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 Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]

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Mathéo K. Milahne


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Age du personnage : 14 ans

Métier : Esclave | Espion | Assassin | Voleur contre mon gré pour le compte de Magister...
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MessageSujet: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Mer 13 Jan 2010 - 18:37


¤I'm just a kid¤
¤and the life is¤

¤a nightmare...¤



Il n'y a rien à dire, rien à faire, rien à penser. Ne me juger pas, je ne suis qu'un enfant. J'ai fait ce qu'il me semblait juste. J'ai fait ce qu'il fallait je pense. Je me suis fait prendre. Tant pis... Pourquoi? Que c'est-il passé? Je me suis enfuis. J'ai pris la poudre d'escampette. Je suis partis de la forteresse grise. Et j'allais à Tingapour, la riche capitale de l'empire d'Omois où je pensais trouver des alliés. Que d'illusions... Mais je suis mal tomber. Moi qui cherchais l'héritière, ou l'impératrice, je me suis fait prendre la main dans le sac. Alors que je dévoilais mes intentions à un gardes, je me suis fait prendre. Par qui? Qui m'a entendu? Je ne sais pas...

J'ai un trou noir... Je me suis retrouver dans un cacheot que je connaissais très bien pour y avoir passer plusieurs jours ces deux dernières années. Enfant malheureux, je n'ai pas tout de suite compris. J'avais froid, j'étais seul. Mais je m'étais fait prendre. Et je me suis mis à pleurer. Les larmes chaudes et abondantes coulaient doucement le long de ma joue en feu. Mon corps d'enfant tremblait. J'avais l'impression que ma vie s'était effondrée. Ne soyez pas exigent et comprennez moi! Je ne suis qu'un enfant et ma vie est un enfer terrestre. Esclave. Ce mot me donne envie de vomir mais il me défini. Il est ce que je suis. Et à votre avis, que fais un maître dont l'esclave s'est enfui quand il l'a retrouvé? Il le punis si il a de la chance. Il le tue, si il n'en a pas... J'espère avoir de la chance... Mais en même temps. Qui peut souhaiter pareille souffrance? Personne ne vous leurez pas. Mais j'ai envie de vivre.

La peur me serrait le ventre. Je ne savais pas ce qui allait se passer. J'avais tellement mal au ventre que j'avais l'impression que mes entrailles fondaient. La peur. Quelque chose d'intéressant quand ce n'est pas à soit qu'elle s'applique... Et le collier... Ce collier qui me serrait le tour du cou, qui me réduisait, moi, ma personne, mon statut, à ce bref mot d'esclave. Je ne sais pas si je peux dire que je le hais, ce bout de cuir. Mais ce dont je suis sûr, c'est que je hais la faiblesse qu'il m'apporte. Cette souffrance continue, et qui s'accentue quand je m'enfuis. Lorsque j'étais à Omois, je manquais de tourner de l'oeil toute les cinq secondes. J'aurais eu l'air ridicule devant l'impératrice... Mais j'ai si mal. Et l'envie de hurler m'avais pris. Alors je m'étais mis à hurler. Un Sangrave était venu. Sans mot dire il m'avait empoigné par le bras. Il a refusé que Skaene mon familier vienne. Le loup des neiges m'avait envoyé une image qui m'avait mis les larmes aux yeux. Je lui avais fait signe que tout allait bien se passer. Mais il savait que non. C'était se leurer...Je ne savais pas qui se cachait derrière ce masque, mais si il s'agissait d'une personne consciente d'envoyer un enfant à la torture, alors cette personne ne méritait pas de vivre... Non... Je ne suis qu'un enfant après tout. Rien de plus, rien de moins. Juste un enfant.

