans un entre-deux, une période de transition où je ne sais pas encore ce que je vais faire de ma vie. Où je suis tantôt triste, tantôt plein d'espoir et d'optimisme. Après tout, je suis libre. Je peux faire ce que je veux, aller où bon me semble, je n'ai plus à rendre de comptes à personne, à surtout pas à une organisation d'assassins et de fous dangereux. Je n'ai plus à faire le mal. D'ailleurs je ne tuerai plus jamais. Je compte bien tenir cette promesse. À moins que mes anciens collègues ne reviennent chercher des problèmes, bien sûr, mais pour le moment ils n'ont pas l'air de tellement rechercher la vengeance.

Aujourd'hui, je suis loin de toutes ces considérations. Je profite simplement de ce sentiment délicieux de ne rien avoir à faire. Tout-à-l'heure, on ira sûrement piquer une tête dans l'étang d'à côté avec Hugo. Ou alors je marcherai jusqu'au village pour voir si Capucine est là. Ses parents m'ont dit qu'elle comptait leur rendre visite cette semaine.

Ma boule de cristal se met alors à vibrer. Je l'ai laissée quelque part sur le plancher - trop loin pour que je puisse l'atteindre sans me lever, évidemment. Flemme. En même temps, si jamais c'est un patron qui veut me proposer un entretien, il vaudrait mieux que je réponde.

- C'est qui ? je demande à Hugo, qui s'est emparé l'appareil pour lire le nom affiché à l'écran.
- Lisa.

Je me redresse brusquement sur le lit. Ma réaction le fait rire, et il me lance avec un regard espiègle :

- C'est ta petite copine ?
- Non
, je lui réponds un peu trop violemment en attrapant la boule de cristal.

À la lueur qui s'est allumée dans ses yeux, je comprends que la commère du village a trouvé une nouvelle proie. Eh merde, je ne serai plus jamais tranquille maintenant.

- Salut. Je te dérange pas ?
- Non, non, bien sûr que non.
(Oh putain elle m'a appelé merde merde merde)
- Désolée, je savais pas trop si je devais t’appeler.
(Bien sûr que si) En tout cas, déjà t’inquiète pas, c’est rien de grave. Juste, je sais pas, je me disais…
- Hm-hm ?
(Cerveau, peux-tu revenir s'il-te-plait)
- Tu fais quelque chose aujourd’hui ? On pourrait se voir quelque part ? Juste… discuter. Si t’es pas trop occupé.


Heureusement qu'elle ne peut pas voir le grand sourire qui s'étend sur mon visage. Hugo peut le voir, lui, et je sens que je vais étriper ce petit bâtard dès que j'aurai raccroché, mais pour le moment je m'en fous.

Oui, il est peut-être probablement possiblement envisageable, hypothétiquement bien entendu, que j'ai légèrement pensé à Lisa ces derniers temps. Vous le connaissez comme moi, ce moment un peu stupide où vous vous rendez compte que vous commencez à penser un peu trop à une personne en particulier. (Moment qui m'arrive un peu trop souvent dans mon cas, j'ai un vrai coeur d'artichaut.) Celui où vous prenez conscience trop tard que vous vous êtes fait avoir. Parce qu'évidemment, je n'ai rien trouvé de plus intelligent à faire la dernière fois que de lui promettre que je ne réapparaitrais plus jamais dans sa vie. Donc que je ne la recontacterai pas, à moins qu'elle le fasse d'elle-même. Je ne pensais pas qu'elle le ferait. Bon, d'accord, je l'espérais un peu.

Veuillez pardonner mes pensées confuses. Elle n'a pas l'air en grande forme, mais au moins il ne lui est rien arrivé de grave. J'ai eu peur, quand j'ai su que c'était elle qui appelait - c'est pour ça que j'ai réagi aussi vite. Je crois que je me sens un peu responsable d'elle, avec tout ce qu'on a vécu pendant la bataille et ce qui a suivi. Bref. Elle veut me voir. Sans doute que mes filets de bllll et ma salade de kalornas lui manquent. Ou alors c'est parce que je suis la seule personne à qui elle peut parler de la guerre. Dans tous les cas, ça me va.

- Non, j'ai rien de prévu aujourd'hui, je réponds, sans une once de pitié pour mon frère qui grommelle une histoire d'étang. Quel étang ? Je peux être à Tingapour dans une heure et demie. Enfin, ça dépend de la circulation. On peut se retrouver devant la statue de Demiderus, si ça te va.

Tout le monde voit où c'est, alors on l'utilise souvent comme point de rendez-vous. Quand je raccroche, je fais face au regard absolument enchanté de mon frère.

- Donc tu attendais son appel. Et maintenant tu vas faire deux heures de vol juste pour la voir. T'es sûr que...
- Va chier.


•••

Cent huit minutes plus tard, j'ai enfin trouvé un endroit où garer le tapis volant, et je marche d'un bon pas vers la place où trône la statue de Demiderus, à peine stressé. À peine, j'ai dit. Bon ça va, me regardez pas comme ça, de toute manière je sais très bien que je n'ai aucune chance avec elle et qu'elle m'en veut terriblement pour les conneries que j'ai faites, et elle a bien raison. La place en question est bondée de monde, mais ça ne se voit pas étant donné qu'elle est aussi immense. Le palais impérial n'est pas très loin, et l'architecture rendrait jalouse n'importe quelle brochure touristique. Je dépasse une fontaine représentant un sortcelier et un dragon, combattant un démon main dans la main - j'ai toujours trouvé assez comique le dragon qui crachait de l'eau à la place des flammes. Ah, voilà la statue. Elle est déjà là.

- Salut. Désolé si je t'ai fait attendre - ils devraient vraiment penser à créer de nouvelles places de parking. Comment tu vas ?

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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Ven 18 Aoû 2017 - 3:37


Immobile, le dos appuyé contre un des côtés du socle de la statue, Lisa regardait les gens défiler devant elle, se perdant dans le fil de ses pensées. La dernière fois qu’elle avait vu autant de monde au même endroit, ils étaient tous morts, étendus sur le sol près d’une forteresse en ruine, baignant dans un mélange de boue, de sang et de pourriture. Belle image, n’est-ce pas ? Cette fois-ci, cependant, la foule qui se mouvait devant elle était bien vivante et très active. Les gens qui passaient étaient tous différents les uns des autres, et pourtant ils se ressemblaient tous. C’était les mêmes expressions neutres sur le visage, la même démarche, la même façon de regarder sans voir, de fixer un point devant soi et de ne plus faire attention à rien d’autre. Certains levaient la tête pour contempler la statue derrière elle puis repartaient sans un autre regard en arrière. Quelques groupes se posaient parfois pour discuter fort et rire entre eux. Au fond, le monde pouvait bien changer, les gens restaient les mêmes. Elle aussi, elle leur ressemblait, sans doute. De l’extérieur, ils paraissaient tous être de simples silhouettes sans histoire. Mais c’était faux, n’est-ce pas ? Toutes ces expressions neutres, elles devaient cacher tellement de soucis, tellement de préoccupations plus ou moins importantes. Combien d’entre eux avaient vécu l’enfer ? Combien avaient perdu un proche ? Combien s’étaient retrouvés dans une situation qu’ils ne maîtrisaient pas ? Combien de dépressifs, d’alcooliques, de meurtriers ? Personne ne pourrait jamais le savoir, parce que tant qu’on ne les connaissait pas, toutes ces personnes n’étaient rien d’autre qu’un élément du décor.

Enfin, un visage familier apparut au milieu de la foule. Il était temps. La journée était bien trop belle pour continuer à broyer du noir indéfiniment. Lisa se redressa tandis qu’il s’approchait d’elle et la salua. Elle sourit. Ça aussi, ça faisait bien longtemps qu’elle ne l’avait pas fait. Il avait l’air d’avoir plutôt bonne mine. Tant mieux pour lui. Elle répondit :

« Ça pourrait aller mieux. Mais ça fait du bien de sortir un peu. Toi, ça va ? »

C’était étrange de se retrouver là tous les deux et de se parler normalement, sans se cracher à la gueule pour une fois. Elle n’avait pas bien saisi à quel moment ils avaient décidé de ne plus se détester, mais elle n’allait pas mentir, ça lui allait plutôt bien comme ça. Elle avait déjà bien assez de haine et de colère comme ça, et trop peu de véritables proches. Maintenant qu’elle y pensait, il était la seule personne qu’elle avait vraiment envie de voir, probablement parce que tout ce qu’elle avait vécu, il l’avait vécu avec elle. Et peut-être aussi parce que, mine de rien, s’il n’avait pas été là pendant la bataille, elle serait sans aucun doute enfermée dans un cercueil à quelques mètres sous terre à l’heure qu’il était. Peu importait tout ce qu’il s’était passé entre eux avant ça ; ils étaient liés maintenant, c’était indéniable. Et peut-être qu’au fond, elle appréciait ça.