Et voilà. Je suis devant lui. Lui? Le maître par excellance dit-on. Magister, sombre seigneur. Mon corps d'enfants inhumain tremble de tout ses petits muscles. J'ai les larmes au yeux. Oui j'ai très peur. Qui, à juste quatorze ans n'aurait pas peur? Il est là devant moi. Pour le moment il n'a rien dit. Je ne sais même pas si derrière son masque il me regarde. Mais moi je le regarde. Et la haine brille dans mes yeux tel un feu d'horreur. Je le hais de tout mon petit corps fragile. Mon ventre est tordu. La douleur me donne envie de vomir. Je suis devant lui... A genou... En position de faiblesse donc. Toujours devant lui. Je ne sais pas si vous voyez le tableau? Je vais vous le décrir:

Moi devant lui, à genou, après avoir été balancé par le sangraves, les mains sur le sol. Petit enfant effrayé, les larmes aux yeux et le corps tremblant, j'attend. Le courant de la folie se lit sur mon visage tant la peur me prend. Lui devant moi, effroyable, sadique, qui ne dit pas un mot. Il est debout évidement. Sa cape est noire si noire... Et son masque.... Oh son masque. Je n'ose même pas lever la tête pour savoir de quelle couleur il est. Rouge sûrement... En colère. Rose peut être, hors de lui. Ou peut être bleu, amusé. Amusé de me savoir si pitoyable, de savoir que je suis à sa merci. Et je tremble, et j'attend.

Je lève la tête...



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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Sam 16 Jan 2010 - 17:04


    « You love the way I look at you
    While taking pleasure in the awful things you put me through
    You take away, if I give in
    My life, my pride is broken », Points of Authority – Linkin Park.


    Un enfant. Rien qu’un enfant. Un gosse pur comme la neige. Il respirait de naïveté, mais avait un regard empreint de froideur. Mélangé à de la peur. Un drôle de contraste. Un garçon si jeune… à son service. Mais qui, précisons-le, avait lamentablement échoué. Lui l’avait envoyé il y avait quelques jours à Omois, afin de trouver la mau… L’Héritière et Lisbeth. Les espionner, quoi. Ce n’était qu’un enfant. On ne remarque pas les enfants lorsqu’ils déambulent dans les rues d’une aussi grande cité. Pourtant, d’une manière ou d’une autre, il était revenu. Effrayé, ne sachant plus vers qui se tourner, ignorant ce qui allait advenir de sa misérable vie. Des enfants comme cela, ça faisait pitié, disons-le carrément. Mais est-ce que Magister éprouvait un tel sentiment à l’égard de Mathéo ? Noooooooooooooooon. Bonne réponse ! C’était si facile. L’enfant se tenait accroupi à ses pieds, tremblant de froid, de peur. Sur le bord de pleurer derechef. À la grande surprise du Maître, l’esclave leva la tête. Quel courage ! Mais le zentil Maître qui ne l’est finalement pas n’était pas content. Il avait envie de déverser sa frustration sur lui. D’avoir échoué. Comment avait-il perdu la partie, hein ? La mission était simple ! Mag’ soupira, puis leva son pied. Le posa sur la tête du gamin, qui était toujours à genoux. Puis le baissa soudainement. La tête rencontra le plancher glacial avec un beau CRAC. Magister ricana brièvement puis se recula. Il croisa ses bras et attendit. Allait-il se mettre à pleurer ? À gémir ? À l’implorer ? À s’excuser, même ? Ou encore meilleur : à hurler de douleur. Mou haha. Enfin, l’enfant en avait connu de bien pires, avant. Cela paraissait dans son regard terne. Déserté d’espoir et d’ambition. Le Chef des Sangraves déclara de sa voix veloutée :

    « Tu as échoué, perdu la partie. Cela fait de toi un perdant, petit. »

    Il s’avança de nouveau vers lui, puis posa son pied vers la petite main droite de Mathéo. Il s’enquit :


    « Que devrais-je faire, selon toi ? »

    Oh, oh ! Une menace voilée. Parce que, dans une telle situation, on sait tous ce qui va arriver. Une séance de douleur intense – pour l’enfant, pas pour Magister – pour lui faire comprendre qu’il ne devrait plus échouer sa mission. Les autres Sangraves l’avaient tous compris depuis longtemps. Le message avait le mérite d’être clair, surtout quand vous avez un bras cassé… dans le meilleur des cas. Mag’ était sadique, au cas où vous seriez trop aveugles pour l’avoir remarqué. Il prenait un plaisir à faire souffrir autrui. Pourquoi, il ne le savait pas. Peut-être était-ce parce qu’il avait souffert aussi avant ? C’était l’un des grands mystères de la vie.