Le brouhaha de la foule revint bientôt bourdonner à ses oreilles et la sortit de ses pensées. Elle avait presque oublié que c’était plutôt bruyant, par ici.

« Tu veux bien qu’on marche un peu ? Histoire de trouver un endroit un peu plus calme. »

Tandis qu’ils s’éloignaient de la statue, Lisa ne put s’empêcher de penser qu’ils avaient presque l’air d’un couple en plein rendez-vous galant, ce qui bien sûr était ridicule, n’est-ce pas ? Ha ! Elle imagina la tête qu’il ferait si elle lui disait ça. Il y avait eu tellement de plaisanteries à ce sujet, auxquelles ils avaient déjà dû répondre tous deux plusieurs fois en usant de regards noirs et de grincements de dents. Non vraiment, impossible que ce genre de chose arrive. Même s’il était plutôt à son goût, ça ne voulait rien dire. Et puis, pourquoi on parle de ça, déjà ? Il y avait d’autres questions plus importantes.

« Tu t’en sors comment, depuis la bataille ? »





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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Ven 18 Aoû 2017 - 6:23

« only fools rush in »
 
Keysa
- Ça va, dans l'ensemble. La vie continue.

Il fait bon. Nous nous mettons à marcher, et pendant un instant je pourrais presque croire que nos vies ressemblent à toutes les autres. Nos conversations, nos gestes, nos sourires sont ordinaires. Peut-être même qu'un jour, à force d'y croire, nous redeviendrons des gens ordinaires, ce que nous n'aurions jamais dû cesser d'être. Mais une ombre dans les yeux de Lisa m'amène à penser que je m'illusionne. Nous ne serons sûrement jamais des personnes normales à nouveau. Peut-être que ça vaut mieux. Mais juste pour une fois, j'aimerais croire que c'est possible. J'aimerais passer une après-midi normale, avec une fille que j'aime bien.

Son sourire fait plaisir à voir. Je me demande ce que ça veut dire, « ça pourrait aller mieux ». Elle a vraiment l'air mal en point, encore plus que par boule de cristal. J'espère qu'elle n'a pas eu de problèmes. Non, sinon elle m'en aurait parlé... Et pourquoi est-ce qu'elle m'aurait dit quoi que ce soit ? Je ne suis pas son ami. Pas vraiment.

- Tu t’en sors comment, depuis la bataille ?

Nous avons quitté la place de Demiderus, et nous déambulons désormais dans une petite rue opposée à la direction du palais impérial. Il y a déjà moins de monde ici, et des parterres de fleurs tapissent les côtés de la pelouse sur laquelle nous marchons. Pas de pavés ni de goudron dans les villes autremondiennes, puisque la circulation se fait exclusivement par la voie des airs.

- Plutôt bien. J'aide à la ferme de mes parents, en attendant de retrouver du travail. Et j'ai pas eu de visite indésirable. En fait, je pensais que ce serait pire. Même si j'ai des hauts et des bas.

Je ne sais pas exactement ce qu'elle attend de moi. Peut-être du réconfort. Quelqu'un à qui parler. Je n'ai pas très envie de remuer les souvenirs parfois atroces qu'on a en commun, mais ça nous ferait peut-être du bien à tous les deux.

- Et toi ? T'as l'air fatiguée, si je peux me permettre. On peut en parler, si jamais ça va mal.

Peut-être que je me trompe et qu'elle manque simplement d'un peu de sommeil. Je me demande ce qu'est devenu son père. Lui non plus, je n'ai pas cherché à le recontacter. Est-ce qu'il s'est mis à la recherche des autres Sangraves, comme je le lui ai suggéré ? Est-ce qu'il a revu sa fille, est-ce qu'elle lui a pardonné ?

- Tu sais, je pensais pas que tu m'appelerais. Je croyais que tu m'en voulais toujours, pour... toutes les conneries que j'ai faites. Mais ça me fait plaisir. Vraiment.

T'imagines pas à quel point ça me fait du bien de discuter avec toi. De savoir que tu tiens le coup, bon gré mal gré. J'aimerais tellement que tu me pardonnes, Lisa. C'est égoïste, et pourtant je ne peux pas m'empêcher de le désirer, parce que j'en ai besoin pour avancer. Parce que ton avis compte, et je sais pas exactement à quel moment c'est arrivé, mais c'est comme ça. S'il-te-plait, dis-moi que tu vas bien.

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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Sam 19 Aoû 2017 - 13:51


Apparemment, Keylo ne s’en sortait pas trop mal, et il passait même du temps avec sa famille. Elle devrait prendre un peu exemple sur lui au lieu de passer ses journées à picoler seule chez elle. Mais que voulez-vous. À chacun sa façon d’aller mieux. Lisa ne put s’empêcher de sourire en imaginant Keylo fermier. Il était vrai qu’il avait parfois des airs de campagnards (puis il disait Transmistus, il n’y avait que les provinciaux pour faire ça) mais elle n’aurait jamais pensé qu’il venait carrément d’une ferme. Qu’est-ce qu’un fermier était allé foutre chez les Sangraves ? En fait, elle se rendit compte qu’elle ne savait absolument rien de lui. Après cinq ans et douze rps ensemble, on aurait pu croire qu’ils se connaitraient par cœur, mais non. Il fallait dire que pendant longtemps, elle ne s’était pas du tout intéressée à qui il pouvait bien être, retenant simplement qu’il était un Sangrave et que les Sangraves, peu importe d’où ils viennent, ils sont toujours mauvais. Peut-être que Keylo avait raison, finalement. Elle aurait dû avoir une vision des choses un peu moins binaire.

Il la trouva fatiguée. Démoralisée, découragée, déprimée auraient été des mots plus exacts, mais elle se garderait bien de le dire à voix haute. Il lui proposa d’en parler mais elle secoua la tête vivement. Elle ne voulait pas parler de ça. Elle était venue pour prendre ses nouvelles, se changer les idées, pour discuter de choses sans avoir à s’excuser d’aller mal. Elle ne voulait pas qu’il sache qu’elle était incapable de gérer la douleur et de passer à autre chose, comme lui avait l’air de l’avoir fait.

« Non, ça va. Je vais bien. »

Dit-elle tout en essayant de chasser cette irrésistible envie d’aller se prendre une bouteille entière de vin et de la vider d’une traite. Mais pas question de céder, elle resterait sobre toute une journée. Si Keylo était capable d’aller mieux, alors elle aussi.

Cela la surprit un peu d’entendre l’ancien Sangrave lui dire que ça lui faisait plaisir de la voir. Est-ce qu’il disait ça pour être sympa ? Elle savait bien qu’il ne la portait pas vraiment dans son cœur, ce n’était pas la peine de faire semblant. Mais peut-être que ça lui faisait du bien de parler à quelqu’un, lui aussi. Sinon, pourquoi serait-il venu ? Peut-être qu’il n’allait pas si bien que ça, finalement. En tout cas, il semblait content qu’elle soit passée outre les choses qu’il avait faites. En même temps, tout ça paraissait tellement futile maintenant. Tout ce qu’elle retenait de lui à présent, c’est qu’il était le gars qui avait aidé les Ombres à attaquer la Forteresse et qui lui avait sauvé la vie plus d’une fois. Il n’avait plus vraiment l’air d’un connard, à présent. Elle haussa les épaules.

« Moi aussi, j’ai fait des conneries. Ça n’a plus vraiment d’importance maintenant. »

Il y avait une question cependant qui lui brûlait les lèvres mais qu’elle ne pouvait pas encore poser, pas tant qu’ils ne seraient pas totalement à l’abri des oreilles indiscrètes. Une question qui ne la regardait pas vraiment mais dont elle mourrait d’envie de connaitre la réponse depuis bien longtemps. Il n’y avait pas beaucoup de chances que Keylo accepte de lui répondre si elle la lui posait, parce qu’il fallait dire ce qui était, ils n’étaient pas franchement des amis proches, mais après tout ce temps, elle voulait savoir. Elle attendit qu’ils arrivent dans un coin un peu plus tranquille, près d’un petit sentier qui menait à un lac et que peu de gens empruntaient, préférant les places plus touristiques de Tingapour où s’agglutinaient restaurants, boutiques et grands monuments ; puis elle demanda doucement :

« Pourquoi tu es devenu Sangrave, à la base ? Ils t’ont forcé, toi aussi ? »





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Keylo

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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Dim 20 Aoû 2017 - 2:47

but I can't help
 
Keysa
La petite rue fleurie est devenue un sentier, et les bâtiments qui vous entouraient se sont changés en arbres orangés qui s'élancent hauts vers le ciel. Tu ne me t'es jamais promené dans cette partie de la ville - ton ancien appartement se trouve à l'opposé -, mais tu connais assez Tingapour pour deviner que vous remontez vers le lac dans lequel la rivière Jacob prend sa source, avant de se jeter dans le fleuve Tange, qui traverse la ville*. Les parcs de ce genre représentent un moyen pour les citadins de s'imaginer en pleine forêt. Tu préfères la vraie nature, mais tu dois avouer que c'est plutôt joli par ici. Chemin faisant, tu repenses à la réponse de Lisa, comme quoi ce que tu as pu faire comme conneries avant la guerre n'a plus d'importance. Tu te demandes si ça équivaut à un pardon. Si ce que vous partagez aujourd'hui pourrait être le début d'une certaine forme d'amitié. Peut-être que tu t'emballes un peu trop.

- Pourquoi tu es devenu Sangrave, à la base ? Ils t’ont forcé, toi aussi ?

Tu manques de t'arrêter en pleine marche. Ta gaieté de tout-à-l'heure a disparu, et une ombre passe dans tes yeux alors que tu l'observes, le temps d'un coup d'oeil fugace mais intense. Une conversation muette s'écrit en une poignée de secondes. Puis tu détournes le regard. T'as pas pu retenir le reproche informulé, comme si tu lui en voulais d'avoir posé la question. Ni la tristesse, toujours intacte après toutes ces années, ni la honte devenue douloureuse à force que s'amassent les remords. T'as jamais été très doué pour cacher tes émotions. T'aurais aimé qu'elle dise rien, qu'elle attende encore un peu, puisqu'elle s'est retenue tout ce temps, ou même qu'elle aborde jamais le sujet. Tu voudrais lui répondre que t'as pas envie d'en parler, voire lui mentir, masquer la laideur de tes actes en prétendant être une autre personne. Tu voudrais être lâche, comme avant. Mais tu peux pas faire ça. Ce ne serait pas juste.

Tu te repasses ses mots dans ta tête. La douceur dans sa voix t'apaise. Tu te demandes depuis combien de temps elle retient cette question.

- J'aurais aimé te répondre que oui. Ça me dédouanerait de pas mal de choses.

Tu hésites sur la manière de tourner l'histoire que tu t'apprêtes à raconter. Jusqu'au mois dernier, personne ne l'avait jamais entendue. Puis Hugo t'a quasiment forcé à lui avouer la vérité. Tu as omis certains détails, parce qu'il a beau être mature pour son âge, il reste un gamin de treize ans.

Vous vous installez sur un banc de pierre qui borde le sentier et tu lances un Opaqus par précaution. Tu prends une inspiration, les yeux dans le vague. Puis tu laisses entrer les souvenirs que tu repoussais. Ils affluent dans ton esprit, et tu commences ton récit.

- Quand j'avais quatorze ans, mon père passait la soirée au bar plusieurs fois par semaine, et il rentrait souvent complètement saoul. Un soir, j'arrivais pas à dormir, et je l'ai vu arriver depuis la fenêtre de ma chambre. Il se tenait le ventre, et ses mains étaient rouges de sang. Un elfe qu'il avait provoqué lui avait enfoncé un poignard dans l'estomac. J'étais censé le maintenir en vie, le temps que ma mère aille chercher le chaman. Mais j'étais trop faible. J'envoyais Reparus sur Reparus, mais aucun de mes sorts a fonctionné. Il perdait tellement de sang... Il est mort dans mes bras cette nuit-là.

T'as du mal à retenir ta voix de trembler. T'aurais voulu raconter tout autrement, éviter de verser dans le pathétique, en dire moins. Mais c'est plus fort que toi, c'est comme si ton coeur parlait directement à la place de ta raison. Tu contrôles rien. Alors tu continues, sans la regarder, tu sais qu'elle écoute et ça te suffit. C'est comme si tu y étais.

- Après ça, plus rien n'a été pareil. J'étais persuadé d'être responsable de sa mort. Surtout, je me sentais tellement faible. Incapable de protéger qui que ce soit. Ma mère ne parlait plus. Alors j'ai fui la maison, et je suis venu ici, à Tingapour. Je débarquais de ma campagne, j'étais complètement paumé. J'ai vite rencontré des mecs plus vieux que moi qui sont devenus mes potes. Et même ma seconde famille. Quand j'ai galéré à payer mon loyer, ils m'ont aidé. Quand j'allais mal, ils m'écoutaient, ils comprenaient. Ils me filaient des joints gratos. Ils disaient que c'était pas normal qu'il y ait des inégalités, que les nonsos crèvent de faim alors que des sortceliers avaient le monde à leurs pieds tout ça parce qu'ils étaient nés dans la bonne famille, avec le bon ADN. Que tout le monde devrait avoir un bon niveau de puissance, et qu'ils connaissaient un moyen pour ça. Que les dragons nous opprimaient, que si on récupérait la technologie qu'ils nous volaient, les gens avec peu de magie comme ma famille pourraient vivre décemment. Ils avaient les mêmes problèmes que moi. À force de les écouter, j'ai fini par être d'accord avec eux, je parlais avec leurs mots. J'étais jeune, désespéré, influençable. J'étais sacrément con, ouais.

Tout en parlant, tu déchires méthodiquement des feuilles d'arbre que tu as attrapé sans même t'en rendre compte. Revivre ces moments te fait mal. T'as l'impression de revoir le gamin que t'étais à l'époque comme s'il était présent physiquement, tu voudrais lui dire arrête, petit con, fais pas ça.

- Je l'ai appris que bien plus tard, mais le chef de la bande bossait pour les Sangraves comme recruteur. À l'époque - c'était il y a dix-sept ans -, ils étaient pas encore très connus. Ils avaient pas commis de crimes majeurs, c'est à peine si on connaissait leur nom dans mon village. Au bout de quelques mois, le chef m'a proposé de les rejoindre, en même temps que Charlie, un autre gars de la bande qui avait un an de moins que moi. Il a présenté ça comme un acte de lutte, en mettant l'accent sur le pouvoir que j'obtiendrais, et qui m'avait toujours manqué. Avec ça, je serais plus jamais faible. J'allais me faire respecter. Et je pourrais protéger les gens que j'aimais, mieux, je sauverais le monde.

Avec Charlie, il insistait plutôt sur l'acte de révolte que ça représentait, sur la lutte qu'il pourrait porter à bout de bras et qui embraserait le monde. C'était un gamin sans le sou qui n'avait pas eu la vie facile, et qui en voulait au monde entier. Déjà à l'époque, les Sangraves étaient de beaux enfoirés.

- J'ai accepté.

Tu jettes les bouts de feuille dans un geste de révolte futile, et le vent les emporte au loin. T'as une boule dans la gorge.

- Progressivement, je me suis rendu compte dans quoi j'étais tombé. Quand j'ai voulu m'enfuir, c'était trop tard.[b]

T'as pas le droit de te mettre à chialer, tu m'entends ? T'as pas le droit.

[b]- Charlie, c'est le type qu'on a croisé dans le hall de la forteresse. Celui que j'ai achevé.


Ses yeux affolés te reviennent en mémoire, en même temps que le dernier mot qu'il t'a craché à la gueule. Traitre.

Tu te rends compte alors que tu as trop parlé. Comme une vanne qui demandait à être ouverte depuis très longtemps. T'as pas changé. T'es toujours aussi pathétique.

- Désolé. Je te raconte pas ça pour me trouver des excuses. J'en ai pas. Tout est de ma faute, tous les crimes que j'ai commis par la suite aussi sont de ma faute. Ce que j'ai fait ces derniers mois change rien. Je pourrai jamais racheter ce que j'ai fait.