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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Dim 17 Jan 2010 - 15:17

¤I don't know what's worth fighting for¤
¤or why I have to scream¤

¤I'm breaking the habbit¤

La haine dans les yeux, la rage dans le coeur, le poison de mes veines circulent librement. Je le hais. Mais je le hais. Ma tête fit connaissance avec le sol dur et froid de la salle dans laquelle il me recevait. Aucun bruit ne sortit de ma bouche et pourtant. Mon cris se perdit dans ma gorge. Je ne voulais pas qu'il l'entende. Je ne voulais pas qu'il le vois. Je souffre et alors? Cette souffrance me prouve que je vis. C'est la mienne. Je ne tiens pas à la partager. Il enlève son pied, et je relève les yeux. Mes dents mordent furieusement ma lèvre. Et le sang coule. Un peu. Pas trop.
Quelle importance... Il me parle. Je suis un perdant? Pfff. Omois. J'aurais pu lui obéir. Mais non. Je me suis enfui. Et c'est moi le perdant? J'ai rien perdu. J'ai même gagné quelques jours de liberté. Et je ne suis pas pour Magister et ses plans... Moi je me battrais pour l'impératrice et l'héritière si je le pouvais.

Mais je n'ai pas eu le choix. C'est comme ça disent certains. On ne peux pas changer son destin, mais on peut aller au devant. C'est ce que j'ai fait. Et maintenant je suis revenu au pied du mur. Comme une erreur de la nature. Je le hais. Son pied se pose brutalement sur ma main. Deux craquements secs, deux doigts cassés. Les larmes me montent aux yeux mais je ne hurle pas. Mes canines tiennent encore mes lèves et le sang coule plus abondament. Doux liquide rubis sur ma joue. Il me pose une question. Que va-t-il faire de moi? Ce qu'il veut, je suis son esclave. Mais la vie m'énerve.
La vie ne vaut rien... Mais... Rien ne vaut la vie? Peut être. Les limbes démoniaques seraient peut être plus accueillantes.

Son pied s'enlève. Ma main est toute rouge. Je me relève, tête baissée. C'est un fou, un sadique, un psychopathe que j'ai devant moi. Si il avait su y faire avec moi j'aurais pu le servir fidèlement, rien de tout cela ne serait arrivé, et avec mes capacités de voleurs patentés, peut être aurait-il déja quelques secrets de plus. Mais il m'a écrasé. Mes désirs sont devenu miette. Quesqu'un rêve qui se brise pour un enfant? La promesse d'un néant. Je ne suis qu'un enfant. Et j'ai mon néant. Encore une fois je relève la tête. Un air de défis stagne sur ma figure.

-Faites ce que vous voulez! Je ne suis pas à vous.

Je ne pensais pas mentir. Mais au fond de moi je le savais. J'étais à lui. Il m'avait pris ma liberté. Et j'essayais comme un gosse de la reprendre. Alors je me jettais sur lui. Les mains en avant je le poussais de toutes mes forces. Mais qu'avais-je dans la tête. Si j'arrivais effectivement à le pousser, je ne savais pas quoi faire ensuite. J'avais perdu d'avance. Pauvre gamin et ses stupides illusions. Je l'avais poussé et j'avais gagné quoi? Rien du tout. Absolument rien. Ou peut être plus de torture. Mais j'affronterais mon destin. Je suis un rebelle. Je ne veux plus être son jouet. Il était toujours devant moi. Et il n'était pas content du tout.