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Lisa Grey

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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Dim 20 Aoû 2017 - 5:44


Lisa écouta le discours de Keylo du début à la fin, sans l’interrompre, fronçant les sourcils de plus en plus au fur et à mesure que l’histoire avançait. Quand il eut fini, elle ne dit rien pendant un bon moment, prenant le temps de digérer tout ce qu’il venait de lui raconter. Elle se demanda s’il s’attendait à la voir compatir. Dans tous les cas, c’était raté. Elle sentait remonter cette espèce de colère, de haine et de mépris qu’elle avait souvent éprouvé à son égard, mais qu’elle n’avait pas ressentie aussi violemment depuis… quand, déjà ? Peut-être ce fameux soir de saint-Valentin, où elle avait cru pouvoir le coincer et le livrer à la police. Quel con, mais quel con. Et quelle conne, d’avoir pu croire qu’il avait été différent des autres Sangraves, qu’il les avait rejoints par contrainte plutôt que par bêtise et ambition. Ça n’aurait pas tout excusé, mais ça l’aurait rendu moins détestable. Elle n’aurait jamais dû lui poser cette question. Finalement, elle lâcha dans un souffle :

« Putain. »

Oui, c’était vulgaire et inutile, mais que pouvait-elle dire d’autre ? Elle avait contracté tous ses muscles et serré ses poings sur la pierre du banc qui les supportait. Si elle disait un mot de plus, elle allait exploser. Il fallait qu’elle se calme un peu d’abord, mais comment ? Une fois de plus, il venait de lui prouver qu’il n’était qu’un con. Un con, un lâche, un faible, un salaud. Elle le méprisait. Et dire que ses sentiments avaient fini par s’adoucir à son égard. Elle avait cru qu’elle pouvait juste oublier son passé de Sangrave, ces « conneries » qu’il avait faites et qu’il avait mentionné plus tôt, elle avait pensé qu’ils pourraient juste tirer un trait sur ça et repartir sur de bonnes bases. Qu’au fond, ils n’étaient pas si différents et qu’il y avait même un mince espoir qu’ils deviennent amis. Mais ils étaient différents. Elle n’avait rien à voir avec lui. À sa place, elle n’aurait jamais accepté de suivre les paroles de ces jeunes gens, elle n’aurait jamais trahi ses principes et son pays pour eux, jamais accepté de se soumettre à la volonté de Magister pour embrasser l’illusion d’être plus puissante, jamais tué pour survivre. Jamais. Du moins, elle en était persuadée.

Elle finit par détourner son regard, fermer les yeux un instant et se détendre un peu. Pense au yoga, pense au yoga. Pas à l’alcool, non, au yoga. Inspire, expire. Ok, on est bon. Elle rouvrit les yeux, toujours en colère mais un peu calmée, puis ajouta :

« Tu me dégoûtes. Et je sais même pas pourquoi ça m’étonne. J’aurais dû savoir que t’étais juste un con. »

Elle avait envie de lui cracher à la gueule. Littéralement. Comment avait-il pu être aussi con, bordel, comment avait-il pu s’imaginer un seul instant que rejoindre les rangs des Sangraves était la bonne chose à faire ? Combien de gens étaient morts pour sa connerie ? Même s’il était jeune à l’époque, ça n’excusait rien du tout. Elle hésita à s’enfuir, sans rien dire, s’éloigner le plus possible et couper définitivement le contact avec lui. Mais ce serait ridicule. Il avait fait une connerie dont les conséquences étaient monstrueuses et impardonnables, mais tout ça, ce n’était plus que du passé. Il était de son côté, maintenant, même s’il ne pourrait effectivement jamais se racheter comme il l’avait dit. Alors elle reprit un visage neutre et, sans lever une seule fois les yeux vers Keylo, elle termina :

« Mais bon. J’imagine que c’est un peu tard pour te faire la morale, maintenant. »

Elle ne le méprisait pas moins, et elle n’allait certainement pas le pardonner de sitôt, mais elle s’efforçait de se dire que c’était inutile d’être énervée, que c’était fini à présent et qu’il semblait lui-même s’en vouloir assez bien comme ça. Alors calme-toi, colère, arrête de vouloir exploser comme ça à tout bout de champ, ça sert à rien, rentre chez toi. Inspire, expire. Tout allait parfaitement bien.





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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Lun 21 Aoû 2017 - 18:59

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Keysa
J'encaisse en silence, acceptant l'insulte parce que de toute manière il n'y a rien à dire. Je ne sais pas à quoi je m'attendais. J'avais perdu l'habitude de l'entendre m'insulter. Ça fait encore plus mal, maintenant que je ne la déteste plus. Quel con je fais de lui avoir raconté tout ça. J'aurais dû faire le mec mystérieux et ne rien lui révéler du tout. Je ne sais pas à quoi elle s'attendait, elle. Que je sois différent des autres ? Moins lâche, moins faible, moins désespérément avide de puissance ? Elle s'est trompée.

Quelque part, je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est facile de me juger quand on n'a jamais été à ma place. Qu'on a jamais connu la pauvreté, l'humiliation, le spectacle d'un proche à l'agonie alors qu'on le serre dans ses bras, l'impuissance à protéger ceux qu'on aime, le désespoir et la solitude les plus extrêmes. Comment refuser alors la lueur d'espoir qui s'offre à nous au bout du tunnel ?

C'est sûrement égoïste, mais une part de moi lui en veut de ne pas comprendre. Elle ne sait pas par quoi je suis passé. À quel point je m'en suis voulu, pour une erreur - une seule - commise il y a vingt ans. Aujourd'hui encore, je me demande ce qui m'a maintenu en vie tout ce temps, quand j'aurais voulu me laisser mourir tant de fois. Mais je n'ai jamais pu aller jusqu'au bout.

Je note tout de même qu'il y a du progrès. Elle n'est pas partie, elle n'a pas essayé de me frapper. Vu nos antécédents, ça ne m'aurait pas étonné de sa part.

- Désolé si je t'ai déçue. J'ai jamais prétendu être un héros. C'est pas des héros qui ont fait tomber la Forteresse.

Elle sait à quoi je fais référence, elle a rencontré mon ancien boss. Les Ombres se prenaient peut-être pour des héros, mais ils ont aussi leur lot d'atrocités. Même si bien sûr ce n'est pas comparable aux crimes des Sangraves. Quelque part, elle reste bien naïve. Je l'envie un peu.

- Je méritais de mourir pendant la bataille. Je voulais mourir. Crois-moi, je te dégoûterai jamais autant que je me dégoûte moi-même.

Je n'aurais jamais pensé avouer ce genre de choses à quiconque. Encore une fois, elle est mon juge, et la sentence n'est pas belle à entendre. Après un silence, je reprends :

- Écoute, je comprendrais si tu décidais de partir maintenant. Mais si tu tiens à rester, je préférerais qu'on change de sujet.

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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Mar 22 Aoû 2017 - 6:02


Ce n’était pas des héros qui avaient fait tomber la Forteresse ? Mais de quel droit se permettait-il d’affirmer ça ? Ces gens étaient morts pour mettre fin aux jours d’un organisme terroriste qui menaçait la vie d’on-ne-sait-combien d’AutreMondiens, ils avaient réussi là où les gouvernements censés les protéger avaient échoués. Et L’ilne, merde, ose me dire que L’ilne n’était pas une héroïne. Lisa faillit bien exploser pour de bon, cette fois, lui dire que c’en était trop, qu’elle ne voulait pas rester une minute de plus assise sur ce banc avec lui, que c’était une connerie de l’avoir appelé et que c’était une connerie d’être venu. Mais Keylo ne lui en laissa pas le temps, enchaînant rapidement avec d’autres phrases, et ses paroles la refroidirent un peu.

Elle se doutait bien qu’il ne devait pas avoir énormément d’estime de soi, elle n’imaginait pas que ce soit à ce point-là. Qu’il ait carrément souhaité mourir pendant la bataille. Malgré elle, elle frissonna. Bien sûr, c’était une chose qui aurait pu arriver, qui était même très probable d’arriver, quand on voyait le nombre de soldats plus forts qu’eux qui avaient péri, et Lisa se demandait souvent encore comment ils avaient pu s’en sortir. Mais ils s’en étaient sortis, ils avaient survécu, et tant mieux, non ? Même si, d’accord, sa vie en ce moment était plutôt pitoyable et que quelques descentes d’alcool l’avaient menée parfois à se dire qu’un repos éternel en OutreMonde serait plus doux que toutes ces journées à se morfondre encerclée de bouteilles, mais tout ça, ce n’était que passager. Elle était reconnaissante d’être en vie, et elle était reconnaissante que Keylo soit en vie. C’était peut-être égoïste, mais elle songeait qu’elle n’aurait sans doute pas tenu le coup s’il était mort lui aussi. Alors oui, il avait fait la pire connerie du monde, oui, elle était très en colère actuellement, oui, il la dégoûtait, mais de là à affirmer qu’il méritait de mourir, c’était peut-être un peu exagéré.

Il reprit une nouvelle fois la parole en lui proposant de changer de sujet, si elle voulait bien rester avec lui. Elle n’hésita pas très longtemps. Ce n’était pas juste de partir comme ça, maintenant, pour une histoire de bêtise qui remontait à plusieurs années. Elle prendrait du temps à la digérer, mais ce n’était pas à elle de lui en vouloir, d’être en colère, elle n’était pas concernée par cette histoire, et les remords évidents de Keylo paraissaient déjà être une punition suffisante. C’était un criminel, mais ça, elle le savait depuis bien longtemps. Et puis, c’était elle qui l’avait appelé, elle qui avait demandé à le voir, et il était venu aussi vite que possible, pour elle. Ils avaient besoin l’un de l’autre. Ce ne serait pas juste de s’enfuir. Et puis, même si elle partait, où est-ce qu’elle irait ? Chez soi, seule dans son abri fermé, à boire bouteille sur bouteille pour oublier ses cauchemars ? Non. Malgré tout, voir Keylo cet après-midi était la meilleure chose qu’il lui était arrivée depuis des semaines. Elle n’allait pas tout gâcher maintenant. Alors elle accepta de calmer la colère qui grondait encore dans son for intérieur, desserra un peu les poings sur le banc et répondit :

« Ok. On change de sujet. Mais d’abord, c’est faux ce que tu as dit à propos des héros. L’ilne… ma chef, c’était une héroïne, une vraie. »

Elle décida de se relever, prête à continuer le sentier vers le lac. Avec tout ça, elle sentait qu’elle avait besoin de marcher un peu. Ça lui ferait du bien. Mais d’abord, elle sentait qu’il fallait qu’elle dise un truc à propos de ce qu’il avait révélé tout à l’heure. Ensuite, elle changerait de sujet, promis.

« Et au fait, je pense pas que tu méritais de mourir. C’est une bonne chose que t’aies survécu. »

Voilà, maintenant, on pouvait passer à autre chose. Et pitié, qu’on ne parle plus jamais de la guerre. C’était encore trop dur, les souvenirs semblaient encore trop réels. Elle ne voulait plus jamais avoir encore à les affronter. Mais du coup, de quoi est-ce qu’ils étaient censés parler ? Vous connaissez ce moment gênant où vous ne savez pas trop comment commencer une conversation normale avec quelqu’un parce que vous n’êtes pas sûr d’être assez proches pour parler librement ? Eh bien voilà, on en était là. Bon, tentons quelque chose, n’importe quoi, tant que ce n’est pas à propos de la météo.

« Du coup, hrm, je sais pas. Il fait beau, hein ? J’irai bien me baigner. »

… WOH. C’était bien nul comme changement de sujet, qu’est-ce que je viens juste de dire ? Change-moi ça tout de suite.

« Et donc, tu travailles à la ferme. Ça se passe bien ? T’es sûr d’être en sécurité ? »

Mouais, disons que ça passe.





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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Mar 22 Aoû 2017 - 11:29

shall I stay ?
 
Keysa
Vous avez entendu, Lisa ne pense pas que je méritais de mourir. Je prends ça comme une preuve qu'elle ne me déteste pas complètement. C'est un bon début. Peut-être qu'au bout de douze autres rps, le keysa sera finalement canon. En tout cas, ses mots m'ont mis un peu de baume au coeur.

- Merci. Et c'est pas ce que je voulais dire, tout-à-l'heure. Je suis sûr que ton amie était une héroïne, et je suis désolé pour ce qui lui est arrivé. Je parlais plus de mon chef à moi. Il est mort en héros, mais il a pas vécu comme tel.

J'espère que mes explications ont suffi à rattraper ma boulette, parce que j'en ai un peu marre de les enchainer. On a recommencé à marcher, et l'ambiance s'est détendue par je ne sais quel miracle. Sa tentative de changement de sujet me fait sourire. Plus je la connais, et plus je la trouve adorable.

Hé, vous avez vu, elle s'inquiète pour moi ! Même si c'est sans doute uniquement une façon de nourrir la conversation. Laissez-moi un peu d'espoir, s'il-vous-plait.

- Ça se passe bien, ouais. Tout est tellement simple là-bas, ça fait du bien. Et je suis pas là-bas pour ma sécurité, mais pour la leur. Les Gris adoraient utiliser les familles comme moyens de pression. Alors si jamais ils rappliquent, je serai là pour protéger la mienne.

Je leur ai donné des Transmistus automatiques. Si jamais il y a un souci, Hugo n'a qu'à presser un bouton et ils se retrouveront tous transportés au même point, loin du danger. Et je pourrai neutraliser mes adversaires sans craindre que mes proches se fassent attaquer. C'est mon petit frère qui m'a donné l'idée. Je vous avais dit qu'il était malin.

- Et toi, t'as repris de carrière de Voleuse Patentée ?

Une idée me vient en tête. Non, elle ne voudra jamais. Trop tard, l'idée s'est installée dans mon esprit et elle ne veut plus en sortir. Je ne perds rien à lui proposer.

- Si tu veux te baigner, je connais un coin sympa, à l'extérieur de la ville. On peut y être en un Transmistus.

© Gasmask    


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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Mar 22 Aoû 2017 - 17:29


Lisa ne put qu’acquiescer lorsque Keylo mentionna la fâcheuse tendance qu’avaient les Sangraves à menacer les familles. Elle était bien placée pour le savoir, son propre père en avait fait les frais. Elle était un peu sceptique quant à la capacité de Keylo à protéger ses proches contre des Sangraves furieux et avides de vengeance, mais bon. Après tout, il s’était bien défendu pendant la bataille, alors ne soyons pas trop pessimiste. Elle se demandait ce que pensait sa famille de tout ça, justement, et s’ils se doutaient du danger qu’ils couraient. S’ils étaient conscients qu’ils ne seraient jamais vraiment en sécurité. Les pauvres, ça ne devait pas être facile à vivre. Lisa ne les connaissait pas, mais elle détestait l’idée qu’il puisse arriver malheur à de pauvres fermiers innocents. Mais bon, Keylo avait l’air confiant en lui en parlant de les protéger, alors ça ne pouvait pas être si mal. Lorsqu’il lui demanda ensuite si elle avait repris ses missions de Voleuse, elle répondit :

« Ouais. Enfin non. J’ai pris quelques semaines de congés. Mais j’y retourne bientôt. »

C’était un peu embellir la vérité. Elle avait effectivement annoncé par boule de cristal à son employeur juste après la bataille qu’elle prenait des vacances, mais elle aurait dû reprendre deux semaines plus tôt déjà, et n’avait absolument pas essayé de les recontacter depuis. Elle avait évité tous les appels, messages et autres parchemins. En fait, il y avait de grandes chances qu’elle soit virée. Mais elle ne s’en était pas vraiment souciée pour le moment, un peu grâce à l’alcool, il fallait dire. Tant pis. Quand elle se déciderait à reprendre le job (et il faudrait bien un jour, si elle ne voulait pas finir sans le sou), elle n’aurait qu’à lécher quelques bottes et faire les yeux doux. Ça irait.

Ils avaient déjà fait quelques mètres lorsque Keylo lui proposa soudainement de l’emmener dans un coin sympa pour se baigner. Lisa haussa les sourcils, un peu surprise. Euh, hm, c’était juste histoire de meubler la conversation, quand elle avait parlé de baignade, hein. Elle pouvait aussi bien s’en passer. Elle se voyait mal nager tranquille oklm avec ce gars contre qui rappelons-le elle s’était énervée il y avait à peine deux minutes. Je sais pas, on est même pas vraiment potes, ça va un peu vite non ? En même temps, elle était assez curieuse de voir où il l’emmènerait. Et puis, malgré tout, elle appréciait sa compagnie, même si elle n’avait jamais cru pouvoir dire ça un jour. Bon, allez, pourquoi pas. De toute façon, on se faisait un peu chier. La marche, c’est un truc de vieux.

« Euh, ouais, ok, si tu veux. »

Elle attrapa sa main et attendit qu’il lance le Transmist… Transmitus. Sérieusement, il allait falloir qu’elle arrête de toujours copier le langage des gens avec qui elle parlait. Lorsque le décor changea pour un lac tranquille dans lequel se jetait une grande cascade, Lisa ne put retenir une petite exclamation à la fois de surprise et d’émerveillement. Elle ne se souvenait pas être déjà venue ici. C’était un magnifique paysage, en tout cas, Keylo ne s’était pas foutu d’elle. En plus, il semblait n’y avoir personne.