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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Lun 18 Jan 2010 - 17:22


    Il relevait sa petite tête. Et dans ses yeux brillaient une lueur de défi. Et de désespoir, aussi. Une telle expression reflètait une misère grande comme le monde. N'importe quel homme se serait empressé de s'excuser, de soigner l'enfant et de lui promettre une vie meilleure. Malheureusement, il n'était pas ce genre d'homme. Le gosse avait raté sa mission. Il le savait. Il se savait perdu au fond d'un abysse sans fin, où la lumière jamais ne vient illuminer son doux coeur. Une détresse comme la sienne était éternelle. Même dans la mort, il ne trouverait pas la paix. Croire en l'amour, c'était une utopie. Pourtant, Mat' continuait à s'accrocher avec courage. Il refusait de se laisser abattre. C'était une belle qualité, Magister lui accordait cela. Il fut sur le point de le laisser partir, de lui dire de quitter cette pièce pour aller se reposer. De toute façon, il devait bien avoir compris la leçon : les échecs, Magister n'en voulait pas. Pourtant, la douleur et la haine du jeune Mathéo était bien trop profonde. Il lui jeta des paroles qui compromettaient drôlement sa durée de vie. Oh, mais si ! Il était à lui. C'était son esclave. Enchaîné à des chaines de pouvoir. Il avait beau hurler, se secouer : jamais il ne retrouverait sa liberté tant désirée. Cela aussi était utopique. Un rêve inaccessible, irréalisable.


    Puis, soudain, une petite paire de main rencontrèrent son ventre. Et il perdit l'équilibre, ne s'attendant nullement à une telle offensive de la part du gamin. Mais qu'est-ce qui lui avait pris, hein ? Magister n'était même pas blessé. (S'il l'avait été, il aurait vraiment, mais vraiment été faible). Il faillit tomber, mais se reprit et le masque devint noir. Très noir. Il détestait qu'on le provoque ainsi. Il était Magister, vous comprenez ? Ma-gis-ter. M-a-g-i-s-t-e-r. Il était craint par tout AutreMonde (excepté certaines personnes... Hum!) et si un enfant de dix ou onze ans - voire plus, voire moins - osait s'en prendre à lui, eh bien ! Il le paierait cher ! Sauf que la torture n'avait, apparemment, aucun effet sur lui. Il souffrait, mais il encaissait la douleur. Mouais. L'enfant était revenu " dormir " sur le plancher. Il savait que son geste avait été vaint, inutile. Et qu'allait-il se passer ensuite ? Bonne question. Le Maître des Sangraves le rejoignit derechef et le souleva par les cheveux, comme on soulèverait une poupée de chiffon. C'est-à-dire très facilement. Il lui siffla à l'oreille :

    « Tu deviendrais rebelle, mon petit esclave ? »

    Parce que oui, c'était exactement ce que Mathéo était. Il n'y avait aucune issue.


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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Lun 18 Jan 2010 - 19:47

Il n'y a pas de seconde chance dit-on. J'avais vu le masque d'un noir d'encre... Très, très, très énervé donc. Mais si le désespoire de la situation se lisait dans mes yeux, et que la peur d'une nouvelle douleur venait s'y ajouté, j'étais résolu. Il fallait que je gagne. Que ce soit demain ou aujourd'hui importait peu au final, du moment que ma liberté me soit rendu. Pauvre petit Mathéo. Bah... Je suis pitoyable n'est-ce pas? On dit qu'un homme ne doit pas se laisser faire. Mais je ne suis pas un homme. Je suis un enfant. Et même pas un enfant d'homme. Je suis un mélange. Alors je ne peux que faire de mon mieux. Et ma main continu de me faire souffrir. J'en ai les larmes aux yeux. L'une coule même lorsque Magister me prend par les cheveux et me soulève.

Je suis un poids plume, facile. Et j'ai si mal. Je hurle. Un magnifique AAAAAAAHHHH sort de ma bouche. Mes yeux commençant à virer vers le rouge car je commence à avoir soif le fixe avec peur. Oui j'ai peur. Il est mes nuits mes insomnies, ma peur mon bonhome de minuit. Comment voulez vous que je ne sois pas un minimum effrayé. Il me sussure à l'oreille d'une petite voix doucereuse : "Tu deviendrais rebelle, mon petit esclave?". Et la haine m'envahit. Je ne suis pas à la hauteur. Je revois mes parents se faire décimés. Je revois le sourire figé de ma mère, si froide dans la mort. Et je me débat. Il finit par me lacher et je tombe mollement à terre. Pfff pitoyable.

-Je suis petit, mais je ne veux pas être votre esclave! Je ne servirais plus jamais l'assassin de mes parents!

Haine... Je suis plein de haine...