« Woh, pas mal ! »

Elle lui lâcha la main (elle venait de se rendre compte qu’elle la lui tenait toujours) et s’approcha du bord de l’eau. Elle était claire, propre, elle donnait plutôt envie de s’y baigner. Lisa avait l’impression d’être retournée en enfance, quand elle allait à la plage avec ses parents et qu’elle était toute excitée à l’idée de plonger dans l’eau. Mais bon, un peu de tenue, tout de même. Elle retira ses chaussures et avança quelques pas dans l’eau.

« C’est cool, elle est bonne ! Tu viens ? »





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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Mar 22 Aoû 2017 - 22:45

La cascade :
 

would it be a sin ?
 
Keysa
Un bruit d'eau continu nous accueille quand nous rouvrons les yeux après le Transmistus. Nous sommes en pleine forêt - une véritable forêt, cette fois, à des tatrolls de la ville, sans chemins ni bancs construits par les hommes. Entre les arbres et les fougères, une magnifique cascade se dévoile à nous, et rien ne semble pouvoir interrompre son flot paisible. Les oiseaux qui se sont tus à notre arrivée, effrayés par notre venue soudaine, recommencent à gazouiller allègrement. Il fait encore plus chaud ici, si bien que l'eau qui scintille aux soleils ressemble à une invitation. J'essaie de graver ce moment dans ma mémoire, mettant tous mes sens à profit pour garder en moi le paysage, la chaleur, les bruits, la main de Lisa sur la mienne. Son enthousiasme me réjouit. Je ne sais pas comment j'ai fait pour qu'elle oublie aussi vite notre dispute de tout-à-l'heure. Ça ne lui ressemble pas ; d'ailleurs j'étais persuadé qu'elle refuserait de me suivre. À croire qu'elle a changé.

Je suis venu ici avec mes parents, il y a maintenant des années. Il faut m'imaginer, haut comme trois pommes, perché sur les épaules de mon père alors qu'il nageait vers la cascade, criant de joie quand je passe ma tête sous les trombes d'eau qui chutent sans s'arrêter. Ma mère nous fait signe depuis la berge, pendant qu'elle installe la nappe pour le pique-nique. C'est incroyable que cet endroit existe toujours. Rien n'a changé. Ni le lac, ni les arbres, ni les oiseaux. Rien sauf moi. Le jeune couple d'alors reconnaitrait-il son petit garçon aujourd'hui ? Probablement pas.

Je ne me fais pas prier devant l'invitation de Lisa. D'un sortilège, je me retrouve en short de bain. Je choisis un rocher qui dépasse de la berge, là où l'eau est la plus profonde. Puis je prends mon élan et je plonge, les deux mains en avant. La fraicheur de l'eau me fait un bien fou. Elle est si pure qu'on peut y ouvrir les yeux sans problème. Quand je reparais à la surface en souriant, j'ai oublié la guerre, les Sangraves et mes erreurs du passé. Il n'y a plus que la cascade et le soleil. Et Lisa. En quelques mouvements de crawl, je la rejoins près du bord.

- À ton tour de plonger ! je la défie avec un grand sourire.

© Gasmask    


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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Mer 23 Aoû 2017 - 1:08


À présent, ils avaient vraiment l’air de deux grands gamins, deux amis sans problèmes qui profitaient d’un après-midi au lac. C’était comme s’ils s’appréciaient depuis toujours, comme s’ils n’avaient jamais participé à une guerre, comme si elle n’avait jamais été une Ombre et lui un Sangrave, comme si elle n’avait pas été à deux doigts d’exploser de rage contre lui quelques minutes plus tôt. Ça lui allait. Elle appréciait de ne plus penser à rien d’autre qu’à l’instant présent, et ce sans une seule goutte d’alcool. Ils devraient faire ça plus souvent.

Keylo se changea à l’aide d’un sort et plongea d’un rocher. Il lui cria que c’était à son tour et elle sourit tout en grimpant sur les rochers. Deux enfants, vous dis-je. Elle incanta un Habillus pour se vêtir d’un maillot de bain (en y repensant, ce n’était pas la première fois qu’elle finissait en bikini devant Keykey, la différence étant qu’aujourd’hui, c’était volontaire) puis choisit un rocher plus haut que celui du blondinet. Que voulez-vous, l’amour du défi. Et puis, ce serait plus impressionnant. Non pas qu’elle soit là pour impressionner, mais quand même. Elle tendit les mains devant elle puis sauta la tête en avant tout en exécutant de jolies figures en l’air – comme quoi, ça servait les entraînements à l’Académie – et atterrit dans l’eau les jambes tendues. Hop, si avec ça il était pas impressionné.

Elle profita un peu du temps sous l’eau, appréciant son calme, sa clarté et les quelques espèces marines qui nageaient juste en dessous, puis remonta à la surface doucement. Elle chercha Keylo du regard, puis quand elle le trouva, près du bord – mais regarde le lui, pas son torse, enfin – elle lui lança avec un grand sourire :

« Alors, impressionné ? »

Quoi ? Oui je me la pète un peu, et alors ?

« Attends, je vais voir ce qu’il y a derrière la cascade. Enfin viens si tu veux. »

Ça l’avait toujours intriguée, ce genre de cascade. C’était comme un grand rideau d’eau qui masquait parfois quelque chose derrière. C’était rigolo de découvrir ce que ça cachait. Et puis, quitte à passer pour une enfant, autant être une enfant jusqu’au bout. Elle nagea rapidement vers la cascade, passa au travers en riant et arriva de l’autre côté.

« Woh ! Eh Keylo, t’avais déjà vu ça ? »

Dans les rochers était creusée une grotte dans laquelle l’eau continuait de passer. Lisa aimait beaucoup ce genre d’endroit. Dans les histoires, les grottes regorgeaient toujours de secrets et de mystères impressionnants. Evidemment, elle doutait de trouver quoi que ce soit de très incroyable ici, parce que bon, c’était juste une grotte dans des rochers, mais ça donnait à cet endroit un genre d’ambiance de conte de fées qui n’était pas déplaisante.

Elle attendit que Keylo la rejoigne puis désigna la grotte d’un regard. Elle se rendit alors compte qu’elle était vraiment près de lui, en bikini, et surgissant de nulle part l’idée saugrenue lui vint que si elle voulait l’embrasser, ce serait le bon moment. Drôle d’idée. N’importe quoi. Puis de toute façon, même si elle le faisait, il la repousserait, ce serait extrêmement humiliant. Et ça niquerait l’ambiance, ce qui serait dommage, pour une fois qu’elle allait bien. Mais arrête de le regarder comme ça, t’es con ou quoi, il va s’imaginer des choses.

« On fait quoi, on regarde ce qu’il y a à l’intérieur ? De la grotte, je veux dire. »





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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Mer 23 Aoû 2017 - 15:20

if I can't help
 
Keysa
Pourquoi est-ce que tous les jours ne ressemblent pas à celui-là ? La vie serait tellement belle. Je ne demande pourtant pas grand-chose, une vie simple me suffit. Nos disputes d'hier me semblent absurdes, alors que je regarde Lisa plonger depuis les rochers, admiratif devant ses acrobaties. Elle vient de me ridiculiser.

- Très ! je réponds quand elle me demande si je suis impressionné.

Je la suis à la nage dans sa quête pour découvrir ce qui se cache derrière la cascade. Elle est vraiment mignonne en maillot, avec sa peau pâle et ses cheveux sombres ruisselant. Elle a de jolies fesses, aussi. D'accord, j'avoue, c'est en partie pour cette raison que je l'ai emmenée ici. Et aussi pour me rattraper après l'avoir déçue. Et aussi parce que j'avais chaud.

Je traverse le rideau d'eau à la suite de la Voleuse. Au-delà se cachait une grotte secrète qui ne me rappelle rien du tout. Dégoulinant d'eau, je me hisse sur la roche humide pour la rejoindre qui m'attend, en faisant attention à ne pas glisser. C'est comme si nous étions des explorateurs qui venons de découvrir un lieu secret. J'aurais adoré cet endroit, enfant. Des rideaux de lianes sont suspendus à l'entrée derrière la chute d'eau, invisibles de l'extérieur. Mes yeux mettent un peu de temps à s'habituer au manque de lumière. Des reflets d'eau dansent sur les murs de pierre, donnant à l'endroit un côté mystique.

- Je me souvenais pas de ça, je murmure avec émerveillement.

Je surprends alors le regard de Lisa sur moi. Est-ce que je me fais des idées ou est-ce qu'elle est en train de me mater ? Bon sang, tu ne penses plus correctement, mon pauvre Keylo. J'en ai conscience, et pourtant je ne peux pas empêcher mon imagination de s'emballer. Je voudrais l'embrasser ici et maintenant, je voudrais lui chuchoter à l'oreille que je l'aime, comme un secret dont la cascade serait la seule gardienne, je voudrais qu'elle me pardonne tout, je voudrais prendre possession de chaque parcelle de sa peau si pure. Je voudrais...

- On fait quoi, on regarde ce qu’il y a à l’intérieur ? De la grotte, je veux dire.
- Ah, euh, oui, si tu veux.


Bravo, tu as l'air très intelligent maintenant. Réveille-toi un peu. C'est Lisa. Tu n'as aucune chance avec elle. Si tu en avais, tu les as grillées quand tu as raconté ton histoire pathétique tout-à-l'heure. C'est déjà un miracle qu'elle accepte encore de te parler, alors profite de ce que tu as au lieu de tout gâcher encore une fois.

En colère contre moi-même, je passe devant pour explorer la grotte plus avant. Elle n'est pas très grande. Pas de trésor au bout, seulement des stalagmites et des stalagtites - on m'a expliqué la différence plusieurs fois, mais je n'arrive jamais à la retenir. L'endroit n'en reste pas moins magnifique.

- Je me demande combien de personnes l'ont découvert avant nous, je songe à voix haute pour rompre le silence.

Je me tourne vers elle pour la regarder dans les yeux. Le bruit de l'eau qui coule nous parvient de façon distante, rythmé par celui des gouttes d'eau qui tombent des stalag... choses* à intervalles irréguliers.

- Ça te plait ?

© Gasmask    


* :
 


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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Mer 23 Aoû 2017 - 17:45


Keylo lui répondit comme s’il venait d’être tiré brutalement de ses pensées. L’espace d’un instant, la tension entre eux deux était devenue étrange, comme si une sorte de connexion s’était établie entre eux, comme si le moment avait été propice pour… pour quoi, en fait ? Est-ce qu’ils auraient vraiment pu s’embrasser, là, comme ça ? Est-ce qu’il l’avait ressenti, lui aussi ? Sûrement pas. Elle se faisait des idées. En même temps, ça faisait plus d’un mois qu’elle n’avait quasiment eu aucun contact humain, qu’elle n’était pas sortie de chez elle au-delà d’un rayon de 100 mètres et surtout qu’elle n’avait pas tenu aussi longtemps sans boire. Son cerveau lui jouait seulement des tours, c’était sans doute ça, et si elle cédait à ses désirs, elle prenait le risque de tout gâcher. Or cette journée était trop belle pour tout gâcher.

L’ancien Sangrave se détourna d’elle pour entrer dans la grotte, mettant fin aux derniers espoirs qui lui restaient. Tant pis. À quoi elle s’attendait, de toute façon ? Leur relation avait évolué de façon considérable, mais ça ne voulait pas dire qu’il la prenait pour autre chose que la chieuse colérique qui pétait des câbles pour un oui ou pour un non. Surtout qu’elle l’avait insulté un peu plus tôt, ce qui entre nous n’était pas la meilleure façon de plaire. Tant pis. Ce n’était pas si grave. Ils n’étaient pas faits pour être ensemble, de toute manière.

Elle le suivit prudemment à l’intérieur de la grotte, se tenant fermement au mur de roches pour ne pas glisser. C’était une petite grotte tout ce qu’il y avait de plus normale, avec cette ambiance caractéristique, ce calme presque silencieux, à l’exception des clapotis de l’eau contre les rochers et le bruit lointain de la cascade. Il faisait sombre, l’air était doux. Lisa avait toujours aimé cette atmosphère, à la fois mystérieuse et reposante. C’était apaisant, c’était comme si plus rien d’autre ne comptait. Il suffisait d’apprécier le moment.

Keylo se tourna vers elle et de nouveau s’installa cette ambiance étrange, et cette envie de se coller à lui et de l’embrasser sans penser au reste. Elle sentit son cœur battre un peu plus fort tandis qu’elle le regardait à son tour, suivant des yeux les quelques gouttes d’eau qui glissaient dans ces cheveux blonds. Il lui demanda si ça lui plaisait. Elle sourit.

« Ouais. »

À cet instant, elle n’était plus vraiment sûre de parler encore de la grotte. L’instant allait passer, disparaitre, comme il avait disparu tout à l’heure, et encore une fois, elle ne l’aurait pas saisi. Est-ce qu’elle le devrait vraiment ? Elle s’était toujours dit que quand le moment était là, quand elle le sentait, elle ne devait pas se poser de questions. Mais là, c’était Keylo, c’était différent. Ce n’était pas un de ces gars avec qui tu flirtes et à qui tu as des chances de plaire.

Elle s’approcha pourtant et son cœur se mit à jouer du tambour dans sa poitrine. Elle était en train de faire une connerie, elle pouvait encore faire demi-tour, il suffisait de reculer, de s’excuser, lui dire qu’elle avait trébuché, ou je ne sais quoi encore. Mais elle n’avait pas envie de faire demi-tour, elle avait envie d’aller plus loin, de voir où ce geste la mènerait, ce qui se passerait ensuite. Tant pis s’il se dégageait, s’il la relâchait et qu’il partait en la traitant de folle, quelle importance ? Ce serait humiliant quelques temps, ça finirait par passer. C’était des choses qui arrivaient. Pour le moment, elle voulait juste continuer et ne plus penser à rien.

Elle ferma les yeux, posa sa main sur sa joue et ses lèvres contre les siennes. Voilà, ce n’était pas si compliqué. Et il n’avait pas l’air de la rejeter, pour le moment. Elle l’embrassa doucement et l’enlaça, profitant de ce moment avant qu’il ne prenne fin. C’était bon, c’était bien, et elle se rendit compte enfin que c’était ce dont elle avait envie depuis longtemps déjà. Tant pis si ce n’était pas réciproque, si ça ne durait pas plus de quelques secondes, si elle était en train de s’humilier. Elle l’avait fait, et étrangement, elle ne le regrettait pas.





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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Jeu 24 Aoû 2017 - 1:56

merci Mae :
 

falling in love with you
 
Keysa
Une douce chaleur s'éveille au creux son ventre, lui chatouille l'estomac, si fragile au début qu'il a peur qu'elle ne s'éteigne aussitôt. Et pourtant elle s'installe pour de bon, prend ses aises, et lui se sent vivant à nouveau. Depuis des semaines il ne peut se débarrasser de l'impression qu'il accomplit chacun de ses gestes de façon mécanique, comme si quelque chose s'était brisé en lui et qu'il compensait par le travail, plus acharné de jour en jour, par les sourires faux et les oui je vais bien t'en fais pas à sa mère, par les pilules avalées chaque soir un peu plus au-delà du raisonnable. Rien de tout cela n'est réel désormais. Lisa a posé ses lèvres sur les siennes, et son coeur s'est envolé.

Le baiser se fait timide au début, comme si elle craignait qu'il ne la repousse. Pour la rassurer, et aussi parce qu'il attend ce moment depuis longtemps déjà, il y répond avec plus d'engagement, leur étreinte se prolonge et devient plus intime. Elle le surprend par son naturel, et en même temps il a peur. Maintenant qu'elles lui sont offertes, il réalise à quel point il a désiré ces lèvres. Pendant qu'il l'embrasse, il lui caresse les cheveux encore trempés avec douceur.

Il se détache enfin d'elle, lui sourit. Tente de ne pas trop se rendre ridicule, malgré son visage légèrement rouge, et son coeur qui semble avoir oublié comment battre droit. Lui-même se souvient de l'endroit où il se trouve ; la cascade chuchote toujours non loin de là, les reflets de l'eau dansent encore sur les murs de pierre. Le monde ne s'est pas arrêté de tourner.

- Je...

La peur l'étreint plus fort, si bien qu'il ne peut plus l'ignorer. Comme si même les instants les plus joyeux ne pouvaient s'empêcher de se parer d'une ombre plus incertaine. Il a peur que son geste ne soit pas sérieux, qu'elle regrette ce qu'elle vient de faire. Qu'elle se souvienne à quel point il est haïssable.