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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Mer 27 Jan 2010 - 3:49


    [ HJ : Je mériterais d’être lapidée pour poster la réponse avec tant de retard ! uu’ Quoique, ce n’est pas moi l’esclave ! ]

    Le cri de souffrance profonde de l’enfant laissa le grand masqué de glace. Il s’en fichait bien, de la souffrance d’autrui ! Tant que lui ne souffrait pas, il était content. Et puis, n’avait-il pas suffisamment souffert jadis ? Aux autres de hurler l’injustice de ce bas monde ! Le gosse se mit à gigoter tel un serpent et Magister le lâcha, indifférent à sa haine et à sa souffrance. PAF ! Il gisait à terre, à présent. Mais oui, les faibles se couchent à terre, agenouillés devant les plus forts, bien sûr. Cela représentait très bien la scène dans laquelle l’homme et l’enfant se trouvaient. Mag crut que sa victime ne répliquerait pas, sonné comme il était. Pourtant, Mat’ trouva au plus profond de lui-même un courage insoupçonné. Il répondit fièrement, même si sa position démentait sa fierté, à son maître. Ce dernier grogna. Il avait horreur qu’un châtié lui tienne tête. Enfin, excepté certaines personnes. Magister grimaça derrière le sombre masque. Il ricana, pourtant, et déclara tranquillement :

    « Tu es condamné à me servir. Puisque tu refuses la fatalité, je me vois dans l’obligation de t’éliminer. »

    C’était comme cela qu’il fonctionnait. Un Sangrave ne voulait plus obéir ? Tant pis, c’était un «good bye » définitif. Il n’avait pas le temps, ni la patience, de dresser les indomptés. En particulier les petits enfants qui refusaient de le servir. Comme Mathéo, par exemple. Ah, et puis zut, hein ! Inutile de s’auto blâmer ! Ce n’était pas son habitude et c’était l’enfant qui avait choisi.


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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Lun 1 Fév 2010 - 21:10

M'éliminer qu'il a dit? Ais-je seulement bien entendu? M'éliminer? Me rayer de la surface d'AutreMonde? Me tuer...
Eliminer.
Mon coeur d'enfant bat la chamade. Et mes yeux s'agrandissent par la frayeur. J'ai envie de hurler de peur mais ma gorge est trop sèche. Des larmes se bloquent car mes yeux ne peuvent pas les accueillirs. Je ne sais plus quoi faire. Il va me tuer. Et je reste là sans rien dire. Et je reste seul. Au loin je sens Skaene, mon familier. Mais justement, il est si loin. Et la mort semble s'approcher de plus belle vers moi.
Je me recroqueville tel un enfant apeuré. Ce que je suis au final.

-Non... Me tuer pas... Dés... Je.. Non! Je suis désolé... Pas tuer... Non..

J'ai si peur. Je suis tout tremblotant. Et il reste là devant moi. Je suis sûr qu'il s'amuse bien. Après tout je suis son souffre douleur. Et en ce moment les affaires sont presque au plus mal...
Je vais avoir mal. Il faut que je me prépare.
Mais on est jamais préparer avec Magister. Les tortures qu'ils m'infligent me font toujours mal. Jamais elle ne s'atténue. Et si parfois le courage reprends le dessus, j'ai toujours peur de cette souffrance. Oui j'ai peur. Je ne veux pas mourrir, je ne veux pas souffrir. Et je sais qu'à choisir, je préfère encore souffrir.

-Je vous présente mes excuses. Je n'aurais pas dû, je n'étais pas à ma place.

Ca va marcher? Non... J'en suis sûr. Mais peut être au moins m'épargnera-t-il? Peut être...


[désolé pour le temps]



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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Lun 8 Fév 2010 - 3:29


    Changement radical de situation pour nos deux protagonistes : l’enfant s’inclinait devant la puissance de son maître et acceptait sa misère. Il s’excusait, tout simplement. Un comportement fort noble, mais inutile. Magister avait détesté la résistance de Mathéo. Il savait que l’enfant avait déjà souffert. Le faire souffrir davantage était-il vraiment une solution efficace ? Certes, il crierait de douleur, pleurerait sur son innocence envolée et le haïrait encore plus. Et ne le défierait plus jamais. Enfin, pas pour les prochaines années, du moins. S’il survivait jusque là. À être tabassé ainsi, on finissait certainement par mourir un jour. Non ? Ce n’aurait pas été la première fois que le maître tuait un Sangrave par la torture. En général, il n’allait pas jusqu’à tuer ceux qui étaient sous son commandement (tout dépendant de la faute commise) mais des accidents, il en arrivait à chaque jour, hein… Oh oui, Magister pouvait très bien achever le petit ici et maintenant. Personne ne pleurerait sur cet avorton. Ce dernier n’avait plus de parents et s’il avait de la famille dans un coin reculé d’AutreMonde, eh bien il était trop tard. Mathéo était déjà corrompu. D’ailleurs, il s’excusait derechef. Et sans balbutier, cette fois. Mag répondit avec une fausse compassion dans la voix :

    « C’est vrai, tu n’aurais pas dû. Il y a des années, je t’ai épargné, alors que mes Sangraves et moi-même massacrions tout le monde. Tu devrais me remercier à genoux, au lieu de te rebeller ! »

    En fait, ce que Magister n’évoquait pas, c’était que la seule raison pour laquelle il avait gardé vivant le petit, c’était parce qu’il était un sang-mêlé. D’une demi-vampyr et d’un demi-elfe. C’était très intriguant, aussi Magister décida-t-il de le garder. Il ne s’attendait évidemment pas à des paroles de rébellion de sa part. D’une certaine façon, Magister l’avait sauvé. Qu’est-ce qui serait arrivé à Math’ ? Il aurait probablement été recueilli par une famille heureuse et pleine de bonté. Bon, d’accord, Magister ne l’avait peut-être pas sauvé, finalement. Mais le gamin avait un toit, maintenant. Certes, sa vie était mouvementée et dure, mais il deviendrait vite un homme. Une arme dont le chef des Sangraves pourrait se servir ultérieurement.


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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Lun 15 Fév 2010 - 20:01

-C’est vrai, tu n’aurais pas dû. Il y a des années, je t’ai épargné, alors que mes Sangraves et moi-même massacrions tout le monde. Tu devrais me remercier à genoux, au lieu de te rebeller !

C'est vrai... A genoux? Le remercier? Et moi dupe et naïf je commence à le croire.
Il a été bon pour moi. Il m'a sauvé. Il ne m'a pas tuer. L'hébergement qu'il m'a donné et la nourriture qu'il m'a offert, l'entraînement qu'il m'a dispensé et le toit avec lequel il m'a couvert... Pourquoi suis-je injuste? Mon esprit d'enfant me fait oublier tous les malheurs avec lesquels il m'a accablés. Je reste un enfant qui recherche une épaule protectrice. Je suis l'ange à la recherche d'une aide.
Et mes ailes vont sûrement tombé, je vais chuter. Je serais un ange déchu. Je serais un enfant déçu. Mais c'est comme cela que ça marche entre lui et moi. Ce sont des moments de haine et... Serait-ce possible, d'amour? De ma part seulement.
Et pourtant.
Je me jette à ses pieds et me mets à genou. Mes muscles endoloris tremblent. Je suis l'enfant du désespoir, je suis le noir, je suis la nuit, un cauchemard une insomnie. Je ne veux plus me réveiller les pieds enchaîner et pourtant... Je suis à ses pieds. Je suis soumis.
Enfant baclé.

-Oui vous avez raison Maître.

Le dernier mot sort de ma bouche. On sent bien la majuscule de l'ignorance d'un enfant perdu. Celle de l'illusion, d'une envie de protection. Mes mains sur le sol, j'attend juste un geste de lui. Juste un geste. Quelque chose d'affectueux. Ou encore je serais détruit. A quatorze ans dîtes vous on est capable d'assumer, on est plus un enfant.
Mais je reste celui que je suis. Est-ce parce que je suis sang mêlé? Sûrement. Ma croissance est limité. Je grandit très peu, intérieurement et extérieurement. Mon corps réclame encore la chaleur d'une mère. Et... Son geste? Juste un geste...