Je t'aime. Retenu juste à temps. Tais-toi, imbécile, tu vas l'effrayer. Il faut qu'il arrête de se comporter comme un débutant. Ce qui n'est pas le cas, n'en déplaise aux langues de vipères de certains (certaines). Mais cette fois, il y a quelque chose de différent. Les circonstances, peut-être.

Alors il se dit qu'il réfléchit trop et que dans un moment pareil les mots sont superflus, et il l'embrasse à nouveau, moins chastement cette fois. Il n'arrive toujours pas bien à réaliser que ce qu'il est en train de vivre est réel. Les voix lointaines dans sa tête qui crient avec hystérie « LE KEYSA EST CANON » ne l'aident pas beaucoup. (D'où diable peuvent-elles bien sortir ??)

Mais quand ils se détachent une seconde fois, l'inquiétude revient et il ne peut pas s'empêcher de la laisser s'exprimer. Elle s'entend dans sa voix avec clarté, tandis qu'il entoure encore Lisa de ses bras.

- Tu as conscience de qui tu embrasses, pas vrai ? Tu vas pas bientôt regretter et me dire que c'était une erreur ?

© Gasmask    


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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Sam 30 Sep 2017 - 19:05


Lentement, doucement, puis plus rapide, plus confiant. Leurs lèvres se touchent, leurs langues se découvrent, s’entraînent, s’emmêlent, dansent ensemble. Leurs corps se rapprochent, s’étreignent, un peu plus près, un peu plus fort. Sa main qui passe dans ses cheveux encore humides, sur sa nuque, sur son dos. Elle se laisse aller, appréciant son odeur et la douceur de sa peau. Elle a le droit, il ne l’a pas rejetée. Il l’a laissée faire, il lui a répondu, il l’a accompagnée dans son geste spontané. Elle aurait pu trouver ça étrange, mais ce n’est pas le cas. Dans un sens, ça lui parait logique. Comme la suite normale des choses. Comme s’ils n’étaient venus que pour ça. Et ça lui fait du bien. Elle se sent renaître, comme si elle retrouvait la lumière après des journées sombres noyées dans l’alcool et la dépression. Elle ne veut plus penser à son malheur, à son deuil ni à sa colère. Elle ne veut plus que Keylo, la cascade et les battements de son cœur.

Finalement, leurs lèvres se séparent, leurs visages s’éloignent. Elle le regarde, le contemple comme si c’était la première fois, et se rend compte qu’il sourit. Alors elle le prend comme une invitation et sourit à son tour, plus confiante, plus assurée, parce qu’enfin elle peut se permettre d’imaginer un avenir avec lui, parce qu’elle est heureuse et parce qu’elle vient de recevoir la preuve que sa vie n’est pas que de la merde, qu’une succession de jours noirs dans laquelle elle se perd. Elle sourit parce que pour la première fois depuis plus d’un mois, elle accepte de penser qu’elle pourra s’en sortir, qu’elle est capable de retrouver le bonheur, d’aimer et d’être aimée à nouveau.

Il commence une phrase, s’arrête, l’embrasse une nouvelle fois. Sans crainte, sans pudeur, maintenant qu’ils savent ce qu’ils veulent. Elle le veut, lui, ses lèvres, son visage, sa peau contre la sienne. C’était comme si elle avait attendu ça depuis longtemps déjà, sans vraiment se l’avouer. J’embrasse Keylo. C’est étrange à dire. J’embrasse Keylo et j’aime ça. Elle se répète cette phrase, encore et encore, incapable de penser à autre chose qu’à cet instant présent. Elle se fiche bien, pour le moment, de ce qu’il se passerait ensuite entre eux, si c’était un simple baiser sans histoire, provoquée par leur solitude et l’atmosphère romantique de la cascade, ou le début d’une relation amoureuse. Elle ne veut pas non plus penser à sa peur de s’engager à nouveau et à son incapacité à faire durer un couple sans finir par merder et tout gâcher. Ce sont des détails sans importance. Elle y réfléchira plus tard.

Ses questions lorsque le baiser prend fin la font sourire. Elle n’est vraisemblablement pas la seule à avoir peur du rejet. Il est inquiet, lui aussi. Ça veut dire qu’il y tient. Qu’il n’en a pas rien à faire, qu’il a envie d’elle, que c’était plus qu’un simple baiser sur le feu de l’action. Peut-être qu’ils pouvaient sérieusement envisager une vie de couple. Et finalement, Lisa ne trouve pas l’idée si effrayante. Elle esquisse un nouveau sourire.

« Mais non. Je ne fais jamais d’erreur. »

Comment ça, ce n’est pas vrai ? C’est tout-à-fait vrai.

« Pas pour ça, en tout cas. »

Elle pose sa main sur sa joue, la fait doucement glisser jusque derrière son oreille, caresse ses cheveux encore frais et légèrement humides.

« Et toi ? Pas de regrets ? »

Elle sourit toujours, parce qu’elle ne peut pas s’en empêcher. Et parce qu’au fond, la question n’est que rhétorique. Elle sait qu’il l’a voulu autant qu’elle, qu’il en a réellement eu envie, qu’il pourrait le refaire encore. Elle le sait, elle le décèle dans son regard, dans ses gestes, dans le ton de sa voix. Mais elle veut l’entendre le dire.





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MessageSujet: Re: Live together die alone [Keysa]   Lun 23 Oct 2017 - 0:16

like a river flows
 
Keysa
Le soulagement se lit sur mon visage. Comme d'habitude, je suis un livre ouvert. Et dire que si elle ne m'avait pas rappelé, je l'aurais laissée disparaitre de ma vie, comme un idiot. Je ne suis pas très religieux*, pourtant je remercie les dieux qu'elle l'ait fait dans ma tête. Ce qui m'étonne, c'est le naturel avec lequel tout ça est arrivé. Quand j'ai pris conscience que j'étais amoureux d'elle, je me disais que lui avouer serait beaucoup trop étrange, gênant même - que ça gâcherait la drôle d'amitié qu'on avait commencé à construire, péniblement. Je me trompais. En cet instant, sa main dans mes cheveux, mes bras autour de son dos, l'éclat de son sourire - rien de tout ça ne ressemble à de la gêne, ni à de la honte. Ses gestes sont autant de morceaux de bonheur que j'emporterai de cette journée.

- Si. De pas t'avoir rappelée plus tôt, je réponds en l'embrassant sur le front.

Je m'apprête à déposer des baisers sur chaque parcelle de son visage et de son cou, quand la nature décide de nous interrompre au-dehors. Sans prévenir, la pluie se met à tomber dans un grand bruit de gouttes qui cognent contre le lac, comme des milliers de petits poings. On retourne à l'entrée de la grotte. Dans l'interstice entre la roche et la chute d'eau, on voit le ciel dehors qui rassemble ses gros nuages gris, prêt à faire entendre sa colère.

- Ça s'est drôlement rafraichi, non ?

Je grelotte maintenant. Ce n'est pas seulement à cause de la pluie, la température aussi a chuté. Bienvenue sur Autremonde, la planète où la magie conditionne tellement le climat que le temps peut passer d'un extrême à l'autre, aussi vite qu'un enfant capricieux passe du rire aux larmes. D'un sortilège, je nous habille d'un pantalon et d'un pull. Sans oublier les chaussures. Moi qui voulais continuer à me baigner, c'est raté. De toute manière il fait de plus en plus froid, je ne nous voyais pas rejoindre le bord du lac à la nage sans attraper la crève du siècle.

C'est alors que la pluie se transforme en neige.

Les gouttes ne sont plus des poings, mais des caresses légères qui flânent dans les airs en robe blanche**, avant de fondre sur le sol et dans le lac avec délicatesse. Je ne peux pas m'empêcher de rire en serrant Lisa contre moi, pendant que nous contemplons leur danse. La situation est surréaliste, et en même temps typique de la météo omoisienne.

- Je crois qu'il va nous falloir des manteaux.

Nouveau sortilège, nouvelle couche de vêtements chauds. Je devrais me reconvertir en dressing sur pattes. En tout cas, on ne peut pas rester ici éternellement, même si le spectacle est joli.

- On devrait aller... quelque part. À l'intérieur. Dans un bar, si tu veux.

Je me frotte les mains pour me réchauffer. Il faut que je relativise. Ce n'est pas la situation la plus bizarre que j'ai vécu en compagnie de Lisa. N'empêche, tout-à-l'heure j'aurais donné n'importe quoi pour me rafraichir avec une glace, et maintenant je rêve d'un bon verre de vin chaud.

© Gasmask    


* :
 


it was you
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Live together die alone [Keysa]
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