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MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Mar 16 Fév 2010 - 3:58

« Cause life starts now.
You've done all the things that could kill you somehow and you're so far down
But you will survive it somehow because life starts now.

All this pain
Take this life and make it yours.
All this hate take your heart and let it love again.
You will survive it somehow
», Life Starts Now – Three Days Grace

    Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’enfant rebelle se jeta à ses pieds. S’inclinait devant une force qui le dépassait. Abandonnait. Se résignait. Il était à genoux, regrettant ce qu’il avait fait, ce qu’il avait dit. Au fond, il n’était rien dans cette immense pièce de théâtre. Les acteurs jouaient un rôle autour de lui. Mais le rideau ne tomberait pas sur cet enfant, oh non. Ce n’était que le début. Le début de sa vie. Le commencement de la vraie vie. Le premier acte qui serait joué. Il apprendrait à se montrer dur, implacable. À accepter la souffrance comme une épreuve. À ignorer les autres, à vivre que pour lui. Et pour son maître, cela allait de soi… Il n’était rien. Qu’une pièce que les grands pouvaient utiliser à leurs fins. Mais cela allait changer. Il allait… changer. Cesser de se morfondre sur son sort. Devenir un homme. C’était ce que Magister voulait. Parce que le petit avait du potentiel, c’était indéniable.

    Puis, l’enfant parla. D’une voix soumise. Il avouait qu’il avait tort, qu’il était impuissant. Pour le moment, du moins. Il n’avait qu’à changer. Sans qu’il sache exactement pourquoi, un sourire naquit derrière le masque. Ce dernier bleuissait à vue d’œil. Bon signe pour Mat’. Magister, constatant que le comportement de son interlocuteur / esclave personnel changeait, fit quelque chose d’étrange. Il souleva sa main, puis la posa délicatement sur la tête du gosse agenouillé. Ébouriffa les cheveux longs, soupira.

    « Tu as la vie devant toi. Ne commets plus d’erreur de ce genre, je te le conseille fortement. Ah, et je te pardonne. Sois-en heureux. »

    Avant de laisser tomber la sentence (mais Mathéo en avait-il vraiment besoin ?), le chef des Sangraves patienta. Il avait envie que le petit s’exprime. Curieux, n’est-ce pas ? Pendant un moment, tous deux semblaient… en harmonie. Unis d’un… amour ? Hum, peut-être pas à ce point-là. Il ne retira pas sa main gantée. Et puis (mais chut, ne le répétez pas à personne !) les cheveux du gamin étaient soyeux…


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Métier : Esclave | Espion | Assassin | Voleur contre mon gré pour le compte de Magister...
Résidence : Tu peux toujours essayé d'aller là où je suis, le problème c'est que je n'y serais plus...
Dans le sac : Vivre à en crever


MessageSujet: Re: Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]   Mar 23 Fév 2010 - 19:10


    J'ai la vie devant moi.
    Je ne suis qu'un enfant. Je suis encore au stade basique. Enfant de l'oubli. Il me reste à grandir. Oui je dois grandir pour oublier. Oublier la souffrance du monde, oublier l'horreur de cette forteresse. Grandir pour devenir. Devenir quelqu'un d'important. Grandir pour... Se briser? Se briser en bas d'un mur, souhaiter la mort à chaque coin de rue. Grandir pour être déçu encore une fois... Ou pas. Mais en tout cas, grandir pour mourir.

    Et il passe la main dans mes cheveux.
    Sa main farfouille et reste. Dans ce geste d'une chaleur paternel, même si elle n'est pas sincère, je sens la promesse d'un avenir. Ma tête se relève. J'en ai presque les larmes aux yeux. Mes yeux... Ils n'ont plus vraiment soif. Je les ouvre grand et le fixe derrière son masque. Je ne vois pas son visage mais quelle importance. Sa main reflète pour moi tout les trait de sa tête. Je souris légèrement.
    Ais-je raison? Serais-je brisé? Le coeur en mille morceau? Peut être. Mais je ne peux faire autrement. C'est fini.

    -Je... bafouillais-je. Je... Maître...

    Je ne sais pas quoi dire.



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Un pas de trop vers la liberté, retour à la case départ![Pv]
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